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  • Aujourd’hui, jeudi 05 janvier 2017, la ministre de l’Écologie et des Transports Ségolène Royal a remis le millionième certificat pour la qualité de l’air Crit’air à son acheteur. Une façon de promouvoir auprès des automobilistes la vignette destinée à mettre en œuvre les restrictions de circulation dans la capitale et, à l’avenir, dans les grandes villes françaises. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce une opération de communication qui ne célèbre en réalité que l’achat forcé d’une pastille vouée à disparaître dans quelques années et une opération lucrative pour l’État.

    Quel est donc ce succès que la Ministre a célébré aujourd’hui en grande pompe ? La contrainte exercée sur les automobilistes franciliens et affichée au monde entier ? Les quelques 4 180 000 euros déjà entrés dans les caisses de l’État grâce à cette nouvelle taxe ?

    Les politiques ne se satisfont plus d’imposer des dépenses supplémentaires aux automobilistes et d’amputer leur droit à la mobilité : ils prennent maintenant plaisir à se pavaner devant les média pour s’en vanter ! Et c’est d’autant plus hypocrite dans le cas de Crit’air que cette vignette, comme feue la pastille verte avant elle, est vouée à disparaître, car dans 5 ou 10 ans, les performances environnementales des véhicules auront évoluées. Reste en effet que l’État a fait une très belle opération financière avec ce dispositif parfaitement inutile...

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  • Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, la maire de Paris Anne Hidalgo accusait les automobilistes français d’être des fraudeurs et de ne pas payer leur stationnement. Selon elle, "91% [d’entre eux] ne mettent pas d’argent dans le parcmètre" à Paris. Sceptique quant à la réalité de ces chiffres, l’association "40 millions d’automobilistes" a donc mené l’enquête avec le magazine Marianne et révèle aujourd’hui, vendredi 02 décembre 2016, dans une vidéo en ligne, les mensonges de l’édile pour justifier sa "réforme du stationnement".

    Selon Anne HIDALGO, 91% des automobilistes seraient des fraudeurs…

    "Les automobilistes qui paient le stationnement rotatif de surface ne sont que… 9% ! Autrement dit, 91% ne mettent pas d'argent dans le parcmètre. C'est de la fraude et c'est scandaleux ! Pour la Ville, cela représente chaque année un manque à gagner de 300 millions d'euros" fulminait Anne Hidalgo lors d’une interview au JDD en octobre dernier.

    Des accusations basées sur les chiffres résultant d’une méthode de calcul du taux de paiement du stationnement sur voirie plus qu’alambiquée : en effet, il ne s’agit pas d’une constatation du nombre réel d’usagers qui s’acquittent du paiement de leur stationnement, mais d’une estimation du manque à gagner pour la Municipalité en fonction de la rentabilité maximum du stationnement payant, partant de l’hypothèse que toutes les places sont occupées et que chaque automobiliste paie le tarif maximum pour son stationnement.

    C’est nier le fait que, d’une part, tous les emplacements de stationnement ne sont pas occupés 24h/24 et 7j/7 et, d’autre part, que certaines catégories d’usagers – sans être des "fraudeurs" – sont autorisées à payer un tarif préférentiel pour se garer sur la voirie (résidents, professionnels), voire à ne pas payer du tout (porteurs de la carte PMR, véhicules "propres").

    ... En réalité, 57,1% des automobilistes paient leur stationnement !

    Pour rétablir la vérité, "40 millions d’automobilistes" a mené sa propre enquête dans les rues de Paris et a fait constater le taux réel de paiement du stationnement sur voirie dans la capitale par le cabinet d’huissiers de justice CHERKI et RIGOT et l’avocat en droit routier Jean-Baptiste IOSCA.

    Sur l’ensemble des rues que nous avons parcourues, 57,1% des automobilistes stationnés étaient en règle. On est bien loin des hypothétiques 91% de fraudeurs évoqués par la maire de Paris. Grâce à ce relevé et au constat d’huissier, on a maintenant la preuve qu’Anne Hidalgo ment pour justifier une "réforme du stationnement" fortement impopulaire et une répression à outrance, qui sera encore renforcée par le recours à des sociétés privées pour verbaliser les usagers en infraction.

    Une réforme du stationnement défavorable aux automobilistes

    "Les places de stationnement en surface constituent un service rendu aux automobilistes" rappelait Anne Hidalgo. Certes, mais il faut s’attendre à ce que ce service soit sensiblement amputé dans les années à venir : la Maire envisage notamment de réduire encore le nombre d’emplacements de stationnement sur voirie (140 000 aujourd’hui, tous payants, contre 173 000 en 2003). Et si elle affirme que le tarif pour 2h de stationnement ne changera pas, on peut légitimement craindre qu’elle profite de la loi sur la dépénalisation du stationnement pour augmenter le montant des amendes, qui pourrait alors passer de 17€ à 44€...

    Anne Hidalgo fait mensonges sur dissimulations… Pourtant, lorsqu’elle nous dit "Croyez-moi, les Parisiens s’en rendront compte dans leur vie quotidienne", on n’a aucune difficulté à la croire ! Leur mobilité et leur pouvoir d’achat en pâtiront sans aucun doute !

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  • Des embouteillages toujours plus importants dans Paris, et des voies sur berge désertées par les piétons et cyclistes !

    Aujourd’hui, le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France consacre son "Fait du jour" à la piétonisation des voies sur berge de la rive droite, effective depuis le 05 septembre dernier à Paris. Le journal révèle notamment les chiffres de l’augmentation du trafic sur les itinéraires de remplacement empruntés désormais par les automobilistes, qui confirment la forte hausse de la circulation et des embouteillages dénoncée par"40 millions d’automobilistes" et l’aberration du projet mené par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

    "Évaporation" du trafic à Paris ?

    La fermeture à la circulation des véhicules motorisés des 3,3 km de voies sur berge de la rive droite de la Seine nourrit la colère des automobilistes et les polémiques politiques depuis maintenant près de 3 mois. Entre la mairie de Paris, qui défend idéologiquement une "évaporation du trafic", et les usagers, qui subissent jour après jour des temps de trajet nettement rallongés, le débat fait rage sur la nécessité de maintenir les voies sur berge ouvertes aux seuls piétons et cyclistes et sur l’efficacité-même du dispositif.

    Pour l’association "40 millions d’automobilistes" comme pour Le Parisien, la situation est claire : l’enquête menée par le quotidien a démontré une augmentation du trafic de +48% à +91% sur les quais hauts ! La situation devient intenable pour les automobilistes qui empruntent chaque jour ces routes pour aller travailler ; les esprits s’échauffent. Pourtant, pas la moindre trace de "l’évaporation" du trafic promise par la mairie de Paris… Anne Hidalgo se moque du monde : tous les comités, toutes les études démontrent l’échec cuisant de sa mesure, mais elle n’écoute que les marges écologistes !

    Une forte mobilisation contre le projet

    L’association, opposée depuis l’origine au projet de fermeture des voies sur berge, rappelle la très forte mobilisation, à la fois des usagers de la route et des élus d’Ile-de-France, contre cette interdiction : notre pétition en ligne www.voiessurbergepourtous.com a recueilli plus de 75000 signatures et de nombreux élus franciliens ont également répondu à notre appel et souhaitent que le Conseil régional d’Ile-de-France soit impliqué à part entière dans les grands projets impactant la circulation routière dans la région, car il est inacceptable que des mesures à ce point pénalisantes pour les Franciliens puissent être mises en œuvre sans aucune concertation.

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  • Alertée par les inquiétudes formulées par les usagers de la route quant à l’état des chaussées et des infrastructures routières, l’association "40 millions d’automobilistes" lançait, le 26 novembre 2015, une action participative baptisée "J’ai mal à ma route" (www.jaimalamaroute.com) visant à recueillir des témoignages des usagers et à dresser une carte de France des routes les plus dégradées, pour sensibiliser les Pouvoirs publics.

    Cette carte, "40 millions d’automobilistes" la publie dans le livret J’ai mal à ma route : quelles sont les routes les plus dégradées de France ?, qui compile les résultats de cette vaste opération et dévoile, témoignages à l’appui, le palmarès des 3 routes les plus dégradées dans chaque département, parmi celles qui ont été signalées par les usagers sur le site Internet. Le document sera adressé au ministre des Transports, au ministre de l’Intérieur, au Délégué interministériel à la Sécurité routière, aux élus parlementaires et à l’Association des Maires de France.

    >>> Consulter le livret J’ai mal à ma route : quelles sont les routes les plus dégradées de France ? <<<

    La route, un enjeu économique, social et sécuritaire

    Le Projet de loi relatif à la sécurité des infrastructures et systèmes de transport rappelait que "47% des accidents de la route comportent des facteurs se rapportant à l’infrastructure". Parallèlement, selon un sondage réalisé en 2015*, la dégradation des routes constitue une source d’inquiétude pour 75% des Français.

    C’est parce que la diminution continue des subventions allouées à l’entretien de nos routes n’est pas compatible avec ce sentiment d’insécurité justifié que l’association "40 millions d’automobilistes" a pris l’initiative de rassembler les témoignages de ceux qui parcourent la route au quotidien et de pointer du doigt les dégradations de nature à mettre en péril leur sécurité :

    Le réseau routier assure aujourd’hui 87% des trajets de transport de personnes et de marchandises ; les enjeux économiques, sociaux et sécuritaires liés à la qualité des infrastructures routières sont donc colossaux. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, les dotations de l’État destinées à l’entretien des routes sont nettement insuffisantes. En conséquence, les routes se détériorent, les conditions de sécurité des usagers se dégradent et ce, particulièrement sur le réseau secondaire (voies départementales), où l’on dénombre le plus d’accidents mortels.

    Les réseaux départementaux et communaux en péril

    Depuis 2004, les départements doivent assumer l’entretien de la quasi-totalité des routes de France, au moyen de crédits d’État qui ne cessent de diminuer (-27% chaque année depuis 2011). Les collectivités se contentent donc le plus souvent de réaliser dans l’urgence la plus totale les opérations indispensables d’entretien curatif, plus coûteux que l’entretien préventif des chaussées, pour éviter la ruine complète de la route.

    Nous comprenons la situation financièrement complexe dans laquelle se trouvent les Conseils départementaux et les communes. Mais à force de repousser l’entretien de la voirie "faute d’argent", on crée de nouveaux points noirs sécuritaires et, ainsi que le montre la carte de France des routes les plus dégradées , aucun département n’est en reste. "40 millions d'automobilistes" publie donc les résultats de l’opération "J’ai mal à ma route" dans l’espoir de sensibiliser les Pouvoirs publics et les décideurs locaux à la nécessité absolue d’anticiper les besoins d’entretien préventif des chaussées, à la fois pour employer l’argent public à bon escient et pour améliorer la sécurité des usagers de la route.

    Un classement des 3 routes les plus dégradées par département

    À la suite d’une présentation générale du réseau routier français et des enjeux liés à son entretien, le livret J’ai mal à ma route : quelles sont les routes les plus dégradées de France ? propose, pour chaque département, le palmarès des 3 routes les plus dégradées.

    Ces routes ont été identifiées grâce aux quelques 31186 signalements de routes détériorées déposés sur le site Internet www.jaimalamaroute.com entre le 26 novembre 2015 et le 1er mars 2016 par les usagers de la route, à travers toute la France.

    Pour chaque département, la fiche-résultats expose les 3 témoignages décrivant ces routes jugées les plus dangereuses du département ainsi qu’une illustration. Les dégradations constatées peuvent concerner des fissures, des nids-de-poule, des ralentisseurs hors-normes, des virages dangereux, une signalisation routière dégradée ou inadaptée… et sont de nature à mettre en danger les usagers qui circulent sur ces voies.

    L’association "40 millions d’automobilistes" appelle aujourd’hui les collectivités gestionnaires de ces routes dégradées à mettre en place au plus vite un plan de rénovation ou de remise en état des infrastructures routières signalées dans le livret, de façon à éliminer les risques qu’elles représentent pour les Français.

    >>> Consulter le livret J’ai mal à ma route : quelles sont les routes les plus dégradées de France ? <<<

    * Sondage réalisé par le Syndicat des Équipementiers routiers et l’organisme Opinion Way : Les Français et la sécurité routière (septembre 2015).

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  • L’association "40 millions d’automobilistes" publie aujourd’hui, lundi 24 octobre 2016, la troisième édition du Baromètre de l’expertise Automobile et dévoile le classement des véhicules les plus susceptibles d’être volés ou vandalisés. L’objectif de ce baromètre est double : il s’agit à la fois de donner un état des lieux précis des sinistres survenus entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016 et de fournir des informations aux automobilistes. Quelles sont les voitures les plus volées et vandalisées en France ? "40 millions d’automobilistes" vous dit tout !

    >>> Le classement en vidéo <<<

    > Le classement par écrit <

    Dans ce baromètre établi grâce aux rapports d’expertise réalisés par EXPERVEO – service d’expertise en automobile dans le cadre de l’achat ou d’une vente d’un véhicule d’occasion dédié aux particuliers, leader de la profession des experts – l’association informe également sur les démarches à réaliser en cas de vol de véhicule et donne des conseils pour éviter le vol et le vandalisme.


    L’étude de l’association est complétée par les statistiques de l’Observatoire des vols TRAQUEUR – société leader de la détection et de la récupération de véhicules volés – qui font état de l’évolution des différentes méthodes de vols : le mouse-jacking – cette technique de vol basée sur l’utilisation de matériel informatique et électronique – reste la pratique dominante avec 70% des vols.


    Depuis 2 ans, le nombre de voitures volées est reparti à la hausse après 12 années de baisse, (+2,3% en 2015 et +1,4% en 2014) soit plus de 110 000 véhicules volés l’an passé et un préjudice pour les compagnies d’assurance estimé à 1,2 milliards d’euros. En cause, les filières de vols, de mieux en mieux organisées, aussi bien en France qu’à l’étranger malgré le plan de lutte contre les vols de véhicules et les trafics de pièces détachées mis en place par Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur, en 2014.https://fil-conducteurs.ning.com/articles/blogpost/new

    Palmarès des 10 voitures les plus volées

    1. Smart Fortwo II (Commercialisé depuis avril 2007)
    2. Land Rover Range Rover Evoque
    3. Ford Fiesta (Commercialisé d’avril 1989 à juillet 1996)
    4. Land Rover Range Rover (Commercialisé depuis mars 2002)
    5. Renault Twingo II (Commercialisé depuis janvier 2012)
    6. BMW X5 E70/LCI (Commercialisé depuis février 2007)
    7. Renault Mégane 2 (Commercialisé de février 2006 à mars 2009)
    8. BMW X6E71 (Commercialisé depuis avril 2008)
    9. Seat Leon (Commercialisé de février 2000 à mars 2006)
    10. Citroën DS3 (Commercialisé depuis le 25 novembre 2009)

    On retrouve dans ce palmarès des 10 véhicules les plus volés en 2015/2016 3 marques françaises et 7 marques étrangères. Comme l’an passé, c’est la Smart Fortwo II qui occupe la première place du classement et a donc la plus forte probabilité d’être volée.

    La société TRAQUEUR nous apprend que les régions Île-de-France et Provence-Alpes Côte-d’Azur sont les plus touchées par les vols de véhicules et que ce type de délit connaît aussi une forte progression dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Pour limiter le vol de véhicule, il est utile d’avoir recours à des alarmes comme des boîtiers de géolocalisation, qui permettent de retrouver le véhicule dans 90% des cas.

    Palmarès des 10 voitures les plus vandalisées

    1. Mini cabriolet R57 (Commercialisé depuis mars 2009)
    2. Mini cabriolet R52 (Commercialisé depuis juillet 2004)
    3. Opel Tigra Twin Top
    4. Chrysler 300C
    5. Ssangyong Actyon VP
    6. MG TF
    7. Fiat 500C (Commercialisé depuis septembre 2009)
    8. Fiat 500 (Commercialisé depuis juillet 2007)
    9. Audi TT (Commercialisé d’octobre 1998 à juin 2006)
    10. BMW Série 1 E88 Cabrion

    Dans ce classement des 10 véhicules les plus vandalisés, on ne trouve pour la première fois aucun véhicule de marque française.

    >>> Le classement en vidéo <<<

    > Le classement par écrit <

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  • Lors de la réception d'un PV, les automobilistes sont souvent tentés par la contestation. En effet, nombreux sont les articles sur le net qui prétendent que la contestation est LA solution pour échapper aux poursuites. Mais qu'en est-il réellement ? "40 millions d'automobilistes" fait le point sur 3 faits que vous ignorez sans doute sur la contestation, ou comment le Gouvernement a mis en place des dispositions pour dissuader les automobilistes de contester.

    L'OMP n'a pas le droit de rejeter une contestation

    L'OMP (Officier du Ministère Public) est l'instance qui est chargée de traiter les contestations. À la réception d'une contestation, celle-ci a 3 possibilités :

    • Classer la contravention sans suite, par exemple dans le cas où le procès verbal dressé serait irrégulier.
    • Transmettre le dossier auprès d'une juridiction de proximité, ce qui est la procédure normale suite à laquelle l'automobiliste sera amené à s'expliquer devant un juge de proximité.
    • Rejeter la contestation, en cas de non-respect des règles de forme (envoi de la demande de contestation en RAR, chèque de consignation le cas échéant, respect du délai de 45 jours).


    Or, il est courant que l'OMP se permette de rejeter une contestation sur le motif de celle-ci, alors que son rôle doit en théorie se limiter à l'étude de la recevabilité de la contestation sur sa forme. Une contestation effectuée correctement et qui n'est pas classée sans suite doit obligatoirement être transmise par l'OMP à un juge de proximité. Seul ce dernier peut juger de la recevabilité du motif de la contestation.

    L'État français a déjà été condamné plusieurs fois suite à ce type d'abus : la Cour européenne des Droits de l'Homme a en effet reconnu la caractère illégal de cette pratique, qui perdure malgré tout, sans doute dans le but de désengorger les tribunaux.

    Or, nombreux sont les automobilistes à ignorer que ce type de décision est illégal : ils abandonnent alors leur contestation en réglant la contravention suite aux courriers de rejet de l'OMP. Pour se défendre face à cette pratique, l'automobiliste doit insister en renvoyant un courrier à l'Officier du Ministère Public, dans lequel il rappellera le caractère illégal du rejet de sa contestation et sa volonté d'être entendu par un juge de proximité.

    Le juge peut augmenter le montant de l'amende

    Comme vu précédemment, l'automobiliste qui effectue sa contestation dans "les règles de l'art" peut être entendu par un juge de proximité pour se défendre des faits qui lui sont reprochés. Mais ce n'est pas systématique : parfois, pour gagner du temps, le juge examine la contestation de l'automobiliste en son absence. L'automobiliste est alors informé de la décision du juge par ordonnance pénale.

    Mais dans les 2 cas, il y a une chose que les requérants ignorent très souvent : si le juge peut effectivement décider de la relaxe de l'automobiliste, il peut aussi considérablement augmenter le montant de l'amende, jusqu'à un montant maximum défini par la loi, qui peut être bien supérieur au montant de l'amende majorée !

    Par exemple, pour un automobiliste qui conteste une contravention pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec limitation supérieure à 50 km/h (amende forfaitaire de 68€), le juge peut décider d'attribuer au contrevenant une sanction de 450 € !

    Amende Exemple de contravention Maxima
    1ère classe Non-paiement du stationnement 38€
    2ème classe Absence de clignotant 150€
     3ème classe  Excès de vitesse < 20km/h avec limitation > 50km/h 450€
    4ème classe Excès de vitesse < 20km/h avec limitation ≤ 50km/h 750€


    Cette pratique est d'autant plus courante lorsque l'automobiliste a contesté sur le motif que ce n'était pas lui au volant du véhicule et qu'il ne fournit pas l'identité de la personne à qui le véhicule était prêté. Si la loi garantit aux automobilistes le droit de ne pas dénoncer un autre conducteur, les juges n'hésitent pas à user de la possibilité d'augmenter considérablement l'amende pour dissuader les usagers de contester sur ce motif. En revanche, en maintenant l'identité du conducteur secrète, le contrevenant ne pourra pas être sanctionné par un retrait de point.

    Quel que soit le motif de contestation choisi par l'automobiliste, celui-ci a donc tout intérêt à réunir un maximum de preuves pour démontrer son innocence au juge. Même sans motif valable de contestation, il peut être judicieux dans certains cas de contester pour gagner du temps et être crédité des points en cours de récupération, quitte à payer une amende bien plus importante.

    Des frais de justice peuvent être appliqués en l'absence de peine

    Depuis février 2015, le montant des frais de justice (ou "taxe de procédure pénale") s'élèvent désormais à 31€, contre 22€ auparavant. Les automobilistes savent généralement que cette taxe peut être appliquée dans le cas où le juge de proximité ne leur donne pas gain de cause. Ils doivent alors régler le montant de l'amende fixée par le juge, auxquels s'ajoutent les frais de justice de 31€.

    Une énième mesure qui vise à dissuader les automobilistes de contester leurs contraventions !

    Mais ce qu'ignorent les automobilistes, c'est que, en cas de dispense de peine, ils peuvent également être redevable de cette taxe ! En effet, la dispense de peine n'est pas synonyme de relaxe : dans le cas où le contrevenant est dispensé de peine mais tout de même reconnu coupable, des frais de justice sont appliqués.

    Crédits photo : delkro sur fotolia.com

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  • Parmi les différentes lubies "anti-voiture" de nos élus, l'une d'elles se multiplie aux quatre coins de la France : l'abaissement des limitations de vitesse sur les rocades urbaines. Afin de justifier une telle mesure, nos élus n'hésitent pas à brandir avec conviction leur deux arguments phares : l'amélioration de la qualité de l'air et la réduction des nuisances sonores pour les riverains. " 40 millions d'automobilistes " fait le point sur les bénéfices de cette mesure, en réalité plus que mitigés...

    La gangrène de la mauvaise idée

    Tout commence sur le périphérique parisien, lorsque la Maire de Paris, Anne Hidalgo, décide d'abaisser, encore une fois, la vitesse maximale autorisée à 70 km/h. Depuis, sous couvert d'écologie, d'autres élus se sont alors emparés de la mesure, à l'image de Nathalie Appéré, maire de Rennes, qui démarrait une expérimentation de la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 70 km/h sur sa rocade il y a un an.

    Environnement : quels sont les bénéfices réels ?

    Très étonnamment, la mairie de Paris n'a demandé aucune étude d'impact à AirParif* suite à la baisse de la limitation de vitesse sur sa rocade urbaine. La municipalité craindrait-elle des résultats défavorables au discours autophobe qu'elle ne ne cesse d'asséner ?

    Quant à la mairie de Rennes, elle vient tout juste de livrer les conclusions de son expérimentation. D'après la Préfecture et la Ville de Rennes, la qualité de l'air s'est dégradée sur la portion abaissée à 70km/h, tandis que la pollution a diminué sur la partie de rocade abaissée à 90.

    Des résultats plutôt mitigés, bien loin des objectifs visés par les élus en termes de qualité de l'air.

    Nuisances sonores et accidentologie : des résultats pas plus concluants…

    Si l'argument écologique ne tient pas, qu'en est-il des nuisances sonores et des résultats en termes d'accidentologie ?

    Dans une interview diffusée sur TF1, l'association indépendante BruitParif** livre les conclusions de son étude menée à Paris : une baisse des nuisances sonores de 0,6 décibels seulement a été constatée, soit un changement "imperceptible à l'oreille". Matthieu Sineau, responsable laboratoire de mesures au sein de l'observatoire, ajoute que "Cette mesure ne permet pas de descendre sous les valeurs de référence" : sur le périphérique parisien, "on est toujours en situation de point noir de bruit."

    Quant aux chiffres de l'accidentologie, la mairie de Paris a communiqué sur une baisse de 14,5% de blessés pour 2014, suite à l'abaissement de la vitesse de 80 à 70km/h sur le périphérique parisien… En omettant de préciser que le nombre de tués était quant à lui passé de 4 à 7, soit une hausse de 75 % !

    Concernant la rocade de Rennes, la municipalité a reconnu que le nombre d'accidents a légèrement augmenté durant l'expérimentation.

    Un échec cuisant pour les municipalités, une victoire pour "40 millions d'automobilistes" !

    La mairie de Paris justifiait l'abaissement de la limitation de vitesse sur le boulevard périphérique parisien à 70 km/h par la nécessité d'améliorer la qualité de l'air et de réduire les nuisances sonores pour les riverains. Force est de constater que ces objectifs ont lamentablement échoué.

    Mais tandis que la Ville de Paris refuse de reconnaître son échec, la municipalité de Rennes a décidé de rétablir les 90km/h sur sa rocade, faute de résultats probants ! Une victoire non seulement pour les automobilistes rennais, mais aussi pour l'ensemble des automobilistes en France, car il ne fait aucun doute que ce bilan servira de leçon aux autres communes qui souhaitaient mettre en place des mesures similaires.

    La limitation de vitesse à 90km/h sur la rocade rennaise sera rétablie très prochainement, après la réimplantation des panneaux de signalisation qui avaient été retirés il y a un an. Reste que l’opération aura tout de même coûté la bagatelle de 100 000 € à la Ville…

    L'inefficacité de l'abaissement de la vitesse sur la rocade, "40 millions d'automobilistes" l'avait annoncée dès le début. Vent debout contre cette mesure, l'association avait tout de suite tapé du poing sur la table pour que la mairie de Rennes fasse marche arrière : organisation d'une conférence de presse avec les journalistes locaux pour dénoncer la mesure, information auprès des automobilistes, interventions en média tout au long de l'expérimentation, lettre au Préfet pour lui demander de rétablir les 90km/h...

    "Grâce à Rennes, on a désormais la preuve qu’une telle mesure n’est en aucun cas un gage d’amélioration des conditions de circulation. Bien au contraire, les conséquences de cette expérimentation sont majoritairement néfastes pour les usagers et l’on salue donc l’honnêteté des autorités qui ont su reconnaître leur erreur et rétablir la limitation de vitesse la moins pénalisante pour tous", conclut "40 millions d'automobilistes".

    * Association de surveillance de la qualité de l'air sur l'ensemble de l'Ile-de-France.
    ** Observatoire du bruit en Ile-de-France.

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  • De nombreuses démarches administratives sont imposées à tous suite à un déménagement. Parmi elles, la déclaration de changement d'adresse sur la carte grise. Comment effectuer cette démarche et dans quels délais? Quelles sont les conséquences en cas d'oubli ? Les automobilistes peuvent-ils faire confiance au suivi de courrier en cas de verbalisation ? "40 millions d'automobilistes" vous éclaire sur le sujet, afin que vous évitiez les mauvaises surprises !

    Le changement d'adresse sur la carte grise

    Selon l'article R322-7 du Code de la route, suite à déménagement, il est nécessaire que vous fassiez changer l'adresse sur la carte grise de votre véhicule dans un délai d'un mois après le changement de domicile.

    Pour un véhicule avec la nouvelle immatriculation (plaque SIV, de type "AB-123-CD"), la déclaration de l'adresse du nouveau domicile en cas de 1er, 2ème ou 3ème changement d'adresse peut s'effectuer de 3 façons différentes :

    • Sur place (à condition que la préfecture le permette) : vous devrez présenter la demande de certificat d'immatriculation d'un véhicule (Cerfa n°13750*05) remplie, un justificatif d'identité (original + copie), un justificatif de domicile (original + copie), ainsi que la carte grise originale.
    • Par courrier (à condition que la préfecture le permette) : les documents à fournir sont identiques à la démarche effectuée sur place, à la différence que les documents originaux ne sont pas nécessaires.
    • Par Internet.


    Quelle que soit la manière dont vous effectuez la déclaration de changement d'adresse, la démarche est gratuite : une étiquette avec la nouvelle adresse à coller sur la carte grise vous sera adressée par La Poste.

    À noter qu'à partir du 4ème changement d'adresse, il sera nécessaire de réaliser une nouvelle carte grise.

    Contrairement à la carte grise, le changement de l'adresse sur le permis de conduire n'est pas obligatoire.

    Conséquences en cas d'oubli

    En cas d'oubli ou de non-respect du délai prévu pour le changement d'adresse sur la carte grise, vous pouvez être sanctionné par une contravention de 4ème classe, à savoir une amende forfaitaire de 135€ (375€ pour l'amende majorée). Aucune perte de point n'est prévue pour cette infraction.

    Mais les conséquences de cet oubli peuvent être beaucoup plus coûteuses : en effet, en cas de verbalisation, les contraventions n'arriveront pas à votre domicile et vous ne serez alors pas averti de l'infraction commise. Les amendes n'étant pas réglées, elles seront majorées, jusqu'à ce qu'un huissier reprenne le dossier et vous notifie l'infraction, le plus souvent par le biais d'une opposition administrative avec saisie sur votre compte bancaire !

    Il sera alors très difficile de faire machine arrière : en effet, il est du devoir de l'automobiliste d'effectuer le changement d'adresse sur la carte grise. Si le problème d'acheminement des premiers avis de contravention a été causé par un oubli ou un retard dans les démarches de votre part, vous devrez alors en assumer les conséquences…

    PV et suivi de courrier : attention !

    Pour se donner le temps d'effectuer tous les changements d'adresse nécessaires suite à un déménagement, un grand nombre de Français choisissent de faire appel aux services de La Poste et de demander un suivi de courrier vers leur nouveau domicile. Certains d'entre eux ne verront alors pas forcément l'utilité de se précipiter pour effectuer le changement d'adresse sur la carte grise, bien qu'il soit obligatoire.

    Mais le suivi de courrier ne suffit malheureusement pas à éviter les mauvaises surprises, surtout en cas de verbalisation ! En effet, dans le cas d’une réexpédition temporaire, les correspondances portant la mention « ne pas faire suivre » sont réexpédiées vers l’adresse temporaire sous réserve de la volonté de l’expéditeur. Dans le cas d’une réexpédition définitive, elles sont renvoyées à l’expéditeur. Or, les courriers de PV portent cette mention "ne pas faire suivre " et en cas de déménagement, même avec un suivi de courrier, les lettres retournent à l’expéditeur !

    Vous ne serez alors averti de l'amende (majorée) que vous devez régler que suite à la notification d'un huissier, par le biais d'une opposition administrative également.

    Conclusion

    Qu'il ait opté pour un suivi de courrier ou non, il est obligatoire pour l'automobiliste de faire les démarches nécessaires pour déclarer sa nouvelle adresse sur sa carte grise, dans un délai d'un mois suivant son déménagement. Cela lui évitera non seulement de s'exposer à une amende de 4ème classe pour un éventuel oubli ou dépassement du délai prévu, mais aussi les mauvaises surprises en cas d'amende non réceptionnée !

    Crédits photo : Richard Villalon sur fotolia.com

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  • Sur décision du Conseil de Paris et de la maire de la capitale Anne Hidalgo, les voies sur les berges de la Seine devaient être fermées à la circulation des véhicules motorisés à partir de la rentrée 2016, de même que le sont les voies de la rive gauche depuis janvier 2013.

    Mais vendredi 19 août 2016, la Commission d’enquête publique mandatée pour étudier la faisabilité du projet a remis son rapport final à la Ville de Paris et rendu un "avis défavorable" !

    Un rapport qui désavoue la mairie de Paris

    La Commission d’enquête publique qui devait statuer sur la faisabilité et l’intérêt de la mise en œuvre du projet de "reconquête des voies sur berge de la Seine" développé par la mairie de Paris a donc rendu son rapport final, au terme d’un mois d’enquête, qui s’est déroulée du 8 juin au 8 juillet 2016.

    Le rapport rappelle que le projet envisage "la fermeture à la circulation automobile de la section de la voie Georges Pompidou comprise entre l’entrée du tunnel des Tuileries et la sortie du tunnel Henri IV, et l’aménagement de ladite section", soit 3,3 km de voies situées le long de la Seine, rive droite.
    En conclusion de son rapport, la Commission rend un avis défavorable, qu’elle justifie au regard des éléments suivants :

    • Le périmètre de l’enquête publique est insuffisant, en cela qu’il ne comprend que les 1er, 4ème, 7ème et 12ème arrondissements, alors que l’impact de la mesure concernerait également notamment les 5ème, 6ème, et 8ème arrondissements, qui subiraient un report de la circulation à hauteur des trois quarts des véhicules interdits à la circulation sur les berges ;
    • Les éléments fournis à la Commission ne permettent pas d’anticiper et de mesurer précisément les conséquences de la mesure en termes de reports du trafic et des nuisances engendrées (bruit, pollution…) ;
    • Les personnes directement intéressées par la mesure (riverains) n’ont pu exprimer valablement leurs opinions ; l’intérêt public du projet n’est donc pas avéré.

    La mobilisation des automobilistes doit continuer avec "Voies sur berge pour tous"

    "40 millions d'automobilistes" estime que le rapport publié par la Commission est la seule conclusion honnête que l’on pouvait apporter au projet : seule la maire de Paris s’entêtait à prétendre que cette mesure allait améliorer la qualité de vie des Parisiens, alors que toutes les études d’impact réalisées par les différents organismes (la société d’info-trafic Inrix en 2013, le Médef en 2014, la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Mairie de Paris en septembre 2015 et le quotidien Le Parisien en juin 2016) annonçaient des allongements non négligeables des temps de parcours suite à la fermeture des voies.

    Dès l’annonce de la piétonisation des voies sur berge, "40 millions d'automobilistes" s'est mobilisé, notamment avec une première pétition qui avait recueilli 66000 signatures, et en formulant des propositions alternatives à Anne Hidalgo pour concilier aménagements destinés aux modes de déplacements doux et circulation motorisée. Sa réaction fut à la hauteur de son ouverture d’esprit : ni réponse, ni communication quelconque ! Il est donc logique aujourd’hui que la Commission d’enquête rejette ce projet démagogique et aberrant...

    C'est un coup dur pour la Ville de Paris, mais malgré le manque de pertinence avéré de son projet, Anne Hidalgo a d'ores-et-déjà annoncé vouloir passer outre les conclusions de la Commission d'enquête publique : les automobilistes ne doivent donc pas relâcher leurs efforts et pour poursuivre la mobilisation, "40 millions d’automobilistes" et Sud Radio lancent une nouvelle action intitulée "Voies sur berge pour tous" (www.voiessurbergepourtous.com).

    "Sud Radio soutient les automobilistes. La fermeture des voies sur berge ne va pas régler les problèmes de pollution dans Paris ; laissons les Franciliens rouler et travailler ! La route pour tous… avec Sud Radio" conclut Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio.

    > JE DEMANDE À ANNE HIDALGO DE RENONCER À SON PROJET DE FERMETURE DES VOIES SUR BERGE <

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  • Lors de la campagne à l'élection présidentielle de 2012, "40 millions d'automobilistes" avait mené une série d'entretiens avec les candidats afin de connaître leurs projets sur les différentes thématiques liées aux automobilistes. Le mandat de François Hollande, président de la République, touchant à sa fin dans quelques mois, il est temps de confronter ses différentes déclarations avec ce qui a réellement été fait.

    François Hollande : "L'alcool au volant est la première cause d'accident de la route […] J'engagerai une réelle réflexion sur la question, en concertation avec l'ensemble des parties concernées afin de prendre des mesures efficaces en la matière".
    Note : 2/10 - Force est de constater qu'une majorité des mesures prises pour diminuer la mortalité routière concerne le développement de l'arsenal des radars pour contrôler la vitesse. L'inaction du Gouvernement sur la question de l'alcool au volant a d'ailleurs récemment été pointée du doigt par la Cour des Comptes. Quelques mesures ont tout de même été prises, telles que l'obligation d'équiper tous les autocars d'éthylotests anti-démarrage (EAD), ou bien l'abaissement du taux légal d’alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l de sang pour les conducteurs en permis probatoire.

    F.H. : "Simplifier les durées de récupération de points."
    0/10 - En 2010, l'association "40 millions d'automobilistes" obtenait l'abaissement du délai de récupération de points à 6 mois au lieu d'un an pour les infractions ayant entraîné la perte d'un point, et du délai de récupération des 12 points à 2 ans au lieu de 3 pour les infractions de 2e et 3e classe. Cependant, rien de nouveau depuis l'élection de François Hollande !

    F.H. : "Concernant la fatigue [au volant], […] j'entends engager des négociations au niveau européen avec les constructeurs afin d'encourager l'équipement des véhicules en termes de sécurité."
    6/10 - Des efforts ont en effet été fournis par les constructeurs et des entreprises spécialisées afin de développer des équipements permettant de palier les problèmes de somnolence au volant (alarmes de vigilance au volant, systèmes d'alerte de franchissement de ligne continue, etc.). Toutefois, "40 millions d'automobilistes" regrette que certains dispositifs pourtant simples, tel que les bandes d'alerte audio tactile, n'aient pas été généralisés.

    F.H. : "Il nous faut supprimer les failles [du permis à points] permettant à certains d'échapper aux décisions de justice."
    10/10 - On ne peut malheureusement que constater la capacité du Gouvernement à optimiser le système répressif de façon à générer davantage de recettes, au détriment de mesures concrètes pour lutter contre la principale cause de mortalité routière : amélioration du taux de conversion des radars, obligation pour les entreprises de dénoncer leurs salariés en cas d'infraction, fin de l'impunité pour les conducteurs étrangers, projet de gestion des radars embarqués par des sociétés privées… La course à la rentabilité est lancée !

    F.H. : "Il nous faudra consacrer à la remise en état de notre patrimoine routier une partie de notre effort, afin de préserver la sécurité de nos concitoyens."
    2/10 - L'état du réseau routier se dégrade continuellement et ce sont 25% du budget dédié à la route qui sont supprimés chaque année. En février 2016, après une longue bataille sur le sujet, "40 millions d'automobilistes" était entendu et une enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros dédiés à la rénovation des infrastructures routières était annoncée. Un effort certes non négligeable, mais encore insuffisant compte tenu des nombreux travaux qui devraient être entrepris et des ambitions initiales de notre Président.

    F.H. : Autoroutes : "Convenir d'un pacte de modération tarifaire avec les concessionnaires."
    3/10 - Plus de 4 ans après l'élection de François Hollande, les tarifs autoroutiers continuent d'augmenter plus vite que l'inflation. Malgré un gel des prix des péages obtenu en 2015 par "40 millions d'automobilistes", la modération des tarifs n'est globalement pas au rendez-vous.

    F.H. : "Faciliter l'acquisition du permis de conduire sans alléger les compétences requises pour l'obtenir."
    3/10 - Après une réforme de l'épreuve du Code de la route qui a fait débat, notamment en raison des nombreuses questions n'ayant aucun rapport avec la sécurité routière, il semble que le taux de candidats reçus à l'examen soit retourné à la normale, après avoir enregistré une chute plus que significative. Ce taux est-il pour autant meilleur qu'avant ? Peut-on estimer que le niveau de compétences requises ait été maintenu ? Toutefois, la gestion de l'examen par des sociétés privées aura le mérite de diminuer les temps d'attente pour les candidats.

    F.H. : "Veiller à la qualité des stages de récupération de points. Leur contrôle doit être mieux organisé."
    8/10 - Si l'annonce a tardé à se faire et qu'il aura fallu une forte médiatisation pour relancer le sujet, le Gouvernement a effectivement annoncé la multiplication par cinq des contrôles dans les centres de stage, afin d'éradiquer les pratiques peu scrupuleuses de certains.

    F.H. : "Améliorer l'information des automobilistes afin qu'ils sachent en temps réel combien de points il leur reste."
    0/10 - Aucun nouvel outil ou procédé visant à améliorer l'information des automobilistes sur leur nombre de points n'a été mis en place. Pour rappel, "40 millions d'automobilistes" demande la création d'un site Internet gouvernemental accompagné d'une application permettant de connaître non seulement le solde de points restants sur le permis de conduire, mais aussi le type d'infraction commise et les dates de récupération des points.

    F.H. : "Sortir de la stratégie des statistiques à court terme et de la communication propagande."
    0/10 - Se passe de commentaires.


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  • Internet est une formidable source d'information, mais peut aussi se révéler être un outil puissant de propagation des rumeurs les plus folles. Et les automobilistes n'échappent pas à la règle ! Ne vous faites plus avoir ! "40 millions d'automobilistes" revient sur les rumeurs du web (autrement appelés hoax) et démêle pour vous le vrai du faux, dans cette partie 2 des Canulars qui perdurent sur le web.

    Anne Hidalgo en excès de vitesse sur le périphérique

    Depuis plus d'un an, une photo et un message circulent selon lesquels Anne Hidalgo, maire de Paris, aurait été contrôlée à 121 km/h au lieu de 70 sur le boulevard périphérique, entraînant la suspension immédiate de son permis de conduire. Cerise sur le gâteau, la maire circulait à bord d'une berline noire immatriculée de plus de 15 ans et dont le contrôle technique n'était pas à jour. Un comble pour une élue qui souhaite éradiquer tous les véhicules immatriculés d'avant 2011 de la capitale d'ici 2020 ! Seulement voilà : cette rumeur est en fait un poisson d'avril périmé publié initialement par le site du Parisien / Aujourd'hui en France. Cet hoax a par la suite été relayé par d'autres média mal avisés. Non, Anne Hidalgo n'a pas subi une suspension de permis et n'a pas dû terminer son trajet en taxi !

    L'accès à la prise OBD, ou le contrôle permanent de la vitesse des automobilistes

    C'est un amendement publié le 30 avril 2016 qui a mis le feu aux poudres : le Gouvernement aurait prévu de permettre aux forces de l'ordre d'accéder à la prise OBD des véhicules lors des contrôles routiers, c'est-à-dire d'accéder à toutes les données enregistrées par le véhicule et donc de verbaliser les automobilistes pour des infractions antérieures au contrôle. Et il y avait de quoi s'inquiéter : l'amendement, publié sur le site de l'Assemblée nationale, stipulait effectivement "Les agents compétents pour rechercher et constater les infractions au présent code, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État, ont accès aux informations et données physiques et numériques embarquées du véhicule afin de vérifier le respect des prescriptions fixées par le présent code."

    Mais peu de temps après la publication de l'information par certains média, la Sécurité routière a démenti par le biais d'un communiqué de presse : "En réalité, ce nouveau texte vise à faciliter le travail des forces de l'ordre dans le contrôle du numéro de série d'un véhicule afin de vérifier que celui-ci est bien autorisé à circuler."

    Malgré le communiqué explicite de la Sécurité routière, certaines structures n'hésitent pas à "surfer" sur les peurs des automobilistes en continuant à semer le doute sur l'utilisation de la prise de diagnostic OBD par les forces de l'ordre.

    Bientôt un macaron "S" pour les Seniors

    Il y a quelques mois, l'information selon laquelle un macaron "S" destiné aux automobilistes seniors (à l'image des macarons "A" pour les permis probatoires) avait été mis en vente à l'initiative d'un auto-entrepreneur. L'association "40 millions d'automobilistes" avait d'ailleurs lancé le débat autour du sujet sur votre réseau social Fil conducteurs. Et pour cause : ce macaron existe bel et bien !

    En revanche, contrairement à ce qu'affirme un courriel mensonger qui circule depuis quelques semaines, il n'est absolument pas question que ce macaron devienne obligatoire pour les automobilistes seniors ! Ce courriel mentionne que "La Prévention routière s'est emparée de l'idée, l'a montée en épingle auprès de la Direction des transports,qui elle-même a établi un rapport qui est sur le bureau du ministre des transports préconisant cette mesure au plan national, inscrite dans le code de la route, pour le bien et la sécurité de cette catégorie d'usagers."

    Or, les incohérences pullulent dans ce courriel, à commencer par l'implication de la Prévention routière qui, à l'instar de "40 millions d'automobilistes", s'est positionnée contre ce macaron, à cause de son caractère stigmatisant. De nombreux acteurs de la sécurité routière se sont également positionnés contre ce dispositif. D'autre part, la Sécurité routière ne dépend pas de la "Direction des Transports", mais du ministère de l'Intérieur.

    Les autoroutes bientôt limitées à 90 km/h ?

    Sur le web, certains ont pu voir l'information selon laquelle les autoroutes allaient bientôt être limitées à 90 km/h. Cette rumeur est en fait fondée sur l'annonce de Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de donner davantage d'autonomie aux maires qui souhaitent abaisser la limitation de vitesse sur les portions d'autoroutes traversant leur ville.

    Cette décision de la ministre de l'Écologie et des Transports concerne donc potentiellement une douzaine de tronçons autoroutiers traversant les villes. S'il s'agit bien d'une nouvelle mesure à l'encontre des automobilistes qui vient s'ajouter à une liste déjà bien fournie des restrictions en tous genres, il ne s'agit en aucun cas d'abaisser la limitation de vitesse à 90 km/h sur les 12000 kilomètres de voies qui composent le réseau autoroutier !

    >>> Retrouvez la partie 1 de l'article Ces canulars qui perdurent sur le web <<<

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  • Vendredi 17 juin 2016, Anne HIDALGO, maire de la ville de Paris, a annoncé la mise en œuvre de la prochaine étape de son plan antipollution pour la capitale : alors que tous les véhicules particuliers immatriculés avant 1997 seront interdits à la circulation à Paris le 1er juillet prochain, la Mairie prévoit d’amplifier encore les mesures de restriction en interdisant la circulation de tous les véhicules diesel d’avant 2001 à partir du 1er juillet 2017. L’association "40 millions d’automobilistes" entend aujourd’hui, mardi 21 juin 2016, plus que jamais, défendre la mobilité des automobilistes parisiens et franciliens et appelle tous les usagers concernés à rejoindre l’action juridique qu’elle met en place en collaboration avec Me Jean-Baptiste IOSCA sur www.remboursemabagnole.com.


    Toutes les voitures d’avant 1997 et tous les diesel d’avant 2001 interdits à la circulation dans Paris

    Après les véhicules classés pré-EURO et EURO 1 (norme européenne définissant les quantités maximales de rejets polluants autorisées pour les véhicules en fonction de leur motorisation et de leur année de première mise en circulation), ce sont donc les véhicules particuliers à motorisation diesel normés EURO 2 (mis en circulation avant le 1er janvier 2001) qui entrent dans le collimateur de la maire de Paris, qui poursuit ainsi son plan d’ "éradication du diesel" dans la capitale.

    Ces derniers – environ 1,2 millions en Île-de-France – ne seront donc plus autorisés à franchir les portes de Paris dès le 1er juillet 2017. Une mesure socialement injuste et financièrement aberrante pour "40 millions d’automobilistes" : ces interdictions ne servent à rien d’un point de vue environnemental. La seule raison pour laquelle Anne HIDALGO prononce ces restrictions, c’est pour chasser la voiture hors de la capitale, sans se soucier des conséquences économiques et sociales. Pourtant, elles pénalisent en premier lieu les ménages les plus modestes, qui, en raison des restrictions et de la dévaluation associée, ne pourront même plus vendre leur véhicule.

    www.remboursemabagnole.com : une action en justice pour indemniser les automobilistes lésés

    Parce qu’ils refusent que les usagers de la route soient une fois de plus pris en otages par les décisions arbitraires et discriminatoires d’une poignée d’idéologistes écologistes, l’association "40 millions d’automobilistes" et Maître Jean-Baptiste IOSCA appellent tous les propriétaires franciliens d’un véhicule concerné par les futures interdictions de circulation à se faire connaître en s’inscrivant sur le site Internet www.remboursemabagnole.com, pour intervenir dans le cadre d’une action juridique conduite par Me IOSCA afin d’obtenir l’indemnisation du préjudice financier subi par les automobilistes franciliens.

    "40 millions d’automobilistes" rappelle qu’à terme (dès 2020) et d’après la volonté d’Anne HIDALGO, ce sont toutes les voitures particulières à motorisation essence ou diesel mises en circulation avant le 1er janvier 2011 qui seront interdites à la circulation dans la capitale.

    Crédits photo : Sergey Novikov sur fotolia.com

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  • L’association "40 millions d’automobilistes" révèle aujourd’hui, lundi 20 juin 2016, les résultats de son enquête de perception Les Français et la qualité de l’air à l’intérieur du véhicule, pour sensibiliser les automobilistes au fait qu’ils sont les premières victimes de la pollution liée au trafic routier. Pour mieux les informer des conséquences de la pollution de l’air dans l’habitacle et de l’utilité d’équiper sa voiture d’un outil performant pour dépolluer l’air intérieur du véhicule, l’association publie aujourd’hui le fascicule Le filtre d’habitacle à charbon actif.


    Pour consulter l’enquête Les Français et la qualité de l’air à l’intérieur du véhicule, suivez ce lien.


    Pour consulter le livret Le filtre d’habitacle à charbon actif, suivez ce lien.


    Les Français préoccupés par la qualité de l’air dans l’habitacle

    L’enquête Les Français et la qualité de l’air à l’intérieur du véhicule a été réalisée par l’association "40 millions d’automobilistes" auprès d’un panel de 6 522 Français, usagers réguliers d’un véhicule automobile. Le sondage avait pour but d’estimer les préoccupations des automobilistes en termes d’exposition aux émissions de polluants lorsqu’ils empruntent ce moyen de transport et la connaissance qu’ils ont des solutions pour réduire la présence des polluants dans l’habitacle.


    L’enquête révèle ainsi que 74% des automobilistes se disent préoccupés par la qualité de l’air qu’ils respirent dans l’habitacle de leur véhicule, parce qu’ils y sont exposés aux émissions polluantes (près de 20% d’entre eux ne se sentent même "pas du tout protégés" dans l’habitacle du véhicule) et que près de 93% d’entre eux estiment que cela a un impact direct sur leur santé.


    Le filtre d’habitacle à charbon actif, une solution qui permet de retenir 98% des polluants

    Et pour cause : l’organisme de prévision de la qualité de l’air Prév’air estime en effet que l’air intérieur du véhicule contient environ 90 000 particules par cm3. Il est donc primordial pour les occupants d’une voiture de connaître les bons réflexes pour réduire la pollution dans l’habitacle.

    Or, plus de 41% des automobilistes ne savent pas ce qu’est un filtre d’habitacle. S’ils sont 83,6% à en avoir "déjà entendu parler", ils le confondent le plus souvent avec le filtre à particules (aussi appelé "FAP " et installé au niveau de l’échappement) ou le filtre à huile, situé dans le moteur. Près de 17% des automobilistes ne savent même pas que leur voiture est équipée d’un filtre d’habitacle.

    Pourtant, l’intérêt de cet équipement n’est plus à prouver en termes d’amélioration de la qualité de l’air dans le véhicule. Placé à l’entrée de la boucle de ventilation et correctement entretenu, le filtre d’habitacle à charbon actif permet en effet de réduire jusqu’à 98% des pollens, bactéries et particules fines à l’origine d’allergies et facteurs aggravants d’infections respiratoires et de maladies cardio-vasculaires.

    Un livret pour informer l’usager

    Dans ce livret de 12 pages, "40 millions d’automobilistes" rappelle donc que de nombreux éléments polluants sont présents dans l’habitacle de la voiture et ont des conséquences néfastes sur la santé des occupants du véhicule. Le rôle du filtre d’habitacle à charbon actif est exposé dans le fascicule :

    • Santé : Le filtre d’habitacle forme un rempart contre les polluants et allergènes présents à l’intérieur du véhicule (pollens, particules fines, ozone…).
    • Confort : La couche de charbon actif présente dans les filtres d’habitacle à charbon actif absorbe les mauvaises odeurs produites par le développement des bactéries et moisissures dans les conduits de ventilation.
    • Sécurité : Le changement régulier du filtre d’habitacle contribue au désembuage et au dégivrage des vitres pour une meilleure visibilité du conducteur.


    Pour préserver l’efficacité du filtre, "40 millions d’automobilistes" conseille de le changer régulièrement (au maximum tous les 15000 kilomètres parcourus).

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  • Un rapport de la Cour des Comptes publié le 15 juin 2016 pointe du doigt la complaisance et l’immobilisme de l’État français en matière de consommation de boissons alcoolisées. Selon l’étude, l’alcool serait à l’origine de plus de 49000 morts prématurées chaque année. L’occasion pour l’association "40 millions d’automobilistes" de rappeler que l’alcoolémie au volant reste la première cause de mortalité sur les routes françaises, provoquant plus de 1000 décès chaque année, et de dénoncer l’inaction meurtrière du Gouvernement et de la Sécurité routière envers la prévention des risques liés à l’alcool au volant.


    L’association "40 millions d’automobilistes", à l’instar de la Cour des Comptes, considère que "l’abus d’alcool aggrav[e] l’insécurité routière" et que "l’État ne se donn[e] pas les moyens d’infléchir les comportements à risques en n’agissant qu’imparfaitement sur les leviers disponibles", parmi lesquels la prévention des risques liés à l’alcool au volant, les contrôles d’alcoolémie sur les routes et la sanction de la conduite sous l’empire d’un état alcoolique.


    L’étude révèle que le nombre de dépistages de l’alcool au volant régresse depuis plusieurs années, notamment en raison de la lourdeur de la procédure et des coûts engendrés pour la société. Mais si l’on veut réduire la mortalité sur la route, il serait bon de se donner autant de moyens financiers et humains que ce que l’on met dans le contrôle des dépassements de vitesse, à la fois pour contrôler l’alcoolémie au volant et surtout dans l’éducation et la prévention pour lutter contre ce fléau qu’est l’alcool. L’efficacité d’un tel dispositif permettrait d’obtenir de bien meilleurs résultats en matière de sécurité routière.


    L’association n’a de cesse de rappeler les risques de la conduite sous l’emprise de l’alcool, en parfaite adéquation avec les recommandations que la Cour des Comptes formule aujourd’hui, à savoir "convaincre l’opinion publique de l’incompatibilité absolue de la consommation d’alcool avec la conduite automobile".


    Enfin, l’association a réalisé en 2013 une enquête sur le recours à l’éthylotest anti-démarrage (EAD) dans le cadre de la sanction pénale pour les infractions à l’alcool au volant : de nombreuses études françaises et européennes démontrent l’efficacité de cet outil dans la prévention de la récidive de la conduite sous l’influence néfaste de l’alcool. Pourtant, la mesure d’obligation d’installation d’un EAD dans le véhicule d’un contrevenant à l’alcool au volant prévue par loi française est encore trop peu mise en œuvre. En ne développant pas plus largement le recours à ce système, l’État se rend complice de l’accidentalité liée à l’alcool au volant sur les routes françaises.


    La Cour des Comptes exprime le même constat dans le rapport publié aujourd’hui : "les dispositifs d’auto-dépistage, comme l’éthylotest anti-démarrage, sont encore peu développés, malgré leur utilité".

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  • Le contrat d’assurance pour votre voiture vous couvre-t-il en cas d’inondation ? C’est le moment de se tenir au courant. Paul Ferré, de l’association "40 millions d’automobilistes", répond à nos questions.

    Paul Ferré est un expert dans le domaine de l'assurance auto, il est actuellement bénévole pour "40 millions d'automobilistes". Il a accepté de répondre aux questions d'Automoto.fr pour aider les particuliers à être indemnisés au mieux suite aux inondations

    Comment savoir si on est assuré contre ce type d'inondation ?

    C’est assez simple. Si la zone où se trouve votre véhicule est déclarée par les autorités compétentes en catastrophe naturelle, c’est la garantie catastrophe naturelle qui joue. Cette garantie se juxtapose avec le décret qui stipule que la zone est déclarée en catastrophe naturelle. Évidemment, le décret va fonctionner pour tous les assurés « tous risques ». Par contre pour ceux qui sont assurés au tiers, ça sera plus compliqué.

    Combien de temps faut-il attendre avant l’indemnisation ?

    Cela dépend de l’État. Si les pouvoirs publics mettent deux mois à déclarer la zone en catastrophe naturelle, l’indemnisation mettra plus de temps à être administrée au particulier. Plus concrètement vous avez deux options, la garantie « dommage » ou la garantie « catastrophe naturelle » . Soit votre assureur joue le jeu, il dépêche un expert pour constater de l’état de votre véhicule. Même si vous êtes assuré au tiers. Et l’autre solution, l’assureur attend que le décret soit passé et dans ce cas-là, il n’y a même plus besoin d’expertise, quel que soit l’état de la voiture. Cependant, François Hollande a assuré que l'état de catastrophe naturelle serait appliqué mercredi 8 juin.

    Prenons un exemple concret : si la voiture d’un particulier est garée dans un parking sous-terrain, dans une zone qui n’est pas déclarée en catastrophe naturelle et se retrouve sous les eaux, est-ce que l’assurance couvre ce risque ?

    Normalement, c’est la garantie "dommage du véhicule" qui prime et il est possible de se faire rembourser des dégâts voire du véhicule. Dès que l’expertise a été réalisée, l’indemnisation se fait dans la foulée, suivant la cotation de votre véhicule. Il sera mis en VEI (Véhicule Économiquement Irréparable) ou VGE (Véhicule Gravement Endommagé), le résultat est sensiblement le même.

    Quelles sont les démarches pour le particulier dans ce cas ?

    L’assuré doit se renseigner sur des sites référençant des véhicules d'occasion comme ParuVendu ou autres, pour connaitre le prix de son véhicule actuel. Il doit trouver en ligne un véhicule équivalent (même kilométrage, même année et même modèle). Il demande à son garagiste la côte Argus de son véhicule. Il doit également glaner ses dernières factures hors entretien (courroie, moteur, freins,…). Avec tous ces éléments, le particulier dispose des armes pour discuter avec l’expert et constater si ce dernier sous-estime le dédommagement. Il faut s’y mettre au plus vite.

    Dès que le véhicule est sous les eaux, il faut faire la déclaration à l’assureur. Ensuite, l’assurance prend le relais, il missionne un expert, contacte une dépanneuse et votre véhicule se retrouve chez le garagiste. De son côté l’assuré doit se renseigner tout de suite de la valeur de son véhicule sur le marché. Rappel, si vous êtes en garantie tous risques, il n’y a pas de problème vous serrez remboursez très vite. Après il faut se renseigner également sur la différence de montant entre la franchise « cat nat » (catastrophe naturelle) et la franchise du véhicule.

    Un dernier conseil pour les automobilistes qui auraient quelques problèmes avec leur assureur dans ce contexte ?

    Pour les assurés "tous risques", aucune contrainte ne devrait être rencontrée. Par contre pour ceux qui sont assurés au tiers, rien ne garantit qu’ils soient remboursés sans le décret ou l’arrêté relatif à la catastrophe naturelle.

    Source : Comment se faire rembourser par son assurance ? Réponse d'expert ! Par Florent Reyne, publié sur http://www.tf1.fr/

    Crédits photo : lightmemorystock sur fotolia.com

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  • Hier, la Cour des Comptes publiait un rapport exposant le bilan de l’argent collecté au titre des amendes radars pour 2015. Le document établit notamment que les 4200 radars jalonnant le réseau routier français ont flashé quelques 20,24 millions de fois l’an passé (soit une légère baisse du nombre d’infractions constatées par rapport à 2014) et généré pas moins de 789 millions d’euros, soit une augmentation de 49 millions d’euros par rapport à l’année précédente. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce une course à la rentabilité, alors que le comportement des automobilistes français s’améliore.


    Les usagers de la route français commettent de moins en moins d’excès de vitesse, mais payent de plus en plus d’amendes. C’est la conclusion que l’on peut tirer de ce bilan réalisé par la Cour des Comptes. Chaque année, la révélation des derniers chiffres en matière d’argent généré par la répression routière fait polémique, mais les montants collectés n’avaient encore jamais atteints de tels sommets.


    Les radars n’ont jamais autant rapporté d’argent à l’État. Mais ce n’est pas étonnant, dans la mesure où ces sommes pharaoniques sont budgétées chaque année dans le Projet de Loi de Finances. De ce point de vue, on devrait féliciter Bercy, qui a pour une fois parfaitement tenu ses engagements. La route est devenue le tapis rouge du Festival de Cannes ! Mais cette course à la rentabilité est inacceptable pour les automobilistes, qui se comportent de mieux en mieux, ainsi que le prouve le nombre de flashs comptabilisés pour 2015.


    Et la situation n’est pas appelée à se réguler dans les années à venir : au cours des trois prochaines années, la Sécurité routière prévoit d’implanter 500 nouveaux radars sur le bord des routes et de confier l’usage des radars mobiles embarqués à des sociétés privées : comment peut-on encore parler de sécurité routière lorsque les seules mesures que l’on prend – prétendument pour améliorer les conditions de sécurité des usagers – concernent la rentabilité du système ? Il n’est toujours question que d’argent et cet argent ne sert même pas aux infrastructures routières : il comble entre autres le déficit de l’État ou finance le réseau ferroviaire.


    L’association "40 millions d’automobilistes" s’oppose fermement au projet de privatisation des radars embarqués, destiné à augmenter encore la rentabilité de ces outils. Elle appelle tous les automobilistes à se mobiliser en signant la pétition en ligne sur le site Internet www.souriezvousetesflashes.com, qui enregistre déjà à ce jour plus de 192000 signatures.

    Crédits photo : Frog 974, sur fotolia.com

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  • Depuis le 02 mai 2016, 1000 nouvelles questions sont soumises aux candidats au permis de conduire, dans le cadre de la réforme de l’épreuve du Code de la route. Des questions qui sont pour certaines loin de participer à "l’amélioration de la formation des conducteurs novices". L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce des questions aberrantes sans lien avec la sécurité des usagers et une réforme mise en œuvre dans la précipitation. L’association demande aussi la création d’une commission de validation des nouvelles questions de l’épreuve du Code de la route.

    Moins de 17% de réussite pour la nouvelle version du Code de la route

    Depuis la mise en œuvre de la réforme de l’épreuve du Code de la route, et alors que les professionnels de la formation à la conduite demandaient le report de la mesure afin de mieux former les enseignants et mieux préparer les candidats, le taux de réussite à l’examen a chuté de 70% en moyenne à 16,7%. En réponse à cette débâcle, la Sécurité routière n’a trouvé d’autre solution que de retirer provisoirement les questions qui ont – d’après les
    statistiques – posées le plus de difficultés aux candidats, pour les réintroduire progressivement dans les mois à venir.

    Plutôt que de créer une épreuve hybride qui perturbe aussi bien les formateurs que les élèves conducteurs, autant par la précipitation dans laquelle a été imposée la réforme que par la nature de certaines de ces nouvelles questions qui en laisse d’aucuns perplexes, le bon sens aurait été de consulter les professionnels du secteur et d’anticiper l’entrée en vigueur de la réforme. Ainsi, on ne se retrouverait pas aujourd’hui avec des dizaines de milliers de candidats contraints d’attendre que des places soient disponibles pour repasser l’épreuve, faute d’avoir été préparés dans les temps.

    Des questions aberrantes et sans lien avec la sécurité routière

    Les nouvelles questions de l’épreuve du Code de la route portent sur des thèmes liés à la mécanique, à l’environnement, voire même aux transports en commun, soit des sujets qui ont peu en commun avec les préoccupations de sécurité des automobilistes.

    Pour preuve, voici quelques exemples de questions posées dans les nouvelles séries du Code de la route, qui ont été communiquées à "40 millions d’automobilistes" :

    La création d’une commission de validation des questions pour mieux encadrer la réforme

    Cette réforme naissait pourtant de l’intention louable d’améliorer la formation des jeunes candidats au permis de conduire, pour réduire l’accidentalité routière dont ils sont encore trop souvent victimes. Le fond de la réforme est bon, l’intégration de la vidéo dans l’épreuve est une avancée remarquable. Mais certaines nouvelles questions sont aberrantes et cela pose un vrai problème de compréhension et, à terme, d’accession au permis de conduire. D’où la nécessité de mettre en place une commission qui se pencherait sur la pertinence des nouvelles questions proposées dans l’amélioration de la sécurité des usagers.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" demande, en tant que représentant et défenseur de l’intérêt général des automobilistes, la création d’une commission de validation en charge de définir les questions qui figureront à l’avenir au programme de l’épreuve du Code de la route.

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  • Outre le véritable pactole généré par le produit des amendes qui émanent des contraventions, une des problématiques régulièrement soulevée par les automobilistes face à l'intensification de la répression routière est le stress que celle-ci provoque aux usagers lorsqu'ils sont derrière leur volant. Mais alors, qu'est-ce que le stress routier ? Par quoi est-il provoqué ? Quelles en sont les conséquences et comment le combattre ? Avec l'expertise de Marc Bailet, Docteur en psychologie du conducteur, "40 millions d'automobilistes" répond à ces interrogations.

    À la demande de nombreux usagers de la route, "40 millions d’automobilistes" lançait, en mars 2016, un sondage auprès des automobilistes sur le thème du stress engendré par la répression routière. Sur une période d'un mois, 45207 personnes ont répondu au sondage*.

    Les causes du stress routier

    En tout premier lieu, "40 millions d'automobilistes" a cherché à connaître les causes de ce stress routier. La première crainte des automobilistes est celle d'être flashé (64%), suivi de la conduite des autres usagers (50%), puis les embouteillages (29%). Plus de 36% des personnes interrogées admettent être tout le temps stressées à l'idée d'être verbalisées avant de prendre le volant, et plus de 44% le sont parfois. En revanche, seulement 14% des automobilistes craignent les contrôles par les Forces de l'ordre ; il est donc important de souligner le fait que les automobilistes ne sont pas contre tous les contrôles mais semblent surtout rejeter les contrôles automatisés, réputés pour être des outils de répression aveugle, contrairement aux Forces de l'ordre qui peuvent discerner les véritables comportements dangereux.

    Le stress routier est donc bien majoritairement engendré par l'intensification de la répression routière, et plus particulièrement par l'ensemble du système de contrôle-sanction automatisé. Plus d'un tiers des automobilistes interrogés admettent ainsi avoir déjà modifié leur trajet afin d'éviter les contrôles radars...

    Les conséquences

    Près de 4 automobilistes sur 5 estiment que le stress engendré par la répression routière peut conduire à davantage d'accidents sur les routes. Et pour cause : près de 92% des personnes interrogées admettent regarder leur compteur kilométrique plus que la route (48% tout le temps et 44% parfois). Pourtant, la problématique du stress engendré par la répression routière semble être complètement ignorée par les instances de sécurité routière.

    Analyse du stress routier par Jean-Marc Bailet, Docteur en psychologie du conducteur**

    • Le stress routier, c'est quoi ?

    On conduit avec son cerveau, ses yeux, et son cœur ! Le conducteur stresse lorsque son cœur s’emballe (il ne bat plus à son rythme originel) du fait de fortes émotions (positives et négatives) provenant de la cogitation mentale (idées, infos reçus par GSM) ou du comportement des autres usagers.

    Parfois, le niveau du rythme cardiaque (stress) est tellement élevé qu’il brouille le cerveau : le conducteur n’a plus accès à son référentiel sécurité routière et il prend alors des décisions erronées ou inadaptées... Il fait n’importe quoi et cela peut conduire à l’accident !

    • Analyse du sondage

    Bien que les femmes soient sous-représentées (seulement 13 %), ce sondage est conforté par un nombre important d’automobilistes qui se prononcent (45200 personnes). La moitié de la population (46%) est âgée de plus de 60 ans. Nous sommes donc en présence de conducteurs généralement raisonnables et responsables (l'âge de sagesse au volant est 42 ans).

    Ce sondage montre principalement que les flashs des radars et la conduite des autres déclenchent du stress à un niveau plutôt supérieur à la moyenne (7-8 sur l’échelle en 10 points). Il est heureux de constater que les conducteurs écoutent leur corps et reconnaissent les manifestations du stress (nervosité 57% et agressivité 31%).

    Il est maintenant incontestable que le stress routier peut conduire à l’accident, à tout le moins, il désoriente, déstabilise, et parfois conduit à la folie sur la route.

    • Conseils pour gérer le stress routier

    L’éducation au stress routier commence à s’imposer comme une arme anti-accident et de bien-être au volant. En France, les 4500 radars peuvent nous surprendre en infraction de 13 manières différentes (fixes, mobiles, chantiers, feux, etc.). Les radars sont traumatisants : on pense s’être fait piéger, avec des questionnements récurrents comme "Quelle vitesse ?", "Combien de points ?", "Combien ça va me coûter ?", "Mon patron, mon boulot ?"...

    Pour gagner en gestion du stress routier, je préconise :

    1. De pratiquer la respiration abdominale ou ventrale (gonfler avec de l’air frais, par le nez, le ventre comme un ballon, et chasser d’un seul coup tout l’air chaud des poumons par la bouche).
    2. D'actionner le limiteur de vitesse.
    3. De s’autoformer en gestion du stress par une connaissance des 18 situations stressantes, et pratiquer quelques exercices de détente et de relaxation parmi les 25 proposés**.


    Des exercices pour combattre le stress routier

    • Dans les bouchons
    1. Pratiquer la respiration abdominale.
    2. Évacuer les tensions par les mains en malaxant alternativement une balle en mousse main droite, puis main gauche.
    3. Effectuer des rotations douces et lentes du coup comme pour dire OUI et NON.
    • Face à un contrôle de police
    1. Je souris à la découverte du contrôle.
    2. J’adopte une attitude neutre.
    3. Je commence la respiration abdominale.
    4. Je ne fixe pas le policier-contrôleur mais j’effectue un balayage panoramique du poste de contrôle.
    5. Je me préserve en effectuant un signe-signal d’auto-contrôle (j’appuie de plus en plus fort mon pied gauche sur le plancher du véhicule... et je relâche d’un seul coup la pression).



    * Retrouvez l'intégralité des résultats du sondage Le stress engendré par la répression routière
    ** Également auteur de Zen au volant : guide du mieux conduire, édition L.Hamattan

    Crédits photo : tostphoto sur fotolia.com

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  • Le 07 décembre 2014, Anne HIDALGO, maire de Paris, dévoilait à la presse et aux Franciliens les principales mesures de son « plan antipollution » pour la capitale, dans le but d’« améliorer la qualité de l’air » et de réduire « la pollution aux particules ». Unique facteur alors mis en cause : la voiture, et en particulier le diesel, réputé nocif et qui compose pourtant – grâce à une forte incitation gouvernementale – la plus grande partie du parc automobile français.

    À l’annonce des multiples mesures restrictives décrites par l’édile parisienne, l’association « 40 millions d’automobilistes » avait lancé une pétition en ligne sur le site Internet www.remboursemabagnole.com demandant aux automobilistes concernés de se mobiliser contre la promulgation à venir des interdictions de circulation à Paris. L’association appelait alors Anne HIDALGO à revoir sa copie et proposait des solutions efficaces et non pénalisantes pour les usagers.

    Depuis, la maire de Paris a toujours refusé de discuter de ces alternatives et n’a cessé de réaffirmer dans tous les média son intention d’aller au bout de son projet : « À partir du 1er juillet 2016, (…) il y aura des pastilles identifiant les véhicules les plus polluants et [ils] ne seront pas autorisés à circuler dans Paris de 8h le matin à 20h le soir ».

    C’est pourquoi « 40 millions d’automobilistes », en collaboration avec Me Jean-Baptiste IOSCA, avocat permis de conduire au barreau de Paris, lancent aujourd’hui, mercredi 11 mai 2016, en exclusivité dans Le Parisien / Aujourd’hui en France, la deuxième phase de l’opération « Rembourse ma bagnole » : une action collective conduite par Me IOSCA dans le but d’obtenir une indemnisation du préjudice financier subi par les automobilistes franciliens.

    En quoi consistent les interdictions de circulation ?


    
Les mesures proposées par Anne HIDALGO ont été débattues et votées par le Conseil de Paris le 9 février 2015. Elles ont pour but, selon les propres dires de l’élue, de « restreindre la circulation des véhicules les plus polluants », mais surtout de prononcer « la fin du diesel à Paris en 2020 (…) et au-delà du périphérique ».

    Par ces mesures, la maire de Paris prétend donc réduire la pollution en Ile-de-France. Mais le système mis en place ne tient aucunement compte des émissions réelles de polluants des véhicules. Soyons réalistes : il n’existe pas de voiture « propre », mais de nombreux véhicules disposent d’outils de dépollution efficaces. De plus, on sait aujourd’hui – notamment parce que d’autres pays européens l’on fait – que l’on peut pratiquer le rétrofit sur ceux qui n’en sont pas équipés en première monte. Ces interdictions ne servent à rien d’un point de vue environnemental. Cela a été démontré par un rapport de l’ADEME en 2014, qui conclut que, dans les « zones basses émissions » desquelles sont exclus les véhicules les plus polluants, les réductions sont « faibles » ou « non-significatives » ! La seule raison pour laquelle Anne HIDALGO prononce ces restrictions, c’est pour chasser la

    
Tous les véhicules diesel et tous les véhicules essence d’avant 2011 concernés par les interdictions de circulation

    Si l’on pourrait – à la rigueur – comprendre la volonté d’une municipalité d’épurer le parc automobile par des mesures incitatives et des aides financières à l’achat d’un véhicule plus vertueux, impossible de cautionner l’ampleur que prendront les interdictions à l’horizon 2020 : à cette date, ce sont en effet tous les véhicules classés de la catégorie 1 étoile à la catégorie 4 étoiles5 – soit tous les véhicules thermiques immatriculés avant le 1er janvier 2011 – qui seront interdits à la circulation dans Paris, sous peine de sanction. Or, ces véhicules représentent à ce jour 84,9% des 6 millions de voitures particulières qui composent le parc automobile francilien.

    Conséquences financières des interdictions de circulation sur le marché automobile français

    Les propriétaires de ces 5 086 378 voitures frappées d’interdiction devront donc s’en défaire et en acquérir une plus récente, conforme au minimum à la norme EURO 5 et d’une motorisation autre que diesel, s’ils veulent pouvoir continuer à se déplacer à Paris. Principale ombre au tableau : comment arriver à vendre à un prix décent un véhicule qui subit de lourdes restrictions de circulation ?

    Ces mesures, socialement injustes parce qu’elles pénalisent en premier lieu les ménages les plus modestes, sont, de plus, financièrement aberrantes. Le député de Seine-et-Marne Olivier FAURE, porte-parole du parti socialiste, émettait de fortes réserves à ce projet dès le 1er février 2015 dans une lettre ouverte à Anne HIDALGO : « J'entends déjà les conseils avisés que l'on adressera à ces pollueurs : vendez votre véhicule pour en acheter un autre. Mais qui acceptera désormais d'acheter une voiture qui n'a plus la liberté d'aller et venir ? La simple annonce des restrictions à venir correspond déjà à une dévaluation de tous les véhicules qui ne correspondront pas aux normes que Paris entend imposer pour 2020. »

    Les experts confirment cette évolution du marché automobile d’Ile-de-France : « En raison de leur âge, les véhicules d’avant 1997 ne sont plus cotés. À ce jour, leur valeur tient essentiellement à la qualité de leur entretien, mais les interdictions de circulation auront un impact important sur ces voitures un peu âgées : cela va créer un effet de seuil. On estime que ces véhicules perdront 50% de leur valeur à la revente. C’est-à-dire que pour ces petites voitures, qui servent essentiellement à réaliser des trajets domicile/travail et valent en moyenne 2 000 à 2 500 €, les vendeurs ne pourront pas espérer en obtenir plus de 1 000 € » déclare Pierre STEWARD, expert automobile chez BCA Expertise-Experveo.

    Non seulement Anne HIDALGO explique aux Franciliens les moins fortunés qu’ils n’auront plus le droit d’utiliser leur véhicule pour venir travailler dans la capitale, mais aussi qu’ils vont perdre une somme non négligeable au moment de la revente de leur véhicule, parce que celui-ci sera impacté à la fois par les restrictions qui pèseront sur lui et par l’augmentation considérable du nombre de véhicules similaires sur le marché de l’occasion. Rien que pour l’interdiction des voitures classées 1 étoile qui doit entrer en vigueur au 1er juillet 2016, ce sont plus de 870 000 véhicules qui sont concernés. Avec une dévaluation de 1 250 € en moyenne par véhicule, cela représente un préjudice total de près de 1,1 milliards d’euros !

    www.remboursemabagnole.com : une action en justice pour indemniser les automobilistes lésés


    Entre contradictions politiques et incohérences environnementales, les Français ont suffisamment donné ! Alors que le gouvernement français les incitait très largement à acquérir un véhicule diesel à grand coup de « bonus écologique » (jusqu’à 5 000€ entre 2008 et 2013) en raison de l’intérêt de cette motorisation pour atteindre les objectifs fixés par l’Union européenne en termes de réduction des émissions de CO2, l’État déclare aujourd’hui ouvertement la « chasse au diesel » et entend faire payer la facture aux automobilistes.

    Parce qu’ils refusent que les usagers de la route soient une fois de plus pris en otages par les décisions arbitraires et discriminatoires d’une poignée d’idéologistes écologistes, l’association « 40 millions d’automobilistes » et Maître Jean-Baptiste IOSCA appellent aujourd’hui tous les propriétaires franciliens d’un véhicule concerné par les futures interdictions de circulation (voitures particulières à motorisation essence ou diesel mises en circulation avant le 1er janvier 2011) à se faire connaître en s’inscrivant sur le site Internet www.remboursemabagnole.com, pour intervenir dans le cadre d’une action collective conduite par Me IOSCA afin d’obtenir l’indemnisation du préjudice financier subi par les automobilistes franciliens.


    «Toujours plus de radars (maintenant confiés à des sociétés privées !), toujours plus de répression, toujours plus d’amendes, une réforme de l’examen du Code de la route inefficace… Et à présent, la Maire de Paris sanctionne les revenus les plus modestes à travers l’interdiction des véhicules diesel antérieurs à 1997. Il est temps que cette politique routière change et que les automobilistes se défendent en masse ! » déclare Me IOSCA.

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  • Il y a tout juste 10 ans, les autoroutes étaient totalement privatisées : 10 ans que les usagers connaissent des hausses de tarifs de péages supérieures à l'inflation. En novembre 2014, "40 millions d'automobilistes" engageait un véritable bras de fer contre les sociétés privées pour empêcher une nouvelle hausse des tarifs en 2015. Grâce à la mobilisation des usagers aux côtés de l'association, un gel historique des tarifs était annoncé trois mois plus tard.

    Mais les prix pratiqués sont encore bien trop élevés et dissuadent aujourd'hui un grand nombre d'usagers (en particulier les jeunes automobilistes et les ménages modestes) d'emprunter le réseau autoroutier pour leurs déplacements. Pourtant, l'autoroute est de loin le réseau routier le plus sûr...

    À l'occasion des 10 ans de la privatisation totale des autoroutes, "40 millions d'automobilistes" vous explique en quelques points pourquoi la baisse du prix des péages est nécessaire.

    Une privatisation au détriment de la sécurité

    • Les tarifs exorbitants pratiqués par les sociétés dissuadent un grand nombre d’usagers d’emprunter le réseau autoroutier pour leurs déplacements. Pourtant, l’autoroute est de loin le réseau routier le plus sûr : le risque d’y être victime d’un accident mortel est 5,25 fois moins important que sur une route départementale et 6,6 fois moins que sur une nationale.

    Une privatisation au détriment des Français

    • Alors que le Gouvernement comptait sur l’intervention des concessionnaires pour favoriser la reprise de l’emploi, la généralisation de l’automatisation des péages et la réduction des personnels chargés de l’entretien du réseau ont conduit au contraire à la suppression de milliers d’emplois. En 7 ans, les sociétés privées ont réduit leurs effectifs de 18%.
    • Depuis la privatisation, la progression des tarifs des péages est systématiquement supérieure à l’inflation : ces augmentations servent à compenser le ralentissement de la fréquentation des réseaux autoroutiers. Ainsi, en 10 ans, le prix du kilomètre parcouru sur autoroute a augmenté en moyenne de 16,4 %, soit deux fois plus vite que l’inflation.

    Une privatisation au détriment de l'État

    • Les autoroutes ont été cédées par l’État aux sociétés privées pour un montant de 14,8 milliards d’euros. Mais aujourd’hui, la Cour des Comptes estime à près de 24 milliards d’euros la valeur des concessions pour une durée de 30 ans, soit un manque à gagner de près de 10 milliards d’euros pour l’État lors de la cession.
    • En privatisant les autoroutes, l’État a renoncé aux bénéfices générés par les droits de péages. Or, les sociétés privées ont reversé environ 15 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires depuis la privatisation et on estime de 34 à 39 milliards d’euros le montant total des dividendes qui devraient être amassés par les entreprises sur la durée de la concession.


    Consultez notre étude complète : Petite histoire des autoroutes : comprendre pourquoi la baisse des tarifs autoroutiers est nécessaire.

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Activité

"Bonsoir,
Exact, cependant j'ose induire l'Europe à s'occuper d'un problème bien plus réel.
Nous sommes 28 pays, 28 codes de la route différents !
Nous avons à peut près tous un permis de conduire au format Européen, sauf que nous ne sommes pas instr…"
"Encore du pipo/opération marketing, l'état veut se donner bonne conscience..."
"Vrai
L’intention est bonne, sauf que l’actuelle « sécurité routière «  n’est pas vraiment pertinente pour être crédible , en effet les usagers de la route ne sont pas seulement les automobilistes, mais aussi cyclistes et piétons, ce n’est pas en les…"
"Vrai"
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"vrai"
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Les nouveaux titulaires du permis de conduire doivent maintenant signer une "charte du conducteur responsable" pour obtenir leur certificat d'examen. Vrai ou faux ?
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