sécurité routière (43)

  • Conformément à la décision du Conseil interministériel à la Sécurité routière du 09 janvier 2018 et au décret n°2018-487 du 15 juin 2018 relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules, la limitation de vitesse sur les routes à double sens sans séparateur central du réseau secondaire français sera abaissée de 90 à 80 km/h. La nouvelle réglementation entrera en vigueur dès le dimanche 1er juillet 2018 ; l’objectif affiché par le Gouvernement est de "sauver 300 à 400 vies" par an.

    Pendant plus de 3 ans, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est battue contre la mise en œuvre de cette mesure, dont elle a prouvé à maintes reprises l’inutilité en termes d’amélioration de la sécurité des usagers de la route et les aspects néfastes pour la mobilité des Français et l’économie des territoires les plus dépendants au réseau routier secondaire.

    Malgré la très forte opposition des Français aux 80 km/h (76 % de la population rejette la mesure de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée) et la mobilisation des usagers de la route, toutes catégories confondues, lors de manifestations organisées dans toute la France, le Premier ministre Édouard Philippe a refusé jusqu’au bout toute discussion et tout aménagement de la mesure.

    À partir du 1er juillet 2018, chaque usager motorisé sillonnant les routes françaises sera donc tenu de se conformer à la nouvelle réglementation... au moins pour deux ans ! Car il s’agit pour l’heure d’une expérimentation, qui doit se dérouler du 1er juillet 2018 au 30 juin 2020, au terme de laquelle rendez-vous est pris pour déterminer si la mesure aura effectivement permis de réduire l’accidentalité et la mortalité routières et si elle doit, en conséquence, être adoptée définitivement ou abandonnée.

    Cependant, aucune commission, aucun groupe de travail ou organisme n’a été chargé officiellement par le Gouvernement d’étudier les impacts de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée, ce qui permet légitimement de mettre en doute la rigueur et l’honnêteté avec laquelle sera menée cette expérimentation nationale.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" crée aujourd’hui un Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h, composé d’associations d’usagers de la route, d’associations de victimes d’accidents de la route et d’experts en sécurité routière, pour évaluer la pertinence de la mesure pour la réduction du nombre et de la gravité des accidents de la route.

    Chaque mois, le Comité analysera les données d’accidentalité routière disponibles ; un bilan d’étape sera réalisé tous les 6 mois, qui estimera s’il existe un potentiel lien de causalité entre une limitation de vitesse abaissée et l’évolution de l’accidentalité routière. À l’issue de la période d’expérimentation, s’il est établi par le Comité que le passage aux 80 km/h n’a pas permis d’impacter positivement la sécurité des usagers, il formulera officiellement une demande visant l’abandon pur et simple de la mesure.

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  • Motards, cyclistes, piétons, automobilistes… Tous les usagers de la route partagent un seul et même espace de déplacement. Pourtant, ils sont actuellement souvent opposés les uns aux autres, et ne parviennent plus à se comprendre. C’est donc pour permettre à l’ensemble des usagers de mieux connaître les habitudes de chacun afin de mieux partager la route que trois associations – "40 millions d’automobilistes", la Fédération française des Motards en Colère (FFMC) et Mon Vélo est une Vie – collaborent à un nouveau projet – Ensemble, créons le partage de la route de demain (www.partagerlaroute.com) – et proposent à tous de s’engager pour plus de respect et de sécurité sur la route.

    L’association Mon Vélo est une Vie a pour mission d’alerter les pouvoirs publics sur la sécurité des cyclistes, pour trouver un moyen de pratiquer le cyclisme en toute sécurité ; "40 millions d’automobilistes" est la seule association nationale de défense des automobilistes reconnue d’intérêt général ; la FFMC prône le partage de la route et la pratique de la moto de façon la plus sécurisé possible. Ensemble, les 3 associations ont pris l’initiative de se rencontrer et de mener un projet commun pour permettre aux usagers de la route de mieux comprendre les comportements et spécificités de chaque mode de déplacement.

    Pour apaiser les tensions entre usagers et parvenir à une cohabitation sur la route qui favorise la sécurité de tous, le projet Ensemble, créons le partage de la route de demain propose à tous de s’engager, via le site Internet dédié www.partagerlaroute.com, à faire preuve d’attention et de bienveillance envers l’ensemble des usagers de la route, de façon à construire une communauté respectueuse et améliorer la sécurité sur les routes. Une série de vidéos explicatives des spécificités de chaque mode de déplacement sera postée sur le site Internet, pour mieux informer les usagers.

    Pour faire part de votre engagement à respecter tous les usagers de la route, rendez-vous sur www.partagerlaroute.com.

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  • En mars dernier, le député LR du Cantal Vincent Descoeur déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi "visant à permettre aux préfets et aux présidents de conseils départementaux de maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur les routes nationales et départementales à double sens sans séparateur central". La proposition sera examinée par l’ensemble des députés en séance publique le jeudi 21 juin 2018. L’association "40 millions d’automobilistes" apporte son soutien à la proposition et espère vivement qu’elle sera adoptée par les Parlementaires.

    Le 1er juillet 2018, conformément à la décision du Conseil interministériel de Sécurité routière, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens du réseau secondaire sans séparateur passera de 90 à 80 km/h. D’après les estimations du journal spécialisé Auto Plus, plus d’un million de kilomètres de routes seraient concernées et un radar sur deux reprogrammé à la baisse.

    La mesure est très mal perçue auprès des usagers de la route, en particulier ceux résidant en zone rurale, qui sont non seulement persuadés que l’abaissement de la limitation de vitesse ne permettra pas d’améliorer leur sécurité, mais portera atteinte au contraire à leurs capacités de mobilité et les exposera à des sanctions plus nombreuses, impactant ainsi de façon négative leur pouvoir d’achat et leur permis de conduire.

    Le texte de loi qui sera présenté aux députés le 21 juin a pour but de permettre aux pouvoirs publics locaux – préfets et présidents de conseils départementaux – de déroger au cas par cas à la nouvelle réglementation, lorsqu’ils considèrent que les caractéristiques des routes permettent aux usagers de continuer à rouler à une vitesse maximale de 90 km/h sans danger.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", la proposition de Vincent Descoeur est un bon compromis entre prise en compte des spécificités du réseau secondaire, où il est effectivement cohérent, ponctuellement, de réduire la vitesse des usagers, et la nécessité de garder des infrastructures routières efficaces, en particulier dans les zones les moins bien desservies par les autres moyens de transport

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  • Crédits photo : fotonen sur fotolia.com

    En marge d’un déplacement à Rungis et interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h, le ministre de l’Intérieur Gerard Collomb a manifesté sa désapprobation au projet du Premier ministre et a pris ses distances par rapport à cette mesure en répondant par un "joker" au sujet de la baisse de la limitation de vitesse, alors que le ministre de l’Intérieur porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre. De quoi relancer le débat autour de la mesure : l’association "40 millions d’automobilistes" demande au Président de la République de prendre position sur cette mesure en prenant en compte les avis des ministres ainsi que du Sénat et de la très grande majorité des élus territoriaux qui s’opposent à la généralisation des 80 km/h.

    Une opposition assumée par le ministre de l'Intérieur

    Hier soir, lors d’une réunion publique à Rungis, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a été interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h et sa réponse fut la suivante : "je prends un joker sur la question suivante et je passe directement au radar embarqué". Par cette phrase, le ministre de l’Intérieur marque son opposition face à une mesure impopulaire ce qui relance le débat au sein du Gouvernement.

    Ce matin, interrogé en direct par Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Gérard Collomb a réitéré son opposition sur la généralisation des 80 km/h sur le réseau secondaire et enjoint la proposition émise par le Sénat et l’association "40 millions d’automobilistes", qui consiste à donner le choix aux départements d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes dangereuses.

    Le recadrage du Premier ministre

    Mais c’était sans compter sur le recadrage immédiat du Premier ministre Édouard Philippe, en déplacement à Strasbourg, qui réaffirme la volonté du Gouvernement à mettre en place cette mesure impopulaire pour des raisons de "sécurité et de santé publique".

    L'association "40 millions d’automobilistes" estime qu'un État qui n’écoute pas la majorité des Français et un état qui tombe dans la propagande, ce n’est pas le signe d’une démocratie qui fonctionne… En effet, tout le monde reprend en coeur la propagande officielle selon laquelle diminuer la vitesse de 10 km/h permettrait de sauver 400 vies par an, car c’est "politiquement correct" et que c’est la version entendue partout à la radio, à la télé et dans la presse.

    De plus, s’il y a bien une personne qui connait la réalité de l’expérimentation des 80 km/h, c’est bien Gérard Collomb, le "premier flic" de France. Il porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre et clairement il s’oppose en ouvrant la porte à une solution pragmatique.

    Pour l'association, si les membres du Gouvernement se divisent face à cette mesure, il faut que le chef de l’État prenne une décision prenant en compte toutes les positions des membres de son Gouvernement, mais également les propositions des institutions comme le Sénat qui n’a trouvé aucun argument convaincant sur l’efficacité de la mesure.

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  • Le groupe de travail du Sénat sur la sécurité routière a publié son rapport sur l’abaissement programmé de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire français. Après avoir auditionné tous les acteurs de la sécurité routière dont l’association "40 millions d’automobilistes", le Sénat s’exprime officiellement contre une mise en œuvre de la mesure de manière uniforme sur toutes les routes nationales et départementales et demande une décision décentralisée au niveau des départements, plus aptes à estimer au cas par cas quelles routes pourraient réellement bénéficier d’un abaissement de la vitesse maximale autorisée. Les arguments du Sénat rejoignent ainsi ceux de "40 millions d’automobilistes", qui s’oppose depuis le début au projet gouvernemental et demande aujourd’hui au Président de la République d’accéder à leur demande.

    Une mesure contraire aux besoins de mobilité des Français

    À l’issue de deux mois d’auditions, de recherches et de consultation publique, un groupe de sénateurs réunis autour de Michel Raison (Haute-Saône), Jean-Luc Fichet (Finistère) et Michèle Vullien(Rhône) sont parvenus à la conclusion selon laquelle l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse sur l’ensemble des routes secondaires était socialement inacceptable et inutile en termes d’amélioration de la sécurité routière.

    À l’instar de "40 millions d’automobilistes", qui recueille depuis des années l’opinion des usagers de la route et réalise des études sur les véritables facteurs d’accidentalité routière, le Sénat a jugé que la mesure prise arbitrairement par le Gouvernement le 9 janvier dernier était contraire aux besoins de mobilité des Français – en particulier ceux résidant en zone rurale – et que les conséquences néfastes engendrées par la mesure – si elle était appliquée en l’état – seraient disproportionnées au regard des bénéfices que l’on peut raisonnablement en attendre en termes de réduction de la mortalité routière.

    Les sénateurs demandent du cas par cas

    Si les sénateurs ne nient pas l’intérêt relatif d’un abaissement de la limitation de vitesse pour réduire le risque d’accident, ils estiment qu’il est impératif, pour une bonne compréhension et une meilleure acceptabilité de la mesure, qu’elle soit mise en place au cas par cas, uniquement sur les routes jugées les plus dangereuses par les autorités les plus compétentes en la matière, à savoir les conseils départementaux. On rappellera à ce sujet que ceux-ci ont déjà la possibilité d’abaisser ponctuellement la limitation de vitesse à 70 km/h.

    Pour "40 millions d'automobilistes", c’est typiquement le genre de mesure qu’il est nécessaire de décentraliser pour qu’elle soit appliquée de façon la plus pragmatique possible. Car qui mieux que le gestionnaire de voirie – en l’occurrence le conseil départemental pour les routes départementales – connaît le réseau routier dont il a la charge et est à même de l’aménager de manière cohérente ? L'association enjoint aujourd’hui Emmanuel Macron à entendre la colère des automobilistes, qui sont très majoritairement opposés à une généralisation des 80 km/h, et la voix des sénateurs, qui sont des élus locaux raisonnables et pragmatiques. La solution qu’ils proposent est la seule qui permette une mesure équilibrée et acceptable par tous.

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  • Aujourd’hui, mardi 06 mardi 2018, l’association "40 millions d’automobilistes" sera auditionnée par le groupe de travail sur la sécurité routière du Sénat, dans le cadre de la généralisation de l’abaissement de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse.

    Face au refus de concertation et au silence qui entoure la prise de décision gouvernementale de la mesure de généralisation des 80 km/h, le Sénat a créé un groupe de travail sur la sécurité routière et entrepris d’auditionner les principaux acteurs en la matière. C’est à ce titre que "40 millions d’automobilistes", première association de défense des automobilistes reconnue d’intérêt général, sera reçue aujourd’hui à partir de 15h30 par la sénatrice Michèle Vullien et les sénateurs Jean-Luc Fichet et Michel Raison.

    Lors de cette audition, l'association s'attachera à démontrer, comme elle l'a fait à maintes reprises ces derniers mois, qu’une limitation de vitesse abaissée n’a pas d’intérêt en termes de réduction de l’accidentalité routière, d’abord parce qu’une telle mesure n’agit pas sur les principales causes de mortalité sur la route – qui sont l’alcoolémie et les stupéfiants au volant – et parce qu’il existe de nombreux exemples, en France comme à l’étranger, qui contredisent le modèle mathématique qui voudrait que "1% de réduction de la vitesse moyenne permette une réduction de 4% de la mortalité routière", seul et unique argument avancé par le Gouvernement pour justifier cette décision d’abaissement de la vitesse.

    "40 millions d'automobilistes" ne manquera pas également de souligner le fait que cette baisse de la vitesse maximale autorisée provoquera sans aucun doute une forte augmentation du nombre d’amendes-radars et représente donc un surplus de recettes pour l’État estimé à près de 340 millions d’euros ! Cela nourrit évidemment le sentiment de ras-le-bol généralisé dirigé contre la politique ultra-répressive mise en oeuvre par le Gouvernement depuis des années, alors même que toute politique de sécurité routière devrait emporter l’adhésion de l’ensemble des usagers de la route.

    >>> Consulter l’argumentaire qui sera développé par l’association au cours de l’audition <<<

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  • Le député (LR) de l’Orne Jérôme Nury et 53 députés cosignataires ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à donner aux maires et aux conseils départementaux le pouvoir d’adapter à la hausse les limitations de vitesse imposées par décret ministériel. Autrement-dit, dans le cas où la mesure d’abaissement généralisé de la vitesse à 80 km/h viendrait à être appliquée, les autorités locales auraient la possibilité de maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h là où elles estiment que les 80 km/h ne sont pas justifiés en matière de sécurité routière. L’association "40 millions d’automobilistes" soutient cette proposition de loi.

    L'Assemblée nationale risposte avec une proposition de loi

    Le 9 janvier dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur près de 400000 kilomètres de routes du réseau secondaire à partir du 1er juillet 2018.

    Depuis, de très nombreuses voix s’élèvent pour s’opposer à la mesure, parmi lesquelles les associations "40 millions d’automobilistes" et la Fédération française des Motards en Colère, le Sénat, et les élus de l’Assemblée nationale, qui ripostent aujourd’hui au passage en force du Gouvernement et à son refus de concertation par le dépôt d’une proposition de loi qui pourrait, si elle était adoptée, contrecarrer légalement les plans de la Sécurité routière.

    L’exposé des motifs de la proposition de loi n°691 rappelle que dans une grande partie des territoires ruraux, la voiture individuelle reste le seul moyen de transport efficace pour les déplacements du quotidien, aussi bien personnels que professionnels.

    Pour "40 millions d'automobilistes", abaisser la vitesse maximale autorisée sur le seul réseau routier gratuit du territoire est de nature à nuire profondément à l’efficacité des déplacements, des échanges – notamment de services et commerciaux – et donc à l’économie et à l’attractivité de ces régions, déjà souvent enclavées.

    C’est donc pour préserver la performance du réseau routier secondaire, vitale pour ces territoires, que les députés cosignataires de la proposition de loi envisagent de donner le pouvoir aux maires et présidents des conseils départementaux d’adapter à la hausse la limitation de vitesse sur les routes nationales et départementales.

    Une adaptation ponctuelle, en fonction de l’infrastructure et de critères locaux, de la vitesse maximale autorisée était en effet déjà possible, mais uniquement pour prescrire une vitesse inférieure à la vitesse par défaut. La proposition de loi permettrait donc de renforcer ce pouvoir d’adaptation en rendant possible une hausse de la limitation de vitesse – en fait de maintenir une vitesse à 90 km/h – lorsque l’autorité compétente estime qu’une vitesse à 80 km/h n’aura pas d’impact positif sur la sécurité routière.

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  • Mercredi 24 janvier 2018, le Délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe était auditionné au Sénat par la Commission des lois et la Commission de l’aménagement du territoire, relativement à la mesure d’abaissement généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Les Sénateurs se sont montrés très actifs et n’ont pas hésité à malmener le Délégué. À cette occasion, ce dernier est revenu à plusieurs reprises sur les conclusions de l’expérimentation danoise de hausse de la limitation de vitesse, révélées par l’association "40 millions d’automobilistes", qu’il a accusé publiquement de colporter des mensonges. L'association maintient ses propos et démontre leur véracité.

    La rétention d’informations de la part du Gouvernement provoque la colère des Sénateurs

    Le Président de la Commission des lois Philippe Bas a ouvert l’audition en rappelant les motifs de la convocation du Délégué interministériel à la Sécurité routière : malgré les demandes nombreuses et insistantes du Sénat – et notamment les courriers de son Président Gérard Larcher et du Sénateur Michel Raison – l’instance représentative n’était pas parvenue à se voir transmettre par le Gouvernement les résultats de l’expérimentation à 80 km/h menée sur 3 tronçons routiers entre 2015 et 2017.

    Il a été rappelé à juste titre que prendre de nouvelles mesures – et d’autant plus des mesures dites "de rupture" – en termes de sécurité routière implique que l’on soit certains que ces mesures seront significatives et que les arguments sur lesquels elles se basent doivent être étayés. Or, il semblerait qu’aucune base scientifique et irréfutable ne soit à l’origine de ces 80 km/h, contrairement à ce qu’affirme le Gouvernement.

    Des arguments douteux et des vérités mathématiques pas si universelles

    Emmanuel Barbe s’est donc évertué à tenter de convaincre l’assistance du bien-fondé de la généralisation de la limitation de vitesse à 80 km/h, principalement en répétant que la vitesse est le principal facteur dans l’accidentalité routière et que diminuer la limitation de vitesse aura donc un effet mécanique de baisse de la mortalité sur les routes concernées. Selon lui, cela aurait été démontré en France entre 2002 et 2005, alors que les vitesses moyennes constatées avaient diminué de 7% en même temps que le nombre de décès sur les routes avait baissé de 37%.

    Si nous ne prétendons pas que cette affirmation ne correspond pas à la réalité, nous sommes en revanche en mesure de démontrer qu’elle ne peut en aucun cas être portée au rang de vérité universelle. Car si l’on regarde les données des vitesses moyennes relevées et de la mortalité routière sur les années 2011-2012, on constate que les Français ont roulé en moyenne 0,3 km/h plus vite en 2012 qu’en 2011 et que la mortalité routière a diminué de 8% (soit 318 vies épargnées). Il est donc absurde et malhonnête d’utiliser des chiffres tronqués pour justifier une mesure aussi grave que celle des 80 km/h généralisés et qui, de plus, fait l’unanimité contre elle.

    Des Sénateurs impliqués et dubitatifs

    Il semble d’ailleurs, à l’écoute des commentaires et interrogations formulés par les Sénateurs à l’issue de l’intervention d’Emmanuel Barbe, que les arguments douteux avancés par le Délégué n’ont convaincu personne : alors que le Sénateur Raison rappelait que "pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’il y ait une forme d’acceptabilité et de la pédagogie" et que bien souvent, les statistiques faisant de la "vitesse" la principale cause de mortalité sur les routes étaient en réalité faussées, de nombreux autres élus parlementaires demandaient pourquoi une modulation des limitations de vitesse en fonction de l’infrastructure et de l’accidentalité constatée sur les tronçons n’avait pas été retenue au lieu d’une généralisation de la mesure.

    Les questions portant sur l’absence de mesure relative à l’amélioration du réseau routier, au rejet de la politique "radars" par les usagers ainsi qu’aux conséquences néfastes d’une vitesse maximale autorisée abaissée pour les habitants des territoires ruraux ont également été soulevées lors de l’audition, les Sénateurs craignant notamment que le ras-le-bol citoyens ne s’exprime par les urnes.

    Le DISR parle de fake news… et déforme la réalité

    Le 20 décembre 2017, alors que la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire était sérieusement envisagée par le Gouvernement français et bénéficiait des faveurs du Premier ministre Édouard Philippe, l’association "40 millions d’automobilistes" révélait les résultats d’une étude de Sécurité routière menée au Danemark : de 2011 à 2015, la Direction des routes danoises, l’équivalent de notre Sécurité routière, a expérimenté – dans le souci d’améliorer l’efficacité des déplacements routiers – une augmentation de la limitation de vitesse de 80 à 90 km/h, soit exactement l’inverse de ce que l’on envisage de faire en France. Or, cette expérimentation a montré non seulement que les vitesses moyennes pratiquées n’avaient pas évolué à la hausse, mais surtout que les données concernant la sécurité des usagers étaient meilleures : une baisse de 11% de l’accidentalité et de 13% de la mortalité routières ont été enregistrées par rapport à la période précédant le test.

    L’association n’a fait que relayer les données qui lui ont été fournies au Danemark par l’autorité responsable de l’expérimentation : la Vejdirektoratet. Le rapport final est d’ailleurs accessible sur le site Internet de la Direction des routes.

    Malgré tout, le Délégué interministériel à la Sécurité routière n’a pas hésité à qualifier ces affirmations de mensongères à plusieurs reprises lors de son audition au Sénat, prétendant avoir eu la preuve qu’il s’agissait de "pseudo-vérités" en contactant l’ambassadrice du Danemark en France.

    Non seulement Emmanuel Barbe prête à "40 millions d'automobilistes" des propos que l'association n'a jamais tenus en prétendant qu'elle affirme que le Danemark a déjà généralisé la hausse des 90 km/h, mais il se permet également de tronquer la vérité en passant volontairement et malhonnêtement sous silence les faits qui desservent son discours. La réalité, c’est que l’expérimentation danoise est un succès et qu’une prolongation a été décidée et des financements supplémentaires alloués pour permettre d’augmenter le nombre de routes à 90 km/h. Personne ne parle de généralisation, seulement de la mise en oeuvre de vitesses différenciées et adaptées en fonction de l’infrastructure routière, ce que le Gouvernement français n’a pas eu l’intelligence de faire.

    À ce sujet, le média danois DR révèle que le nombre de kilomètres de routes sur lesquelles la limitation de vitesse serait augmentée pourrait doubler d’ici deux ans. Pour le justifier, le ministre des Transports a déclaré que "les vitesses qui semblent logiques aux yeux des automobilistes sont plus faciles à respecter pour eux que celles qui semblent inadaptées".

    Enfin, la plupart des partis politiques danois (de la majorité comme de l’opposition) est favorable à cette nouvelle réglementation, dans la mesure où elle permet d’améliorer l’efficacité des déplacements professionnels et privés, sans contrepartie négative sur la sécurité des usagers. Une enveloppe supplémentaire de 93 millions de couronnes danoises (12,5 millions d’euros) a d’ailleurs été allouée par le Gouvernement pour renforcer la qualité et la sécurité des routes sur lesquelles la vitesse maximale autorisée sera portée à 90 km/h.

    Un groupe de travail a donc été créé au sein du Sénat pour recueillir le maximum d’explications et de données pour établir si la mesure prise par le Gouvernement le 09 janvier dernier et qui doit être appliquée à partir du 1er juillet 2018 est utile, légitime et nécessaire.

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  • [Mise à jour du 18/01/2018]

    Suite à l’allocution du Premier ministre, la mobilisation des Français s’est encore accrue puisque cette mesure concerne tous les usagers de la route : automobilistes, motards, chauffeurs routiers… La grande majorité d’entre eux ne la comprend pas et ne l'accepte pas car elle reflète la focalisation exclusive et typiquement française qui est faite en France sur le facteur "vitesse", au détriment de toutes les autres causes d’accident.

    C’est cette réalité que les usagers veulent faire entendre aujourd’hui aux décideurs politiques ; "40 millions d’automobilistes", opposée à la mesure depuis les toutes premières annonces ministérielles, s’associe à la FFMC pour lutter contre l’entrée en vigueur des 80km/h.

    Des rassemblements entre usagers de la route seront ainsi organisés dans les départements par la FFMC et "40 millions d’automobilistes" pour recueillir l’opinion de tous et mettre sur pied des actions de mobilisation et des manifestations qui se tiendront partout en France au printemps.

    > Pour connaître les prochaines réunions organisées dans votre département, cliquez ici <

    Parallèlement, "40 millions d’automobilistes" poursuit son action via la mobilisation des élus parlementaires, nombreux à s’être officiellement déclarés opposés à l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse. Des rendez-vous sont déjà prévus entre l’association et des députés et sénateurs, et "40 millions d’automobilistes" rencontrera avec plaisir tous ceux qui souhaitent soutenir les usagers de la route.

    [Mise à jour du 09/01/2018]

    À l’issue du Conseil interministériel de Sécurité routière qui s’est tenu à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé sans surprise la généralisation de l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles du réseau secondaire non équipées d’un séparateur central à partir du 1er juillet 2018. L’association "40 millions d’automobilistes", fermement opposée à ce projet depuis sa première évocation en 2013, dénonce une mesure absurde, rejetée par une grande majorité des Français et dont on ne peut espérer aucune amélioration en termes de sécurité routière.

    Si l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée est l’information principale qui résulte de ce CISR, d’autres mesures ont été adoptées aujourd’hui par le Gouvernement, parmi lesquelles :

    • la généralisation de l’éthylotest anti-démarrage pour les récidivistes à l’alcool au volant ;
    • le placement en fourrière systématique pour 7 jours des véhicules des personnes s’étant rendues coupables d’une conduite sous l’emprise de stupéfiants, de conduite sans permis ou de conduite avec un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,8g ;
    • l’aggravation des sanctions pour l’usage du téléphone au volant lorsqu’il se cumule à une infraction au Code de la route mettant en danger sa propre sécurité ou celles des autres usagers. Le permis de conduire pourra alors faire l’objet d’une rétention ou d’une suspension ;
    • la possibilité d’avoir recours à la vidéo-verbalisation à l’encontre des conducteurs ne respectant pas la priorité aux abords des passages pour piétons.

    La mise en œuvre de la nouvelle limitation de vitesse sur les routes ne prendra effet que dans plusieurs mois. Tout n’est donc pas encore joué : le combat se poursuit avec l’association "40 millions d’automobilistes", qui appelle tous les usagers de la route opposés à cette mesure à donner de l’écho au combat contre les 80 km/h en utilisant la force des réseaux sociaux.

    Ainsi, l’association met à disposition des automobilistes un visuel à apposer en photo de couverture de leur page Facebook, afin de montrer aux Pouvoirs publics qu’ils ne sont pas prêts à se résigner.

    Télécharger le visuel en cliquant ici

    Pour les personnes souhaitant participer à la mobilisation qui ne possèdent pas de compte Facebook, une affiche à imprimer est également disponible.

    [Mise à jour du 05/01/2018]

    À l'occasion de l'entretien qui s'est déroulé hier à Matignon avec "40 millions d'automobilistes", l'association a rappelé qu'aucune étude n'avait pour l'heure prouvé l'efficacité de la mesure pour lutter contre la mortalité routière et que de nombreux autres facteurs étaient à prendre en compte pour réduire l'accidentalité des usagers de la route.

    L'association a demandé à avoir les conclusions de l'expérimentation des 80km/h qui a pris fin en juillet 2017 et pour laquelle aucun bilan officiel n'a été communiqué. Cela nous a été refusé. On nous a seulement répondu qu'on serait peut-être "surpris"... Mais surtout, que deux ans d'expérimentation, ce n'était pas suffisant et que les tronçons de routes étaient trop courts.

    Pourquoi alors vouloir faire passer en force cette mesure rejetée par ¾ des Français, et ne pas simplement prolonger le test de façon à avoir des données exploitables et des conclusions incontestables ?

    [Mise à jour du 04/01/2018]

    Aujourd’hui, l'association "40 millions d’automobilistes" sera reçue à Matignon à 17h00 dans le cadre de la préparation au Comité interministériel pour la Sécurité routière qui se tiendra le mardi 09 janvier et sera présidé par Édouard Philippe. À cette occasion, l’association évoquera le fait que non seulement la mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h serait complétement inefficace pour lutter contre la mortalité routière, mais aussi qu’elle constituerait un frein important à la mobilité quotidienne de nombreux Français et un handicap pour l’économie des régions les plus enclavées.

    Par ailleurs, l’association rappellera que 72% des Français se disent opposés à la mise en œuvre de cette mesure et remettra symboliquement les 600000 signatures recueillies par sa pétition en ligne depuis le 1er décembre 2017. Les autres pistes possibles pour infléchir la courbe de la mortalité routière seront enfin évoquées.

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    À l’instar du sénateur Alain Fouché aux côtés duquel l’association "40 millions d’automobilistes" a tenu une conférence de presse, le Parlement est snobbé par le Gouvernement, qui choisit de procéder par ordonnance pour modifier le Code de la route sans même prendre le temps du débat au Parlement. Une preuve de plus du passage en force du Gouvernement Macron sur un sujet de mobilité capital dans le quotidien des Français.

    Aussi, "40 millions d’automobilistes", fort du soutien d’Alain Fouché au Sénat et de Nicolas Dupont-Aignan à l’Assemblée nationale, écrit aujourd’hui-même à tous les parlementaires pour leur demander de s’associer à la demande de nécessaire débat au Parlement avant qu’une quelconque mesure de ce type ne soit entérinée. L'association sollicite également l’association des Maires de France et son président François Baroin, dans le but d’obtenir le soutien des élus locaux, oubliés dans les débats de façade organisés par la Sécurité routière et l’État.

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    L’expérimentation de la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles non séparées du réseau secondaire s’est déroulée de juillet 2015 à juillet 2017, sur 3 portions de routes d’une longueur totale de 81 km. Et bien qu'aucun bilan officiel n’ait été communiqué à ce jour, le gouvernement d’Édouard Philippe envisage la mise en œuvre de la mesure dès 2018  !

    Du 11 au 13 décembre 2017, dans la cadre d’une réunion de travail sur la sécurité routière avec la Préfecture de la Haute-Saône, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est rendue à Vesoul, sur la RN 57, l’une des 3 portions de route où la limitation de vitesse a été abaissée à 80 km/h au lieu de 90 km/h auparavant, afin d'évaluer la pertinence du dispositif et son incidence sur la sécurité routière.

    Entre une expérimentation faussée par des travaux d'aménagement et des conditions de circulation et une sécurité dégradées, ce que l'association a découvert sur place est consternant :

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    Pour contrer cette mesure, l’association "40 millions d’automobilistes" a réalisé un film documentaire intitulé Le Danemark, en route vers le bon sens, accompagné d’un livret récapitulatif, qui prouvent que l’abaissement des vitesses n’est pas la solution pour améliorer la sécurité sur les routes.

    Le documentaire a été diffusé ce mardi 19 décembre 2017 au Sénat, en présence de la presse. Une question écrite sur la politique de sécurité routière sera posée à l’attention du ministre de l’Intérieur, par le Sénateur Alain Fouché.

    Partant du constat que de nombreux accidents mortels sur le réseau secondaire étaient dus à des chocs frontaux survenus à la suite de dépassements dangereux, parce qu’il existait de forts écarts de vitesse entre les usagers qui respectaient les 80 km/h et ceux qui jugeaient cette limitation inadaptée (la majorité des automobilistes) et roulaient donc légèrement au-dessus, le Danemark a expérimenté une augmentation de la vitesse de 80 km/h à 90 km/h sur une sélection de routes secondaires (16 portions d’une longueur totale de 103 km).

    L’expérimentation a permis de mettre en évidence qu’une hausse de la limitation de vitesse n’allait pas forcément de pair avec une hausse des vitesses pratiquées : après 3 ans de test, la Direction danoise des routes a constaté que les vitesses moyennes étaient restées les mêmes (89 km/h alors que la vitesse était limitée à 80 km/h, 89,1 km/h lorsqu’elle a été portée à 90 km/h) et que l’accidentalité et la mortalité routière avaient chuté respectivement de 11% et 13% par rapport à la période précédant l’expérimentation.

    S'il serait abusif de prétendre que la baisse de l’accidentalité est la conséquence de l’augmentation de la limitation de vitesse, ces bons résultats sont toutefois la preuve qu’une limitation de vitesse plus élevée n’engendre pas nécessairement plus d’accidents et qu’a contrario, une baisse de la limitation de vitesse n’entraînerait pas systématiquement une diminution de la mortalité sur les routes.

    [Mise à jour du 11/12/2017]

    La rumeur d’une baisse généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h avait refait surface le 1er décembre dernier. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis : à l’occasion d’un déplacement sur une opération de sécurité routière, le Premier ministre E. Philippe a déclaré vouloir "faire de la sécurité routière une véritable priorité" et s’est dit "favorable aux 80 km/h sur les routes bidirectionnelles nationales et départementales", considérant que "la vitesse est un facteur très fortement aggravant de l’occurrence et de la gravité des accidents".

    L'association "40 millions d'automobilistes" s’oppose fermement à cette mesure qu’elle estime inefficace et appelle les usagers à signer sa pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com, qui compte déjà plus de 400000 signataires.

    [Article du 01/12/2017]

    Aujourd’hui, vendredi 1er décembre 2017, le journal Le Point annonce la généralisation du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles françaises. D’après le quotidien, la mesure ferait partie des dispositions prises dans le cadre du Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) qui se tiendra en janvier prochain. Bien que l’information ne soit pour l’heure pas confirmée, l’association "40 millions d’automobilistes" estime que la menace est bien réelle pour les automobilistes et qu’une telle mesure ne permettrait en aucun cas d’améliorer la sécurité routière. L’association lance aujourd’hui la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr et appelle toutes les associations d’usagers et tous les automobilistes à se mobiliser.

    >>> JE SIGNE LA PÉTITION <<<

    Une mesure rejetée par la majorité des usagers

    L’idée selon laquelle réduire la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires pourrait améliorer la sécurité des usagers n’est pas nouvelle : en 2013, Manuel VALLS – alors ministre de l’Intérieur – annonçait déjà une "baisse inéluctable des limitations de vitesse", qui permettrait de "sauver 450 vies". De nombreux sondages avaient alors été menés auprès des Français, dont les résultats étaient sans appel : d'après un sondage mené par Le Parisien en avril 2015, 74% des Français pensent qu'il ne faut pas réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier. De plus, les allusions régulières des média à cette problématique ne remportent que les foudres des usagers, preuve que l’éventualité d’une baisse généralisée de la vitesse à 80 km/h n’est toujours pas admise par les usagers.

    Une expérimentation à la marge et des résultats gardés secrets

    Face à la très forte impopularité de la mesure, seule une expérimentation réduite débutant en juillet 2015 avait finalement été décidée, sur 3 portions de routes (la N151 entre la Nièvre et l’Yonne, la N7 dans la Drôme et la N57 en Haute-Saône) d’une longueur totale de 81 km.

    Mais à ce jour, le bilan de cette expérimentation qui devait prendre fin en juillet 2017 n'a toujours pas été publié.

    Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré que "l’expérimentation sera[it] transparente, honnête et rigoureuse", ce qui rend d’autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. Quoi qu’il en soit, ce silence n’est pas tolérable ; les Français doivent avoir accès aux résultats de l’étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable.

    L'association "40 millions d’automobilistes" sera reçue le 12 décembre prochain par le Préfet de la Haute-Saône et demandera que les résultats de l’expérimentation soient enfin rendus publics.

    La pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr pour se mobiliser

    Aujourd’hui plus que jamais, la menace est donc bien réelle pour les automobilistes. Membre du Conseil national de Sécurité routière, l’association est donc proche du dossier et craint que cette baisse annoncée de la vitesse à 80 km/h ne soit qu’un début : certains experts demandent même une baisse à 70 km/h !

    Associée à la multiplication du nombre de radars et à la privatisation des radars embarqués voulue par le Gouvernement et également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017, cette mesure provoquerait une augmentation sans commune mesure du nombre de verbalisations pour excès de vitesse et une hausse sans précédent des amendes routières.

    L’association "40 millions d’automobilistes" appelle donc tous les usagers à s’unir contre la répression routière et à se mobiliser en signant la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr.

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  • [Mise à jour du 18 décembre 2017]

    Parmi ses nombreuses missions, l’engagement de "40 millions d’automobilistes" en faveur d’un meilleur état des routes reste un des combats majeurs de l’association. En effet, on estime que 47% des accidents de la route mettent en cause la qualité ou l’entretien des infrastructures routières.

    Outre son impact média, le lancement du site www.jaimalamaroute.com a permis des avancées significatives, en faisant émerger la problématique de l’état des routes et son rôle dans la sécurité routière, mais surtout en faisant débloquer une enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros dédiée à des projets routiers.

    Afin que tout le monde puisse continuer à contribuer au bon entretien du réseau routier, "40 millions d’automobilistes" met en place l’application gratuite "J’ai mal à ma route" qui permet, en quelques secondes, de faire remonter les travaux à effectuer aux collectivités.

    L’application fonctionne avec la géolocalisation : lorsque l’utilisateur est sur le lieu d’un danger ou d’une dégradation (nid de poule, chaussée glissante, virage dangereux, marquages effacés…), il lui suffit de sélectionner la nature de son signalement, d’en définir la dangerosité et d’ajouter, si possible, une photo de la dégradation avec une description. La géolocalisation se charge de définir la position précise du point signalé avant d’envoyer, de façon anonyme, le signalement aux autorités compétentes.

    L’application est téléchargeable gratuitement sur Google Play et l'App Store.

    [Article du 26 novembre 2015]

    « J’ai mal à ma route » (www.jaimalamaroute.com): c’est la nouvelle opération participative que lance aujourd’hui l’association « 40 millions d’automobilistes ». Cette opération a pour objectif de dénoncer la dégradation du réseau routier français et d’identifier les routes jugées les plus dangereuses par les usagers, car dégradées.

    >>> SIGNALER UNE ROUTE DANGEREUSE<<<

    La dégradation du réseau routier, facteur d’accidentalité

    Après plus de 10 ans de baisse consécutive du nombre de tués sur les routes, la France fait face à une recrudescence du nombre d’accidents mortels en 2014 et 2015. Une hausse que les pouvoirs publics se sont empressés de mettre sur le dos d’un relâchement du comportement des automobilistes, afin de mieux justifier de nouvelles mesures de répression. Or, on estime que 47% des accidents de la route mettent en cause la qualité ou l’entretien des infrastructures routières !

    Parallèlement, 42% des Français estiment que l’état des routes, en particulier communales et départementales, se dégrade et cela constitue une source d’inquiétude pour 75% d’entre eux.

    Forte de ces constats, l’association « 40 millions d’automobilistes » entend donc faire prendre conscience aux élus de l’importance de maintenir les infrastructures routières en bon état pour préserver la sécurité des usagers et mettre les gestionnaires face à leurs responsabilités.

    Depuis 2004, ce sont les communes et les départements qui ont la charge de l’entretien de la quasi-totalité du réseau routier français. Mais ces collectivités ont tendance à négliger la responsabilité qui leur incombe en termes de maintenance et d’amélioration des infrastructures routières, avec pour conséquence une augmentation des risques encourus par les usagers. Cela n’est plus acceptable. L’Etat ne peut pas continuer à fixer aux automobilistes des objectifs ambitieux de sécurité routière alors qu’il se désengage de l’entretien des routes !

    Un site Internet pour signaler les routes dangereuses

    « 40 millions automobilistes » ne cesse de répéter l’importance d’un réseau routier bien entretenu. Face à cette situation, l’association a décidé de s’attaquer aux problèmes des infrastructures en créant la première plateforme de signalement des routes dangereuses : www.jaimalamaroute.com.

    Cette plateforme est à la disposition de tous les usagers de la route, pour leur permettre de dénoncer les chaussées déformées, les fissures, les nids de poule, ou autres aménagements inappropriés qui mettent en péril la sécurité routière.

    Les autorités en charge de l’entretien des routes ne pourront plus prétendre ignorer les problèmes de sécurité qui sévissent : l’association se fera porte-parole des usagers pour demander officiellement la remise en état des routes dangereuses, identifiées grâce aux signalements des automobilistes.

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  • Aujourd’hui à 14h30, l’association "40 millions d’automobilistes" a officiellement remis au ministère de l’Intérieur son Livre blanc pour la sécurité routière 2017-2022. Avec ce document, l’association entend participer activement au débat pour élaborer le nouveau Plan de sécurité routière que le Président de la République Emmanuel Macron exposera en octobre prochain.

    La Sécurité routière en panne d’efficacité

    2014 restera dans les mémoires comme la meilleure année de sécurité routière que l’on ait connue en France. Malheureusement, depuis, l’accidentalité est repartie à la hausse. Pour enrayer le phénomène, la Sécurité routière, sous l’égide du ministère de l’Intérieur, a bien tenté de mettre en œuvre un panel de mesures… 81, pour être précis, depuis 2015.

    Avec une telle vague de nouvelles dispositions, on pourrait s’attendre à constater une amélioration rapide de la situation ; la réalité est toute autre. Loin d’inverser la courbe, cette multitude de mesures n’a fait que renforcer l’inefficacité de la politique menée par la Sécurité routière depuis des années.

    Faire de la sécurité routière avec les automobilistes et non contre eux

    Si l’on regarde ces 81 mesures dans le détail, on constate que seul l’axe répressif est envisagé et que tout tourne autour du "radar" providentiel. Il faut donc parvenir à changer de perspective et à construire enfin la sécurité routière avec eux et non contre eux.

    Cette vision passéiste de la sécurité routière doit donc faire place à une sécurité routière du XXIème siècle, qui prendrait en compte l’opinion publique et remporterait ainsi l’adhésion des usagers, condition sine qua non à la réussite d’une politique gouvernementale.

    Un programme populaire et pragmatique

    C’est donc dans cet esprit qu’a été rédigé le Livre blanc de la Sécurité routière 2017-2022. Le document contient 21 propositions qui permettent de traiter sous tous les angles les problématiques de sécurité routière, réparties en 7 grands thèmes.

    "40 millions d’automobilistes" a pris le parti de faire table rase de ce qui se faisait jusqu’alors en termes de sécurité routière et de proposer un programme populaire. Nous avons eu la démonstration ces dernières années que la répression à outrance n’apportait pas les résultats escomptés ; l'association suggère donc de prendre le contre-pied. Arrêtons d’être impitoyable avec les petites infractions qui ne représentent pas de danger et renforçons les actions qui permettent de lutter contre les véritables sources d’accidents.

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  • Interdiction de fouiller dans sa boîte à gants, de manger ou de se maquiller au volant ? L’épisode du week-end dernier sur les "nouvelles mesures de sécurité routière" a provoqué une propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dans les média. Souvent contactée par ces derniers, l’association "40 millions d’automobilistes" a aussitôt démenti ces intox. Car parmi les "nouvelles" mesures de sécurité routière annoncées, certaines étaient déjà en place depuis plusieurs années, tandis que d’autres sont tout simplement fausses !

    La seule modification survenue le 1er juillet 2017 porte sur la taille réglementaire des plaques de deux et trois-roues motorisés.

    Concernant les autres modifications annoncées dans les média, voici ce qu’il en est vraiment:

    • Aucun article du Code de la route ne mentionne spécifiquement l’interdiction d’écouter de la musique, de manger un sandwich ou de chercher quelque chose dans la boîte à gants du véhicule. Cependant, selon l’article R.412-6 du Code de la route datant de 2001 et modifié en 2008, les forces de l’ordre peuvent sanctionner tout comportement dangereux. Cette disposition, que les forces de l’ordre n’appliquent que dans le cas où les cas énoncés précédemment auraient un impact dangereux sur la conduite, peut donc, éventuellement, conduire à verbaliser un comportement inapproprié. Mais cela n’est pas nouveau et ne fait pas l’objet de verbalisation massive ! D’autre part, la sanction prévue est une amende forfaitaire de 35€ et pas de retrait de points, et non de 75€ et de 3 points sur le permis de conduire comme l’ont communiqué certains média !
    • L’interdiction d’un écran dans le champ de vision d’un conducteur est inscrite dans le Code de la route depuis 2008.
    • La baisse de l’alcoolémie légale pour les conducteurs novices est entrée en vigueur il y a deux ans, le 1er juillet 2015.
    • Le fait de téléphoner au volant est sanctionné par la perte de 3 points et 135 euros d’amende depuis janvier 2012.

    Crédits photo : tostphoto sur fotolia.com

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  • Aujourd’hui, mardi 30 mai 2017, le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France révèle que la Délégation interministérielle à la Sécurité routière envisage de demander au ministre de l’Intérieur de renforcer les sanctions liées à l’infraction que constitue la tenue en main d’un téléphone au volant. L’association "40 millions d’automobilistes" s’oppose fermement à une telle mesure – dont l’aspect dissuasif n’est pas prouvé – et recommande que soient mis en place des stages de sensibilisation spécifiques en alternative à la sanction.

    L’usage d’un téléphone tenu en main au volant fait l’objet d’une contravention de 4ème classe et est actuellement puni d’une amende forfaitaire de 135€ et d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Mais la Sécurité routière estime qu’au regard de la dangerosité de ce comportement, les sanctions ne sont pas assez dissuasives.

    Certes, l’on ne peut nier que tenir le téléphone en main en situation de conduite est incontestablement dangereux. On estime d’ailleurs qu’un accident de la route sur 10 résulterait de cette pratique ; des mesures sont donc nécessaires.

    Mais pour "40 millions d'automobilistes", le renforcement de la sanction n’est pas une solution : la Sécurité routière est à côté de la plaque, en panne d’idées ! Il ne faut pas punir davantage, mais sensibiliser et convaincre. Un automobiliste conscient de la gravité et de la dangerosité de son comportement ne le reproduira plus. C’est pourquoi l'association préconise la mise en œuvre de stages de sensibilisation en alternative à la sanction, qui traiteraient de problématiques spécifiques en fonction de l’infraction commise par l’usager. Ces stages seraient dispensés par les centres agréés et pourraient prendre la forme d’une demi-journée de sensibilisation aux dangers spécifiques des comportements jugés les plus dangereux : alcool, stupéfiants, téléphone, refus de priorité…

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  • Le 27 avril dernier, "40 millions d’automobilistes" dénonçait les mesures prises en toute discrétion par le Gouvernement dans la période de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle : il s’agissait, d’une part, de l’appel d’offres lancé pour la privatisation des voitures-radars avant même la fin de l’expérimentation de la mesure et, d’autre part, du décret visant à interdire la diffusion de messages de sécurité routière dans certains périmètres via les outils d’aide à la conduite communicants. L’association, qui s’oppose fermement à ces 2 mesures, organisait la mobilisation en mettant à disposition des usagers un courrier à adresser en masse à leurs élus parlementaires pour leur demander de se mobiliser pour contrer ces mesures. Aujourd’hui lundi 15 mai 2017, c’est une première victoire pour les automobilistes dans ce combat, puisque suite à la mobilisation des usagers, 16 députés viennent de déposer une Proposition de résolution afin d’évaluer l’efficacité de la politique de sécurité routière.

    Un courrier à adresser aux élus parlementaires

    Afin d’alerter les automobilistes sur les mesures prises en toute discrétion par le Gouvernement tandis que tous les regards étaient braqués sur l’élection présidentielle, "40 millions d’automobilistes" avait mis en ligne une vidéo sur son site Internet et sur les réseaux sociaux qui a atteint près de 400000 vues. À travers cette vidéo, l’association appelait les automobilistes à se mobiliser et à écrire à leurs élus parlementaires afin qu’ils s’opposent à la privatisation des radars embarqués et au décret visant à rendre inutilisables les outils d’aide à la conduite communicants.

    Dans le modèle de courrier mis à disposition des usagers, « 40 millions d’automobilistes » demandait aux élus d’intervenir :
    "Vous êtes élu parlementaire et donc, à ce titre, représentant des Français et garant de leurs libertés […] Je vous demande donc d’intervenir officiellement au sein de l’Assemblée nationale pour demander la mise en œuvre d’une commission d’enquête parlementaire dont le but serait d’évaluer la transparence des dernières mesures dites « de sécurité routière » prises par le Gouvernement et d’estimer si l’on peut raisonnablement en attendre des bénéfices réels en termes d’amélioration des conditions de sécurité sur nos routes."

    Les automobilistes ont été nombreux à faire parvenir le courrier à leurs élus et à partager l’initiative en masse afin d’alerter le plus grand nombre d’usagers.

    16 députés répondent à l’appel des automobilistes

    Grâce à la mobilisation des automobilistes, 16 députés ont donné une réponse favorable à la requête de l’association : Dino CINIERI, Edouard COURTIAL, Jean-Michel COUVE, Jean-Pierre DECOOL, Lucien DEGAUCHY, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Charles de LA VERPILLIERE, Marc LE FUR, Philippe LE RAY, Frank MARLIN, Jean-Claude MATHIS, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Christophe PRIOU, Didier QUENTIN et Jean-Luc REITZER ont déposé une Proposition de résolution à l’Assemblée nationale afin d’établir le coût exact de la politique de sécurité routière mise en œuvre dans notre pays depuis quarante ans, d’évaluer les résultats de cette politique dans tous les domaines, dont l’apport spécifique des radars depuis 2002 et, à la lumière des politiques conduites à l’étranger comme des expériences réussies dans certains territoires de l’hexagone, de proposer les grands axes de la politique que notre pays doit mettre en œuvre pour remédier à cette situation.

    C’est donc une première victoire pour les automobilistes qui prouve, encore une fois, que la mobilisation porte ses fruits. L’association "40 millions d’automobilistes" compte bien continuer dans cette lancée et profiter de cette proposition pour enfoncer le clou.

    Crédits photo : Coka sur fotolia.com

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  • Créé en 2001, le CNSR (Conseil national de la Sécurité routière) est un organisme chargé de conseiller le ministre de l’Intérieur et de formuler des propositions pour orienter la politique de sécurité routière. Il évalue aussi la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics. Le CNSR est composé d’élus (parlementaires, conseillers régionaux, maires), de représentants d’associations agissant dans le domaine de la sécurité routière et de représentants d’entreprises et d’administrations. Des experts nommés par le délégué interministériel à la Sécurité routière peuvent aussi participer aux débats.

    "40 millions d'automobilistes" a été nommée membre du CNSR* en tant qu'association agissant dans le domaine de la Sécurité routière ; la mobilisation institutionnelle est primordiale dans l’action de l’association puisqu’elle permet d’agir à la source des différentes problématiques liées aux automobilistes. Ainsi, depuis 2012, "40 millions d’automobilistes" remplit sa mission de défense de l’intérêt général des automobilistes en les représentant dans plusieurs commissions du CNSR.

    *Décret du 20 janvier 2017 portant nomination du président et des membres du Conseil national de la Sécurité routière

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  • L’association "40 millions d’automobilistes" publie le livret Les Français connaissent-ils bien les règles de sécurité routière ? qui expose les résultats de son opération "100 questions pour la route" menée tout au long de l’été 2015. Le document livre une synthèse des notes obtenues par les participants qui ont répondu aux quiz du site Internet dédié www.questionspourlaroute.com et propose un classement par départements et par catégories des usagers qui maîtrisent le mieux les règles de sécurité routière.

    >>> Consultez le livret en suivant ce lien <<<

    100 questions pour réviser le Code de la route de façon ludique

    Du 06 au 27 juillet 2015, l’association "40 millions d’automobilistes" était partie sur les routes de France à la rencontre des usagers pour leur proposer une opération de sensibilisation à la sécurité routière ludique et innovante.

    Les automobilistes manifestent un réel intérêt pour toutes les questions liées à la sécurité routière et sont demandeurs d’initiatives qui leur permettraient de garder à jour leurs connaissances sur le Code de la route, qui s’apparenteraient à de la formation continue. Mais ils refusent toute démarche qui relèverait de l’obligation ou de la contrainte. Partant de ce constat, l'association a entrepris de créer des supports ludiques, gratuits (cahier de vacances, site Internet interactif), grâce auxquels tous les usagers peuvent accéder non seulement à des informations sur la réglementation routière, mais aussi à des notions sur l’entretien courant du véhicule et la gestion du permis à points.

    Preuve de l’engouement des Français pour les thématiques abordées, les internautes ont été plus de 318 000 à se connecter au site www.questionspourlaroute.com et à répondre à au moins une série de questions au cours de l’été. À la fin du questionnaire, chacun pouvait prendre connaissance de son score et télécharger gratuitement le cahier de vacances.

    Un classement des usagers qui connaissent le mieux les règles de sécurité routière

    Les données recueillies grâce à la participation massive des usagers de la route à cette opération de sensibilisation a permis à "40 millions d’automobilistes" d’établir un classement des Français qui ont le mieux répondu aux questions. Pour chaque département, le livret propose donc un portrait du meilleur usager (selon le sexe, l’âge, le nombre de kilomètres parcourus)… et de celui qui connaît le moins bien les règles de "bonne conduite".

    1. Gers : 5,45/10
    2. Eure : 5,2/10
    3. Cher : 5,17/10

    Un classement national, par moyenne générale départementale, figure également dans le document de 52 pages.

    Le principal enseignement de cette opération est que si la bonne maîtrise des règles de conduite est un élément indispensable pour circuler en sécurité sur les routes, ce n’est pas suffisant. On remarque, à titre d’exemple, que les départements ayant obtenu les meilleurs résultats au quiz ne sont pas systématiquement ceux qui enregistrent le plus faible taux d’accidentalité routière.


    "40 millions d'automobilistes" avait pour ambition de créer un site utile et accessible à tous. Il a été réalisé avec des moyens humains et financiers associatifs ; il est donc largement perfectible. Notre plus grand souhait aujourd’hui est qu’une instance gouvernementale s’en inspire et l’améliore pour proposer aux usagers un véritable outil de révision du Code de la route, attractif et non-moralisateur.

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  • Lors de la campagne à l'élection présidentielle de 2012, "40 millions d'automobilistes" avait mené une série d'entretiens avec les candidats afin de connaître leurs projets sur les différentes thématiques liées aux automobilistes. Le mandat de François Hollande, président de la République, touchant à sa fin dans quelques mois, il est temps de confronter ses différentes déclarations avec ce qui a réellement été fait.

    François Hollande : "L'alcool au volant est la première cause d'accident de la route […] J'engagerai une réelle réflexion sur la question, en concertation avec l'ensemble des parties concernées afin de prendre des mesures efficaces en la matière".
    Note : 2/10 - Force est de constater qu'une majorité des mesures prises pour diminuer la mortalité routière concerne le développement de l'arsenal des radars pour contrôler la vitesse. L'inaction du Gouvernement sur la question de l'alcool au volant a d'ailleurs récemment été pointée du doigt par la Cour des Comptes. Quelques mesures ont tout de même été prises, telles que l'obligation d'équiper tous les autocars d'éthylotests anti-démarrage (EAD), ou bien l'abaissement du taux légal d’alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l de sang pour les conducteurs en permis probatoire.

    F.H. : "Simplifier les durées de récupération de points."
    0/10 - En 2010, l'association "40 millions d'automobilistes" obtenait l'abaissement du délai de récupération de points à 6 mois au lieu d'un an pour les infractions ayant entraîné la perte d'un point, et du délai de récupération des 12 points à 2 ans au lieu de 3 pour les infractions de 2e et 3e classe. Cependant, rien de nouveau depuis l'élection de François Hollande !

    F.H. : "Concernant la fatigue [au volant], […] j'entends engager des négociations au niveau européen avec les constructeurs afin d'encourager l'équipement des véhicules en termes de sécurité."
    6/10 - Des efforts ont en effet été fournis par les constructeurs et des entreprises spécialisées afin de développer des équipements permettant de palier les problèmes de somnolence au volant (alarmes de vigilance au volant, systèmes d'alerte de franchissement de ligne continue, etc.). Toutefois, "40 millions d'automobilistes" regrette que certains dispositifs pourtant simples, tel que les bandes d'alerte audio tactile, n'aient pas été généralisés.

    F.H. : "Il nous faut supprimer les failles [du permis à points] permettant à certains d'échapper aux décisions de justice."
    10/10 - On ne peut malheureusement que constater la capacité du Gouvernement à optimiser le système répressif de façon à générer davantage de recettes, au détriment de mesures concrètes pour lutter contre la principale cause de mortalité routière : amélioration du taux de conversion des radars, obligation pour les entreprises de dénoncer leurs salariés en cas d'infraction, fin de l'impunité pour les conducteurs étrangers, projet de gestion des radars embarqués par des sociétés privées… La course à la rentabilité est lancée !

    F.H. : "Il nous faudra consacrer à la remise en état de notre patrimoine routier une partie de notre effort, afin de préserver la sécurité de nos concitoyens."
    2/10 - L'état du réseau routier se dégrade continuellement et ce sont 25% du budget dédié à la route qui sont supprimés chaque année. En février 2016, après une longue bataille sur le sujet, "40 millions d'automobilistes" était entendu et une enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros dédiés à la rénovation des infrastructures routières était annoncée. Un effort certes non négligeable, mais encore insuffisant compte tenu des nombreux travaux qui devraient être entrepris et des ambitions initiales de notre Président.

    F.H. : Autoroutes : "Convenir d'un pacte de modération tarifaire avec les concessionnaires."
    3/10 - Plus de 4 ans après l'élection de François Hollande, les tarifs autoroutiers continuent d'augmenter plus vite que l'inflation. Malgré un gel des prix des péages obtenu en 2015 par "40 millions d'automobilistes", la modération des tarifs n'est globalement pas au rendez-vous.

    F.H. : "Faciliter l'acquisition du permis de conduire sans alléger les compétences requises pour l'obtenir."
    3/10 - Après une réforme de l'épreuve du Code de la route qui a fait débat, notamment en raison des nombreuses questions n'ayant aucun rapport avec la sécurité routière, il semble que le taux de candidats reçus à l'examen soit retourné à la normale, après avoir enregistré une chute plus que significative. Ce taux est-il pour autant meilleur qu'avant ? Peut-on estimer que le niveau de compétences requises ait été maintenu ? Toutefois, la gestion de l'examen par des sociétés privées aura le mérite de diminuer les temps d'attente pour les candidats.

    F.H. : "Veiller à la qualité des stages de récupération de points. Leur contrôle doit être mieux organisé."
    8/10 - Si l'annonce a tardé à se faire et qu'il aura fallu une forte médiatisation pour relancer le sujet, le Gouvernement a effectivement annoncé la multiplication par cinq des contrôles dans les centres de stage, afin d'éradiquer les pratiques peu scrupuleuses de certains.

    F.H. : "Améliorer l'information des automobilistes afin qu'ils sachent en temps réel combien de points il leur reste."
    0/10 - Aucun nouvel outil ou procédé visant à améliorer l'information des automobilistes sur leur nombre de points n'a été mis en place. Pour rappel, "40 millions d'automobilistes" demande la création d'un site Internet gouvernemental accompagné d'une application permettant de connaître non seulement le solde de points restants sur le permis de conduire, mais aussi le type d'infraction commise et les dates de récupération des points.

    F.H. : "Sortir de la stratégie des statistiques à court terme et de la communication propagande."
    0/10 - Se passe de commentaires.


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  • Un rapport de la Cour des Comptes publié le 15 juin 2016 pointe du doigt la complaisance et l’immobilisme de l’État français en matière de consommation de boissons alcoolisées. Selon l’étude, l’alcool serait à l’origine de plus de 49000 morts prématurées chaque année. L’occasion pour l’association "40 millions d’automobilistes" de rappeler que l’alcoolémie au volant reste la première cause de mortalité sur les routes françaises, provoquant plus de 1000 décès chaque année, et de dénoncer l’inaction meurtrière du Gouvernement et de la Sécurité routière envers la prévention des risques liés à l’alcool au volant.


    L’association "40 millions d’automobilistes", à l’instar de la Cour des Comptes, considère que "l’abus d’alcool aggrav[e] l’insécurité routière" et que "l’État ne se donn[e] pas les moyens d’infléchir les comportements à risques en n’agissant qu’imparfaitement sur les leviers disponibles", parmi lesquels la prévention des risques liés à l’alcool au volant, les contrôles d’alcoolémie sur les routes et la sanction de la conduite sous l’empire d’un état alcoolique.


    L’étude révèle que le nombre de dépistages de l’alcool au volant régresse depuis plusieurs années, notamment en raison de la lourdeur de la procédure et des coûts engendrés pour la société. Mais si l’on veut réduire la mortalité sur la route, il serait bon de se donner autant de moyens financiers et humains que ce que l’on met dans le contrôle des dépassements de vitesse, à la fois pour contrôler l’alcoolémie au volant et surtout dans l’éducation et la prévention pour lutter contre ce fléau qu’est l’alcool. L’efficacité d’un tel dispositif permettrait d’obtenir de bien meilleurs résultats en matière de sécurité routière.


    L’association n’a de cesse de rappeler les risques de la conduite sous l’emprise de l’alcool, en parfaite adéquation avec les recommandations que la Cour des Comptes formule aujourd’hui, à savoir "convaincre l’opinion publique de l’incompatibilité absolue de la consommation d’alcool avec la conduite automobile".


    Enfin, l’association a réalisé en 2013 une enquête sur le recours à l’éthylotest anti-démarrage (EAD) dans le cadre de la sanction pénale pour les infractions à l’alcool au volant : de nombreuses études françaises et européennes démontrent l’efficacité de cet outil dans la prévention de la récidive de la conduite sous l’influence néfaste de l’alcool. Pourtant, la mesure d’obligation d’installation d’un EAD dans le véhicule d’un contrevenant à l’alcool au volant prévue par loi française est encore trop peu mise en œuvre. En ne développant pas plus largement le recours à ce système, l’État se rend complice de l’accidentalité liée à l’alcool au volant sur les routes françaises.


    La Cour des Comptes exprime le même constat dans le rapport publié aujourd’hui : "les dispositifs d’auto-dépistage, comme l’éthylotest anti-démarrage, sont encore peu développés, malgré leur utilité".

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  • Aujourd’hui, jeudi 25 février 2016, le journal Le Parisien / Aujourd’hui en France ouvre l’épineux dossier des stages de sensibilisation à la sécurité routière, plus couramment appelés "stages de récupération de points". Le quotidien révèle les nombreuses dérives du système, devenu une véritable aubaine pour quantité d’organisateurs qui se soucient davantage de la manne financière qu’ils peuvent en tirer que de la sécurité routière. L’association "40 millions d’automobilistes" demande plus de contrôles des organisateurs de stage.

    Un agrément pas toujours mérité

    Réalisable tous les ans et permettant de récupérer 4 points sur son permis de conduire, le stage de sensibilisation à la sécurité routière est devenu un passage obligé pour des automobilistes de plus en plus nombreux qui ont perdu des points suite à des infractions au Code de la route.

    On compte aujourd’hui plus de 1 500 centres organisateurs de ces stages en France, ce qui répond à un véritable besoin. Pour exercer leur activité, tous doivent disposer d’un agrément préfectoral. Mais on se rend compte aujourd’hui que certains ne le méritent pas, au sens où ils n’accueillent pas les usagers dans de bonnes conditions et ne respectent pas le programme de formation imposé par la loi. En 2014, 89 centres se sont ainsi vus retirer leur agrément.

    Stage annulé à la dernière minute, remboursement impossible, irrégularités...

    Pour les automobilistes qui se sont inscrits à ces stages dispensés par des organisateurs peu scrupuleux, les conséquences sont parfois dramatiques. Il y a quelques temps, "40 millions d’automobilistes" recevait le témoignage de Dominique, arnaqué par le site Internet auprès duquel il avait réservé son stage :

    "Je devais faire un stage de récupération de points. Je me suis inscrit auprès d’une société basée à Valence (26) et versé à l'inscription par web la somme de 189 €. Le jour J, je me suis présenté pour le stage et la réceptionniste de l'hôtel [où devait se dérouler le stage] m'a informé que le stage était annulé. La société ne m'a informé de rien. J'ai dû m'inscrire en urgence auprès d'une autre société et payer à nouveau. J'ai réclamé le remboursement des 189 €, en vain."

    D’autres témoignages, comme celui d’Olivier – recueilli par l’Union nationale des Automobile Clubs – confirment le manque de sérieux de ces organisateurs : son stage a été annulé à 4 reprises ! Dans une situation d’urgence, il a finalement dû réaliser un stage dans un Automobile Club à plus d’une heure de route de chez lui.

    La solution : davantage de contrôles

    Avec ces reports à répétition, les stagiaires courent le risque de voir leur permis de conduire annulé, faute de points. Les automobilistes cherchent en toute logique à obtenir leur stage au meilleur tarif possible, mais lorsque les prix sont vraiment très bas, il convient de se poser la question de la qualité de la prestation proposée. Pour faire le tri entre les centres de formation compétents, qui font de la sécurité routière, et les autres, qui font de l’argent sur le dos des usagers, une seule solution : renforcer les contrôles des organisateurs et retirer l’agrément de ceux qui ne respectent pas les règles. Cela permettra à l’automobiliste qui en a besoin d’acheter son stage en toute confiance et de s’y présenter dans un meilleur état d’esprit.

    Crédits photo : DjiggiBodgi sur fotolia.com

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  • Il y a quelques mois, le Conseil national de Sécurité routière (CNSR) recommandait d'abattre les platanes le long des routes.

    Opposée à cette mesure, l'association "40 millions d’automobilistes" s'est rendue sur la RD910, entre Chartres et Paris, afin de réaliser un reportage sur le sujet. Ce que nous y avons découvert est inadmissible !

    Notre reportage montre une route jonchée de platanes sur laquelle a eu lieu un accident mortel qui aurait pu être évité si celle-ci avait été protégée par un dispositif de retenu adapté à la route. Puis, quelques centaines de mètres plus loin, un radar… Protégé par une glissière de sécurité !!! Que cherche-t-on à faire ? Sauver la vie des gens, ou sauver un radar ? Cherchez l’erreur !

    Abattre les platanes coûterait à l’État des milliards d’euros. Mais cela ne ferait que déplacer le problème de sécurité sur ces routes qui en sont bordées. Pour conserver ce patrimoine naturel, "40 millions d’automobilistes" propose plutôt d’installer des glissières de sécurité, avec écran moto, devant ces arbres. Cette mesure permettrait de sauver 300 vies.

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Activité

"Ben, oui et alors? Avec une cagoule, ni vu ni connu et basta!"
"Les caméras seront vandalisées aussi."
"C’est ridicule d’autant qu’un usager de la route poursuivi pour degradation et vandalisme parqu’il avaitMIS UN SAC POUBELLE SUR UN RADAR. s’est vu relaxe par le Tribunal considerant qu’il n’y avait pas degradation.
C’est vrai que de placer des camer…"
"Bonjour,
Je ne suis pas personnellement pour cette méthode, ce n'est pas le vandalisme qui changera le problème.
Cependant, je puis comprendre l'exaspération de certains automobilistes qui ont besoin de leur véhicule pour travailler.
Cicéron disait…"
"Sont-ils stupides pour ne pas avoir imaginé qu'avec une mesure aussi débile que le 80, il n'y aurait pas de réactions radicales!
Et vous avez raison Jean-Claude, les chauffeurs de radars "à roulettes" devront avoir beaucoup de sang froid face aux ré…"
"Pour alimenter le business des radars il va falloir aussi alimenter le business de la télé surveillance ...
Que vont-ils prévoir pour surveiller les voitures avec radar embarqué ? Et aussi pour assurer la sécurité des chauffeurs car là aussi il va y…"
"Avant de vandaliser les radars, il faudra vandaliser les caméras, c’est pas plus compliqué."
"Ben oui et après il faudra mettre des caméras pour surveiller les caméras de surveillance qui surveillent les radars ..."
"Bonsoir,
Oui, tout à fait.
Je suis avec un intérêt certain tout ce qui touche la chasse à l'automobiliste.
Par ailleurs, merci de rappeler les liens où nous pouvons à nouveau visualiser ces reportages, non pas pour moi-même, puisque je l'ai ai regar…"
"Bjr Michel, moi je l'ai depuis le début et je le laisse affiché sur la lunette arrière. Nous devrions tous faire ça."
"Bonjour Michel,

Vous parlez sans doute du reportage intitulé "La fin de la guerre contre les automobilistes : l'Angleterre, un autre modèle de sécurité routière" réalisé par l'association "40 millions d'automobiliste ;) À visionner par ici : https:…"
"Bonjour Hervé,
Je vous suis dans votre raisonnement !
La sécurité routière est simplement un bouc émissaire...
Peut importe les panneaux réglementant les vitesses, les panneaux STOP mis n'importe où, n'importe comment... Les sens interdits sauf pour…"
Plus...
« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON