baisse des limitations de vitesse (21)

  • Face à la colère des Français, les Sénateurs avaient été les premiers, en mars, à déposer un amendement dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), visant à donner la possibilité aux Conseils départementaux et aux Préfets de moduler les limitations de vitesse sur les routes départementales et nationales. Jeudi 16 mai 2019, ce sont les Députés du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale qui ont confirmé cette volonté parlementaire d’aménager la mesure des 80 km/h en proposant un nouvel amendement, puis le Premier ministre Édouard Philippe qui a déclaré sur Franceinfo qu’il ne voyait "aucun inconvénient" à laisser les Conseils départementaux déroger à la règle.

    C’est une première victoire pour l’association "40 millions d’automobilistes" et les usagers de la route, qui souhaitent maintenant un retour pur et simple aux 90km/h sur l’ensemble des routes nationales et départementales.

    Une mobilisation et des actions depuis 2013

    Si aucune allusion n’avait été faite par Emmanuel Macron le 25 avril dernier à la mesure des 80 km/h, à l’occasion de son discours établissant le premier bilan du Grand Débat, les Français n’en avaient pas pour autant oublié les promesses formulées par le Président de la République au cours des réunions publiques, mais aussi de ses différentes apparitions publiques, comme en février dernier, lors du Salon de l’Agriculture : interpellé par Daniel Quéro, président de "40 millions d’automobilistes", le Chef de l’État avait alors déclaré ne pas être "obtus" et avait assuré l’association de sa volonté "de regarder la situation de près".

    Dès la naissance du projet gouvernemental d’abaissement généralisé des limitations de vitesse (en 2013, avec l’ancien ministre de l’Intérieur Manuel Valls), l’association "40 millions d’automobilistes" avait tout mis en oeuvre pour porter la voix des Français et démontrer l’inefficacité des 80 km/h sur la sécurité routière ainsi que ses conséquences néfastes sur la mobilité des usagers et l’attractivité des territoires : une pétition en ligne qui a recueilli plus de 2 millions de signatures, des enquêtes menées aussi bien en France qu’à l’étranger, des manifestations réalisées en collaboration avec la FFMC, des actions de sensibilisation des élus parlementaires pour prendre conscience des difficultés rencontrés localement par les usagers…

    Pour "40 millions d'automobilistes", la mobilisation des automobilistes et le travail de chaque instant mené par l’association ont enfin porté leurs fruits. L'association s'est battue pour rétablir la vérité sur cette théorie pseudo-universelle qui voudrait que toute réduction de la limitation de vitesse permette une baisse de la mortalité routière. Les chiffres ont prouvé que ce n’était pas le cas, il est donc logique que la mascarade ne soit pas poussée plus loin.

    Les départements où les 90km/h pourraient revenir

    Les élus parlementaires ont ouvert la porte à un aménagement de la mesure vers un retour partiel aux 90 km/h sur certaines routes secondaires et c’est un premier pas.

    L'association redoute que cela rende encore moins lisibles les limitations de vitesse pour les usagers, qui oscilleront désormais entre 70, 80 et 90 km/h en fonction de portions de routes et des départements.

    C’est pourquoi "40 millions d’automobilistes" avait appelé les Conseils départementaux à se positionner sur la limitation de vitesse qu’ils appliqueraient en cas d’adoption de l’amendement.

    L’association publie ainsi la carte des Conseils départementaux favorables ou opposés aux 80 km/h et appelle les automobilistes à écrire en masse à ceux qui ne se sont pas encore prononcés afin d’éclaircir la situation.

    Télécharger le modèle de lettre

    De plus, 3/4 des Français restent fermement opposés aux 80 km/h. C’est pourquoi la seule solution possible est un retour pur et simple à l’ancienne réglementation : 90 km/h par défaut, et des abaissements ponctuels à 70 km/h sur décision des Conseils départementaux dans les zones jugées dangereuses.

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  • Mercredi 27 février 2019, la Sécurité routière a annoncé une hausse de la mortalité routière de +3,9% pour le mois de janvier 2019 en France métropolitaine. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", la généralisation des 80 km/h sur tout le réseau secondaire n’a pas eu d’effet sur l’accidentalité routière.

    "40 millions d'automobilistes" réaffirme son opposition aux 80km/h

    Depuis la mise en application des 80 km/h le 1er juillet 2018, la France a connu une augmentation immédiate de plus de 400% des dégradations des radars fin juillet 2018 et pourtant sans la moindre recrudescence du nombre d’accidents.

    En généralisant la limitation de vitesse maximale à 80 km/h au lieu de 90 km/h, le Gouvernement avait annoncé une mesure de rupture, qu’il y aurait une baisse significative des décès sur la route. Or, à ce jour on en est très loin.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" réaffirme son opposition à la généralisation des 80 km/h sur le réseau secondaire sans séparateur central et l’a rappelé au Président de la République à travers son président Daniel Quéro lors du Salon international de l’Agriculture 2019, le 23 février 2019,

    80 km/h : le débat s'invite au Salon de l'Agriculture

    L’un des principaux sujets de préoccupation des Français résidant dans les territoires ruraux est en effet l’accès à la mobilité : la décision d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur toutes les routes secondaires constitue un obstacle majeur à leurs déplacements quotidiens et un frein considérable à l’économie et à l’attractivité des régions les plus enclavées.

    "Vous savez que les 80 km/h ont pourri la vie de l’ensemble des territoires ruraux, la nôtre. Essayez de convaincre votre Premier ministre que ce n’est pas une bonne mesure parce qu’elle n’est pas acceptée, parce que pas comprise".

    Emmanuel Macron a, pour sa part, assuré à "40 millions d’automobilistes" que ses ministres et lui-même "n’[étaient] pas obtus" et qu’ils "regard[aient] la situation de près".

    De leur côté, certains départements, à l’instar du Loir-et-Cher, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils étaient prêts à réinstaller les panneaux à 90 km/h…

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  • Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire dépourvues de séparateur central. Pour ce faire, le Comité étudiera notamment l’évolution de l’accidentalité et de la mortalité au cours des deux années que durera l’expérimentation, mais aussi d’autres questions, telles que les répercussions économiques et sociales sur les territoires et les populations concernés.

    La crise profonde dite des "gilets jaunes" a en effet révélé combien la mesure des 80 km/h avait pu, en se surajoutant à la répression-ponction par le "tout-radar" et à la dangereuse dégradation de notre réseau routier, conduire à l’exaspération de l’immense majorité des Français, qui a explosé sous l’effet d’un choc fiscal sans précédent.

    Une étude indépendante pour déterminer si les 80km/h sont opportuns du point de vue de l’intérêt général

    Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux.

    À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

    Depuis 2009, la loi française impose en effet que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes (exprimés par convention en valeur monétaire) induits par leur mise en œuvre. Cette évaluation doit déterminer si le projet est opportun du point de vue de l’intérêt général.

    L’étude indépendante du CIE porte essentiellement sur les deux principaux impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h : la réduction escomptée du nombre d’accidents de la route dus à des vitesses excessives ou inadaptées et la perte de temps imputable mécaniquement à la diminution de la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau routier effectivement concerné par la nouvelle limitation.

    Les 80km/h ne sauveront pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement

    Pour Jean-Luc Michaud, président du CIE, une première conclusion s’impose selon les données actuellement disponibles : "L’abaissement de la vitesse à 80 km/h ne permettra malheureusement pas la réalisation de l’objectif gouvernemental d’une baisse de 400 tués sur les routes concernées. De plus, l’étude montre que cet échec prévisible sera aggravé par 200 000 années perdues sur les routes, ce qui représente un coût final net de 3,8 milliards d’euros par an, qui pénalisera principalement les habitants et l’économie des régions les plus fragiles ».

    L’étude estime en effet le temps perdu induit par la baisse de la vitesse moyenne de -4 km/h sur ces routes à 300 millions d’heures (l’équivalent de 200 000 années de travail ou de loisirs), soit un coût conventionnel de 4,4 milliards d’euros par an. D’autre part, les calculs montrent que, sur les 530 personnes au total décédées en 2017 dans des accidents de la route dus partiellement ou principalement à la vitesse, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être "évités" sur le réseau à 80 km/h, équivalant par convention à 600 millions d’euros épargnés. Le coût final net de la mesure des 80 km/h avoisinerait ainsi les 3,8 milliards d’euros par an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

    Cette analyse est provisoire et fera l’objet de précisions et d’améliorations au cours des prochains mois et en fonction des données complémentaires auxquelles le Comité, qui attend des pouvoirs publics la plus grande transparence sur ce sujet sensible, pourra accéder à l’avenir (linéaire et trafic des routes concernées, relevés des vitesses pratiquées sur ce réseau, accidentalité routière constatée, part du facteur ‘vitesse’ dans la survenue des accidents de la route…).

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

    Une mesure, en particulier, avait cristallisé la colère des usagers de la route dès le mois de janvier 2018 : l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, défendue bec et ongles par le Premier ministre Édouard Philippe, malgré les réticences exprimées à la fois par les élus parlementaires, départementaux et municipaux et l’hostilité franche d’une large majorité des Français.

    Depuis, la rupture est consommée entre le Gouvernement et les automobilistes. Et alors que ceux-ci attendaient un geste fort d’Emmanuel Macron concernant les dernières mesures dites "de sécurité routière", le Chef de l’État n’a pas même eu un mot à leur égard. Si un début de réponse aura pu être apportée à certaines revendications, celles des usagers de la route français n’ont pas été entendues. L’association "40 millions d’automobilistes" renouvelle donc aujourd’hui, mardi 11 décembre 2018, son appel au Président de la République à renoncer aux 80 km/h.

    Les manifestations contre la mise en oeuvre des 80 km/h ont rassemblé des dizaines de milliers d’automobilistes et de motards au printemps dernier ; les pétitions continuent à recueillir des centaines de milliers de signatures ; Les Français sont des millions à s’opposer à la mesure. Mais rien n’y a fait.

    L'association "40 millions d'automobilistes" estime qu'il s'agit d'une preuve de plus, s’il en fallait, qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de gouverner et de réformer sans tenir compte de l’avis des Français. Mais à force d’empiler les mesures hostiles aux automobilistes, il ne peut pas s’étonner du ras-le-bol qui s’exprime aujourd’hui. Il a mis lui-même le feu aux poudres, et en persistant dans son refus d’apporter les réponses qui s’imposent, il continue à attiser la flamme.

    Car ce mouvement de contestation sociale, s’il porte aujourd’hui des revendications essentiellement liées au pouvoir d‘achat, est bel et bien né de la surenchère répressive et fiscale qui pèse sur les automobilistes.

    Les nombreuses destructions de radars automatiques (la moitié d’entre eux, à l’échelle nationale, serait aujourd’hui hors d’usage) depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h sont l’expression du divorce entre l’État et les Français. Et si toute dégradation de biens publics est condamnable, elle traduit le fait que les radars sont devenus pour les usagers français le symbole de la taxe et de l’injustice fiscale.

    Pour éteindre l’incendie, le Président de la République doit revenir sur la première étincelle, l’origine de la colère. Typiquement, la mesure des 80 km/h est le symbole du mépris des énarques dirigeants pour le peuple qu’ils gouvernent. Emmanuel Macron a déjà reconnu publiquement que "les 80 km/h étaient une connerie" ; il doit désormais aller au bout de cette déclaration en revenant purement et simplement sur leur application. Tant que l’abandon de cette mesure n’aura pas été prononcé, il n’y a pas de réconciliation possible entre Emmanuel Macron et les automobilistes français.

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  • Des routes à 80km/h par erreur

    La mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h sur l'essentiel du réseau secondaire est entrée en vigueur le dimanche 1er juillet 2018. Mais alors que la loi ne prévoyait que cette baisse de la vitesse maximale autorisée ne concerne que les "les routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central", quelques cas de routes qui n'auraient pas dû être touchées par la mesure ont déjà été relevés par les automobilistes. De premiers couacs qui promettent malheureusement de ne pas être isolés et que "40 millions d'automobilistes" invite à signaler sur sa page Facebook ou via le hashtag #BalanceTonPanneau.

    Quand les 80km/h sont appliqués à plus de routes que prévu

    Alors que la Sécurité routière estimait à 400.000 le nombre de kilomètres de routes concernées par la mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h, le journal Auto Plus révélait en juin dernier qu'il s'agissait en fait de près d'un million de kilomètres qui allaient passer de 90 à 80km/h. Une première erreur dans les prévisions de l'organisme interministériel, qui semble décidément bien mal connaître les routes françaises.

    Mais c'était sans compter toutes les portions dont la vitesse maximale autorisée a été abaissée par erreur à 80km/h ! C'est le cas par exemple de la D41 à Vienne (38), ou encore de la D915 du côté de Bonnières-sur-Seine (78).

    D41 à Vienne (38)

    D915 à Bonnières-sur-Seine (78)

    En effet, au regard du décret du 15 juin 2018 relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules, la signalisation implantée dans ces deux cas est incohérente : alors que l'une des deux portions est bien équipée d'un séparateur central, la loi stipule également que "la vitesse sur les sections de routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation est relevée, sur ces seules voies, à 90km/h".

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", il s'agit à l’évidence d'une erreur des gestionnaires de voirie – les Conseils départementaux – que l’on ne peut pas taxer de vouloir piéger les automobilistes, tant les départements se sont opposés à cette mesure. Mais c’est surtout le symbole d’une mesure incompréhensible : avec séparateur, sans séparateur, à l’exception des 3 voies, avec 2 voies dans le même sens… Il faut désormais être polytechnicien pour se retrouver dans ce dédale de cas particuliers et poser le panneau adéquat !

    Recenser les routes passées à tort à 80km/h pour rendre les limitations conformes à la loi

    L'association "40 millions d'automobilistes" invite aujourd’hui les usagers de la route à signaler les incohérences relatives à la mise en place des 80km/h (coordonnées géographiques et photos) sur la page Facebook de l’association ou via le hashtag #BalanceTonPanneau, afin d'établir la liste des points litigieux signalés et demander aux départements de réétudier l’implantation des panneaux, pour rendre les limitations de vitesse conformes à la loi.

    En tant que défenseur de l’intérêt général des automobilistes, l'association veille à ce qu’ils ne soient pas lésés dans la mise en œuvre de cette mesure, même si "40 millions d'automobilistes" continue de s'y opposer activement. La Commission indépendante d’évaluation des 80km/h que l'association a créée se réunira d’ailleurs à la rentrée pour établir un premier bilan de la mesure au cours de l’été.

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  • Conformément à la décision du Conseil interministériel à la Sécurité routière du 09 janvier 2018 et au décret n°2018-487 du 15 juin 2018 relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules, la limitation de vitesse sur les routes à double sens sans séparateur central du réseau secondaire français sera abaissée de 90 à 80 km/h. La nouvelle réglementation entrera en vigueur dès le dimanche 1er juillet 2018 ; l’objectif affiché par le Gouvernement est de "sauver 300 à 400 vies" par an.

    Pendant plus de 3 ans, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est battue contre la mise en œuvre de cette mesure, dont elle a prouvé à maintes reprises l’inutilité en termes d’amélioration de la sécurité des usagers de la route et les aspects néfastes pour la mobilité des Français et l’économie des territoires les plus dépendants au réseau routier secondaire.

    Malgré la très forte opposition des Français aux 80 km/h (76 % de la population rejette la mesure de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée) et la mobilisation des usagers de la route, toutes catégories confondues, lors de manifestations organisées dans toute la France, le Premier ministre Édouard Philippe a refusé jusqu’au bout toute discussion et tout aménagement de la mesure.

    À partir du 1er juillet 2018, chaque usager motorisé sillonnant les routes françaises sera donc tenu de se conformer à la nouvelle réglementation... au moins pour deux ans ! Car il s’agit pour l’heure d’une expérimentation, qui doit se dérouler du 1er juillet 2018 au 30 juin 2020, au terme de laquelle rendez-vous est pris pour déterminer si la mesure aura effectivement permis de réduire l’accidentalité et la mortalité routières et si elle doit, en conséquence, être adoptée définitivement ou abandonnée.

    Cependant, aucune commission, aucun groupe de travail ou organisme n’a été chargé officiellement par le Gouvernement d’étudier les impacts de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée, ce qui permet légitimement de mettre en doute la rigueur et l’honnêteté avec laquelle sera menée cette expérimentation nationale.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" crée aujourd’hui un Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h, composé d’associations d’usagers de la route, d’associations de victimes d’accidents de la route et d’experts en sécurité routière, pour évaluer la pertinence de la mesure pour la réduction du nombre et de la gravité des accidents de la route.

    Chaque mois, le Comité analysera les données d’accidentalité routière disponibles ; un bilan d’étape sera réalisé tous les 6 mois, qui estimera s’il existe un potentiel lien de causalité entre une limitation de vitesse abaissée et l’évolution de l’accidentalité routière. À l’issue de la période d’expérimentation, s’il est établi par le Comité que le passage aux 80 km/h n’a pas permis d’impacter positivement la sécurité des usagers, il formulera officiellement une demande visant l’abandon pur et simple de la mesure.

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  • En mars dernier, le député LR du Cantal Vincent Descoeur déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi "visant à permettre aux préfets et aux présidents de conseils départementaux de maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur les routes nationales et départementales à double sens sans séparateur central". La proposition sera examinée par l’ensemble des députés en séance publique le jeudi 21 juin 2018. L’association "40 millions d’automobilistes" apporte son soutien à la proposition et espère vivement qu’elle sera adoptée par les Parlementaires.

    Le 1er juillet 2018, conformément à la décision du Conseil interministériel de Sécurité routière, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens du réseau secondaire sans séparateur passera de 90 à 80 km/h. D’après les estimations du journal spécialisé Auto Plus, plus d’un million de kilomètres de routes seraient concernées et un radar sur deux reprogrammé à la baisse.

    La mesure est très mal perçue auprès des usagers de la route, en particulier ceux résidant en zone rurale, qui sont non seulement persuadés que l’abaissement de la limitation de vitesse ne permettra pas d’améliorer leur sécurité, mais portera atteinte au contraire à leurs capacités de mobilité et les exposera à des sanctions plus nombreuses, impactant ainsi de façon négative leur pouvoir d’achat et leur permis de conduire.

    Le texte de loi qui sera présenté aux députés le 21 juin a pour but de permettre aux pouvoirs publics locaux – préfets et présidents de conseils départementaux – de déroger au cas par cas à la nouvelle réglementation, lorsqu’ils considèrent que les caractéristiques des routes permettent aux usagers de continuer à rouler à une vitesse maximale de 90 km/h sans danger.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", la proposition de Vincent Descoeur est un bon compromis entre prise en compte des spécificités du réseau secondaire, où il est effectivement cohérent, ponctuellement, de réduire la vitesse des usagers, et la nécessité de garder des infrastructures routières efficaces, en particulier dans les zones les moins bien desservies par les autres moyens de transport

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  • Crédits photo : fotonen sur fotolia.com

    En marge d’un déplacement à Rungis et interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h, le ministre de l’Intérieur Gerard Collomb a manifesté sa désapprobation au projet du Premier ministre et a pris ses distances par rapport à cette mesure en répondant par un "joker" au sujet de la baisse de la limitation de vitesse, alors que le ministre de l’Intérieur porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre. De quoi relancer le débat autour de la mesure : l’association "40 millions d’automobilistes" demande au Président de la République de prendre position sur cette mesure en prenant en compte les avis des ministres ainsi que du Sénat et de la très grande majorité des élus territoriaux qui s’opposent à la généralisation des 80 km/h.

    Une opposition assumée par le ministre de l'Intérieur

    Hier soir, lors d’une réunion publique à Rungis, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a été interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h et sa réponse fut la suivante : "je prends un joker sur la question suivante et je passe directement au radar embarqué". Par cette phrase, le ministre de l’Intérieur marque son opposition face à une mesure impopulaire ce qui relance le débat au sein du Gouvernement.

    Ce matin, interrogé en direct par Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Gérard Collomb a réitéré son opposition sur la généralisation des 80 km/h sur le réseau secondaire et enjoint la proposition émise par le Sénat et l’association "40 millions d’automobilistes", qui consiste à donner le choix aux départements d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes dangereuses.

    Le recadrage du Premier ministre

    Mais c’était sans compter sur le recadrage immédiat du Premier ministre Édouard Philippe, en déplacement à Strasbourg, qui réaffirme la volonté du Gouvernement à mettre en place cette mesure impopulaire pour des raisons de "sécurité et de santé publique".

    L'association "40 millions d’automobilistes" estime qu'un État qui n’écoute pas la majorité des Français et un état qui tombe dans la propagande, ce n’est pas le signe d’une démocratie qui fonctionne… En effet, tout le monde reprend en coeur la propagande officielle selon laquelle diminuer la vitesse de 10 km/h permettrait de sauver 400 vies par an, car c’est "politiquement correct" et que c’est la version entendue partout à la radio, à la télé et dans la presse.

    De plus, s’il y a bien une personne qui connait la réalité de l’expérimentation des 80 km/h, c’est bien Gérard Collomb, le "premier flic" de France. Il porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre et clairement il s’oppose en ouvrant la porte à une solution pragmatique.

    Pour l'association, si les membres du Gouvernement se divisent face à cette mesure, il faut que le chef de l’État prenne une décision prenant en compte toutes les positions des membres de son Gouvernement, mais également les propositions des institutions comme le Sénat qui n’a trouvé aucun argument convaincant sur l’efficacité de la mesure.

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  • Le groupe de travail du Sénat sur la sécurité routière a publié son rapport sur l’abaissement programmé de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire français. Après avoir auditionné tous les acteurs de la sécurité routière dont l’association "40 millions d’automobilistes", le Sénat s’exprime officiellement contre une mise en œuvre de la mesure de manière uniforme sur toutes les routes nationales et départementales et demande une décision décentralisée au niveau des départements, plus aptes à estimer au cas par cas quelles routes pourraient réellement bénéficier d’un abaissement de la vitesse maximale autorisée. Les arguments du Sénat rejoignent ainsi ceux de "40 millions d’automobilistes", qui s’oppose depuis le début au projet gouvernemental et demande aujourd’hui au Président de la République d’accéder à leur demande.

    Une mesure contraire aux besoins de mobilité des Français

    À l’issue de deux mois d’auditions, de recherches et de consultation publique, un groupe de sénateurs réunis autour de Michel Raison (Haute-Saône), Jean-Luc Fichet (Finistère) et Michèle Vullien(Rhône) sont parvenus à la conclusion selon laquelle l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse sur l’ensemble des routes secondaires était socialement inacceptable et inutile en termes d’amélioration de la sécurité routière.

    À l’instar de "40 millions d’automobilistes", qui recueille depuis des années l’opinion des usagers de la route et réalise des études sur les véritables facteurs d’accidentalité routière, le Sénat a jugé que la mesure prise arbitrairement par le Gouvernement le 9 janvier dernier était contraire aux besoins de mobilité des Français – en particulier ceux résidant en zone rurale – et que les conséquences néfastes engendrées par la mesure – si elle était appliquée en l’état – seraient disproportionnées au regard des bénéfices que l’on peut raisonnablement en attendre en termes de réduction de la mortalité routière.

    Les sénateurs demandent du cas par cas

    Si les sénateurs ne nient pas l’intérêt relatif d’un abaissement de la limitation de vitesse pour réduire le risque d’accident, ils estiment qu’il est impératif, pour une bonne compréhension et une meilleure acceptabilité de la mesure, qu’elle soit mise en place au cas par cas, uniquement sur les routes jugées les plus dangereuses par les autorités les plus compétentes en la matière, à savoir les conseils départementaux. On rappellera à ce sujet que ceux-ci ont déjà la possibilité d’abaisser ponctuellement la limitation de vitesse à 70 km/h.

    Pour "40 millions d'automobilistes", c’est typiquement le genre de mesure qu’il est nécessaire de décentraliser pour qu’elle soit appliquée de façon la plus pragmatique possible. Car qui mieux que le gestionnaire de voirie – en l’occurrence le conseil départemental pour les routes départementales – connaît le réseau routier dont il a la charge et est à même de l’aménager de manière cohérente ? L'association enjoint aujourd’hui Emmanuel Macron à entendre la colère des automobilistes, qui sont très majoritairement opposés à une généralisation des 80 km/h, et la voix des sénateurs, qui sont des élus locaux raisonnables et pragmatiques. La solution qu’ils proposent est la seule qui permette une mesure équilibrée et acceptable par tous.

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  • [Mis à jour le 26/03/2018]

    "40 millions d’automobilistes", première association nationale de défense de l’intérêt général des automobilistes, et la Fédération française des Motards en Colère (FFMC), représentant des usagers de deux et trois roues motorisés, ont décidé d’unir leurs forces pour lutter contre l’abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Les usagers de la route sont appelés à manifester partout en France dans les prochains jours.

    Prochaines actions :

    Pour la Dordogne : MANIFESTATION
    Le samedi 31 mars 2018
    Rendez-vous à 13h30 Esplanade Robert Badinter à Périgueux.

    Pour le Var : OPÉRATION ESCARGOT
    Le samedi 31 mars 2018
    Rendez-vous à 14h rue de la Colombe à Cuers.

    Pour le Bas-Rhin : MANIFESTATION
    Le samedi 14 avril 2018
    Rendez-vous à 14h au Mille Club, ZI Brumath à Bernolsheim.

    Pour les Deux Sèvres : MANIFESTATIONS
    Les samedis 14 avril et 5 mai 2018
    Rendez-vous à 14h à L'Acclameur à Niort.

    Actions passées :

    Pour les Alpes-Maritimes : DISTRIBUTION DE TRACTS
    Le vendredi 26 janvier 2018
    RDV place Garibaldi à Nice à partir de 19h30 à 20h30 pour une action de sensibilisation sur la nouvelle réglementation.

    Pour la Seine-Maritime : DISTRIBUTION DE TRACTS
    Le vendredi 26 janvier 2018
    Devant la Préfecture de Rouen à 17h

    Pour les Alpes-de-Haute-Provence : DISTRIBUTION DE TRACTS
    Le samedi 27 janvier 2018
    À Château-Arnoux, Place de la Résistance, à partir de 10h.

    Pour les Ardennes : MANIFESTATION
    Le samedi 27 janvier 2018
    Place de la Préfecture de Charleville-Mézières à 14h

    Pour l'Aude : OPÉRATION ESCARGOT
    Le samedi 27 janvier 2018
    Départ à 10h de Castelnaudary, Relais des Cheminières, direction Narbonne
    Étape : Rond-point du Leclerc de Carcassonne
    Affichette dans le véhicule et warning obligatoires
    Contact : ferrandjl@orange.fr

    Pour les Bouches-du Rhône et le Var : MANIFESTATION
    Le samedi 27 janvier 2018
    RDV à 10h devant le Palais des sports de Toulon.

    Pour la Corse : MANIFESTATIONS à pied
    Le samedi 27 janvier 2018
    Ajaccio : départ de la gare ferroviaire à 14h30, marche en direction de la Préfecture
    Bastia : départ du Palais de Justice à 14h30 (être présent dès 14h), marche en direction de la Préfecture

    Pour les Deux-Sèvres : RASSEMBLEMENT
    Le samedi 27 janvier 2018
    RDV à 14h devant la salle de spectacle L'Acclameur à Niort

    Pour le Doubs : MANIFESTATION à pied
    Le samedi 27 janvier 2018
    Place de la révolution à Besançon à 14h.

    Pour la Gironde : OPÉRATION BLOCAGE
    Le samedi 27 janvier 2018
    RDV à 14h au parking du centre commercial Mérignac Soleil (coté Mac Donald). Départ, en convoi afin de rejoindre la Préfecture de la Gironde.

    Contact : Philippe Cutel : ridetolive33@gmail.com

    Pour la Haute-Marne : MANIFESTATION
    Le samedi 27 janvier 2018
    RDV à Chaumont à 14h, square Boulingrin. Cortège moto Chaumont-Nogent par la D417.

    Pour le Lot-et-Garonne : MANIFESTATION
    Le samedi 27 janvier 2018
    À 13h30 au Gravier à Agen.

    Contact : Léopold Talou : 06 08 35 52 64

    Pour la Manche : DISTRIBUTION DE TRACTS et MANIFESTATION
    Le samedi 27 janvier 2018
    RDV à 9h au parking de l'Arsenal à Cherbourg, direction St Lô à 80 km/h.

    Pour l'Aveyron : MANIFESTATION
    Le samedi 3 février 2018
    Rendez-vous à 11h en voiture au parking du Drive Leclerc de Rodez.
    Le cortège rejoindra celui de Toulouse (31) (voir manifestation ci-dessous).

    Pour les départements 31-09-11-12-82 : MANIFESTATION
    Le samedi 3 février 2018
    Départ à 14h du Parking routier avenue de Fondeyre à Toulouse, afin de rejoindre la Préfecture de Toulouse.

    Contact : Patrick Berté : secretaire@ffmc31.org

    Pour l'Hérault et le Gard : MANIFESTATION ET DISTRIBUTION DE TRACTS
    Le samedi 3 février 2018
    Départ à 10h du Parking de M. Bricolage à Clermont l'Hérault vers Montpellier par la A75 jusqu'à Montagnac, puis jusque St Jean de Védas via la D613 ( N113) pour une pose déjeuner et un barrage filtrant. Le cortège reprendra la route à 13h00 pour traverser Montpellier et la D613 (N113) en direction de Lunel, au rond point de Gallargues pour un barrage filtrant. Distribution de tracts et d'autocollants sur les barrages.

    Pour la Haute-Loire : MANIFESTATION
    Le samedi 3 février 2018
    Rendez-vous rocade d'Aiguilhe au Puy-en-Velay (parking en face de Feu Vert), à 14h

    Pour le Loiret : MANIFESTATION
    Le samedi 3 février 2018
    Plusieurs lieux de rendez-vous sont prévus. POur connaître le plus proche de chez vous, prenez contact avec la FFMC45.

    Pour la Mayenne : MANIFESTATION
    Le samedi 3 février 2018
    Rendez-vous à 12h30, Zone des Touches, boulevard Léon Bollée à Laval.
    Les voitures devront se suivre en file indienne et serrer du côté droit de la voie, afin de laisser passer les motards et notamment le service de sécurité.

    Pour l'Île de France et Paris : MANIFESTATION en voiture
    Le samedi 3 février 2018
    Rendez-vous à 14h au Château de Vincennes en voiture,
    Départ en cortège derrière les motards
    Contact : Jean-Marc Belotti : jmarcbelotti@gmail.com

    Pour les départements 03-18-23-36-37-41-45 : OPÉRATION ESCARGOT
    Le samedi 3 février 2018
    direction la Préfecture de Châteauroux (15h)
    Départs :

    • 03 - Montluçon : parking Leclerc des Marais à 11h45, Moulins : parking Intermarché La Madeleine à 10h, Vichy : parking St Maclou à 9h45
    • 18 - Bourges : Place Séraucourt à 12h
    • 23 - La Châtre : parking Super U D943 à 13h
    • 37 - Blois : avenue Président Wilson à 10h30, Tours : Rue Camille Chautemps (derrière Ikea) à 10h30

    Contact : Thierry Machet coordinateur@ffmc18.fr

    Pour l'Yonne et la Nièvre : MANIFESTATION en voiture
    Le samedi 10 février 2018
    Rendez-vous à 13h30 Parking de la Noue à Auxerre.

    Pour les Alpes-Maritimes : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    RDV à 14h à la Préfecture de Nice.

    Pour l'Aube : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    RDV à 14h au parking du Campus Edouard Herriot, 10300 Sainte-Savine

    Pour le Calvados : MANIFESTATION à pied
    Le samedi 10 février 2018
    Départ à 14h au Pont Bir Hakeim à Caen
    Contact : ffmc14@free.fr
    M. Tardivot : 06 27 67 12 71

    Pour la Corrèze : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    Rendez-vous à 13h ZI de la Marquisie à Brive, départ à 13h30.

    Contact : 06 22 93 76 04

    Pour l'Indre-et-Loire : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    Rendez-vous à 10h30 sur le parking derrière Ikea à Tours. Le cortège rejoint la manifestation prévue dans la Sarthe (voir ci-dessous).

    Pour la Loire : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    Départ à 13h30 du parking d'Auchan Villars

    Pour le Puy-de-Dôme : OPÉRATION ESCARGOT
    Le samedi 10 février 2018
    Rendez-vous à 14h place du 1er mai à Clermont-Ferrand.

    Contact : Monsieur Besson : 06 12 80 18 37

    Pour le Rhône : MANIFESTATION
    Le samedi 10 février 2018
    Rassemblement place Bellecour à Lyon à 11h00, pour un départ à 11h30. Le cortège rejoint la manifestation prévue dans la Loire (voir ci-dessus). 

    Pour la Sarthe : MANIFESTATION en voiture
    Le samedi 10 février 2018
    Rendez-vous à 14h Parking rouge, avenue du Panorama au Mans,
    Départ en cortège derrière les motards

    Contact : ffmc72@gmail.com

    Pour les départements 02-51-59-60-62-77-80 : MANIFESTATION
    Le samedi 17 février 2018
    Rendez-vous à 14h au Pont Vaux à Laon.

    Contact : ffmc02@outlook.fr

    Pour les Côtes-d'Armor : OPÉRATION ESCARGOT
    Le samedi 17 février 2018
    Rendez-vous à 14h à l'aéroport de Saint-Brieuc.

    Contact : Monsieur Quintin : 06 09 74 71 10

    Pour la Haute-Vienne : MANIFESTATION en voiture
    Le samedi 17 février 2018
    Rendez vous à 15h au Parc des Expositions  à Limoges, départ à 15h30

    Pour le Maine-et-Loire : MANIFESTATION
    Le samedi 17 février 2018
    Rendez-vous à 13h30 à Dafy-Moto à Beaucouzé.

    Pour le Morbihan : CAFÉ COLÈRE
    Le samedi 17 février 2018
    À partir de 14h30 chez Suzuki, zone du Manébos à Lanester

    Contact : Nadine Le Boëdec : 56ffmc@gmail.com

    Pour le Var : RASSEMBLEMENT
    Le samedi 17 février 2018
    Rendez-vous à 15h au Lycée du Val d'Argens, Le Muy.
    Venir avec un rouleau de papier toilette.

    Pour les Alpes-Maritimes : DISTRIBUTION DE TRACTS
    Le vendredi 23 février 2018
    RDV place Garibaldi à Nice  de 19h30 à 20h30 pour une action de sensibilisation sur la nouvelle réglementation.

    Pour les Alpes-de-Haute-Provence : MANIFESTATION
    Le samedi 24 février 2018
    Rendez-vous à 10h Place de la Résistance à Château Arnoux.

    Contact : maffmc04@live.fr

    Pour la Loire-Atlantique : MANIFESTATION
    Le samedi 24 février 2018
    Rendez-vous à 14h Cours Saint-Pierre à Nantes.

    Contact : Denis Chaimbault : 06 63 81 67 34

    Pour les Pyrénées-Atlantiques : MANIFESTATION
    Le samedi 24 février 2018
    Rendez-vous à 14h30 pour un départ à 15h, parking du Zénith à Pau.

    Pour le Rhône : MANIFESTATION
    Le samedi 24 février 2018
    Rassemblement Quai Gailleton à Lyon
    Rendez-vous à 13h, pour un départ vers 13h30.

    Pour la Seine-Maritime et l'Eure : MANIFESTATION en voiture
    Le samedi 24 février 2018
    Rendez-vous à 10h Esplanade St Gervais à Rouen.

    Pour les Vosges et tous les départements du Grand Est (10, 21, 25, 52, 54, 57, 67, 68, 90) : MANIFESTATION
    Le samedi 24 février 2018
    Rendez-vous à 14 h sur le parking du cimetière (face au garage Renault) à Épinal.
    Plusieurs points de départ sont prévus des Vosges et d’autres département : www.ffmc88.com, rubrique Contact.

    Pour la Côte-d'Or : MANIFESTATION
    Le samedi 3 mars 2018
    RDV 13h30 au Zénith de Dijon.

    Pour la Vendée : MANIFESTATION
    Le samedi 3 mars 2018
    Rendez-vous à 13h parking du Parc Expo des Oudairies à La Roche-sur-Yon, pour un départ à 13h45.

    Pour la Corrèze : MANIFESTATION
    Le samedi 10 mars 2018
    Rendez-vous à 13h Zone de la Marquisie, Avenue du 4 juillet 1776 à Brive.

    Contact : 06 22 93 76 04

    Pour les Pyrénées-Orientales : MANIFESTATION
    Le samedi 10 mars 2018
    Rendez-vous à 13h30 parking du Parc des Expositions de Perpignan.

    Pour la Savoie : MANIFESTATION
    Le samedi 10 mars 2018
    Rendez-vous à 14h sur le parking gratuit du Parc des Expositions (à côté du Phare) avenue du Grand Ariétaz à Chambéry.

    Pour la Loire-Atlantique : RASSEMBLEMENT
    Le mardi 13 mars 2018
    Rendez-vous à 10h30 devant la Préfecture à Nantes (quai Ceineray)
    Pour la venue d'E. Barbe, le Délégué interministériel à la Sécurité routière

    Pour le Nord : MANIFESTATION
    Le samedi 17 mars 2018
    Rendez-vous à 14h à Herlies sur la RN41 - Restaurant Paradis Malin

    Pour le Finistère : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 13h30 au Parc à chaînes à Brest.

    Pour l'Ille-et-Vilaine : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 13h Esplanade Charles de Gaulle à Rennes

    Pour la Loire-Atlantique : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 14h00, rue Gaëtan Rondeau (quartier Beaulieu, Conservatoire de Musique, CPAM, URSAFF, …) à Nantes.

    Pour le Rhône : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 13h00 pour un départ à 13h30
    Quai Gailleton, 69002 Lyon

    Pour la Haute-Savoie : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 10h30 pour un départ à 11h30
    Parking arrière de la Microbrasserie La Fabrique à Amancy

    Pour la Seine-Maritime : MANIFESTATION
    Le samedi 24 mars 2018
    Rendez-vous à 13h00 à l'Esplanade Saint Gervais, bd Émile Duchemin à Rouen
    Pancarte obligatoire dans le véhicule

     

    "40 millions d'automobilistes" entend utiliser tous les leviers nécessaires pour faire en sorte que le Gouvernement renonce à cette mesure aberrante. L'association continuera à rencontrer tous les élus et les parlementaires opposés aux 80 km/h et à mettre sur pieds des actions citoyennes et, bien évidemment, sera dans la rue pour clamer sa désapprobation. L'association ne lâchera rien, parce qu’il est inacceptable que des décisions aussi graves soient prises sans concertation et sans justification.

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  • Mercredi 24 janvier 2018, le Délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe était auditionné au Sénat par la Commission des lois et la Commission de l’aménagement du territoire, relativement à la mesure d’abaissement généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Les Sénateurs se sont montrés très actifs et n’ont pas hésité à malmener le Délégué. À cette occasion, ce dernier est revenu à plusieurs reprises sur les conclusions de l’expérimentation danoise de hausse de la limitation de vitesse, révélées par l’association "40 millions d’automobilistes", qu’il a accusé publiquement de colporter des mensonges. L'association maintient ses propos et démontre leur véracité.

    La rétention d’informations de la part du Gouvernement provoque la colère des Sénateurs

    Le Président de la Commission des lois Philippe Bas a ouvert l’audition en rappelant les motifs de la convocation du Délégué interministériel à la Sécurité routière : malgré les demandes nombreuses et insistantes du Sénat – et notamment les courriers de son Président Gérard Larcher et du Sénateur Michel Raison – l’instance représentative n’était pas parvenue à se voir transmettre par le Gouvernement les résultats de l’expérimentation à 80 km/h menée sur 3 tronçons routiers entre 2015 et 2017.

    Il a été rappelé à juste titre que prendre de nouvelles mesures – et d’autant plus des mesures dites "de rupture" – en termes de sécurité routière implique que l’on soit certains que ces mesures seront significatives et que les arguments sur lesquels elles se basent doivent être étayés. Or, il semblerait qu’aucune base scientifique et irréfutable ne soit à l’origine de ces 80 km/h, contrairement à ce qu’affirme le Gouvernement.

    Des arguments douteux et des vérités mathématiques pas si universelles

    Emmanuel Barbe s’est donc évertué à tenter de convaincre l’assistance du bien-fondé de la généralisation de la limitation de vitesse à 80 km/h, principalement en répétant que la vitesse est le principal facteur dans l’accidentalité routière et que diminuer la limitation de vitesse aura donc un effet mécanique de baisse de la mortalité sur les routes concernées. Selon lui, cela aurait été démontré en France entre 2002 et 2005, alors que les vitesses moyennes constatées avaient diminué de 7% en même temps que le nombre de décès sur les routes avait baissé de 37%.

    Si nous ne prétendons pas que cette affirmation ne correspond pas à la réalité, nous sommes en revanche en mesure de démontrer qu’elle ne peut en aucun cas être portée au rang de vérité universelle. Car si l’on regarde les données des vitesses moyennes relevées et de la mortalité routière sur les années 2011-2012, on constate que les Français ont roulé en moyenne 0,3 km/h plus vite en 2012 qu’en 2011 et que la mortalité routière a diminué de 8% (soit 318 vies épargnées). Il est donc absurde et malhonnête d’utiliser des chiffres tronqués pour justifier une mesure aussi grave que celle des 80 km/h généralisés et qui, de plus, fait l’unanimité contre elle.

    Des Sénateurs impliqués et dubitatifs

    Il semble d’ailleurs, à l’écoute des commentaires et interrogations formulés par les Sénateurs à l’issue de l’intervention d’Emmanuel Barbe, que les arguments douteux avancés par le Délégué n’ont convaincu personne : alors que le Sénateur Raison rappelait que "pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’il y ait une forme d’acceptabilité et de la pédagogie" et que bien souvent, les statistiques faisant de la "vitesse" la principale cause de mortalité sur les routes étaient en réalité faussées, de nombreux autres élus parlementaires demandaient pourquoi une modulation des limitations de vitesse en fonction de l’infrastructure et de l’accidentalité constatée sur les tronçons n’avait pas été retenue au lieu d’une généralisation de la mesure.

    Les questions portant sur l’absence de mesure relative à l’amélioration du réseau routier, au rejet de la politique "radars" par les usagers ainsi qu’aux conséquences néfastes d’une vitesse maximale autorisée abaissée pour les habitants des territoires ruraux ont également été soulevées lors de l’audition, les Sénateurs craignant notamment que le ras-le-bol citoyens ne s’exprime par les urnes.

    Le DISR parle de fake news… et déforme la réalité

    Le 20 décembre 2017, alors que la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire était sérieusement envisagée par le Gouvernement français et bénéficiait des faveurs du Premier ministre Édouard Philippe, l’association "40 millions d’automobilistes" révélait les résultats d’une étude de Sécurité routière menée au Danemark : de 2011 à 2015, la Direction des routes danoises, l’équivalent de notre Sécurité routière, a expérimenté – dans le souci d’améliorer l’efficacité des déplacements routiers – une augmentation de la limitation de vitesse de 80 à 90 km/h, soit exactement l’inverse de ce que l’on envisage de faire en France. Or, cette expérimentation a montré non seulement que les vitesses moyennes pratiquées n’avaient pas évolué à la hausse, mais surtout que les données concernant la sécurité des usagers étaient meilleures : une baisse de 11% de l’accidentalité et de 13% de la mortalité routières ont été enregistrées par rapport à la période précédant le test.

    L’association n’a fait que relayer les données qui lui ont été fournies au Danemark par l’autorité responsable de l’expérimentation : la Vejdirektoratet. Le rapport final est d’ailleurs accessible sur le site Internet de la Direction des routes.

    Malgré tout, le Délégué interministériel à la Sécurité routière n’a pas hésité à qualifier ces affirmations de mensongères à plusieurs reprises lors de son audition au Sénat, prétendant avoir eu la preuve qu’il s’agissait de "pseudo-vérités" en contactant l’ambassadrice du Danemark en France.

    Non seulement Emmanuel Barbe prête à "40 millions d'automobilistes" des propos que l'association n'a jamais tenus en prétendant qu'elle affirme que le Danemark a déjà généralisé la hausse des 90 km/h, mais il se permet également de tronquer la vérité en passant volontairement et malhonnêtement sous silence les faits qui desservent son discours. La réalité, c’est que l’expérimentation danoise est un succès et qu’une prolongation a été décidée et des financements supplémentaires alloués pour permettre d’augmenter le nombre de routes à 90 km/h. Personne ne parle de généralisation, seulement de la mise en oeuvre de vitesses différenciées et adaptées en fonction de l’infrastructure routière, ce que le Gouvernement français n’a pas eu l’intelligence de faire.

    À ce sujet, le média danois DR révèle que le nombre de kilomètres de routes sur lesquelles la limitation de vitesse serait augmentée pourrait doubler d’ici deux ans. Pour le justifier, le ministre des Transports a déclaré que "les vitesses qui semblent logiques aux yeux des automobilistes sont plus faciles à respecter pour eux que celles qui semblent inadaptées".

    Enfin, la plupart des partis politiques danois (de la majorité comme de l’opposition) est favorable à cette nouvelle réglementation, dans la mesure où elle permet d’améliorer l’efficacité des déplacements professionnels et privés, sans contrepartie négative sur la sécurité des usagers. Une enveloppe supplémentaire de 93 millions de couronnes danoises (12,5 millions d’euros) a d’ailleurs été allouée par le Gouvernement pour renforcer la qualité et la sécurité des routes sur lesquelles la vitesse maximale autorisée sera portée à 90 km/h.

    Un groupe de travail a donc été créé au sein du Sénat pour recueillir le maximum d’explications et de données pour établir si la mesure prise par le Gouvernement le 09 janvier dernier et qui doit être appliquée à partir du 1er juillet 2018 est utile, légitime et nécessaire.

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  • [Mise à jour du 18/01/2018]

    Suite à l’allocution du Premier ministre, la mobilisation des Français s’est encore accrue puisque cette mesure concerne tous les usagers de la route : automobilistes, motards, chauffeurs routiers… La grande majorité d’entre eux ne la comprend pas et ne l'accepte pas car elle reflète la focalisation exclusive et typiquement française qui est faite en France sur le facteur "vitesse", au détriment de toutes les autres causes d’accident.

    C’est cette réalité que les usagers veulent faire entendre aujourd’hui aux décideurs politiques ; "40 millions d’automobilistes", opposée à la mesure depuis les toutes premières annonces ministérielles, s’associe à la FFMC pour lutter contre l’entrée en vigueur des 80km/h.

    Des rassemblements entre usagers de la route seront ainsi organisés dans les départements par la FFMC et "40 millions d’automobilistes" pour recueillir l’opinion de tous et mettre sur pied des actions de mobilisation et des manifestations qui se tiendront partout en France au printemps.

    > Pour connaître les prochaines réunions organisées dans votre département, cliquez ici <

    Parallèlement, "40 millions d’automobilistes" poursuit son action via la mobilisation des élus parlementaires, nombreux à s’être officiellement déclarés opposés à l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse. Des rendez-vous sont déjà prévus entre l’association et des députés et sénateurs, et "40 millions d’automobilistes" rencontrera avec plaisir tous ceux qui souhaitent soutenir les usagers de la route.

    [Mise à jour du 09/01/2018]

    À l’issue du Conseil interministériel de Sécurité routière qui s’est tenu à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé sans surprise la généralisation de l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles du réseau secondaire non équipées d’un séparateur central à partir du 1er juillet 2018. L’association "40 millions d’automobilistes", fermement opposée à ce projet depuis sa première évocation en 2013, dénonce une mesure absurde, rejetée par une grande majorité des Français et dont on ne peut espérer aucune amélioration en termes de sécurité routière.

    Si l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée est l’information principale qui résulte de ce CISR, d’autres mesures ont été adoptées aujourd’hui par le Gouvernement, parmi lesquelles :

    • la généralisation de l’éthylotest anti-démarrage pour les récidivistes à l’alcool au volant ;
    • le placement en fourrière systématique pour 7 jours des véhicules des personnes s’étant rendues coupables d’une conduite sous l’emprise de stupéfiants, de conduite sans permis ou de conduite avec un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,8g ;
    • l’aggravation des sanctions pour l’usage du téléphone au volant lorsqu’il se cumule à une infraction au Code de la route mettant en danger sa propre sécurité ou celles des autres usagers. Le permis de conduire pourra alors faire l’objet d’une rétention ou d’une suspension ;
    • la possibilité d’avoir recours à la vidéo-verbalisation à l’encontre des conducteurs ne respectant pas la priorité aux abords des passages pour piétons.

    La mise en œuvre de la nouvelle limitation de vitesse sur les routes ne prendra effet que dans plusieurs mois. Tout n’est donc pas encore joué : le combat se poursuit avec l’association "40 millions d’automobilistes", qui appelle tous les usagers de la route opposés à cette mesure à donner de l’écho au combat contre les 80 km/h en utilisant la force des réseaux sociaux.

    Ainsi, l’association met à disposition des automobilistes un visuel à apposer en photo de couverture de leur page Facebook, afin de montrer aux Pouvoirs publics qu’ils ne sont pas prêts à se résigner.

    Télécharger le visuel en cliquant ici

    Pour les personnes souhaitant participer à la mobilisation qui ne possèdent pas de compte Facebook, une affiche à imprimer est également disponible.

    [Mise à jour du 05/01/2018]

    À l'occasion de l'entretien qui s'est déroulé hier à Matignon avec "40 millions d'automobilistes", l'association a rappelé qu'aucune étude n'avait pour l'heure prouvé l'efficacité de la mesure pour lutter contre la mortalité routière et que de nombreux autres facteurs étaient à prendre en compte pour réduire l'accidentalité des usagers de la route.

    L'association a demandé à avoir les conclusions de l'expérimentation des 80km/h qui a pris fin en juillet 2017 et pour laquelle aucun bilan officiel n'a été communiqué. Cela nous a été refusé. On nous a seulement répondu qu'on serait peut-être "surpris"... Mais surtout, que deux ans d'expérimentation, ce n'était pas suffisant et que les tronçons de routes étaient trop courts.

    Pourquoi alors vouloir faire passer en force cette mesure rejetée par ¾ des Français, et ne pas simplement prolonger le test de façon à avoir des données exploitables et des conclusions incontestables ?

    [Mise à jour du 04/01/2018]

    Aujourd’hui, l'association "40 millions d’automobilistes" sera reçue à Matignon à 17h00 dans le cadre de la préparation au Comité interministériel pour la Sécurité routière qui se tiendra le mardi 09 janvier et sera présidé par Édouard Philippe. À cette occasion, l’association évoquera le fait que non seulement la mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h serait complétement inefficace pour lutter contre la mortalité routière, mais aussi qu’elle constituerait un frein important à la mobilité quotidienne de nombreux Français et un handicap pour l’économie des régions les plus enclavées.

    Par ailleurs, l’association rappellera que 72% des Français se disent opposés à la mise en œuvre de cette mesure et remettra symboliquement les 600000 signatures recueillies par sa pétition en ligne depuis le 1er décembre 2017. Les autres pistes possibles pour infléchir la courbe de la mortalité routière seront enfin évoquées.

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    À l’instar du sénateur Alain Fouché aux côtés duquel l’association "40 millions d’automobilistes" a tenu une conférence de presse, le Parlement est snobbé par le Gouvernement, qui choisit de procéder par ordonnance pour modifier le Code de la route sans même prendre le temps du débat au Parlement. Une preuve de plus du passage en force du Gouvernement Macron sur un sujet de mobilité capital dans le quotidien des Français.

    Aussi, "40 millions d’automobilistes", fort du soutien d’Alain Fouché au Sénat et de Nicolas Dupont-Aignan à l’Assemblée nationale, écrit aujourd’hui-même à tous les parlementaires pour leur demander de s’associer à la demande de nécessaire débat au Parlement avant qu’une quelconque mesure de ce type ne soit entérinée. L'association sollicite également l’association des Maires de France et son président François Baroin, dans le but d’obtenir le soutien des élus locaux, oubliés dans les débats de façade organisés par la Sécurité routière et l’État.

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    L’expérimentation de la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles non séparées du réseau secondaire s’est déroulée de juillet 2015 à juillet 2017, sur 3 portions de routes d’une longueur totale de 81 km. Et bien qu'aucun bilan officiel n’ait été communiqué à ce jour, le gouvernement d’Édouard Philippe envisage la mise en œuvre de la mesure dès 2018  !

    Du 11 au 13 décembre 2017, dans la cadre d’une réunion de travail sur la sécurité routière avec la Préfecture de la Haute-Saône, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est rendue à Vesoul, sur la RN 57, l’une des 3 portions de route où la limitation de vitesse a été abaissée à 80 km/h au lieu de 90 km/h auparavant, afin d'évaluer la pertinence du dispositif et son incidence sur la sécurité routière.

    Entre une expérimentation faussée par des travaux d'aménagement et des conditions de circulation et une sécurité dégradées, ce que l'association a découvert sur place est consternant :

    [Mise à jour du 20/12/2017]

    Pour contrer cette mesure, l’association "40 millions d’automobilistes" a réalisé un film documentaire intitulé Le Danemark, en route vers le bon sens, accompagné d’un livret récapitulatif, qui prouvent que l’abaissement des vitesses n’est pas la solution pour améliorer la sécurité sur les routes.

    Le documentaire a été diffusé ce mardi 19 décembre 2017 au Sénat, en présence de la presse. Une question écrite sur la politique de sécurité routière sera posée à l’attention du ministre de l’Intérieur, par le Sénateur Alain Fouché.

    Partant du constat que de nombreux accidents mortels sur le réseau secondaire étaient dus à des chocs frontaux survenus à la suite de dépassements dangereux, parce qu’il existait de forts écarts de vitesse entre les usagers qui respectaient les 80 km/h et ceux qui jugeaient cette limitation inadaptée (la majorité des automobilistes) et roulaient donc légèrement au-dessus, le Danemark a expérimenté une augmentation de la vitesse de 80 km/h à 90 km/h sur une sélection de routes secondaires (16 portions d’une longueur totale de 103 km).

    L’expérimentation a permis de mettre en évidence qu’une hausse de la limitation de vitesse n’allait pas forcément de pair avec une hausse des vitesses pratiquées : après 3 ans de test, la Direction danoise des routes a constaté que les vitesses moyennes étaient restées les mêmes (89 km/h alors que la vitesse était limitée à 80 km/h, 89,1 km/h lorsqu’elle a été portée à 90 km/h) et que l’accidentalité et la mortalité routière avaient chuté respectivement de 11% et 13% par rapport à la période précédant l’expérimentation.

    S'il serait abusif de prétendre que la baisse de l’accidentalité est la conséquence de l’augmentation de la limitation de vitesse, ces bons résultats sont toutefois la preuve qu’une limitation de vitesse plus élevée n’engendre pas nécessairement plus d’accidents et qu’a contrario, une baisse de la limitation de vitesse n’entraînerait pas systématiquement une diminution de la mortalité sur les routes.

    [Mise à jour du 11/12/2017]

    La rumeur d’une baisse généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h avait refait surface le 1er décembre dernier. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis : à l’occasion d’un déplacement sur une opération de sécurité routière, le Premier ministre E. Philippe a déclaré vouloir "faire de la sécurité routière une véritable priorité" et s’est dit "favorable aux 80 km/h sur les routes bidirectionnelles nationales et départementales", considérant que "la vitesse est un facteur très fortement aggravant de l’occurrence et de la gravité des accidents".

    L'association "40 millions d'automobilistes" s’oppose fermement à cette mesure qu’elle estime inefficace et appelle les usagers à signer sa pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com, qui compte déjà plus de 400000 signataires.

    [Article du 01/12/2017]

    Aujourd’hui, vendredi 1er décembre 2017, le journal Le Point annonce la généralisation du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles françaises. D’après le quotidien, la mesure ferait partie des dispositions prises dans le cadre du Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) qui se tiendra en janvier prochain. Bien que l’information ne soit pour l’heure pas confirmée, l’association "40 millions d’automobilistes" estime que la menace est bien réelle pour les automobilistes et qu’une telle mesure ne permettrait en aucun cas d’améliorer la sécurité routière. L’association lance aujourd’hui la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr et appelle toutes les associations d’usagers et tous les automobilistes à se mobiliser.

    >>> JE SIGNE LA PÉTITION <<<

    Une mesure rejetée par la majorité des usagers

    L’idée selon laquelle réduire la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires pourrait améliorer la sécurité des usagers n’est pas nouvelle : en 2013, Manuel VALLS – alors ministre de l’Intérieur – annonçait déjà une "baisse inéluctable des limitations de vitesse", qui permettrait de "sauver 450 vies". De nombreux sondages avaient alors été menés auprès des Français, dont les résultats étaient sans appel : d'après un sondage mené par Le Parisien en avril 2015, 74% des Français pensent qu'il ne faut pas réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier. De plus, les allusions régulières des média à cette problématique ne remportent que les foudres des usagers, preuve que l’éventualité d’une baisse généralisée de la vitesse à 80 km/h n’est toujours pas admise par les usagers.

    Une expérimentation à la marge et des résultats gardés secrets

    Face à la très forte impopularité de la mesure, seule une expérimentation réduite débutant en juillet 2015 avait finalement été décidée, sur 3 portions de routes (la N151 entre la Nièvre et l’Yonne, la N7 dans la Drôme et la N57 en Haute-Saône) d’une longueur totale de 81 km.

    Mais à ce jour, le bilan de cette expérimentation qui devait prendre fin en juillet 2017 n'a toujours pas été publié.

    Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré que "l’expérimentation sera[it] transparente, honnête et rigoureuse", ce qui rend d’autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. Quoi qu’il en soit, ce silence n’est pas tolérable ; les Français doivent avoir accès aux résultats de l’étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable.

    L'association "40 millions d’automobilistes" sera reçue le 12 décembre prochain par le Préfet de la Haute-Saône et demandera que les résultats de l’expérimentation soient enfin rendus publics.

    La pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr pour se mobiliser

    Aujourd’hui plus que jamais, la menace est donc bien réelle pour les automobilistes. Membre du Conseil national de Sécurité routière, l’association est donc proche du dossier et craint que cette baisse annoncée de la vitesse à 80 km/h ne soit qu’un début : certains experts demandent même une baisse à 70 km/h !

    Associée à la multiplication du nombre de radars et à la privatisation des radars embarqués voulue par le Gouvernement et également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017, cette mesure provoquerait une augmentation sans commune mesure du nombre de verbalisations pour excès de vitesse et une hausse sans précédent des amendes routières.

    L’association "40 millions d’automobilistes" appelle donc tous les usagers à s’unir contre la répression routière et à se mobiliser en signant la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr.

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  • Lundi 11 mai, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé les axes sur lesquels l'expérimentation de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h va être appliquée. Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7 (18 km dans la Drôme), la RN 151 (17 km dans la Nièvre et 32 km dans l'Yonne) et la RN 57 (14 km en Haute-Saône). Au total, 81 kilomètres à peine sont concernés.

    Pourquoi une expérimentation ?

    L'expérimentation de la mesure d'abaissement de la limite de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire est en train de se concrétiser et certains y voient déjà les prémices d'une généralisation à toute la France. Pourtant, en juin 2014, le ministre s'est clairement opposé à la baisse généralisée des limitations de vitesse. Position qu'il n'a cessé de réaffirmer depuis. 

    Mais alors, pourquoi cette expérimentation ? Bernard Cazeneuve fait preuve de pragmatisme. À l'heure où une grande majorité des Français ne croit pas au bienfondé d'une telle mesure, il serait illusoire de faire croire qu’une seule mesure " miracle " peut faire baisser d’un coup la mortalité. Monsieur Cazeneuve pense à juste titre que la baisse de la mortalité ne se fera qu'avec une politique globale de sécurité routière, qui n'est pas basée uniquement sur la vitesse.

    Nous avons la satisfaction d'avoir enfin un ministre de l'Intérieur en phase avec les propositions de sécurité routière faites par " 40 millions d'automobilistes " depuis des années.

    Une tentative de " putsch " pour obtenir gain de cause

    Face au refus catégorique du ministre de l'Intérieur de céder à leurs exigences, les partisans du 80 km/h au sein de Conseil National de Sécurité Routière tentent maintenant d'écarter Bernard Cazeneuve du CNSR (dont il a actuellement la responsabilité), au profit du premier ministre Manuel Valls, qui serait plus enclin à valider leurs sollicitations.

    Si certains média osent maintenant parler de la manœuvre visant à enterrer la mesure (notamment l'article du Point), certains intervenants se plaisent encore à faire planer un vent de psychose en faisant croire qu'une généralisation de la baisse des limitations de vitesse nous pend au nez, alors que celle-ci est clairement en péril.

    Le sujet doit être clos une bonne fois pour toutes. Dans l'état actuel des choses, relancer cette polémique revient à l'accréditer : s'il était encore question d'abaisser la vitesse à 80 km/h en France, les lobbies anti-voitures ne seraient pas en train de se déchaîner contre le Ministre en média.

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  • Selon le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France publié ce vendredi 5 décembre 2014, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, annoncerait en janvier 2015 des mesures de sécurité routière dont l’expérimentation d’une baisse des limitations de vitesse passant de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire.


    Le 16 juin dernier, lors de la séance plénière du Conseil National de la Sécurité Routière à laquelle a siégé M.Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes », le ministre de l’Intérieur se voulait rassurant et rejetait toute idée d'abaissement généralisé des limitations de vitesse. Il déclarait ensuite, en marge de cette réunion à Pierre Chasseray, délégué général de l’association, qu’il n’y aurait pas de baisse des limitations de vitesse car cette mesure n’est pas acceptée par l’opinion publique.

    www.nonalabaissedesimitationsdevitesse.com


    Si d'un point de vue économique, les économistes semblent être vent debout contre cette mesure à l'instarde Rémy Prud’homme ou encore Jean Poulit qui affirment qu'un abaissement de la limitation de vitesse sur les axes secondaires représenterait une perte de plusieurs milliards d’euros par an, l'intérêt en termes de sécurité routière n'est quant à lui pas avéré.

    L’Angleterre est un pays de référence en matière de sécurité routière au niveau européen. Pourtant, la vitesse des axes secondaires y est limitée à 97 km/h (60 miles/h) avec des résultats bien meilleurs qu’en France. En Allemagne, même constat ! La vitesse y est pourtant limitée à 100 km/h sur les axes secondaires et les résultats sont inexorablement plus flatteurs que dans l’hexagone. Dans l’écrasante majorité des pays européens, la vitesse
    de 90 km/h semble uniformisée.

    Dans un film réalisé par l'association « 40 millions d'automobilistes » en mai dernier (« L'Angleterre, la fin de la guerre contre les automobilistes » diffusé et visible sur Dailymotion et présenté à l'Assemblée nationale lors d'une conférence de presse aux côtés du Député-Maire de Villiers sur Marne, Jacques Alain Bénisti), les acteurs de la sécurité routière britannique apparaissent pour le moins interrogatifs sur la volonté d'abaissement des limitations
    de vitesse en France.

    Quant au Danemark, il est en train d'expérimenter depuis 2 ans avec réussite la hausse des limitations (le Danemark augmente sa limitation de vitesse sur le réseau secondaire de 80 à 90 km/h).

    « Le ministre nous a promis des mesures intelligentes. Généraliser la baisse des limitations de vitesse serait une erreur fondamentale. Nous préférons nous en tenir au propos du ministre. Nous ne voulons pas croire en cette mesure qui serait contre-productive car rejetée par l'opinion publique» déclare Pierre Chasseray, délégué général.

    Depuis juillet 2013, lors de la première prise de position de l’ancien ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, « 40 millions d’automobilistes » se bat contre une baisse généralisée des limitations de vitesse passant de 90 à 80 km/h. En octobre de la même année, l’association avait lancé un appel à tous les usagers de la route à venir signer la pétition pour dire « Non à la baisse des limitations de vitesse » sur le site Internet www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com. « La position de « 40 millions d’automobilistes » est très claire, nous sommes opposés à une baisse généralisée de la limitation de vitesse sur le réseau secondaire ! » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • Ce mardi 18 novembre 2014, l’ONISR (Observatoire national interministériel pour la Sécurité Routière) publie un bilan de l’accidentalité routière pour octobre 2014 qui fait état d’une hausse de 13% du nombre de tués sur les routes par rapport au mois d’octobre 2013.

    Cette hausse regrettable s’explique en partie par les excellentes conditions climatiques dont ont bénéficié les usagers de la route le mois dernier, les incitant à multiplier leurs déplacements motorisés, mais également à pied et à vélo, provoquant ainsi une augmentation des accidents dont ont été victimes les usagers vulnérables.

    Tandis que les lobbies autophobes voient en cette hausse un moyen pour mieux faire passer la baisse des limitations de vitesse, " 40 millions d'automobilistes " est, encore une fois, la seule association à prendre position et à relativiser face à cette annonce.

    S’il ne s’agit en aucun cas de minimiser cette hausse des chiffres derrière lesquels se cache à chaque fois un drame humain, il convient cependant de rappeler qu’une hausse mensuelle n’est pas significative (la France est d’ailleurs le seul pays au monde à publier des statistiques mois après mois) et qu’il est plus pertinent d’analyser des tendances de fond s’étalant sur plusieurs années. On remarque à ce sujet que cette hausse exceptionnelle s’inscrit dans un contexte de baisse régulière qui dure depuis 12 ans.

    La baisse de la mortalité routière est donc en partie mécanique, mais pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », « s’il est une mesure à prendre pour favoriser la réduction des accidents mortels, c’est d’amplifier la lutte contre l’alcool au volant, qui demeure la première cause de mortalité. À ce sujet, on attend toujours l’application de la loi qui prévoit la mise en place de l’EAD (Ethylotest antidémarrage) pour les délinquants à l’alcool au volant ».

    Une des nouvelles problématiques émergentes en termes de risque routier est la consommation de produits stupéfiants, détectés dans pas moins de 20% des accidents mortels. « L’annonce par le ministre de l’Intérieur de l’arrivée des double tests salivaires en expérimentation dans une dizaine de départements devrait permettre de faire évoluer les pratiques et de lutter concrètement contre les comportements dangereux sur la route » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • La mortalité routière n'a jamais été aussi basse pour un mois d'août - 299 tués - depuis la création des statistiques en 1948. Devant ce chiffre historique, Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, soutient qu'il n'y a pas de corrélation entre la mise en place de mesures répressives et la mortalité routière.

    Les statistiques sont formelles... Jamais un été ne s’est avéré aussi peu meurtrier sur les routes depuis 1948 et la création des indicateurs de sécurité routière. Avec une chute de près de 10 % du nombre de décès par rapport à l'été 2013, ces chiffres viennent enterrer les prédictions de ceux qui s'alarmaient déjà des cinq mois de hausse consécutifs entre février et juin 2014.

    Il y a deux mois encore, les adeptes de la répression à tout prix étaient en ébullition! Il fallait au plus vite abaisser les limitations de vitesses. Il fallait de nouveaux radars... Profitant de quelques chiffres en légère hausse, nos "champions" des prédictions alarmistes profitaient d'un remaniement ministériel pour mettre sous pression les pneumatiques d'un nouveau ministre de l'Intérieur faisant le choix d'un moment de silence et de recul avant de s'exprimer sur les tendances de la mortalité routière.

    Alors que notre association persévérait dans un argumentaire rassurant de baisse mécanique du nombre d'accidents en agitant des rubans blancs en signe d'apaisement, nos opposants, militants de la suspension de permis pour tous, brandissaient des drapeaux noirs, à coups de chiffres et de courbes dévastatrices pour 40 millions d'automobilistes déjà excédés par un régime de la surrépresion.

    Et puis il y a eu le 16 juin 2014. Lors du Conseil national de Sécurité routière, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, annonçait contre toute attente qu'il abandonnait l'idée d'une baisse généralisée des limitations de vitesse, refusant alors de céder au chantage de la boule de cristal prédisant un été meurtrier.

    Dans ce contexte, l'annonce quelques jours plus tard de la hausse de la mortalité routière en juin aurait pu sonner le glas pour des milliers de panneaux de limitation de vitesse à "90" tant le terrain médiatique était occupé par les quelques partisans du "tout répression". Leur ode à la punition collective était alors reprise en écho par le monde médiatique telle une vérité universelle. Mais leur stratégie de la peur resta vaine. Le ministre de l'Intérieur ne varia pas le cap,  paraissant préférer l'analyse pragmatique d'une tendance pourtant sans faille : la courbe des accidents n'a jamais cessé de s'améliorer depuis... 1972!!!

    Merci, monsieur le Ministre !

    A présent, nous sommes en septembre 2014 et nous savons que jamais un été n'a dénombré si peu d'accidents, si peu de décès, si peu de blessés. Comment ne pas s'en réjouir ? Comment ne pas remercier Bernard Cazeneuve de la confiance accordée aux automobilistes ? Comment ne pas le remercier d'avoir choisi de ne pas céder à la pression d'un monde moderne toujours en quête de mesures politiques hâtives pour répondre à un fait conjoncturel ? Où sont passées les sybilles et autres diseuses de mauvaise aventure qui pariaient sur l'inexorable augmentation des accidents ? Leur "excès de vitesse" à vouloir réagir trop vite est sans appel. Comment pourront-ils à nouveau défendre que seule la répression toujours accrue explique la réduction du nombre d'accidents ?

    Les voitures évoluent. Toujours plus sûres! Le parc automobile se renouvelle et la sécurité de tous en même temps... La route évolue et les innovations dans la qualité des revêtements de voirie permettent assurément une amélioration constante de la sécurité routière. Encore faut-il que collectivités locales, conseils généraux, régionaux et État mesurent l'importance de l'entretien de notre réseau routier et de la nécessité d'investissement dans des dispositifs de sécurité essentiels à la conduite (marquages au sol, glissières de sécurité). Mais bien évidemment, les mentalités évoluent et les comportements routiers aussi. Bien évidemment, il restera toujours une minorité d'"irréductibles gaulois" convaincus d'être immortels... Et bien entendu, les forces de l'ordre ont un rôle essentiel à jouer. Mais ce n'est pas parce qu'il existe 1% de chauffards que nous devons prendre en otage tous les automobilistes raisonnables et responsables dont notre association souhaite au quotidien se faire l'écho.

    Nous sommes aujourd'hui, plus que jamais, 40 millions d'automobilistes militants d'une meilleure sécurité de nos routes, partisans de pistes nouvelles pour sauver des vies, refusant l'infantilisation des automobilistes à la faveur d'une meilleure formation plus moderne.

    On ne fait pas de la sécurité contre les automobilistes, on la fait AVEC eux. L'été 2014 prouve qu'il n'existe pas de corrélation entre la mise en place de mesures répressives et la baisse de l'accidentalité routière.

    Tribune de Pierre Chasseray publiée par Le Cercle Les Echos

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  • Ce jeudi 11 septembre, la Sécurité routière publiait les chiffres de l'accidentalité routière pour le mois d'août 2014. Le bilan indique qu'il s'agit du plus faible nombre de morts sur les routes jamais enregistrés.

    Pour " 40 millions d'automobilistes ", cette baisse était prévisible. La baisse de la mortalité routière des mois de juillet et août 2014 par rapport aux mois de juillet et août 2013 s’explique par une baisse mécanique de l’accidentalité.

    De plus, l'association note que depuis que le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il n’y aurait pas de baisse généralisée de baisse des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h, on s’aperçoit d’une diminution de la mortalité sur les routes, ce qui prouve qu’il n’existe aucune corrélation entre la prise de décision politique ou la mise en place de nouvelle mesure répressive à l’encontre des automobilistes et la baisse de l’accidentalité routière.

    " 40 millions d'automobilistes " réagit dans les média via AFP :

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  • Ce matin, à la sortie de la réunion plénière du CNSR, le ministre de l’Intérieur s’est prononcé publiquement en défaveur d’une généralisation de la baisse des limitations de vitesse, notamment en raison du rejet massif de cette mesure par l’opinion publique. Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », salue le discours empreint de bon sens du Ministre : « Monsieur Cazeneuve a prononcé des mots que l’on avait plus entendu depuis longtemps en parlant de sécurité routière : il a parlé de prévention et de pédagogie. C’est ce que demande notre association depuis le début de ces débats ». 

    Et s’il ne s’oppose pas à l’expérimentation d’une baisse des limitations de vitesse sous condition d’une étude au cas par cas des routes concernées et dans les zones accidentogènes seulement, le ministre de l’Intérieur a ajouté qu’il souhaitait désormais rencontrer et travailler en concertation avec « 40 millions d’automobilistes », parce qu’il est parfaitement illégitime de chercher à imposer une mesure à laquelle s’opposent près de 90% des Français et que d’autres pistes existent pour réduire l’accidentalité routière. 

    « C’est une grande victoire pour l’association. C’est une victoire pour les 40 millions d’automobilistes qui sont conscients de l’enjeu de la sécurité sur la route, mais aussi du fait que l’on ne peut pas faire de la sécurité routière la seule dimension des transports. Le Ministre a su entendre leur voix et nous sommes prêt à répondre à son invitation pour travailler ensemble » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • Ce matin, à l'Assemblée nationale, l'association « 40 millions d'automobilistes » dévoilait son film documentaire de 52 minutes intitulé La fin de la guerre contre les automobilistes accompagné d'un livre de 60 pages reprenant les entretiens menés avec les principaux acteurs de la sécurité routière britannique.

    Tourné en Angleterre en janvier dernier, ce reportage décrypte un autre modèle de sécurité routière, basé sur l'acceptation des mesures par les automobilistes. Depuis 2010 et l'arrivée de David Cameron à la tête du Gouvernement anglais, une nouvelle ligne politique nommée « la fin de la guerre contre les automobilistes » est appliquée et non sans succès, puisque le Royaume-Uni poursuit inlassablement sa réduction du nombre d'accidents (deux fois moins qu'en France).

    POUR VISIONNER LE FILM " LA FIN DE LA GUERRE CONTRE LES AUTOMOBILISTES ", CLIQUEZ ICI.

    Les radars

    À la base de ce changement, une ville : Swindon, 180 000 habitants. Nous sommes en 2009 lorsque le précédent maire annonce la suppression des sept radars de la commune. Si la décision de suppression des radars (liée à des raisons économiques : entretien des radars à la charge des collectivités) semblait politiquement risquée, cinq ans après, le bilan est sans appel : chaque année, le nombre d'accidents de la route diminue, preuve irréfutable de la baisse mécanique de l'accidentalité.

    Depuis, l'exemple de Swindon inspire. Et c'est le Somerset, puis le Northamptonshire et l'Oxfordshire qui désactivent un grand nombre de radars, si bien que l'on estime aujourd'hui que près de 55% des radars du territoire britannique ont été désactivés.

    Amy Aeron-Thomas de l'association d'aide aux victimes de la route Road Peace nous confirmera que « dans certaines régions, seul un radar sur dix est actif ».

    La tolérance

    Autre point de divergence entre système anglais et français : la marge de tolérance des radars. Si la France base son système sur l'intolérance envers les petits excès de vitesses jugés accidentogènes avec une marge technique de 5% sur les radars fixes, l'Angleterre choisit d'appliquer une tolérance de 10% + 3km/h. Pour Mark Egan du Comité des transports au Parlement britannique (House of Commons) : « une répression qui se concentrerait sur les petits excès de vitesse générerait trop de controverse. Si vous augmentez la marge de tolérance, vous ciblerez davantage ceux qui pourfendent les règles bien au-delà des limites ».

    De plus, cette politique basée sur l’acceptabilité du système tient compte de l’équilibre nécessaire entre le coût de maintenance du dispositif et ce que rapportent les contraventions émises par les radars. De cette façon, l’Angleterre se prémunit contre l’assimilation des radars à des pièges servant à rapporter de l’argent à l’Etat. Ainsi, alors que le système de contrôle-sanction est particulièrement controversé en France, notamment parce qu’il a généré près de  800 millions d’euros en 2013, parmi lesquels seuls 115 millions ont servi à l’entretien du dispositif (selon le Projet de loi de finances pour 2014), l’Angleterre parvient à un équilibre économique, avec 150 millions d’euros générés chaque année pour des coûts d’entretien annuels équivalents.

    La confiance

    Si, en France, notre modèle de sécurité routière reste inexorablement ancré sur une formule mathématique dite « de Nilsson », selon laquelle une baisse de 1km/h de vitesse serait synonyme de 4% de baisse des accidents, l'Angleterre applique quant à elle un principe diamétralement opposé : le « 85ème centième ». En d'autres termes, il s'agit d'adapter la règlementation en fonction du comportement de 85 % des automobilistes, jugés raisonnables. C'est pourquoi l'Angleterre songe à augmenter sa limitation de vitesse sur autoroute. En effet, selon Mark Egan du Comité des transports au Parlement britannique : « les vitesses moyennes relevées sur autoroute sont plus élevées que la limitation », d'où la nécessité d'ouvrir le débat.

    Là où l'Angleterre adapte la règle au comportement des usagers sur un principe de confiance envers les automobilistes, la France fait le choix d’enfermer les comportements dans des règlementations toujours plus strictes dont le symbole est sans doute le projet d'abaissement des limitations de vitesse.

     Les limitations de vitesse

    Autre point de comparaison entre la France et nos voisins britanniques : la limitation de vitesse sur nos réseaux secondaires. En Angleterre, la limitation y est fixée à 97km/h, soit 7 km/h de plus qu'en France, avec un bilan pourtant plus flatteur en termes d'accidents. Au cours de notre  tournage, nous avons pu constater qu'il n'existait aucun débat pour abaisser cette limitation outre-Manche. Mieux encore, aucun des intervenants n'a paru comprendre le projet français d'abaissement des limitations de vitesse et tous sont apparus surpris, d'autant que la réglementation française permet déjà un abaissement ponctuel sur certaines portions de route.

    Le débat est clos

    Après avoir augmenté sa limitation de vitesse sur autoroute il y a 10 ans, le Danemark expérimente depuis deux ans l'AUGMENTATION de sa limitation de vitesse sur le réseau secondaire, qui a été portée de 80 à 90 km/h. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Julh Hollen de la Vejdirektoratet (Direction danoise de la route) constate beaucoup moins d'accidents. DansleCopenhagen Post, il déclarait « c'est comme si nous avions trouvé la vitesse la mieux adaptée à ces portions de route. Cela nous a permis de réduire les écarts de vitesse entre les véhicules et donc de diminuer le nombre de personnes qui procèdent à des manœuvres de dépassement potentiellement dangereuses ».

    Quant à Erik Mather de la Police de la route danoise, il ajoutait « la police était vraiment peu partisane de cette idée au départ, mais nous avons complètement changé d'opinion au regard de l'expérimentation menée depuis deux ans ».

    POUR VISIONNER LE FILM " LA FIN DE LA GUERRE CONTRE LES AUTOMOBILISTES ", CLIQUEZ ICI.

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  • Ce mercredi 12 février 2014, l’association demande au Gouvernement et plus particulièrement à Jean- Marc Ayrault, Premier ministre et à François Hollande, président de la République de revenir sur le projet de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, visant à abaisser les limitations de vitesse sur les axes secondaires.

    « 40 millions d’automobilistes » apprend avec surprise, dans le journal Le Parisien, qu’une séance plénière du Conseil national de Sécurité routière aura lieu le 16 mai prochain, afin de donner ses « recommandations » sur la baisse des limitations de vitesse. Selon le quotidien, le CNSR annoncerait, soit une expérimentation dans plusieurs départements de France soit un abaissement des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h dans la France entière d’ici le début de l’été. L’association, membre du CNSR, est contre cette mesure et dénonce une mascarade des lobbies autophobes qui poussent le ministre de l’Intérieur à mettre en place cette mesure qui est un contre-sens à tout niveau.

    Contre-sens économique

    Selon plusieurs économistes comme Rémy Prudhomme et Jean Poulit, baisser la limitation de vitesse sur les axes secondaires représentera une perte de plusieurs milliards d’euros par an. En période de crise économique, est-ce réellement le moment de faire chuter davantage l’économie de la France qui est déjà en berne ?

    Contre-sens politique

    Tous les usagers de la route sont contre cette mesure. 93% des Français interrogés sont défavorables à un abaissement des limitations de vitesse sur les routes secondaires. Face à ce constat, «40 millions d’automobilistes » interpelle le Gouvernement à prendre position sur ce dossier, qui n’est plus un sujet ministériel mais interministériel dans la mesure où il aborde des enjeux à la fois économique, sociaux, environnementaux et de sécurité routière !

    « Aujourd’hui, nous demandons à être reçus par le président de la République, pour qu’il puisse connaître l’avis des Français sur l’abaissement des limitations de vitesses » annonce Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes ».

    Contre-sens en termes de Sécurité routière

    L’Angleterre est un pays référence en matière de sécurité routière au niveau européen. Pourtant, la vitesse des axes secondaires y est limitée à 97 km/h (60 miles/h) avec des résultats bien meilleurs qu’en France.

    En Allemagne, même constat ! La vitesse y est pourtant limitée à 100 km/h sur les axes secondaires et les résultats sont inexorablement plus flatteurs que dans l’hexagone. Dans l’écrasante majorité des pays européens, la vitesse de 90 km/h semble uniformisée.

    A focaliser l'attention sur la piste vitesse, on oublie toutes les autres pistes où les progrès peuvent être plus importants.

    Alors, pour quelle raison Manuel Valls veut-il abaisser les limitations de vitesse sur nos axes secondaires ? Quelles sont ses réelles motivations ?

    Nous émettons l’hypothèse que l’une de ses motivations est pécuniaire. En effet, dans le Projet annuel de Performance annexé au Projet de Loi de Finance pour l’année 2014, il est mentionné que les radars doivent rapporter 800 millions d’euros à l’Etat.

    Sa motivation n’est pas de réduire le nombre de décès sur les routes de France car si l’on regarde les chiffres d’un peu plus près, nous constatons que les accidents mortels diminuent régulièrement. Et s’il voulait réellement réduire leur nombre il se pencherait davantage sur les premières causes de mortalité, qui sont l’alcoolémie et la somnolence au volant. 

    « Nous demandons à toute la classe politique de prendre part au débat et de tenir compte de lavis des usagers de la route qui disent NON à la baisse des limitations de vitesse ! » conclut Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

    Signez notre pétition en ligne : www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com

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