baisse des limitations de vitesse (10)

  • [Mise à jour du 11/12/2017]

    La rumeur d’une baisse généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h avait refait surface le 1er décembre dernier. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis : à l’occasion d’un déplacement sur une opération de sécurité routière, le Premier ministre E. Philippe a déclaré vouloir "faire de la sécurité routière une véritable priorité" et s’est dit "favorable aux 80 km/h sur les routes bidirectionnelles nationales et départementales", considérant que "la vitesse est un facteur très fortement aggravant de l’occurrence et de la gravité des accidents".

    L'association "40 millions d'automobilistes" s’oppose fermement à cette mesure qu’elle estime inefficace et appelle les usagers à signer sa pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com, qui compte déjà plus de 400000 signataires.

    [Article du 01/12/2017]

    Aujourd’hui, vendredi 1er décembre 2017, le journal Le Point annonce la généralisation du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles françaises. D’après le quotidien, la mesure ferait partie des dispositions prises dans le cadre du Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) qui se tiendra en janvier prochain. Bien que l’information ne soit pour l’heure pas confirmée, l’association "40 millions d’automobilistes" estime que la menace est bien réelle pour les automobilistes et qu’une telle mesure ne permettrait en aucun cas d’améliorer la sécurité routière. L’association lance aujourd’hui la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr et appelle toutes les associations d’usagers et tous les automobilistes à se mobiliser.

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    Une mesure rejetée par la majorité des usagers

    L’idée selon laquelle réduire la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires pourrait améliorer la sécurité des usagers n’est pas nouvelle : en 2013, Manuel VALLS – alors ministre de l’Intérieur – annonçait déjà une "baisse inéluctable des limitations de vitesse", qui permettrait de "sauver 450 vies". De nombreux sondages avaient alors été menés auprès des Français, dont les résultats étaient sans appel : d'après un sondage mené par Le Parisien en avril 2015, 74% des Français pensent qu'il ne faut pas réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier. De plus, les allusions régulières des média à cette problématique ne remportent que les foudres des usagers, preuve que l’éventualité d’une baisse généralisée de la vitesse à 80 km/h n’est toujours pas admise par les usagers.

    Une expérimentation à la marge et des résultats gardés secrets

    Face à la très forte impopularité de la mesure, seule une expérimentation réduite débutant en juillet 2015 avait finalement été décidée, sur 3 portions de routes (la N151 entre la Nièvre et l’Yonne, la N7 dans la Drôme et la N57 en Haute-Saône) d’une longueur totale de 81 km.

    Mais à ce jour, le bilan de cette expérimentation qui devait prendre fin en juillet 2017 n'a toujours pas été publié.

    Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré que "l’expérimentation sera[it] transparente, honnête et rigoureuse", ce qui rend d’autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. Quoi qu’il en soit, ce silence n’est pas tolérable ; les Français doivent avoir accès aux résultats de l’étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable.

    L'association "40 millions d’automobilistes" sera reçue le 12 décembre prochain par le Préfet de la Haute-Saône et demandera que les résultats de l’expérimentation soient enfin rendus publics.

    La pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr pour se mobiliser

    Aujourd’hui plus que jamais, la menace est donc bien réelle pour les automobilistes. Membre du Conseil national de Sécurité routière, l’association est donc proche du dossier et craint que cette baisse annoncée de la vitesse à 80 km/h ne soit qu’un début : certains experts demandent même une baisse à 70 km/h !

    Associée à la multiplication du nombre de radars et à la privatisation des radars embarqués voulue par le Gouvernement et également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017, cette mesure provoquerait une augmentation sans commune mesure du nombre de verbalisations pour excès de vitesse et une hausse sans précédent des amendes routières.

    L’association "40 millions d’automobilistes" appelle donc tous les usagers à s’unir contre la répression routière et à se mobiliser en signant la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr.

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  • Lundi 11 mai, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé les axes sur lesquels l'expérimentation de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h va être appliquée. Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7 (18 km dans la Drôme), la RN 151 (17 km dans la Nièvre et 32 km dans l'Yonne) et la RN 57 (14 km en Haute-Saône). Au total, 81 kilomètres à peine sont concernés.

    Pourquoi une expérimentation ?

    L'expérimentation de la mesure d'abaissement de la limite de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire est en train de se concrétiser et certains y voient déjà les prémices d'une généralisation à toute la France. Pourtant, en juin 2014, le ministre s'est clairement opposé à la baisse généralisée des limitations de vitesse. Position qu'il n'a cessé de réaffirmer depuis. 

    Mais alors, pourquoi cette expérimentation ? Bernard Cazeneuve fait preuve de pragmatisme. À l'heure où une grande majorité des Français ne croit pas au bienfondé d'une telle mesure, il serait illusoire de faire croire qu’une seule mesure " miracle " peut faire baisser d’un coup la mortalité. Monsieur Cazeneuve pense à juste titre que la baisse de la mortalité ne se fera qu'avec une politique globale de sécurité routière, qui n'est pas basée uniquement sur la vitesse.

    Nous avons la satisfaction d'avoir enfin un ministre de l'Intérieur en phase avec les propositions de sécurité routière faites par " 40 millions d'automobilistes " depuis des années.

    Une tentative de " putsch " pour obtenir gain de cause

    Face au refus catégorique du ministre de l'Intérieur de céder à leurs exigences, les partisans du 80 km/h au sein de Conseil National de Sécurité Routière tentent maintenant d'écarter Bernard Cazeneuve du CNSR (dont il a actuellement la responsabilité), au profit du premier ministre Manuel Valls, qui serait plus enclin à valider leurs sollicitations.

    Si certains média osent maintenant parler de la manœuvre visant à enterrer la mesure (notamment l'article du Point), certains intervenants se plaisent encore à faire planer un vent de psychose en faisant croire qu'une généralisation de la baisse des limitations de vitesse nous pend au nez, alors que celle-ci est clairement en péril.

    Le sujet doit être clos une bonne fois pour toutes. Dans l'état actuel des choses, relancer cette polémique revient à l'accréditer : s'il était encore question d'abaisser la vitesse à 80 km/h en France, les lobbies anti-voitures ne seraient pas en train de se déchaîner contre le Ministre en média.

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  • Selon le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France publié ce vendredi 5 décembre 2014, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, annoncerait en janvier 2015 des mesures de sécurité routière dont l’expérimentation d’une baisse des limitations de vitesse passant de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire.


    Le 16 juin dernier, lors de la séance plénière du Conseil National de la Sécurité Routière à laquelle a siégé M.Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes », le ministre de l’Intérieur se voulait rassurant et rejetait toute idée d'abaissement généralisé des limitations de vitesse. Il déclarait ensuite, en marge de cette réunion à Pierre Chasseray, délégué général de l’association, qu’il n’y aurait pas de baisse des limitations de vitesse car cette mesure n’est pas acceptée par l’opinion publique.

    www.nonalabaissedesimitationsdevitesse.com


    Si d'un point de vue économique, les économistes semblent être vent debout contre cette mesure à l'instarde Rémy Prud’homme ou encore Jean Poulit qui affirment qu'un abaissement de la limitation de vitesse sur les axes secondaires représenterait une perte de plusieurs milliards d’euros par an, l'intérêt en termes de sécurité routière n'est quant à lui pas avéré.

    L’Angleterre est un pays de référence en matière de sécurité routière au niveau européen. Pourtant, la vitesse des axes secondaires y est limitée à 97 km/h (60 miles/h) avec des résultats bien meilleurs qu’en France. En Allemagne, même constat ! La vitesse y est pourtant limitée à 100 km/h sur les axes secondaires et les résultats sont inexorablement plus flatteurs que dans l’hexagone. Dans l’écrasante majorité des pays européens, la vitesse
    de 90 km/h semble uniformisée.

    Dans un film réalisé par l'association « 40 millions d'automobilistes » en mai dernier (« L'Angleterre, la fin de la guerre contre les automobilistes » diffusé et visible sur Dailymotion et présenté à l'Assemblée nationale lors d'une conférence de presse aux côtés du Député-Maire de Villiers sur Marne, Jacques Alain Bénisti), les acteurs de la sécurité routière britannique apparaissent pour le moins interrogatifs sur la volonté d'abaissement des limitations
    de vitesse en France.

    Quant au Danemark, il est en train d'expérimenter depuis 2 ans avec réussite la hausse des limitations (le Danemark augmente sa limitation de vitesse sur le réseau secondaire de 80 à 90 km/h).

    « Le ministre nous a promis des mesures intelligentes. Généraliser la baisse des limitations de vitesse serait une erreur fondamentale. Nous préférons nous en tenir au propos du ministre. Nous ne voulons pas croire en cette mesure qui serait contre-productive car rejetée par l'opinion publique» déclare Pierre Chasseray, délégué général.

    Depuis juillet 2013, lors de la première prise de position de l’ancien ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, « 40 millions d’automobilistes » se bat contre une baisse généralisée des limitations de vitesse passant de 90 à 80 km/h. En octobre de la même année, l’association avait lancé un appel à tous les usagers de la route à venir signer la pétition pour dire « Non à la baisse des limitations de vitesse » sur le site Internet www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com. « La position de « 40 millions d’automobilistes » est très claire, nous sommes opposés à une baisse généralisée de la limitation de vitesse sur le réseau secondaire ! » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • Ce mardi 18 novembre 2014, l’ONISR (Observatoire national interministériel pour la Sécurité Routière) publie un bilan de l’accidentalité routière pour octobre 2014 qui fait état d’une hausse de 13% du nombre de tués sur les routes par rapport au mois d’octobre 2013.

    Cette hausse regrettable s’explique en partie par les excellentes conditions climatiques dont ont bénéficié les usagers de la route le mois dernier, les incitant à multiplier leurs déplacements motorisés, mais également à pied et à vélo, provoquant ainsi une augmentation des accidents dont ont été victimes les usagers vulnérables.

    Tandis que les lobbies autophobes voient en cette hausse un moyen pour mieux faire passer la baisse des limitations de vitesse, " 40 millions d'automobilistes " est, encore une fois, la seule association à prendre position et à relativiser face à cette annonce.

    S’il ne s’agit en aucun cas de minimiser cette hausse des chiffres derrière lesquels se cache à chaque fois un drame humain, il convient cependant de rappeler qu’une hausse mensuelle n’est pas significative (la France est d’ailleurs le seul pays au monde à publier des statistiques mois après mois) et qu’il est plus pertinent d’analyser des tendances de fond s’étalant sur plusieurs années. On remarque à ce sujet que cette hausse exceptionnelle s’inscrit dans un contexte de baisse régulière qui dure depuis 12 ans.

    La baisse de la mortalité routière est donc en partie mécanique, mais pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », « s’il est une mesure à prendre pour favoriser la réduction des accidents mortels, c’est d’amplifier la lutte contre l’alcool au volant, qui demeure la première cause de mortalité. À ce sujet, on attend toujours l’application de la loi qui prévoit la mise en place de l’EAD (Ethylotest antidémarrage) pour les délinquants à l’alcool au volant ».

    Une des nouvelles problématiques émergentes en termes de risque routier est la consommation de produits stupéfiants, détectés dans pas moins de 20% des accidents mortels. « L’annonce par le ministre de l’Intérieur de l’arrivée des double tests salivaires en expérimentation dans une dizaine de départements devrait permettre de faire évoluer les pratiques et de lutter concrètement contre les comportements dangereux sur la route » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • Stop à la répression des automobilistes !

    La mortalité routière n'a jamais été aussi basse pour un mois d'août - 299 tués - depuis la création des statistiques en 1948. Devant ce chiffre historique, Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, soutient qu'il n'y a pas de corrélation entre la mise en place de mesures répressives et la mortalité routière.

    Les statistiques sont formelles... Jamais un été ne s’est avéré aussi peu meurtrier sur les routes depuis 1948 et la création des indicateurs de sécurité routière. Avec une chute de près de 10 % du nombre de décès par rapport à l'été 2013, ces chiffres viennent enterrer les prédictions de ceux qui s'alarmaient déjà des cinq mois de hausse consécutifs entre février et juin 2014.

    Il y a deux mois encore, les adeptes de la répression à tout prix étaient en ébullition! Il fallait au plus vite abaisser les limitations de vitesses. Il fallait de nouveaux radars... Profitant de quelques chiffres en légère hausse, nos "champions" des prédictions alarmistes profitaient d'un remaniement ministériel pour mettre sous pression les pneumatiques d'un nouveau ministre de l'Intérieur faisant le choix d'un moment de silence et de recul avant de s'exprimer sur les tendances de la mortalité routière.

    Alors que notre association persévérait dans un argumentaire rassurant de baisse mécanique du nombre d'accidents en agitant des rubans blancs en signe d'apaisement, nos opposants, militants de la suspension de permis pour tous, brandissaient des drapeaux noirs, à coups de chiffres et de courbes dévastatrices pour 40 millions d'automobilistes déjà excédés par un régime de la surrépresion.

    Et puis il y a eu le 16 juin 2014. Lors du Conseil national de Sécurité routière, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, annonçait contre toute attente qu'il abandonnait l'idée d'une baisse généralisée des limitations de vitesse, refusant alors de céder au chantage de la boule de cristal prédisant un été meurtrier.

    Dans ce contexte, l'annonce quelques jours plus tard de la hausse de la mortalité routière en juin aurait pu sonner le glas pour des milliers de panneaux de limitation de vitesse à "90" tant le terrain médiatique était occupé par les quelques partisans du "tout répression". Leur ode à la punition collective était alors reprise en écho par le monde médiatique telle une vérité universelle. Mais leur stratégie de la peur resta vaine. Le ministre de l'Intérieur ne varia pas le cap,  paraissant préférer l'analyse pragmatique d'une tendance pourtant sans faille : la courbe des accidents n'a jamais cessé de s'améliorer depuis... 1972!!!

    Merci, monsieur le Ministre !

    A présent, nous sommes en septembre 2014 et nous savons que jamais un été n'a dénombré si peu d'accidents, si peu de décès, si peu de blessés. Comment ne pas s'en réjouir ? Comment ne pas remercier Bernard Cazeneuve de la confiance accordée aux automobilistes ? Comment ne pas le remercier d'avoir choisi de ne pas céder à la pression d'un monde moderne toujours en quête de mesures politiques hâtives pour répondre à un fait conjoncturel ? Où sont passées les sybilles et autres diseuses de mauvaise aventure qui pariaient sur l'inexorable augmentation des accidents ? Leur "excès de vitesse" à vouloir réagir trop vite est sans appel. Comment pourront-ils à nouveau défendre que seule la répression toujours accrue explique la réduction du nombre d'accidents ?

    Les voitures évoluent. Toujours plus sûres! Le parc automobile se renouvelle et la sécurité de tous en même temps... La route évolue et les innovations dans la qualité des revêtements de voirie permettent assurément une amélioration constante de la sécurité routière. Encore faut-il que collectivités locales, conseils généraux, régionaux et État mesurent l'importance de l'entretien de notre réseau routier et de la nécessité d'investissement dans des dispositifs de sécurité essentiels à la conduite (marquages au sol, glissières de sécurité). Mais bien évidemment, les mentalités évoluent et les comportements routiers aussi. Bien évidemment, il restera toujours une minorité d'"irréductibles gaulois" convaincus d'être immortels... Et bien entendu, les forces de l'ordre ont un rôle essentiel à jouer. Mais ce n'est pas parce qu'il existe 1% de chauffards que nous devons prendre en otage tous les automobilistes raisonnables et responsables dont notre association souhaite au quotidien se faire l'écho.

    Nous sommes aujourd'hui, plus que jamais, 40 millions d'automobilistes militants d'une meilleure sécurité de nos routes, partisans de pistes nouvelles pour sauver des vies, refusant l'infantilisation des automobilistes à la faveur d'une meilleure formation plus moderne.

    On ne fait pas de la sécurité contre les automobilistes, on la fait AVEC eux. L'été 2014 prouve qu'il n'existe pas de corrélation entre la mise en place de mesures répressives et la baisse de l'accidentalité routière.

    Tribune de Pierre Chasseray publiée par Le Cercle Les Echos

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  • Ce jeudi 11 septembre, la Sécurité routière publiait les chiffres de l'accidentalité routière pour le mois d'août 2014. Le bilan indique qu'il s'agit du plus faible nombre de morts sur les routes jamais enregistrés.

    Pour " 40 millions d'automobilistes ", cette baisse était prévisible. La baisse de la mortalité routière des mois de juillet et août 2014 par rapport aux mois de juillet et août 2013 s’explique par une baisse mécanique de l’accidentalité.

    De plus, l'association note que depuis que le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il n’y aurait pas de baisse généralisée de baisse des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h, on s’aperçoit d’une diminution de la mortalité sur les routes, ce qui prouve qu’il n’existe aucune corrélation entre la prise de décision politique ou la mise en place de nouvelle mesure répressive à l’encontre des automobilistes et la baisse de l’accidentalité routière.

    " 40 millions d'automobilistes " réagit dans les média via AFP :

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  • Ce matin, à la sortie de la réunion plénière du CNSR, le ministre de l’Intérieur s’est prononcé publiquement en défaveur d’une généralisation de la baisse des limitations de vitesse, notamment en raison du rejet massif de cette mesure par l’opinion publique. Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », salue le discours empreint de bon sens du Ministre : « Monsieur Cazeneuve a prononcé des mots que l’on avait plus entendu depuis longtemps en parlant de sécurité routière : il a parlé de prévention et de pédagogie. C’est ce que demande notre association depuis le début de ces débats ». 

    Et s’il ne s’oppose pas à l’expérimentation d’une baisse des limitations de vitesse sous condition d’une étude au cas par cas des routes concernées et dans les zones accidentogènes seulement, le ministre de l’Intérieur a ajouté qu’il souhaitait désormais rencontrer et travailler en concertation avec « 40 millions d’automobilistes », parce qu’il est parfaitement illégitime de chercher à imposer une mesure à laquelle s’opposent près de 90% des Français et que d’autres pistes existent pour réduire l’accidentalité routière. 

    « C’est une grande victoire pour l’association. C’est une victoire pour les 40 millions d’automobilistes qui sont conscients de l’enjeu de la sécurité sur la route, mais aussi du fait que l’on ne peut pas faire de la sécurité routière la seule dimension des transports. Le Ministre a su entendre leur voix et nous sommes prêt à répondre à son invitation pour travailler ensemble » conclut Daniel Quéro, président de l’association.

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  • Ce matin, à l'Assemblée nationale, l'association « 40 millions d'automobilistes » dévoilait son film documentaire de 52 minutes intitulé La fin de la guerre contre les automobilistes accompagné d'un livre de 60 pages reprenant les entretiens menés avec les principaux acteurs de la sécurité routière britannique.

    Tourné en Angleterre en janvier dernier, ce reportage décrypte un autre modèle de sécurité routière, basé sur l'acceptation des mesures par les automobilistes. Depuis 2010 et l'arrivée de David Cameron à la tête du Gouvernement anglais, une nouvelle ligne politique nommée « la fin de la guerre contre les automobilistes » est appliquée et non sans succès, puisque le Royaume-Uni poursuit inlassablement sa réduction du nombre d'accidents (deux fois moins qu'en France).

    POUR VISIONNER LE FILM " LA FIN DE LA GUERRE CONTRE LES AUTOMOBILISTES ", CLIQUEZ ICI.

    Les radars

    À la base de ce changement, une ville : Swindon, 180 000 habitants. Nous sommes en 2009 lorsque le précédent maire annonce la suppression des sept radars de la commune. Si la décision de suppression des radars (liée à des raisons économiques : entretien des radars à la charge des collectivités) semblait politiquement risquée, cinq ans après, le bilan est sans appel : chaque année, le nombre d'accidents de la route diminue, preuve irréfutable de la baisse mécanique de l'accidentalité.

    Depuis, l'exemple de Swindon inspire. Et c'est le Somerset, puis le Northamptonshire et l'Oxfordshire qui désactivent un grand nombre de radars, si bien que l'on estime aujourd'hui que près de 55% des radars du territoire britannique ont été désactivés.

    Amy Aeron-Thomas de l'association d'aide aux victimes de la route Road Peace nous confirmera que « dans certaines régions, seul un radar sur dix est actif ».

    La tolérance

    Autre point de divergence entre système anglais et français : la marge de tolérance des radars. Si la France base son système sur l'intolérance envers les petits excès de vitesses jugés accidentogènes avec une marge technique de 5% sur les radars fixes, l'Angleterre choisit d'appliquer une tolérance de 10% + 3km/h. Pour Mark Egan du Comité des transports au Parlement britannique (House of Commons) : « une répression qui se concentrerait sur les petits excès de vitesse générerait trop de controverse. Si vous augmentez la marge de tolérance, vous ciblerez davantage ceux qui pourfendent les règles bien au-delà des limites ».

    De plus, cette politique basée sur l’acceptabilité du système tient compte de l’équilibre nécessaire entre le coût de maintenance du dispositif et ce que rapportent les contraventions émises par les radars. De cette façon, l’Angleterre se prémunit contre l’assimilation des radars à des pièges servant à rapporter de l’argent à l’Etat. Ainsi, alors que le système de contrôle-sanction est particulièrement controversé en France, notamment parce qu’il a généré près de  800 millions d’euros en 2013, parmi lesquels seuls 115 millions ont servi à l’entretien du dispositif (selon le Projet de loi de finances pour 2014), l’Angleterre parvient à un équilibre économique, avec 150 millions d’euros générés chaque année pour des coûts d’entretien annuels équivalents.

    La confiance

    Si, en France, notre modèle de sécurité routière reste inexorablement ancré sur une formule mathématique dite « de Nilsson », selon laquelle une baisse de 1km/h de vitesse serait synonyme de 4% de baisse des accidents, l'Angleterre applique quant à elle un principe diamétralement opposé : le « 85ème centième ». En d'autres termes, il s'agit d'adapter la règlementation en fonction du comportement de 85 % des automobilistes, jugés raisonnables. C'est pourquoi l'Angleterre songe à augmenter sa limitation de vitesse sur autoroute. En effet, selon Mark Egan du Comité des transports au Parlement britannique : « les vitesses moyennes relevées sur autoroute sont plus élevées que la limitation », d'où la nécessité d'ouvrir le débat.

    Là où l'Angleterre adapte la règle au comportement des usagers sur un principe de confiance envers les automobilistes, la France fait le choix d’enfermer les comportements dans des règlementations toujours plus strictes dont le symbole est sans doute le projet d'abaissement des limitations de vitesse.

     Les limitations de vitesse

    Autre point de comparaison entre la France et nos voisins britanniques : la limitation de vitesse sur nos réseaux secondaires. En Angleterre, la limitation y est fixée à 97km/h, soit 7 km/h de plus qu'en France, avec un bilan pourtant plus flatteur en termes d'accidents. Au cours de notre  tournage, nous avons pu constater qu'il n'existait aucun débat pour abaisser cette limitation outre-Manche. Mieux encore, aucun des intervenants n'a paru comprendre le projet français d'abaissement des limitations de vitesse et tous sont apparus surpris, d'autant que la réglementation française permet déjà un abaissement ponctuel sur certaines portions de route.

    Le débat est clos

    Après avoir augmenté sa limitation de vitesse sur autoroute il y a 10 ans, le Danemark expérimente depuis deux ans l'AUGMENTATION de sa limitation de vitesse sur le réseau secondaire, qui a été portée de 80 à 90 km/h. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Julh Hollen de la Vejdirektoratet (Direction danoise de la route) constate beaucoup moins d'accidents. DansleCopenhagen Post, il déclarait « c'est comme si nous avions trouvé la vitesse la mieux adaptée à ces portions de route. Cela nous a permis de réduire les écarts de vitesse entre les véhicules et donc de diminuer le nombre de personnes qui procèdent à des manœuvres de dépassement potentiellement dangereuses ».

    Quant à Erik Mather de la Police de la route danoise, il ajoutait « la police était vraiment peu partisane de cette idée au départ, mais nous avons complètement changé d'opinion au regard de l'expérimentation menée depuis deux ans ».

    POUR VISIONNER LE FILM " LA FIN DE LA GUERRE CONTRE LES AUTOMOBILISTES ", CLIQUEZ ICI.

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  • Ce mercredi 12 février 2014, l’association demande au Gouvernement et plus particulièrement à Jean- Marc Ayrault, Premier ministre et à François Hollande, président de la République de revenir sur le projet de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, visant à abaisser les limitations de vitesse sur les axes secondaires.

    « 40 millions d’automobilistes » apprend avec surprise, dans le journal Le Parisien, qu’une séance plénière du Conseil national de Sécurité routière aura lieu le 16 mai prochain, afin de donner ses « recommandations » sur la baisse des limitations de vitesse. Selon le quotidien, le CNSR annoncerait, soit une expérimentation dans plusieurs départements de France soit un abaissement des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h dans la France entière d’ici le début de l’été. L’association, membre du CNSR, est contre cette mesure et dénonce une mascarade des lobbies autophobes qui poussent le ministre de l’Intérieur à mettre en place cette mesure qui est un contre-sens à tout niveau.

    Contre-sens économique

    Selon plusieurs économistes comme Rémy Prudhomme et Jean Poulit, baisser la limitation de vitesse sur les axes secondaires représentera une perte de plusieurs milliards d’euros par an. En période de crise économique, est-ce réellement le moment de faire chuter davantage l’économie de la France qui est déjà en berne ?

    Contre-sens politique

    Tous les usagers de la route sont contre cette mesure. 93% des Français interrogés sont défavorables à un abaissement des limitations de vitesse sur les routes secondaires. Face à ce constat, «40 millions d’automobilistes » interpelle le Gouvernement à prendre position sur ce dossier, qui n’est plus un sujet ministériel mais interministériel dans la mesure où il aborde des enjeux à la fois économique, sociaux, environnementaux et de sécurité routière !

    « Aujourd’hui, nous demandons à être reçus par le président de la République, pour qu’il puisse connaître l’avis des Français sur l’abaissement des limitations de vitesses » annonce Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes ».

    Contre-sens en termes de Sécurité routière

    L’Angleterre est un pays référence en matière de sécurité routière au niveau européen. Pourtant, la vitesse des axes secondaires y est limitée à 97 km/h (60 miles/h) avec des résultats bien meilleurs qu’en France.

    En Allemagne, même constat ! La vitesse y est pourtant limitée à 100 km/h sur les axes secondaires et les résultats sont inexorablement plus flatteurs que dans l’hexagone. Dans l’écrasante majorité des pays européens, la vitesse de 90 km/h semble uniformisée.

    A focaliser l'attention sur la piste vitesse, on oublie toutes les autres pistes où les progrès peuvent être plus importants.

    Alors, pour quelle raison Manuel Valls veut-il abaisser les limitations de vitesse sur nos axes secondaires ? Quelles sont ses réelles motivations ?

    Nous émettons l’hypothèse que l’une de ses motivations est pécuniaire. En effet, dans le Projet annuel de Performance annexé au Projet de Loi de Finance pour l’année 2014, il est mentionné que les radars doivent rapporter 800 millions d’euros à l’Etat.

    Sa motivation n’est pas de réduire le nombre de décès sur les routes de France car si l’on regarde les chiffres d’un peu plus près, nous constatons que les accidents mortels diminuent régulièrement. Et s’il voulait réellement réduire leur nombre il se pencherait davantage sur les premières causes de mortalité, qui sont l’alcoolémie et la somnolence au volant. 

    « Nous demandons à toute la classe politique de prendre part au débat et de tenir compte de lavis des usagers de la route qui disent NON à la baisse des limitations de vitesse ! » conclut Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

    Signez notre pétition en ligne : www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com

    On compte sur vous pour partager massivement la pétition !

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  • Hier, nous lancions notre pétition en ligne contre la baisse des limitation de vitesse.

    Le principe ? Lorsque vous signez la pétition, vous envoyez un message au Président, Ministres et parlementaires de votre département. 

    C'est le moment de se mobiliser !

    Signez la pétition contre la baisse des limitations de vitesse !

    www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com

    N'hésitez pas à partager le lien !

    Nous vous recommandons d'utiliser Firefox ou Chrome pour signer la pétition, ou d'activer le Javascript sous Internet Explorer dans les options Internet > Sécurité > Personnaliser le niveau > Dans la rubrique Script, activer Scripts ASP ou Active Scripting.

    À voir sur le sujet :  Pierre Chasseray sur I TELE le 07/10/2013 : " Aujourd'hui, quand on regarde bien, si on respecte les limitations actuelles, il n'y a absolument aucune chance d'avoir un accident dont la cause principale est la vitesse. "

    Pierre Chasseray sur BFM TV le 07/10/2013 : " Que l'on soit à 90 km/h ou à 80 km/h, ça ne change pas les choses. Malheureusement, l'automobiliste, s'il tape un obstacle, il décédera. "

    Consultez notre dossier de presse : Non à la baisse des limitations de vitesse

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Activité

"C'est un numéro qui date de plusieurs mois ? Ou vient-il de paraître ?"
"Rassurez-vous, je connais très bien la formule. Et selon vous cette formule est cause d'accident ? A partir d'un certain niveau d'énergie cinétique, les conducteurs perdraient leurs capacités à conduire et les accidents se multiplieraient ?
Comme le…"
"Comment pouvez vous anticiper sur la non réélection de D. Trump. Le perte de la bataille sur le climat à bien été évoqué aujourd'hui par E. Macron, c'est une affaire de gros sous et rien d'autre.
Les petits rigolos et assez naïf pour croire que se r…"
"Lisez , vous verrez c'est très instructif."
"Excusez moi , mais à part la pile à combustible , je ne vois rien d' autres.
Quant à la Chine , elle a fait un virage à 180° car pour elle c'est une question de vie ou de mort,pour les USA attendons que ce climatosceptique tire sa révérence"
"De toutes façons un choc frontal à + de 50 Km/h on meurt alors rouler à 80 au lieu de 90 donnera tout juste un peu moins de boulot aux maquilleurs funéraire...
:D"
"Ah oui il sont pour bien sur ?"
"Il faut lire les commentaires d'une manière positive, et pas systématiquement les critiquer
je crois à la technologie de la pile à combustible, d'ailleurs de grand pays comme les USA, Japon, Allemagne,Corée du sud y croient aussi.
Les méthodes à la…"
"Enfin des bouchons propres ! Encore plus énergivores qu'avec des voitures électriques ! Vive Areva, vive le nucléaire !"
"Excellent dossier sur la question dans sciences et vie"
"La transition énergétique ne viendra pas des écolos , elle viendra certainement de gens comme vous., partisan du tout voiture ....avez vous une seule fois pris un vélo, vous savez c'est très bon pour la santé ,ça évite l'obésité,...arrêter avec vos…"
"je voudrais bien savoir quelles sont les mesures que vous préconisez concernant les transports, la pollution liée à l'automobile. ......"
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