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  • La Commission européenne vient de révéler les données de l’accidentalité routière en Europe. Si globalement, au sein des 28 pays membres de l’Union européenne, on constate une forte baisse de la mortalité sur les routes entre 2010 et 2018, il existe de grandes disparités selon les États.

    On apprend ainsi que le classement des meilleurs pays européens en termes de sécurité routière est dominé par le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande, tandis que la France ne se classe encore qu’en milieu de tableau, loin derrière le trio de tête.

    L’association "40 millions d’automobilistes" rappelle qu’elle a été la première en France à mettre en avant les modèles britanniques et danois de sécurité routière, basés sur l’adaptation de la règle aux comportements de la majorité des automobilistes raisonnables et responsables, par opposition aux décisions françaises qui ne font qu’empiler les mesures coercitives à l’égard des usagers de la route. Pour "40 millions d’automobilistes", le bilan publié par la Commission européenne est la preuve que la répression à outrance en matière de sécurité routière ne permet pas de réduire la mortalité routière, alors que le pragmatisme est garant de la compréhension et du respect des règles, et donc de l’efficacité d’une politique de sécurité routière.

    Le Royaume-Uni et le Danemark, champions européens de la sécurité routière

    Dès 2014, alors que la politique française de sécurité routière ne misait que sur le développement du système de contrôle-sanction automatisé (les radars) et envisageait, déjà, l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse sur le réseau secondaire, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est intéressée aux autres modèles européens de sécurité routière, au premier rang desquels le Royaume-Uni et le Danemark.

    Le point commun de ces deux états résidait dans le fait qu’ils connaissaient une réduction importante et constante de leur accidentalité routière, sans pour autant avoir recours aux mesures outrageusement répressives que la Sécurité routière nous vendait comme indispensables en France.

    En Angleterre, par exemple, la lutte acharnée contre la conduite sous l’emprise de l’alcool est compensée par une grande tolérance envers les petits excès de vitesse, tandis que le Danemark expérimente avec succès la hausse de la limitation de vitesse de 80 à 90 km/h sur ses routes rurales en même temps qu’il travaille à l’amélioration de la qualité de ses infrastructures routières. Et l’on constate aujourd’hui avec bonheur que ces décisions portent leurs fruits, puisqu’elles ont permis à l’un comme à l’autre d’orienter très nettement leur courbe de mortalité à la baisse.

    Et la France dans tout cela ?

    Malheureusement, les publications de l’association sur le sujet (L’Angleterre : un autre modèle de sécurité routière et Le Danemark : en route vers le bon sens) n’ont jusqu’alors pas incité le gouvernement français à s’inspirer de ces deux systèmes. Celui-ci leur préfère encore le modèle suédois – en particulier à travers les études (surannées) de G. Nielson, à l’origine de la mesure des 80 km/h en France – qui a pourtant quitté cette année le podium des meilleurs pays européens de sécurité routière.

    L'association "40 millions d'automobilistes" constate qu'à force de ne prêter l’oreille qu’aux modèles les plus sévères, dont les mesures mises en œuvre ne reposent que sur des théories dépassées et plus que contestables, il ne faut pas s’étonner de ne pas parvenir à atteindre les objectifs ambitieux que l’on se fixe.

    Si la France est aujourd’hui si mauvaise en sécurité routière, c’est qu’elle manque de pragmatisme : faire de la sécurité routière contre les automobilistes n’a jamais permis de les faire adhérer à une politique, et encore moins de rendre cette politique efficace. Les 80 km/h en sont le parfait exemple… Il est donc plus que temps de changer de logiciel pour sécuriser nos routes à des vitesses acceptables, donc acceptées.

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  • Mercredi 24 janvier 2018, le Délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe était auditionné au Sénat par la Commission des lois et la Commission de l’aménagement du territoire, relativement à la mesure d’abaissement généralisée de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Les Sénateurs se sont montrés très actifs et n’ont pas hésité à malmener le Délégué. À cette occasion, ce dernier est revenu à plusieurs reprises sur les conclusions de l’expérimentation danoise de hausse de la limitation de vitesse, révélées par l’association "40 millions d’automobilistes", qu’il a accusé publiquement de colporter des mensonges. L'association maintient ses propos et démontre leur véracité.

    La rétention d’informations de la part du Gouvernement provoque la colère des Sénateurs

    Le Président de la Commission des lois Philippe Bas a ouvert l’audition en rappelant les motifs de la convocation du Délégué interministériel à la Sécurité routière : malgré les demandes nombreuses et insistantes du Sénat – et notamment les courriers de son Président Gérard Larcher et du Sénateur Michel Raison – l’instance représentative n’était pas parvenue à se voir transmettre par le Gouvernement les résultats de l’expérimentation à 80 km/h menée sur 3 tronçons routiers entre 2015 et 2017.

    Il a été rappelé à juste titre que prendre de nouvelles mesures – et d’autant plus des mesures dites "de rupture" – en termes de sécurité routière implique que l’on soit certains que ces mesures seront significatives et que les arguments sur lesquels elles se basent doivent être étayés. Or, il semblerait qu’aucune base scientifique et irréfutable ne soit à l’origine de ces 80 km/h, contrairement à ce qu’affirme le Gouvernement.

    Des arguments douteux et des vérités mathématiques pas si universelles

    Emmanuel Barbe s’est donc évertué à tenter de convaincre l’assistance du bien-fondé de la généralisation de la limitation de vitesse à 80 km/h, principalement en répétant que la vitesse est le principal facteur dans l’accidentalité routière et que diminuer la limitation de vitesse aura donc un effet mécanique de baisse de la mortalité sur les routes concernées. Selon lui, cela aurait été démontré en France entre 2002 et 2005, alors que les vitesses moyennes constatées avaient diminué de 7% en même temps que le nombre de décès sur les routes avait baissé de 37%.

    Si nous ne prétendons pas que cette affirmation ne correspond pas à la réalité, nous sommes en revanche en mesure de démontrer qu’elle ne peut en aucun cas être portée au rang de vérité universelle. Car si l’on regarde les données des vitesses moyennes relevées et de la mortalité routière sur les années 2011-2012, on constate que les Français ont roulé en moyenne 0,3 km/h plus vite en 2012 qu’en 2011 et que la mortalité routière a diminué de 8% (soit 318 vies épargnées). Il est donc absurde et malhonnête d’utiliser des chiffres tronqués pour justifier une mesure aussi grave que celle des 80 km/h généralisés et qui, de plus, fait l’unanimité contre elle.

    Des Sénateurs impliqués et dubitatifs

    Il semble d’ailleurs, à l’écoute des commentaires et interrogations formulés par les Sénateurs à l’issue de l’intervention d’Emmanuel Barbe, que les arguments douteux avancés par le Délégué n’ont convaincu personne : alors que le Sénateur Raison rappelait que "pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’il y ait une forme d’acceptabilité et de la pédagogie" et que bien souvent, les statistiques faisant de la "vitesse" la principale cause de mortalité sur les routes étaient en réalité faussées, de nombreux autres élus parlementaires demandaient pourquoi une modulation des limitations de vitesse en fonction de l’infrastructure et de l’accidentalité constatée sur les tronçons n’avait pas été retenue au lieu d’une généralisation de la mesure.

    Les questions portant sur l’absence de mesure relative à l’amélioration du réseau routier, au rejet de la politique "radars" par les usagers ainsi qu’aux conséquences néfastes d’une vitesse maximale autorisée abaissée pour les habitants des territoires ruraux ont également été soulevées lors de l’audition, les Sénateurs craignant notamment que le ras-le-bol citoyens ne s’exprime par les urnes.

    Le DISR parle de fake news… et déforme la réalité

    Le 20 décembre 2017, alors que la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire était sérieusement envisagée par le Gouvernement français et bénéficiait des faveurs du Premier ministre Édouard Philippe, l’association "40 millions d’automobilistes" révélait les résultats d’une étude de Sécurité routière menée au Danemark : de 2011 à 2015, la Direction des routes danoises, l’équivalent de notre Sécurité routière, a expérimenté – dans le souci d’améliorer l’efficacité des déplacements routiers – une augmentation de la limitation de vitesse de 80 à 90 km/h, soit exactement l’inverse de ce que l’on envisage de faire en France. Or, cette expérimentation a montré non seulement que les vitesses moyennes pratiquées n’avaient pas évolué à la hausse, mais surtout que les données concernant la sécurité des usagers étaient meilleures : une baisse de 11% de l’accidentalité et de 13% de la mortalité routières ont été enregistrées par rapport à la période précédant le test.

    L’association n’a fait que relayer les données qui lui ont été fournies au Danemark par l’autorité responsable de l’expérimentation : la Vejdirektoratet. Le rapport final est d’ailleurs accessible sur le site Internet de la Direction des routes.

    Malgré tout, le Délégué interministériel à la Sécurité routière n’a pas hésité à qualifier ces affirmations de mensongères à plusieurs reprises lors de son audition au Sénat, prétendant avoir eu la preuve qu’il s’agissait de "pseudo-vérités" en contactant l’ambassadrice du Danemark en France.

    Non seulement Emmanuel Barbe prête à "40 millions d'automobilistes" des propos que l'association n'a jamais tenus en prétendant qu'elle affirme que le Danemark a déjà généralisé la hausse des 90 km/h, mais il se permet également de tronquer la vérité en passant volontairement et malhonnêtement sous silence les faits qui desservent son discours. La réalité, c’est que l’expérimentation danoise est un succès et qu’une prolongation a été décidée et des financements supplémentaires alloués pour permettre d’augmenter le nombre de routes à 90 km/h. Personne ne parle de généralisation, seulement de la mise en oeuvre de vitesses différenciées et adaptées en fonction de l’infrastructure routière, ce que le Gouvernement français n’a pas eu l’intelligence de faire.

    À ce sujet, le média danois DR révèle que le nombre de kilomètres de routes sur lesquelles la limitation de vitesse serait augmentée pourrait doubler d’ici deux ans. Pour le justifier, le ministre des Transports a déclaré que "les vitesses qui semblent logiques aux yeux des automobilistes sont plus faciles à respecter pour eux que celles qui semblent inadaptées".

    Enfin, la plupart des partis politiques danois (de la majorité comme de l’opposition) est favorable à cette nouvelle réglementation, dans la mesure où elle permet d’améliorer l’efficacité des déplacements professionnels et privés, sans contrepartie négative sur la sécurité des usagers. Une enveloppe supplémentaire de 93 millions de couronnes danoises (12,5 millions d’euros) a d’ailleurs été allouée par le Gouvernement pour renforcer la qualité et la sécurité des routes sur lesquelles la vitesse maximale autorisée sera portée à 90 km/h.

    Un groupe de travail a donc été créé au sein du Sénat pour recueillir le maximum d’explications et de données pour établir si la mesure prise par le Gouvernement le 09 janvier dernier et qui doit être appliquée à partir du 1er juillet 2018 est utile, légitime et nécessaire.

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Activité

Ce jeudi 18 juillet se tient la première édition de la Journée nationale du Partage de la route, initiée par « 40 millions d’automobilistes », Mon Vélo est une Vie et la Fédération française des Motards en Colère.

À cette occasion, les trois associ…
"Bonjour Flash McQueen,
Je plussoie votre réponse.
C'est bien pour conter le laxisme que vous évoquez que les sanctions seront endurcies, ceci, dès l'an prochain !
Déjà les radars tourelles et les caméras vidéos devraient faire réfléchir...
C'est su…"
"C'est en parti vrai ,le problème est qu'il faudrait un gendarme derrière chaque conducteur .Quand ils voient ces infractions ils sanctionnent malheureusement pas assez souvent ."
"Pour que ça rapporte il faudrait que ce soit sanctionné. Le stationnement gênant n'est jamais sanctionné (il ne faut pas froisser les électeurs), le non respect des passages piétons n'est pas sanctionné non plus malgré le durcissement des règles l'a…"
"Si ce ne serait pas si excessif, tout le monde s'en ficherait, quand on touche au portefeuille, on réagit en conséquence.
Les amende rapporte gros à l'État sans quoi, un nouveau impôt serait inventé, autrement dit ; les amendes sont un impôt indirec…"
"Que l'ont sanctionne cette infraction je suis pour, mais la elle est clairement exessive, une fois de plus l'état s'attaque a ce qui va rapporter le plus."
"+1
Idem pour l'autoradio /recherche de station"
"Pourtant à l'inverse de ça, nous sommes autorisés à toucher l'écran tactile de notre voiture qui est comme un smartphone (surtout avec le miror-link !!)"
"Je suis totalement d'accord, malgré que cela paraisse sévère.
Des systèmes mains libres existent. Un appel téléphonique est-il vraiment si urgent ? ( a 99% non) en général cela peut attendre quelques minutes. Sans réponse l'interlocuteur laissera…"
"'' s’il y en avait pas temps qui font n’Importe quoi au volant et qui ont des accidents, on ne nous emm...derait pas avec la vitesse et toute autre formes de sanctions. .''

Bien sûr que non, ça rapporte trop d'argent..."
"100 pour 100 d’accord, s’il y en avait pas temps qui font n’Importe quoi au volant et qui ont des accidents, on ne nous emm...derait pas avec la vitesse et toute autre formes de sanctions. Si les conducteurs font baisser les accidents ils arrêteront…"
Plus...
« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON