80kmh (24)

  • Lundi 28 janvier 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté le bilan de la Sécurité routière de l’année 2018 et celui des six premiers mois de mise en oeuvre de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h.

    Le Premier ministre a rendu compte des chiffres de la sécurité routière, avec 3259 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2018. Il a conclu à "des effets immédiats" du passage à 80 km/h sur les routes secondaires, qui aurait – d’après la Délégation à la Sécurité routière – permis d’épargner 116 vies sur ce seul réseau au cours du second semestre 2018.

    Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) a pris connaissance des éléments publiés et les a analysés attentivement, dans l’esprit d’objectivité et de transparence auquel il se tient. Il a donc, vendredi 08 février 2019, résumé en 10 points les principales interrogations ou incohérences observées. Le CIE tient le détail de ces questions à la disposition des services de la Sécurité routière et espère vivement que les réponses et les éclaircissements nécessaires seront apportés prochainement.

    Un bilan fondé sur des chiffres provisoires et non confirmés

    Le premier motif d’étonnement est le fait que la Sécurité routière, après avoir largement insisté sur la nécessité d’établir un bilan de la mesure après deux années au moins, et ce à partir de données consolidées de la mortalité routière – non disponibles à ce jour pour 2018 – a néanmoins présenté une estimation fondée sur des "remontées provisoires" appelées à être corrigées au printemps 2019 lors du bilan de l’accidentalité routière pour l’année écoulée.

    Chacun peut dès lors se poser la question de la fiabilité des éléments provisoires, voire purement estimatifs communiqués le 28 janvier dernier, ainsi que du sens d’une telle évaluation prématurée de la mesure des 80 km/h : "S’agit-il d’une étude rigoureuse pour évaluer l’efficacité réelle de la mesure, ou bien de communiquer sur l’hypothèse non démontrée d’un impact positif des 80 km/h, afin de légitimer une mesure qui reste largement impopulaire auprès des Français et de leurs élus, comme l’a lui-même relevé le Président de la République ?" s’interroge Jean-Luc Michaud, président du CIE.

    Une méthode d’évaluation pour le moins surprenante

    En se fondant exclusivement sur les données de la DSR, le nombre de morts sur l’ensemble des routes françaises était en 2018 inférieur de 189 à celui de 2017, dont 108 au premier semestre.

    La baisse du nombre de morts sur la totalité des routes était de 81 morts au 2ème semestre 2018 par rapport au 2ème semestre 2017. Au 2ème semestre 2017, cette même baisse avait déjà été de 81 morts par rapport au 2ème semestre 2016.

    Les routes concernées par les 80 km/h totalisant environ la moitié des décès totaux, nous sommes très éloignés des 116 morts de moins estimés par les pouvoirs publics sur ce seul réseau secondaire, qui représenteraient, en l’absence des informations détaillées issues des BAAC (Bulletins d’analyse des Accidents corporels) réclamées par le CIE aux services en charge, environ le triple de la diminution imputable à ce réseau.

    Dans son communiqué de presse daté du 28 janvier, la Sécurité routière affirme pourtant, sans que quiconque ne dispose des indispensables données détaillées pour 2018 relatives au réseau spécifiquement concerné, que "116 vies ont été épargnées au second semestre 2018 sur le réseau concerné par la baisse de la vitesse maximale autorisée".

    C’est cette étonnante estimation, reprise par tous les médias de France, qui devait, selon les pouvoirs publics, démontrer l’efficacité de la mesure des 80 km/h pour réduire la mortalité routière.

    Sait-on comment ce chiffre a été élaboré ? Nouvelle surprise, puisqu’il s’agit en fait de la différence entre le nombre moyen de tués sur les routes secondaires au cours des 5 années 2013 à 2017 – parmi lesquelles 3 années atypiques précisément marquées par une hausse exceptionnelle du nombre des tués – et l’estimation provisoire du nombre de tués au second semestre 2018, soit 1188 – 1072 = 116.

    Cette estimation consiste en outre à attribuer arbitrairement à la seule mesure des 80 km/h la totalité de la baisse de mortalité estimée sur le réseau secondaire au 2ème semestre 2018. Ceci revient de plus à occulter la multiplicité des facteurs de l’accidentalité ainsi que la baisse tendancielle du nombre des décès observée dès la mi-2017, soit un an avant l’entrée en vigueur de la mesure.

    Une baisse située dans la continuité de la tendance longue observée dans toute l’Europe depuis des décennies

    La rigueur statistique impose en effet de tenir compte de l’évolution tendancielle de la mortalité routière (appelée trend et calculée sur une période antérieure définie), qui n’a cessé de diminuer depuis un demi-siècle en France comme dans l’ensemble de l’Europe, et qui permet de déterminer quelle aurait été l’évolution de la mortalité routière en 2018 si la décision d’abaisser la vitesse n’avait pas été prise. C’est cette différence entre l’évolution constatée et la tendance qui, selon le Professeur Rémy Prud’homme, conseiller scientifique du CIE, donne l’effet réel – et peu perceptible à ce jour – de la mesure.

    Autre exemple d’incongruité : alors que depuis une quinzaine d’années l’Observatoire des vitesses de l’ONISR estime à 82 km/h la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau secondaire par les véhicules légers, le bilan de la Sécurité routière affirme lui que les vitesses moyennes pratiquées par les véhicules légers ont chuté (…) de -3,9 km/h, passant de 87 à 83 km/h au 1er juillet 2018, selon le graphique illustrant l’étude du CEREMA.

    Le CIE expose ainsi les interrogations et incohérences qui, dans la communication de la Sécurité routière du 28 janvier dernier, apparaissent particulièrement troublantes. Le CIE tient aujourd’hui le détail de ces questions à la disposition des services de la Sécurité routière et espère vivement que les réponses et les éclaircissements nécessaires seront apportés prochainement, afin de renouer avec l’indispensable crédibilité de la parole publique.

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  • Capture d'écran vidéo : http://www.scienceinfo.fr/

    Décidément, la création et la propagation de canulars ne connaissent pas de répit quand il s'agit des sujets touchant les automobilistes. Mais cette fois-ci, c'est l'actualité particulièrement tendue liée aux 80 km/h et aux prix des carburants qui a été propice à l'apparition de nouvelles folles rumeurs.

    L'association "40 millions d'automobilistes" décrypte 4 d'entre elles et rappelle la nécessité de rester vigilant face aux informations circulant sur Internet.

    Les radars miniatures envahissent nos routes

    C'est une vidéo qui a interpellé un grand nombre d'automobilistes au lendemain de l'entrée en vigueur des 80 km/h sur les routes françaises. Un reportage signé "Science Info" révélait que le ministère de l'Intérieur avait décidé de frapper fort en dissimulant des radars miniatures, accrochés discrètement le long des panneaux au bord des routes.

    Très bien réalisé et diffusé lors d'une période propice, le reportage de 3 minutes avait tout pour alerter les automobilistes, d'autant que certains usagers ont pu constater de leurs propres yeux l'existence de ces petits dispositifs au bord des routes.

    Sauf que ces "radars miniatures" sont en réalité des systèmes d'analyse de trafic, et non des appareils de contrôle-sanction automatisé.

    Le site www.scienceinfo.fr à l'origine de la vidéo est en fait "un site parodique, satirique, anxiogène et sans gêne. Toutes les informations exposées sont, malheureusement pour certaines et heureusement pour d’autres, inventées de toutes pièces".

    Le Gouvernement va faire passer les ronds-points à double-sens

    Passer les ronds-points à double-sens, "une mesure phare" du Gouvernement pour faire "économiser du carburant aux automobilistes français" ?

    C'est ce que révélait l'article publié par www.nordpresse.be, précisant que la mesure ne devrait rien coûter aux Français car "l’ensemble des panneaux indiquant le sens unique dans les ronds-points seront tout simplement retirés et revendus aux pays voisins."

    Une idée pour le moins loufoque qui pouvait mettre la puce à l'oreille ; en effet, le site www.nordpresse.be présente, comme son homologue www.scienceinfo.fr, des informations "satiriques et/ou parodiques".

    Le montant des amendes a changé depuis les 80 km/h

    Le changement de la grille de sanctions pour les infractions au Code de la route reste un grand classique des canulars visant les automobilistes.

    Cette année, une nouvelle rumeur liée à l'actualité concernant les 80 km/h est née, appuyée par le fait que l'article issu du site de la Sécurité routière exposant les sanctions pour les excès de vitesse avait été mis à jour en juillet, mois de l'entrée en vigueur de la nouvelle limitation sur le réseau secondaire.

    En effet, il existe 6 sanctions différentes (hors récidive) liées aux excès de vitesse, selon l'importance du dépassement et la limitation de vitesse en vigueur à l'endroit où a eu lieu l'infraction :

    • Excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec limitation supérieure à 50 km/h (amende de 68€, retrait d'1 point)
    • Excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec limitation inférieure ou égale à 50 km/h (amende de 135€, retrait d'1 point)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 20 km/h et inférieur à 30 km/h  (amende de 135€, retrait de 2 points)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 30 km/h et inférieur à 40 km/h (amende de 135€, retrait de 3 points)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 40 km/h et inférieur à 50 km/h (amende de 135€, retrait de 4 points)
    • Excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h (amende de 1500€, retrait de 6 points)

    Cette grille est toujours valable depuis l'entrée en vigueur des 80 km/h. Sauf que, logiquement, la limitation de vitesse ayant été abaissée à 80 km/h sur le réseau secondaire, un dépassement retenu à vitesse équivalente peut dorénavant entraîner une sanction de la tranche supérieure.

    Par exemple, avant le 1er juillet 2018, être flashé à 103 km/h (vitesse retenue) sur une route limitée à 90 km/h entraînait une amende de 68€ et le retrait d'1 point sur le permis de conduire, car il s'agissait d'un excès de vitesse inférieur à 20 km/h pour une limitation supérieure à 50 km/h. Aujourd'hui, être flashé sur cette même route dorénavant limitée à 80 km/h, en ayant roulé à la même vitesse (103 km/h), relève de l'excès de vitesse égal ou supérieur à 20 km/h et inférieur à 30 km/h et sera sanctionné par une amende de 135€ et le retrait de 2 points sur le permis de conduire.

    Les Allemands abandonnent leur voiture sur la route pour protester contre les prix des carburants

    Plus d'un million trois cent mille partages sur Facebook pour cette publication virale selon laquelle les Allemands auraient abandonné leur véhicule dans les rues en à peine une heure pour protester contre la flambée des prix des carburants dans leur pays.

    "Plus d'un million de voitures abandonnées" - en témoignait l'image accompagnant le message - qui auraient obligé le Gouvernement à baisser les prix. De quoi donner des idées aux Français…

    Sauf que cette mobilisation n'a jamais eu lieu et que la photo qui accompagnait le message était en réalité celle d'un gigantesque embouteillage qui s'est produit en Chine, en 2010.

    Attention aux sites parodiques !

    Depuis quelques années, de nouveaux sites d'informations un peu particuliers font parler d'eux. Et pour cause : ils se spécialisent dans l'écriture d'informations inventées de toutes pièces, à des fins parodiques, satiriques, ou tout simplement de divertissement.

    Parmi ces sites, nous pouvons retrouver www.scienceinfo.fr et www.nordpresse.be que nous avons découverts dans cet article, lechodelaboucle.fr (qui était à l'origine de la folle rumeur sur les radars cachés dans des vaches), 21 minutes, Agence France Presque, ou encore le célèbre www.legorafi.fr.

    Si ces articles peuvent porter à confusion lorsqu'ils sont sortis de leur contexte, l'intention de leurs auteurs n'est pas de tromper le lecteur : c'est pourquoi vous pourrez retrouver, sur chacun de ces sites, un texte précisant le caractère parodique des informations publiées (notamment via leur rubrique "À propos").

    Des informations donc plutôt simples à vérifier, à condition de rester vigilant !

     

    Retrouvez les premières parties de l'article :

    Ces canulars qui perdurent sur le web - Partie 1

    Ces canulars qui perdurent sur le web - Partie 2

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  • Lundi 28 janvier, le Premier ministre Édouard Philippe présentait les chiffres "historiques" de la sécurité routière pour l'année 2018. Mais il semblerait que la manipulation des chiffres perdure du côté du Gouvernement puisque, si les chiffres métropolitains de 2018 sont sensiblement les mêmes que ceux de 2013, année record en matière de sécurité routière, la prise en considération des données des DOM-TOM fait état, au contraire, d’une augmentation de la mortalité routière.

    L'échec incontestable des 80km/h

    En 2013, alors que les routes secondaires étaient limitées à 90 km/h, la France dénombrait 3268 tués sur les routes métropolitaines, selon le Bilan de l'accidentalité de l'année 2013.

    Tableaux issus du Bilan 2013 de la Sécurité routière

    La baisse à 80km/h était censée sauver "300 à 400 vies".

    Pourtant, 5 ans plus tard, on dénombre 3259 tués en métropole d’après le bilan provisoire de la Sécurité routière présenté ce matin par le Premier ministre Édouard Philippe.

    Malgré les déclarations du Gouvernement ce matin, avec des chiffres similaires à ceux d’il y a 5 ans, il est donc incontestable que la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h n’a absolument rien apporté en termes de sécurité routière.

    La Sécurité routière en flagrant délit de mensonge

    Mais c'était sans compter la vigilance de l'association "40 millions d'automobilistes", qui a relevé que les données relatives aux DOM-TOM n'avaient pas été comptabilisées, bien que la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h concerne les routes de la France entière.

    Au total, 3503 personnes tuées sont à déplorer en 2018 sur les routes françaises (de la France entière), et non 3259 à mettre en regard avec les 3427 tués sur la France entière en 2013.

    En effet, si les chiffres métropolitains de 2018 sont sensiblement les mêmes que ceux de 2013, la prise en considération de ces données pour les DOM-TOM fait en revanche état d’une augmentation de la mortalité routière de +2,2% (+76 tués) par rapport à 2013.

      2013 2018 Évolution
    Métropole 3268 3259 -0,3%
    France entière 3427 3503 +2,2%

     

    Fort de cette donnée décrédibilisant l’impartialité de la Sécurité routière, l’association "40 millions d’automobilistes" réitère sa demande de suppression pure et simple des 80km/h.

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  • Alors que la Sécurité routière envisage de présenter à la fin du mois de janvier son bilan de la mesure des 80km/h après 6 mois de mise en œuvre, le Comité indépendant d’évaluation des 80km/h (CIE) publie aujourd’hui, vendredi 25 janvier 2019, les premiers éléments de ses travaux sur l’évolution de la mortalité routière depuis le 1er juillet 2017 et considère qu’un bilan scientifiquement fondé n’est pas envisageable à ce jour.

    Le CIE a d’abord constaté que la baisse de la mortalité sur l’ensemble des routes françaises – observée depuis le second semestre 2017, c’est à-dire bien avant l’annonce de la mesure – s’est poursuivie après cette annonce en janvier 2018, alors que la vitesse était encore autorisée à 90km/h sur les routes secondaires.

    La mortalité routière déjà largement orientée à la baisse avant l’entrée en vigueur des 80km/h

    Jean-Luc Michaud, président du CIE, détaille les conclusions du Comité d’évaluation : "Nous avons constaté une baisse continue de la mortalité routière sur les 3 derniers semestres : -4,3% entre juillet et décembre 2017 par rapport au second semestre de 2016, -6,9% entre janvier et juin 2018, et-5,7% entre juillet et novembre 2018 (cf graphique ci-dessous). Les chiffres de décembre 2018 ne sont pas encore publiés, mais la baisse de -9,1% de la consommation des carburants routiers au mois de décembre 2018 (selon l’UFIP) laisserait supposer une baisse significative du trafic routier à cette période, qui pourrait s’accompagner d’une baisse de la mortalité routière, qui serait évidemment sans rapport avec les 80km/h…".

    La mortalité routière était donc déjà largement orientée à la baisse une année avant l’entrée en vigueur – et donc bien avant l’annonce – des 80km/h. Comme le démontre le graphique ci-dessus, la mise en œuvre de cette nouvelle limitation n’a eu aucun impact sur la réduction du nombre de morts sur nos routes, que celles-ci soient ou non concernées par les 80km/h.

    Le CIE relève en outre que la baisse du nombre de tués enregistrée aux mois de juillet et août 2018 coïncide avec la diminution de moitié du nombre des radars actifs en France, ce qui conduit à douter sérieusement de l’efficacité de leur multiplication, qui coûte cher à la fois au contribuable et à l’usager de la route.

    Ces analyses ont été réalisées sur la base des baromètres mensuels de la Sécurité routière, les services du ministère de l’Intérieur refusant toujours de transmettre les éléments détaillés et objectifs demandés par le Comité depuis septembre 2018. Il s’avère que seule une connaissance précise de l’évolution et des circonstances des décès sur les routes secondaires, qui se conformerait à la démarche de transparence annoncée par le Président de la République et le ministre de l’Intérieur, permettrait au Comité indépendant comme d’ailleurs aux services de l’État de tirer des conclusions crédibles quant à l’efficacité de la mesure en cause.

    La surprenante présentation des chiffres de la Sécurité routière

    En outre, le CIE s’étonne de la présentation de certains chiffres par la Sécurité routière : pour le mois de novembre 2018, celle-ci a communiqué sur une baisse de -1,8% (-5 tués) de la mortalité routière en France. Or, ces chiffres ne concernent que la métropole : dans les outre-mer, c’est au contraire une hausse de +56,3% (+9 tués) qui est intervenue sur le même mois. Au total, c’est donc une augmentation globale de +1,4% (+4 tués) qui est à déplorer sur l’ensemble des routes de France en novembre.

    Il apparaît donc à ce stade que les modestes baisses et hausses enregistrées depuis l’entrée en vigueur des 80km/h se situent dans le droit fil de l’évolution observée depuis une cinquantaine d’années en France comme dans la plupart des autres pays européens et apparaissent sans rapport avec la décision récente d’abaisser à 80km/h la limitation de vitesse sur les routes secondaires, que nos grands voisins tels que l’Allemagne (100km/h) et la Grande-Bretagne (97km/h), ne pratiquent ni l’un ni l’autre, tout en affichant une mortalité routière très inférieure à la nôtre.

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  • Le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France consacre son fait du jour du vendredi 11 janvier 2019 aux 80 km/h, et plus particulièrement aux "anti-80 km/h", toujours aussi nombreux depuis l’annonce de la mise en œuvre de la mesure. Pire, les discours de contestation ne cessent de s’intensifier et le ras-le-bol généré par la mesure a nourri la colère des Français jusqu’à les faire descendre dans la rue et occuper les ronds-points lorsque l’étincelle des prix des carburants est venue enflammer la situation déjà hautement inflammable.

    Cela fait désormais 6 mois que l’expérimentation des 80 km/h a débuté. Mais alors que, jusqu’à ce jour, le Délégué interministériel à la Sécurité routière (DISR) Emmanuel Barbe recommandait de ne pas tirer de conclusions trop rapides concernant l’efficacité supposée de la mesure, il écume aujourd’hui les média en décrétant, sans donnée ni analyse supplémentaire, que "sans aucun doute, les 80 km/h fonctionnent" et qu’une remontée de la mortalité routière au mois de décembre 2018 doit être imputée aux dégradations commises sur les radars ces dernières semaines. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce l’hypocrisie de la Sécurité routière et une parodie de communication visant à sauver le soldat radar et les 80 km/h, dont la pertinence semble mise à mal par les – semble-t-il – piètres résultats du mois de décembre.

    La parade malhonnête de la Sécurité routière

    "Sauver 300 à 400 vies", c’est le but affiché du Gouvernement – et plus particulièrement du Premier ministre Edouard Philippe – avec les 80 km/h. La mise en œuvre d’une expérimentation de 2 ans doit permettre d’évaluer la pertinence de la mesure relativement à l’objectif défini, ce qui requiert à la fois honnêteté et objectivité.

    Or, si le DISR semblait jusqu’alors jouer le jeu de la prudence, affirmant encore le mois dernier qu’il était trop tôt pour déduire quoi que ce soit des chiffres de la mortalité routière, les nouvelles données dont il dispose en ce début d’année semblent ternir sa confiance. Et bien qu’il n’ait pas cherché à analyser la reprise à la hausse de la mortalité routière en septembre 2018 après 4 mois successifs de baisse et seulement 3 mois de mise en œuvre des 80 km/h, les mauvais chiffres du mois de décembre 2018 le font sortir de ses gonds.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", Emmanuel Barbe ne peut pas admettre que la mesure qu’il a lui-même portée jusqu’au plus haut de l’État ne soit pas aussi efficace qu’il le prétend. On a certes constaté un recul global de la mortalité et de l’accidentalité routière sur les 6 derniers mois de l’année 2018, mais c’était déjà le cas – et même de façon encore plus soutenue – au premier semestre, alors que la France roulait encore à 90 km/h. Il lui fallait donc trouver une excuse. En pointant la dégradation des radars, il met en œuvre une parade malhonnête pour faire porter la responsabilité de son échec aux usagers qui ont exprimé leur ras-le-bol.

    Tout cela sans rappeler le fait que, déjà en juillet 2018, une augmentation de 400% des dégradations de radars avait été constatée (ce même mois, la mortalité routière avait pourtant baissée de -5,2%) et en octobre, 1 radars sur 2 était désactivé, tandis que la mortalité routière chutait de -13,8%.

    Deux poids, deux mesures avec le DISR !

    Le DISR prouve aujourd’hui qu’il a l’art de manipuler les chiffres comme cela l’arrange, au gré des événements. Lorsque ceux-ci tournent en sa défaveur, il n’hésite pas à mettre en rapport des facteurs qui n’en ont en réalité aucun. En revanche, ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que, d’une part, les radars sont en bout de course et ne jouent plus leur rôle dans la prévention des accidents et, d’autre part, que la dégradation massive des radars – que nous ne cautionnons pas – est bien la conséquence directe des 80 km/h, mis en œuvre contre l’opinion des Français, qui y sont très majoritairement opposés encore aujourd’hui et entendent bien le faire savoir.

    L’association souligne qu’elle condamne fermement tout acte de vandalisme commis sur des biens publics.

    Elle rappelle aussi que le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h dont elle est membre espère publier prochainement son premier rapport sur la mise en œuvre de la mesure et son bilan à 6 mois. Celui-ci est cependant conditionné à l’obtention des données brutes de l’accidentalité et de la mortalité routières dont il a fait la demande il y a maintenant plus de 3 mois, mais dont l’accès lui est toujours refusé à ce jour…

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  • Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire dépourvues de séparateur central. Pour ce faire, le Comité étudiera notamment l’évolution de l’accidentalité et de la mortalité au cours des deux années que durera l’expérimentation, mais aussi d’autres questions, telles que les répercussions économiques et sociales sur les territoires et les populations concernés.

    La crise profonde dite des "gilets jaunes" a en effet révélé combien la mesure des 80 km/h avait pu, en se surajoutant à la répression-ponction par le "tout-radar" et à la dangereuse dégradation de notre réseau routier, conduire à l’exaspération de l’immense majorité des Français, qui a explosé sous l’effet d’un choc fiscal sans précédent.

    Une étude indépendante pour déterminer si les 80km/h sont opportuns du point de vue de l’intérêt général

    Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux.

    À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

    Depuis 2009, la loi française impose en effet que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes (exprimés par convention en valeur monétaire) induits par leur mise en œuvre. Cette évaluation doit déterminer si le projet est opportun du point de vue de l’intérêt général.

    L’étude indépendante du CIE porte essentiellement sur les deux principaux impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h : la réduction escomptée du nombre d’accidents de la route dus à des vitesses excessives ou inadaptées et la perte de temps imputable mécaniquement à la diminution de la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau routier effectivement concerné par la nouvelle limitation.

    Les 80km/h ne sauveront pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement

    Pour Jean-Luc Michaud, président du CIE, une première conclusion s’impose selon les données actuellement disponibles : "L’abaissement de la vitesse à 80 km/h ne permettra malheureusement pas la réalisation de l’objectif gouvernemental d’une baisse de 400 tués sur les routes concernées. De plus, l’étude montre que cet échec prévisible sera aggravé par 200 000 années perdues sur les routes, ce qui représente un coût final net de 3,8 milliards d’euros par an, qui pénalisera principalement les habitants et l’économie des régions les plus fragiles ».

    L’étude estime en effet le temps perdu induit par la baisse de la vitesse moyenne de -4 km/h sur ces routes à 300 millions d’heures (l’équivalent de 200 000 années de travail ou de loisirs), soit un coût conventionnel de 4,4 milliards d’euros par an. D’autre part, les calculs montrent que, sur les 530 personnes au total décédées en 2017 dans des accidents de la route dus partiellement ou principalement à la vitesse, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être "évités" sur le réseau à 80 km/h, équivalant par convention à 600 millions d’euros épargnés. Le coût final net de la mesure des 80 km/h avoisinerait ainsi les 3,8 milliards d’euros par an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

    Cette analyse est provisoire et fera l’objet de précisions et d’améliorations au cours des prochains mois et en fonction des données complémentaires auxquelles le Comité, qui attend des pouvoirs publics la plus grande transparence sur ce sujet sensible, pourra accéder à l’avenir (linéaire et trafic des routes concernées, relevés des vitesses pratiquées sur ce réseau, accidentalité routière constatée, part du facteur ‘vitesse’ dans la survenue des accidents de la route…).

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

    Une mesure, en particulier, avait cristallisé la colère des usagers de la route dès le mois de janvier 2018 : l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, défendue bec et ongles par le Premier ministre Édouard Philippe, malgré les réticences exprimées à la fois par les élus parlementaires, départementaux et municipaux et l’hostilité franche d’une large majorité des Français.

    Depuis, la rupture est consommée entre le Gouvernement et les automobilistes. Et alors que ceux-ci attendaient un geste fort d’Emmanuel Macron concernant les dernières mesures dites "de sécurité routière", le Chef de l’État n’a pas même eu un mot à leur égard. Si un début de réponse aura pu être apportée à certaines revendications, celles des usagers de la route français n’ont pas été entendues. L’association "40 millions d’automobilistes" renouvelle donc aujourd’hui, mardi 11 décembre 2018, son appel au Président de la République à renoncer aux 80 km/h.

    Les manifestations contre la mise en oeuvre des 80 km/h ont rassemblé des dizaines de milliers d’automobilistes et de motards au printemps dernier ; les pétitions continuent à recueillir des centaines de milliers de signatures ; Les Français sont des millions à s’opposer à la mesure. Mais rien n’y a fait.

    L'association "40 millions d'automobilistes" estime qu'il s'agit d'une preuve de plus, s’il en fallait, qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de gouverner et de réformer sans tenir compte de l’avis des Français. Mais à force d’empiler les mesures hostiles aux automobilistes, il ne peut pas s’étonner du ras-le-bol qui s’exprime aujourd’hui. Il a mis lui-même le feu aux poudres, et en persistant dans son refus d’apporter les réponses qui s’imposent, il continue à attiser la flamme.

    Car ce mouvement de contestation sociale, s’il porte aujourd’hui des revendications essentiellement liées au pouvoir d‘achat, est bel et bien né de la surenchère répressive et fiscale qui pèse sur les automobilistes.

    Les nombreuses destructions de radars automatiques (la moitié d’entre eux, à l’échelle nationale, serait aujourd’hui hors d’usage) depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h sont l’expression du divorce entre l’État et les Français. Et si toute dégradation de biens publics est condamnable, elle traduit le fait que les radars sont devenus pour les usagers français le symbole de la taxe et de l’injustice fiscale.

    Pour éteindre l’incendie, le Président de la République doit revenir sur la première étincelle, l’origine de la colère. Typiquement, la mesure des 80 km/h est le symbole du mépris des énarques dirigeants pour le peuple qu’ils gouvernent. Emmanuel Macron a déjà reconnu publiquement que "les 80 km/h étaient une connerie" ; il doit désormais aller au bout de cette déclaration en revenant purement et simplement sur leur application. Tant que l’abandon de cette mesure n’aura pas été prononcé, il n’y a pas de réconciliation possible entre Emmanuel Macron et les automobilistes français.

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  • Monsieur le Président,

    Le 12 avril dernier, toute la France restait suspendue à votre discours lors d’une interview réalisée par Jean-Pierre Pernaut, en direct de Berd’huis, petit village de l’Orne. Toute la France qui roule, qui circule, toute cette France pour qui la mobilité est un enjeu majeur attendait de vous le renoncement à une mesure symbolique du déracinement avec les Français. Et pourtant, vous avez choisi ce petit village de l’Orne pour confirmer le décret de baisse de la limitation de la limitation de vitesse à 80km/h. Malgré l’engagement pris durant votre campagne présidentielle, vous avez fait le choix de confirmer cette mesure, premier marqueur incontestable de rupture avec les Français. Ce n’est plus une interprétation, c’est un fait.

    Ni les manifestations conjointes de l’association "40 millions d’automobilistes" et de la FFMC, ni les innombrables sondages réalisés en France, ni la litanie de courriers envoyés à l’Élysée et à Matignon ne trouveront d’abonné au numéro que nous avions composé. Message d’alerte envoyé jamais reçu, les automobilistes ont eu le sentiment d’être méprisés par une élite politique coupée du monde, en rupture de contact avec eux. 

    L’association "40 millions d’automobilistes" n’a pourtant eu de cesse de vous alerter sur ce dossier inspiré par une pseudo élite de défenseurs auto-proclamés d’une sécurité routière dépassée, déconnectée de la réalité des Français et totalement minoritaire. Ces bienpensants vous ont conduit droit dans le mur à 80km/h.

    Aujourd’hui, le constat d’échec est terrible. Parler de sécurité routière, c’est avoir la garantie de l’impopularité. Comment est-il possible d’en être arrivés là ? Alors que tous les combats menés pour sauver des vies génèrent une unanimité d’adhésion aux projets engagés, la Sécurité routière est en faillite. Une faillite morale, une faillite de soutien, un combat sans soldat. Cette mesure du 80km/h mêlée à l’annonce de la privatisation des radars n’a eu qu’un seul effet. Les 40 millions d’automobilistes que nous sommes ne veulent plus être les soldats de cette lutte.

    Doit-on en déduire que les automobilistes français soutiennent l’anarchie routière, l’absence de règle ? Bien évidemment, non ! Si la sécurité routière ne remporte plus l’adhésion des Français, c’est parce qu’elle reste campée sur une vision passéiste. C’est parce qu’elle est prisonnière d’un modèle répressif d’augmentation de la répression sans prise en considération du ressenti de ceux qui la subisse. 

    Le mouvement auquel vous devez faire face aujourd’hui est incontestablement né de l’automobiliste, né de la colère d’un matraquage de mesures de sécurité routière ou de sanctions financières sans cesse augmentées, d’augmentation de la fiscalité des déplacements. Pourtant, l’association "40 millions d’automobilistes" a toujours été lanceur d’alerte de la colère du terrain. 

    Lorsqu’en septembre dernier, nous lancions l’opération "Coût de pompe" afin de dénoncer la surenchère fiscale sur les carburants, nous appelions les Français à vous envoyer leurs tickets de carburant. Notre opération n’était pas un défi, c’était une solution. Il nous fallait vous alerter contre ceux qui vous poussaient à la faute. Malheureusement, cette goutte d’essence a fait déborder le réservoir et les gilets ont ensuite jauni de colère...

    Ce soir, à l’occasion de votre allocution télévisée, s’offre à vous la possibilité de rompre avec les élites pour vous rapprocher à nouveaux des Français. Ce soir, s’offre à vous la possibilité de renouer le contact avec les automobilistes. 

    Au nom d’un discours apaisé essentiel à la reconstruction morale de notre pays à quelques jours de Noël, nous vous demandons aujourd’hui, Monsieur le Président, d’entendre le message envoyé depuis des mois par des Français qui seront attentifs à la portée tant concrète que symbolique de votre discours. Vous comme nous sommes persuadés de l’erreur de cette mesure du 80km/h ; il vous est donné l’opportunité ce soir de la corriger pour reconstruire ensemble, dans les mois à venir, un modèle de mobilité et de sécurité routière plus juste. 

    Ce soir, comme à Berd’huis dans cette école de ce petit village de l'Orne auprès de Jean-Pierre Pernaut, nous serons suspendus à votre discours. Toute la France qui roule, qui circule, toute cette France pour qui la mobilité est un enjeu majeur attendra de vous le renoncement à une mesure symbolique du déracinement avec les Français. 

    Nous comptons sur vous.

    Daniel Quéro, président
    Pierre Chasseray, délégué général

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  • Aujourd’hui, jeudi 15 novembre 2018, la Sécurité routière a annoncé une baisse de 13,8% de la mortalité routière au mois d’octobre 2018 par rapport au mois d’octobre 2017 (chiffre provisoire, hors DOM TOM). Dans le même temps, le nombre total d’accidents de la route et de victimes est de façon surprenante en hausse, respectivement de +5,5% et +5,7%.

    Pour le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h – qui a récemment questionné le ministre de l’Intérieur pour obtenir des statistiques fiables et exploitables– il est impossible de tirer des conclusions sérieuses des statistiques fournies par l’Administration pour plusieurs raisons : elles concernent l’ensemble du réseau, et non les seules voies auxquelles s’applique la mesure des 80 km/h, et ces résultats sont de surcroît globaux, provisoires et excessivement variables d’un mois à l’autre.

    Le Comité indépendant d’évaluation note avec satisfaction la baisse de la mortalité routière relevée le mois d’octobre dernier, tout en relevant que ces indications provisoires portent non pas sur les voies où la vitesse a été réduite, mais sur l’ensemble du réseau métropolitain, autoroutes et agglomérations incluses, et que la mortalité a augmenté outre-mer. La baisse présentée peut en effet s’expliquer par une baisse des tués sur les autoroutes, les voies rapides ou en agglomérations aussi bien que par une variation sur le réseau concerné par la nouvelle limitation. Il rappelle que les données fournies par l’Administration pour le mois écoulé, après l’augmentation de la mortalité observée le mois précédent, ont un caractère provisoire et demandent à être éclairées par les résultats des mois à venir avant de pouvoir faire l’objet de commentaires étayés et objectifs.

    Soucieux d’obtenir au plus tôt ces données pour mener à bien en toute transparence son travail d’analyse des chiffres de la sécurité routière, le Comité a adressé le mois dernier au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner un courrier demandant notamment l’accès au fichier BAAC (Bulletin d’analyse des Accidents corporels) et la description précise du réseau routier soumis à la limitation de vitesse à 80 km/h (longueur, trafic, accidentalité globale…), de façon à disposer de tous les éléments permettant de définir objectivement l’impact réel de cette nouvelle limitation de vitesse sur l’accidentalité de ce réseau.

    "Nous sommes dans l’attente de la réponse du Ministre, car nous estimons qu’il ne serait pas responsable, tant que nous ne disposons pas de données précises et incontestables, de tirer la moindre conclusion des statistiques provisoires portant sur l’ensemble du réseau routier français et non sur les seules routes concernées par les 80 km/h" déclare Jean-Luc Michaud, président du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h. Il précise qu’ "avant la fin de cette année, nous serons en tout état de cause en mesure de produire une première étude scientifique chiffrée sur l’impact de l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h, tant en termes de bénéfices attendus pour la sécurité des usagers (notamment sur l’accidentalité) et de conséquences sur la consommation d’énergie que de coûts économiques et sociaux pour les populations et les territoires concernés".

    La prochaine réunion du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h aura lieu le 20 décembre 2018. Les résultats de cette étude, qui comporteront bien des surprises, seront rendus publics et présentés à la presse à cette occasion par le Conseiller scientifique du Comité, le Professeur Rémy Prud’homme, expert en économie des transports reconnu au plan international.

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  • Jeudi 18 octobre 2018, la Sécurité routière a communiqué les chiffres de l’accidentalité routière pour le mois de septembre 2018 : ceux-ci font état d’une hausse de +8,8% du nombre de personnes tuées sur les routes par rapport à septembre 2017, soit la plus forte augmentation de l’année et, excepté 2016, le plus mauvais mois de septembre depuis 2012. Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h juge cette hausse préoccupante au regard des objectifs gouvernementaux.

    La hausse constatée au regard de ces estimations provisoires concerne également le nombre d’accidents corporels (+5,6%) et le nombre de victimes de la route (+4,5%).

    Les usagers les plus touchés par cette hausse sont les automobilistes, les motocyclistes et les camionneurs, soit les catégories les plus directement concernées par l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central du réseau secondaire.

    "Les données communiquées aujourd’hui par la Sécurité routière sont donc particulièrement préoccupantes au regard des objectifs fixés par le Gouvernement, pour qui l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h doit permettre de ‘sauver 350 à 400 vies’. Il apparait malheureusement selon ces chiffres provisoires que la tendance à la baisse observée avant même l’entrée en vigueur de la mesure au 1er juillet 2018 se soit simplement poursuivie au 3ème trimestre 2018, ce qui n’est pas en concordance avec les objectifs annoncés. Cet alourdissement du nombre de tués en septembre annoncé par le Ministère confirme les indications fournies par un certain nombre de préfectures" constate Jean-Luc Michaud, président du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h.

    Au-delà des premiers commentaires à chaud de la Sécurité routière sur des données provisoires (qui ne peuvent par définition inclure la totalité des tués à 30 jours ainsi que l’exige l’Union européenne en la matière), il paraît indispensable de disposer de chiffres définitifs dans les meilleurs délais, que le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h demandera au ministère de l’Intérieur, afin d’établir une analyse et des commentaires objectifs destinés à une information transparente du public.

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    Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h s’est donné pour mission de mesurer l’efficacité et la pertinence de la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire en termes d’amélioration de la mortalité et de l’accidentalité routières, et au regard des conséquences de la mesure en termes de mobilité et de coûts économiques et sociaux pour les publics et les territoires concernés.

    Ce jeudi 27 septembre 2018, le Comité a tenu sa première réunion, l’occasion pour ses membres de formuler officiellement leurs requêtes aux pouvoirs publics. Pour mener à bien cette mission d’intérêt général, le Comité a en effet besoin d’avoir accès à des éléments précis et non contestables, telles les données brutes de la mortalité routière et les bulletins d’analyse des accidents corporels (fichiers BAAC). Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h demande donc au ministère de l’Intérieur de lui fournir ces éléments, nécessaires à la transparence de l’expérimentation voulue par le Gouvernement et à l’information des usagers de la route.

    Des méthodes gouvernementales opaques

    Si, face à la polémique qui ne désenfle pas quant à la baisse généralisée de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré qu’il s’agissait d’une "expérimentation" de deux ans, à l’issue de laquelle un bilan serait réalisé pour déterminer si la mesure était efficace pour réduire la mortalité routière, il n’a jamais précisé quels indicateurs seraient pris en compte pour réaliser cette évaluation, ni confirmé que les résultats obtenus feraient l’objet d’une communication publique.

    De plus, au terme de la précédente expérimentation des 80 km/h qui s’était déroulée entre 2015 et 2017, il avait fallu la mobilisation des média, du Sénat et de l’Assemblée nationale pour pousser la Sécurité routière à en publier les résultats. Finalement, ce n’est qu’après la diffusion d'une étude réalisée par "40 millions d'automobilistes" que le Premier ministre a consenti à révéler aux Français les conclusions (peu probantes) du test, tout en précisant que cela n’avait pas pesé sur sa décision d’étendre la mesure à l’ensemble du territoire.

    La sécurité routière est l’affaire de tous et exige la transparence

    Tous les membres du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h sont intéressés au premier chef par la sécurité routière. D’ores et déjà, ils demandent donc officiellement au ministère de l’Intérieur de pouvoir accéder à toutes les données relatives à l’accidentalité et à la mortalité routières.

    Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h engage ses travaux sans a priori. En retour, il attend donc de l’Administration une pleine coopération dans la communication des données utilisées et une transparence parfaite quant aux méthodes mises en œuvre et aux résultats obtenus.

    En fonction des éléments obtenus de la part du ministère de l’Intérieur, le Comité publiera un premier bilan des 80 km/h au cours du mois d’octobre, qui portera sur l’accidentalité et la mortalité routières des mois de juillet, août et septembre 2018, soit après un trimestre de mise en œuvre de l’abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires françaises.

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  • Crédits photo : morane sur fotolia.com

    Depuis quelques semaines, fleurissent dans la presse locale les articles décrivant la multiplication des dégradations infligées aux radars, tantôt bâchés, tantôt bombés de peinture. Selon Auto Plus, 400 radars ont été vandalisés en juillet 2018, soit 4 fois plus que l’an passé. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", bien que l’on ne puisse cautionner ces comportements, il s’agit d’une réponse claire des usagers de la route à la décision arbitraire du gouvernement d’abaisser la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes secondaires.

    Une opposition franche aux 80 km/h

    Il y a deux semaines, les préfets révélaient une multiplication par 2 ou 3 selon les départements du nombre de flashs émis par les radars situés sur les routes nationales et départementales depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h. Aujourd’hui, on constate que ces mêmes radars font l’objet de nombreuses dégradations volontaires, vraisemblablement de la part d’usagers de la route mécontents de la politique de sécurité routière menée ces derniers mois par le gouvernement.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", la répression routière – et en particulier les sanctions liées au dépassement de la vitesse autorisée – a atteint un tel sommet en France que le radar est désormais perçu comme un outil servant la rentabilité plutôt que la sécurité des usagers. Lorsque les "bonnets rouges" ont manifesté contre l’écotaxe, ils ont brûlé les radars aussi bien que les portiques ; quand les buralistes s’insurgent contre l’augmentation des taxes sur les cigarettes, ils bâchent les radars pour atteindre l’État. En somme, le radar est devenu le symbole de l’abus fiscal français.

    Le radar de Berd’huis vandalisé, le Président de la République visé

    Si le vandalisme dont sont victimes les radars est une chose récurrente depuis la mise en place du système en 2003, l’explosion du nombre de dégradations ces dernières semaines et l’acharnement symbolique dont certains radars font l’objet – à l’instar par exemple de celui de Berd’huis, petite commune de l’Orne où s’était rendu le Président de la Républiqu en avril 2018 pour confirmer la mise en oeuvre des 80 km/h – ne laisse guère de doute sur la signification de ces actes.

    Le passage en force d’une mesure quasi-unanimement rejetée par les Français est parfaitement contreproductif en termes d’amélioration des conditions de sécurité sur nos routes. Pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’elle soit acceptée par l’ensemble des usagers. Lorsqu’elle fait l’objet d’un rejet tel qu’on le constate aujourd’hui avec les 80 km/h et l’intensification de la politique de contrôle-sanction automatisé, aucun résultat positif ne peut être attendu. Il faut absolument que le Gouvernement entende le message que lui envoient les automobilistes et s’attèle à construire la sécurité routière de demain avec eux, et non contre eux.

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  • Des routes à 80km/h par erreur

    La mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h sur l'essentiel du réseau secondaire est entrée en vigueur le dimanche 1er juillet 2018. Mais alors que la loi ne prévoyait que cette baisse de la vitesse maximale autorisée ne concerne que les "les routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central", quelques cas de routes qui n'auraient pas dû être touchées par la mesure ont déjà été relevés par les automobilistes. De premiers couacs qui promettent malheureusement de ne pas être isolés et que "40 millions d'automobilistes" invite à signaler sur sa page Facebook ou via le hashtag #BalanceTonPanneau.

    Quand les 80km/h sont appliqués à plus de routes que prévu

    Alors que la Sécurité routière estimait à 400.000 le nombre de kilomètres de routes concernées par la mesure d'abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h, le journal Auto Plus révélait en juin dernier qu'il s'agissait en fait de près d'un million de kilomètres qui allaient passer de 90 à 80km/h. Une première erreur dans les prévisions de l'organisme interministériel, qui semble décidément bien mal connaître les routes françaises.

    Mais c'était sans compter toutes les portions dont la vitesse maximale autorisée a été abaissée par erreur à 80km/h ! C'est le cas par exemple de la D41 à Vienne (38), ou encore de la D915 du côté de Bonnières-sur-Seine (78).

    D41 à Vienne (38)

    D915 à Bonnières-sur-Seine (78)

    En effet, au regard du décret du 15 juin 2018 relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules, la signalisation implantée dans ces deux cas est incohérente : alors que l'une des deux portions est bien équipée d'un séparateur central, la loi stipule également que "la vitesse sur les sections de routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation est relevée, sur ces seules voies, à 90km/h".

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", il s'agit à l’évidence d'une erreur des gestionnaires de voirie – les Conseils départementaux – que l’on ne peut pas taxer de vouloir piéger les automobilistes, tant les départements se sont opposés à cette mesure. Mais c’est surtout le symbole d’une mesure incompréhensible : avec séparateur, sans séparateur, à l’exception des 3 voies, avec 2 voies dans le même sens… Il faut désormais être polytechnicien pour se retrouver dans ce dédale de cas particuliers et poser le panneau adéquat !

    Recenser les routes passées à tort à 80km/h pour rendre les limitations conformes à la loi

    L'association "40 millions d'automobilistes" invite aujourd’hui les usagers de la route à signaler les incohérences relatives à la mise en place des 80km/h (coordonnées géographiques et photos) sur la page Facebook de l’association ou via le hashtag #BalanceTonPanneau, afin d'établir la liste des points litigieux signalés et demander aux départements de réétudier l’implantation des panneaux, pour rendre les limitations de vitesse conformes à la loi.

    En tant que défenseur de l’intérêt général des automobilistes, l'association veille à ce qu’ils ne soient pas lésés dans la mise en œuvre de cette mesure, même si "40 millions d'automobilistes" continue de s'y opposer activement. La Commission indépendante d’évaluation des 80km/h que l'association a créée se réunira d’ailleurs à la rentrée pour établir un premier bilan de la mesure au cours de l’été.

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  • Conformément à la décision du Conseil interministériel à la Sécurité routière du 09 janvier 2018 et au décret n°2018-487 du 15 juin 2018 relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules, la limitation de vitesse sur les routes à double sens sans séparateur central du réseau secondaire français sera abaissée de 90 à 80 km/h. La nouvelle réglementation entrera en vigueur dès le dimanche 1er juillet 2018 ; l’objectif affiché par le Gouvernement est de "sauver 300 à 400 vies" par an.

    Pendant plus de 3 ans, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est battue contre la mise en œuvre de cette mesure, dont elle a prouvé à maintes reprises l’inutilité en termes d’amélioration de la sécurité des usagers de la route et les aspects néfastes pour la mobilité des Français et l’économie des territoires les plus dépendants au réseau routier secondaire.

    Malgré la très forte opposition des Français aux 80 km/h (76 % de la population rejette la mesure de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée) et la mobilisation des usagers de la route, toutes catégories confondues, lors de manifestations organisées dans toute la France, le Premier ministre Édouard Philippe a refusé jusqu’au bout toute discussion et tout aménagement de la mesure.

    À partir du 1er juillet 2018, chaque usager motorisé sillonnant les routes françaises sera donc tenu de se conformer à la nouvelle réglementation... au moins pour deux ans ! Car il s’agit pour l’heure d’une expérimentation, qui doit se dérouler du 1er juillet 2018 au 30 juin 2020, au terme de laquelle rendez-vous est pris pour déterminer si la mesure aura effectivement permis de réduire l’accidentalité et la mortalité routières et si elle doit, en conséquence, être adoptée définitivement ou abandonnée.

    Cependant, aucune commission, aucun groupe de travail ou organisme n’a été chargé officiellement par le Gouvernement d’étudier les impacts de l’abaissement de la vitesse maximale autorisée, ce qui permet légitimement de mettre en doute la rigueur et l’honnêteté avec laquelle sera menée cette expérimentation nationale.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" crée aujourd’hui un Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h, composé d’associations d’usagers de la route, d’associations de victimes d’accidents de la route et d’experts en sécurité routière, pour évaluer la pertinence de la mesure pour la réduction du nombre et de la gravité des accidents de la route.

    Chaque mois, le Comité analysera les données d’accidentalité routière disponibles ; un bilan d’étape sera réalisé tous les 6 mois, qui estimera s’il existe un potentiel lien de causalité entre une limitation de vitesse abaissée et l’évolution de l’accidentalité routière. À l’issue de la période d’expérimentation, s’il est établi par le Comité que le passage aux 80 km/h n’a pas permis d’impacter positivement la sécurité des usagers, il formulera officiellement une demande visant l’abandon pur et simple de la mesure.

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  • En mars dernier, le député LR du Cantal Vincent Descoeur déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi "visant à permettre aux préfets et aux présidents de conseils départementaux de maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur les routes nationales et départementales à double sens sans séparateur central". La proposition sera examinée par l’ensemble des députés en séance publique le jeudi 21 juin 2018. L’association "40 millions d’automobilistes" apporte son soutien à la proposition et espère vivement qu’elle sera adoptée par les Parlementaires.

    Le 1er juillet 2018, conformément à la décision du Conseil interministériel de Sécurité routière, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens du réseau secondaire sans séparateur passera de 90 à 80 km/h. D’après les estimations du journal spécialisé Auto Plus, plus d’un million de kilomètres de routes seraient concernées et un radar sur deux reprogrammé à la baisse.

    La mesure est très mal perçue auprès des usagers de la route, en particulier ceux résidant en zone rurale, qui sont non seulement persuadés que l’abaissement de la limitation de vitesse ne permettra pas d’améliorer leur sécurité, mais portera atteinte au contraire à leurs capacités de mobilité et les exposera à des sanctions plus nombreuses, impactant ainsi de façon négative leur pouvoir d’achat et leur permis de conduire.

    Le texte de loi qui sera présenté aux députés le 21 juin a pour but de permettre aux pouvoirs publics locaux – préfets et présidents de conseils départementaux – de déroger au cas par cas à la nouvelle réglementation, lorsqu’ils considèrent que les caractéristiques des routes permettent aux usagers de continuer à rouler à une vitesse maximale de 90 km/h sans danger.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", la proposition de Vincent Descoeur est un bon compromis entre prise en compte des spécificités du réseau secondaire, où il est effectivement cohérent, ponctuellement, de réduire la vitesse des usagers, et la nécessité de garder des infrastructures routières efficaces, en particulier dans les zones les moins bien desservies par les autres moyens de transport

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  • Crédits photo : fotonen sur fotolia.com

    En marge d’un déplacement à Rungis et interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h, le ministre de l’Intérieur Gerard Collomb a manifesté sa désapprobation au projet du Premier ministre et a pris ses distances par rapport à cette mesure en répondant par un "joker" au sujet de la baisse de la limitation de vitesse, alors que le ministre de l’Intérieur porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre. De quoi relancer le débat autour de la mesure : l’association "40 millions d’automobilistes" demande au Président de la République de prendre position sur cette mesure en prenant en compte les avis des ministres ainsi que du Sénat et de la très grande majorité des élus territoriaux qui s’opposent à la généralisation des 80 km/h.

    Une opposition assumée par le ministre de l'Intérieur

    Hier soir, lors d’une réunion publique à Rungis, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a été interrogé sur la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h et sa réponse fut la suivante : "je prends un joker sur la question suivante et je passe directement au radar embarqué". Par cette phrase, le ministre de l’Intérieur marque son opposition face à une mesure impopulaire ce qui relance le débat au sein du Gouvernement.

    Ce matin, interrogé en direct par Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Gérard Collomb a réitéré son opposition sur la généralisation des 80 km/h sur le réseau secondaire et enjoint la proposition émise par le Sénat et l’association "40 millions d’automobilistes", qui consiste à donner le choix aux départements d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes dangereuses.

    Le recadrage du Premier ministre

    Mais c’était sans compter sur le recadrage immédiat du Premier ministre Édouard Philippe, en déplacement à Strasbourg, qui réaffirme la volonté du Gouvernement à mettre en place cette mesure impopulaire pour des raisons de "sécurité et de santé publique".

    L'association "40 millions d’automobilistes" estime qu'un État qui n’écoute pas la majorité des Français et un état qui tombe dans la propagande, ce n’est pas le signe d’une démocratie qui fonctionne… En effet, tout le monde reprend en coeur la propagande officielle selon laquelle diminuer la vitesse de 10 km/h permettrait de sauver 400 vies par an, car c’est "politiquement correct" et que c’est la version entendue partout à la radio, à la télé et dans la presse.

    De plus, s’il y a bien une personne qui connait la réalité de l’expérimentation des 80 km/h, c’est bien Gérard Collomb, le "premier flic" de France. Il porte la charge de la responsabilité de la sécurité routière sous la responsabilité du Premier ministre et clairement il s’oppose en ouvrant la porte à une solution pragmatique.

    Pour l'association, si les membres du Gouvernement se divisent face à cette mesure, il faut que le chef de l’État prenne une décision prenant en compte toutes les positions des membres de son Gouvernement, mais également les propositions des institutions comme le Sénat qui n’a trouvé aucun argument convaincant sur l’efficacité de la mesure.

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  • Le groupe de travail du Sénat sur la sécurité routière a publié son rapport sur l’abaissement programmé de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire français. Après avoir auditionné tous les acteurs de la sécurité routière dont l’association "40 millions d’automobilistes", le Sénat s’exprime officiellement contre une mise en œuvre de la mesure de manière uniforme sur toutes les routes nationales et départementales et demande une décision décentralisée au niveau des départements, plus aptes à estimer au cas par cas quelles routes pourraient réellement bénéficier d’un abaissement de la vitesse maximale autorisée. Les arguments du Sénat rejoignent ainsi ceux de "40 millions d’automobilistes", qui s’oppose depuis le début au projet gouvernemental et demande aujourd’hui au Président de la République d’accéder à leur demande.

    Une mesure contraire aux besoins de mobilité des Français

    À l’issue de deux mois d’auditions, de recherches et de consultation publique, un groupe de sénateurs réunis autour de Michel Raison (Haute-Saône), Jean-Luc Fichet (Finistère) et Michèle Vullien(Rhône) sont parvenus à la conclusion selon laquelle l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse sur l’ensemble des routes secondaires était socialement inacceptable et inutile en termes d’amélioration de la sécurité routière.

    À l’instar de "40 millions d’automobilistes", qui recueille depuis des années l’opinion des usagers de la route et réalise des études sur les véritables facteurs d’accidentalité routière, le Sénat a jugé que la mesure prise arbitrairement par le Gouvernement le 9 janvier dernier était contraire aux besoins de mobilité des Français – en particulier ceux résidant en zone rurale – et que les conséquences néfastes engendrées par la mesure – si elle était appliquée en l’état – seraient disproportionnées au regard des bénéfices que l’on peut raisonnablement en attendre en termes de réduction de la mortalité routière.

    Les sénateurs demandent du cas par cas

    Si les sénateurs ne nient pas l’intérêt relatif d’un abaissement de la limitation de vitesse pour réduire le risque d’accident, ils estiment qu’il est impératif, pour une bonne compréhension et une meilleure acceptabilité de la mesure, qu’elle soit mise en place au cas par cas, uniquement sur les routes jugées les plus dangereuses par les autorités les plus compétentes en la matière, à savoir les conseils départementaux. On rappellera à ce sujet que ceux-ci ont déjà la possibilité d’abaisser ponctuellement la limitation de vitesse à 70 km/h.

    Pour "40 millions d'automobilistes", c’est typiquement le genre de mesure qu’il est nécessaire de décentraliser pour qu’elle soit appliquée de façon la plus pragmatique possible. Car qui mieux que le gestionnaire de voirie – en l’occurrence le conseil départemental pour les routes départementales – connaît le réseau routier dont il a la charge et est à même de l’aménager de manière cohérente ? L'association enjoint aujourd’hui Emmanuel Macron à entendre la colère des automobilistes, qui sont très majoritairement opposés à une généralisation des 80 km/h, et la voix des sénateurs, qui sont des élus locaux raisonnables et pragmatiques. La solution qu’ils proposent est la seule qui permette une mesure équilibrée et acceptable par tous.

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    [Mis à jour le 10/04/2018]

    Afin de lutter contre l'entrée en vigueur des 80km/h prévue par le Gouvernement dès le 1er juillet 2018, l'association "40 millions d'automobilistes" et la Fédération française des Motards en colère s'associent pour une grande manifestation nationale les 14 et 15 avril 2018.

    Plusieurs points de rassemblements sont prévus dans toute la France ce week-end : seule une mobilisation massive pourra nous permettre d'être entendus !

    CONSIGNES DE SÉCURITÉ À L'ATTENTION DES AUTOMOBILISTES

    Pour les manifestations en cortège de véhicules, merci de respecter impérativement les règles de sécurité ci-après :

    • Circuler avec les feux de détresse
    • Partir en convoi derrière les motards
    • Se déplacer sur une seule voie (la plus à droite), de façon à laisser circuler le Service d'Ordre.

    Une affichette à imprimer et à apposer dans votre véhicule est à votre disposition pour marquer votre présence à la manifestation : pour la télécharger, cliquez ici.

    RENDEZ-VOUS DU SAMEDI 14 AVRIL 2018

    POUR L'AIN (01)


    RDV 10h30 à la sous-préfecture de Gex


    RDV 13h à la sous-préfecture de Nantua


    RDV 14h préfecture de Bourg en Bresse

    POUR L'AISNE (02)

    
RDV 8h45 au magasin moto AXXE à Laon


    RDV 09h45 à la station Leclerc (route de Laon) à Saint-Quentin

    
RDV 13h place de la gare à Montreuil pour rejoindre les manifestations des départements 02, 08, 51, 59, 60, 62, 80 au Touquet

    POUR L'ALLIER (03)

    
RDV 11h20 parking du stade d’Aragon à Vichy

    
RDV 11h35 champ de foire de Gannat

    
RDV 11h50 parking de l’aire des vérités St Victor à Montluçon

    
RDV 12h15 parking Intermarché la Madeleine à Moulins


    Regroupement 12h45 à Ygrande

    POUR LES ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE (04)

    RDV 10h place de la mairie à Sisteron


    RDV 11h parking de covoiturage de Manosque

    
RDV à 14h parking de l’Arena, 1955 rue Claude Nicolas Ledoux, Aix-en-Provence

    POUR LES ALPES MARITIMES (06)

    
RDV 9h30 à la préfecture de Nice


    RDV 10h30 au parking de covoiturage face à Decathlon/Boulanger (à la sortie 41 de l’A8) à Mandelieu pour rejoindre Aix-en-Provence

    POUR LES ARDENNES (08)

    RDV à 14h au parc des Expositions rue de la Vieille Meuse à Charleville-Mézières

    POUR L'AUBE (10)

    RDV 14h au parking des Halles à Bar-sur-Seine

    RDV 16h à proximité du péage de Saint-Thibault (entre la brasserie de l’horloge et l’usine Royal Moto)

    POUR L'AUDE (11)


    RDV 9h chez Moto AXXE à Narbonne pour rejoindre la manifestation à Aix-en-Provence


    RDV 11h au relais des Cheminières à Castelnaudary pour rejoindre la manifestation à Toulouse

    POUR L'AVEYRON (12)


    RDV 11h au parking Saint-Eloi, Drive Leclerc à Rodez


    RDV 11h30 sur la RN88 aux silos de Baraqueville pour rejoindre la manifestation à Toulouse

    POUR LES BOUCHES-DU-RHÔNE (13)

    
RDV 14h parking de l’Arena, 1955 rue Claude Nicolas Ledoux, Aix-en-Provence

    POUR LE CALVADOS (14)

    RDV 9h30 place Saint Sauveur à Caen pour rejoindre la manifestation à Flers

    POUR LA CHARENTE (16)


    13h30 Espace 3000 à Cognac

    POUR LA CHARENTE-MARITIME (17)


    Accueil dès 11h sur le parking Belvédère à la Rochelle (food truck sur place). Départ à 14h.

    POUR LE CHER (18)

    RDV 10h00 parking du stade La Berrichone à Chateauroux

    RDV 14h30 Le Prado à Bourges

    POUR LA CORSE DU SUD (2A)

    
RDV 13h rond-point de l’aéroport à Ajaccio

    POUR LA CÔTE-D'OR (21)

    RDV 13h30 parking de gros de Dijon (près d’Ikea)

    POUR LES CÔTES-D'ARMOR (22)


    RDV 14h à l’aéroport de Trémuson

    POUR LE DOUBS (25)

    RDV 12h à l’espace multicuturel Pourny à Pontarlier

    Rassemblement à Montbéliard à 13h, parking rue des Vosges pour une manif dans Montbéliard avant de rejoindre Belfort par la A36

    POUR L'EURE (27)

    
RDV 8h30 sur le parking de l’ancien E.Leclerc de Caër à Evreux


    RDV 9h30 sur le parking routier "Le relais de Dampierre" sur la N12 au lieu-dit "Le Gerier"


    RDV 10h au rond-point piste de lavage d’Intermarché de Verneuil


    RDV 10h30 au rond-point sortie "L’aigle" du croisement D926/D926A/D3 à "L’Aigle"


    RDV 12h au parking Carrefour d’Argentan pour rejoindre la manifestation à Flers

    POUR L'EURE-ET-LOIR (28)


    RDV avancé à 9h00 au lieu de 10h30 sur le parking du Géant à Lucé pour rejoindre la manifestation à Flers

    POUR LE FINISTÈRE (29)


    RDV 13h30 parc de chaînes à Brest

    POUR LA HAUTE-GARONNE (31)


    RDV 14h au parking routier, avenue de Fondeyre, à Toulouse

    POUR LE GERS (32)

    RDV 12h chez Dafy à Auch

    RDV 12h parking IGG au 1er rond-point à l’entrée d’Isle-Jourdain

    POUR LA GIRONDE (33)


    RDV 13h30 au niveau du toboggan boulevard Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux

    POUR L'HÉRAULT (34)


    RDV 9h Zone de Rieucoulon à St Jean de Védas


    RDV 13h devant Dafy moto à Villeneuve les Béziers

    POUR L'ILLE-ET-VILAINE (35)


    RDV à 11h sur le parking Prevalaye à Rennes. Départ à 12h

    POUR L'INDRE-ET-LOIRE (37)


    RDV 13h30 rue de la Brosse à Chateauneuf-sur-Loire


    RDV 13h30 parking Seb Moto à Meung sur Loire pour rejoindre la manifestation à Orléans


    VOITURES : RDV parking Babou à Saran

    POUR L'ISÈRE (38)


    RDV 14h place de Verdun à Grenoble

    POUR LE JURA (39)


    RDV à 9h45 square du 8 mai 45 à Lons-le-Saunier. Départ à 10h


    RDV à 10h45 à l’aquaparc Isis à Dole pour un départ à 11h30

    POUR LES LANDES (40)

    RDV 10h aux Arènes à Mont-de-Marsan

    POUR LA LOIRE (42)

    RDV 13h parking Auchan Villars (Saint-Etienne) pour rejoindre Roanne

    RDV 14h30 Esplanade des Mariniers, parking entre le quai de l’île et quai Cdt Lherminier à Roanne

    POUR LA HAUTE-LOIRE (43)


    RDV 14h parking du Smart cabaret à Brives-Charensac

    POUR LA LOIRE-ATLANTIQUE (44)


    RDV 14h rue Gaetan Rondeau (quartier Beaulieu, Conservatoire de Musique, CPAM, Urssaf...) à Nantes

    POUR LE LOIRET (45)


    RDV 13h30 rue de la Brosse à Chateauneuf-sur-Loire


    RDV 13h30 parking Seb Moto à Meung sur Loire pour rejoindre la manifestation à Orléans


    VOITURES : RDV parking Babou à Saran

    POUR LA LOZÈRE (48)

    
RDV 14h parking du Smart cabaret à Brives-Charensac

    POUR LE MAINE-ET-LOIRE (49)


    RDV 14h rue du Patis à Saint Barthélémy d’Anjou

    POUR LA MANCHE (50)

    
RDV 8h30 station Leclerc de Bayeux


    RDV 10h à Cherbourg


    RDV 12h sur le parking de covoiturage de Saint-Lô pour aller vers Vire puis Flers

    POUR LA MARNE (51)


    RDV 6h15 station Total de Récy à Montreuil pour rejoindre la manifestation de la FFMC 61 à Flers

    RDV 7h15 au carrefour de Tinqueux (Reims)

    RDV 13h à la gare de Montreuil-sur-Mer, pour rejoindre Le Touquet

    POUR LA HAUTE-MARNE (52)

    RDV 13h30 à la Préfecture de Chaumont

    POUR LA MAYENNE (53)

    
Rejoignent la manifestation à Flers

    POUR LA MEURTHE-ET-MOSELLE (54)

    RDV 13h parc des expositions de Nancy-Vandoeuvre

    POUR LE MORBIHAN (56)

    
RDV 14h à l’aéroport de Trémuson

    POUR LA MOSELLE (57)

    
RDV 14h au parc des expositions Metz-Grugy à Metz

    POUR LA NIÈVRE (58)


    RDV 13h30 rue de la Brosse à Chateauneuf-sur-Loire


    RDV 13h30 parking Seb Moto à Meung sur Loire pour rejoindre la manifestation à Orléans


    VOITURES : RDV parking Babou à Saran

    POUR LE NORD (59)


    RDV 9h restaurant Rendez-vous du marché, 1ère avenue, Lomme


    RDV 10h parking covoiturage 887 rue de l’Haeghe Doome à Meteren


    RDV 10h30 gare d’Ebblinghem

    
RDV 13h à la gare de Montreuil-sur-Mer, pour rejoindre Le Touquet

    POUR L'OISE (60)


    RDV 8h30 à l’aire de covoiturage de Moyvilliers pour rejoindre la manifestation au Touquet


    RDV 13h à la gare de Montreuil-sur-Mer, pour rejoindre Le Touquet

    POUR L'ORNE (61)


    RDV 13h Parking de la Mairie à Flers (cf Eure-et-Loir-28)


    14h Manifestation à pied en ville

    
15h30 Manifestation routière

    POUR LE PAS-DE-CALAIS (62)


    RDV 8h30 au parking delerue moto à Billy Montigny,


    RDV 9h30 au parking Auchan à Arras,


    RDV 10h30 à la brasserie Legris à Tincques,


    RDV 11h30 à la marie du Percq,


    RDV 13h à la gare de Montreuil-sur-Mer, pour rejoindre Le Touquet

    POUR LE PUY-DE-DÔME (63)

    
RDV 14h place du 1er mai à Clermont-Ferrand

    POUR LES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES (64)

    
RDV 14h30 au parking de la salle Iraty à Biarritz

    POUR LES PYRÉNÉES-ORIENTALES (66)

    RDV 8h30 parking de la station service Carrefour Claira (Perpignan Nord) pour rejoindre Aix-en-Provence

    POUR LE BAS-RHIN (67)


    RDV 14h au Mille Club, ZI Brumath à Bernolsheim

    POUR LE HAUT-RHIN (68)

    
RDV 14h gare de Mulhouse-Nord à Mulhouse

    POUR LE RHÔNE (69)

    
RDV à 13h, 20 quai Gailleton (sens Nord-Sud) à Lyon

    POUR LA HAUTE-SAÔNE (70)

    RDV à 12h30 sur le parking Noz de l’avenue maréchal Juin à Lure pour rejoindre Belfort

    POUR LA SAÔNE-ET-LOIRE (71)

    RDV à 14H - Station AS24 Sortie Lux en direction de Varennes Le Grand.

    POUR LA SARTHE (72)


    RDV 9h face Calberson ZIS au Mans pour opération escargot jusqu’à Alençon puis Flers

    POUR LA SAVOIE (73)

    RDV 10h parking Chamnord (à côté du MacDo) à Chambéry

    Convoi sur Autoroute A43 pour jonction avec le cortège du 74 à l’Isle d’Abeau.

    POUR LA HAUTE-SAVOIE (74)

    RDV 8h parking de la station service Auchan à Epagny

    POUR LA SEINE-MARITIME (76)


    Rejoint la manifestation à Flers

    POUR LES DEUX-SÈVRES (79)


    RDV 14h à L'Acclameur à Niort.

    POUR LA SOMME (80)


    RDV 11h Zone d’Activités "aux Bornes du temps", sortie nord à Amiens pour rejoindre le Touquet

    RDV 13h à la gare de Montreuil-sur-Mer, pour rejoindre Le Touquet

    POUR LE TARN (81)


    RDV 14h au parking routier, avenue de Fondeyre, à Toulouse

    POUR LE VAR (83)


    RDV 11h30 avenue Adjudant-chef Marie-Louis Broquier à Brignoles


    RDV 12h30 aire de Cambarette sur autoroute A8

    POUR LE VAUCLUSE (84)

    RDV 12h devant la Préfecture à Avignon

    RDV 12h30 au parking de Verdun à Cavaillon

    RDV 13h au parking de la cave vinicole à Lambesc pour rejoindre la manifestation à Aix-en-Provence

    POUR LA VENDÉE (85)

    Appelle à rejoindre les manifestations à La Rochelle (17) ou à Niort (79)

    POUR LA VIENNE (86)


    RDV 14h au parc des Expositions de Poitiers

    POUR LES VOSGES (88)


    RDV 8h30 parking du cimetière à Epinal pour rejoindre Belfort.

    POUR L'YONNE (89)

    
RDV 13h30 au parking de la Noue à Auxerre

    POUR LE TERRITOIRE DE BELFORT (90)

    
RDV 14h sur la place de l’arsenal à Belfort

    POUR L’ESSONNE (91)

    RDV 14h avenue de la Division Leclerc à Longpont-sur-Orge

    POUR LA GUYANE (973)

    RDV 9h au Family Plaza à Cayenne

    RENDEZ-VOUS DU DIMANCHE 15 AVRIL 2018

    POUR LA DORDOGNE (24)


    RDV 13h Espace Badinter à Périgueux

    POUR PARIS/ÎLE-DE-FRANCE

    
RDV 14h esplanade du château de Vincennes


    RDV 12h sur le parking de Carrefour à Pontault-Combault


    RDV 14h sur la parking du Pacha Club de Louveciennes

    RDV 13h parking de la préfecture à Evry

    RDV 13h30 devant Horizon Moto à Saint-Ouen-l’Aumone

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  • Aujourd’hui, mardi 06 mardi 2018, l’association "40 millions d’automobilistes" sera auditionnée par le groupe de travail sur la sécurité routière du Sénat, dans le cadre de la généralisation de l’abaissement de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse.

    Face au refus de concertation et au silence qui entoure la prise de décision gouvernementale de la mesure de généralisation des 80 km/h, le Sénat a créé un groupe de travail sur la sécurité routière et entrepris d’auditionner les principaux acteurs en la matière. C’est à ce titre que "40 millions d’automobilistes", première association de défense des automobilistes reconnue d’intérêt général, sera reçue aujourd’hui à partir de 15h30 par la sénatrice Michèle Vullien et les sénateurs Jean-Luc Fichet et Michel Raison.

    Lors de cette audition, l'association s'attachera à démontrer, comme elle l'a fait à maintes reprises ces derniers mois, qu’une limitation de vitesse abaissée n’a pas d’intérêt en termes de réduction de l’accidentalité routière, d’abord parce qu’une telle mesure n’agit pas sur les principales causes de mortalité sur la route – qui sont l’alcoolémie et les stupéfiants au volant – et parce qu’il existe de nombreux exemples, en France comme à l’étranger, qui contredisent le modèle mathématique qui voudrait que "1% de réduction de la vitesse moyenne permette une réduction de 4% de la mortalité routière", seul et unique argument avancé par le Gouvernement pour justifier cette décision d’abaissement de la vitesse.

    "40 millions d'automobilistes" ne manquera pas également de souligner le fait que cette baisse de la vitesse maximale autorisée provoquera sans aucun doute une forte augmentation du nombre d’amendes-radars et représente donc un surplus de recettes pour l’État estimé à près de 340 millions d’euros ! Cela nourrit évidemment le sentiment de ras-le-bol généralisé dirigé contre la politique ultra-répressive mise en oeuvre par le Gouvernement depuis des années, alors même que toute politique de sécurité routière devrait emporter l’adhésion de l’ensemble des usagers de la route.

    >>> Consulter l’argumentaire qui sera développé par l’association au cours de l’audition <<<

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  • Le député (LR) de l’Orne Jérôme Nury et 53 députés cosignataires ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à donner aux maires et aux conseils départementaux le pouvoir d’adapter à la hausse les limitations de vitesse imposées par décret ministériel. Autrement-dit, dans le cas où la mesure d’abaissement généralisé de la vitesse à 80 km/h viendrait à être appliquée, les autorités locales auraient la possibilité de maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h là où elles estiment que les 80 km/h ne sont pas justifiés en matière de sécurité routière. L’association "40 millions d’automobilistes" soutient cette proposition de loi.

    L'Assemblée nationale risposte avec une proposition de loi

    Le 9 janvier dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur près de 400000 kilomètres de routes du réseau secondaire à partir du 1er juillet 2018.

    Depuis, de très nombreuses voix s’élèvent pour s’opposer à la mesure, parmi lesquelles les associations "40 millions d’automobilistes" et la Fédération française des Motards en Colère, le Sénat, et les élus de l’Assemblée nationale, qui ripostent aujourd’hui au passage en force du Gouvernement et à son refus de concertation par le dépôt d’une proposition de loi qui pourrait, si elle était adoptée, contrecarrer légalement les plans de la Sécurité routière.

    L’exposé des motifs de la proposition de loi n°691 rappelle que dans une grande partie des territoires ruraux, la voiture individuelle reste le seul moyen de transport efficace pour les déplacements du quotidien, aussi bien personnels que professionnels.

    Pour "40 millions d'automobilistes", abaisser la vitesse maximale autorisée sur le seul réseau routier gratuit du territoire est de nature à nuire profondément à l’efficacité des déplacements, des échanges – notamment de services et commerciaux – et donc à l’économie et à l’attractivité de ces régions, déjà souvent enclavées.

    C’est donc pour préserver la performance du réseau routier secondaire, vitale pour ces territoires, que les députés cosignataires de la proposition de loi envisagent de donner le pouvoir aux maires et présidents des conseils départementaux d’adapter à la hausse la limitation de vitesse sur les routes nationales et départementales.

    Une adaptation ponctuelle, en fonction de l’infrastructure et de critères locaux, de la vitesse maximale autorisée était en effet déjà possible, mais uniquement pour prescrire une vitesse inférieure à la vitesse par défaut. La proposition de loi permettrait donc de renforcer ce pouvoir d’adaptation en rendant possible une hausse de la limitation de vitesse – en fait de maintenir une vitesse à 90 km/h – lorsque l’autorité compétente estime qu’une vitesse à 80 km/h n’aura pas d’impact positif sur la sécurité routière.

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Activité

"A être trop sur de soi, à se prendre pour le roi de la route, croire tout connaître mieux que quiconque, on peut devenir dangereux oui :)"
"Depuis Chirac le lobby sécurité routière culpabilise tous les gouvernements ,eux ne se remettent jamais en cause et inventent toujours des nouveaux modes de répression(radars ,cameras etc)."
"B je pense
Cependant et dans beaucoup de situation la vidéo verbalisation est discutable, comment en effet et à distance juger objectivement d’une situation. Que l’agent soit assermenté ou pas cela ne change rien lorsqu’il faut examiner une situatio…"
"B minorée pour les A a 90 euros"
"Dans l’article d’Auto moto que je viens de lire c’est 90 €
C’est comme la distance entre les véhicules, encore un truc très discutable. Pour être tranquille il va falloir attendre que le véhicule précédent ait fini de traveser le carrefour pour s’en…"
"Ca va être automatique, ou bien il y aura un gars qui va se coller devant la vidéo toute la journée ? Où allons-nous, s'il faut que quelqu'un qui n'est pas sur place "en situation", juge le "risque" ! Ca "risque" d'être faux, c'est la seule chose sû…"
La vidéo-verbalisation permet dorénavant de verbaliser les automobilistes qui s'engagent dans un carrefour alors qu'ils risquent de gêner la circulation. Quelle est la sanction pour cette infraction ?
a) Amende forfaitaire de 35€
b) Amende forfaitai…
"Il faut quand même et de temps en temps être logique et avoir les pieds sur terre. Les gens en ont marre de ces pseudos rond point posés n’importe où, la plupart du temps on passe dessus car pas assez de place. Ce fantaisies fleurissent un peu parto…"
"Ben voyons 1 millions de km au compteur jamais d’accident responsable et c’est moi le danger ?"
"Pour info info j'ai plus de 25 ans permis et un giratoire sans cedez le passage à l'entrée ne me dérange outre mesure. Si c'est le cas pour certains, il feraient bien d'arrêter de conduire immédiatement plutôt que de se mettre en danger ainsi que le…"
"Oui enfin, là, la "devinette" c'est savoir regarder s'il y a un panneau ou pas et céder ou non la priorité. Si vous en êtes incapable c'est peut être vous le danger au volant..."
"Haha ! Je compte en "Mississippi", c'est une combine que j'ai appris... à l'auto-école :)"
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« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON