répression routière (3)

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    Depuis quelques semaines, fleurissent dans la presse locale les articles décrivant la multiplication des dégradations infligées aux radars, tantôt bâchés, tantôt bombés de peinture. Selon Auto Plus, 400 radars ont été vandalisés en juillet 2018, soit 4 fois plus que l’an passé. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", bien que l’on ne puisse cautionner ces comportements, il s’agit d’une réponse claire des usagers de la route à la décision arbitraire du gouvernement d’abaisser la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes secondaires.

    Une opposition franche aux 80 km/h

    Il y a deux semaines, les préfets révélaient une multiplication par 2 ou 3 selon les départements du nombre de flashs émis par les radars situés sur les routes nationales et départementales depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h. Aujourd’hui, on constate que ces mêmes radars font l’objet de nombreuses dégradations volontaires, vraisemblablement de la part d’usagers de la route mécontents de la politique de sécurité routière menée ces derniers mois par le gouvernement.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", la répression routière – et en particulier les sanctions liées au dépassement de la vitesse autorisée – a atteint un tel sommet en France que le radar est désormais perçu comme un outil servant la rentabilité plutôt que la sécurité des usagers. Lorsque les "bonnets rouges" ont manifesté contre l’écotaxe, ils ont brûlé les radars aussi bien que les portiques ; quand les buralistes s’insurgent contre l’augmentation des taxes sur les cigarettes, ils bâchent les radars pour atteindre l’État. En somme, le radar est devenu le symbole de l’abus fiscal français.

    Le radar de Berd’huis vandalisé, le Président de la République visé

    Si le vandalisme dont sont victimes les radars est une chose récurrente depuis la mise en place du système en 2003, l’explosion du nombre de dégradations ces dernières semaines et l’acharnement symbolique dont certains radars font l’objet – à l’instar par exemple de celui de Berd’huis, petite commune de l’Orne où s’était rendu le Président de la Républiqu en avril 2018 pour confirmer la mise en oeuvre des 80 km/h – ne laisse guère de doute sur la signification de ces actes.

    Le passage en force d’une mesure quasi-unanimement rejetée par les Français est parfaitement contreproductif en termes d’amélioration des conditions de sécurité sur nos routes. Pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’elle soit acceptée par l’ensemble des usagers. Lorsqu’elle fait l’objet d’un rejet tel qu’on le constate aujourd’hui avec les 80 km/h et l’intensification de la politique de contrôle-sanction automatisé, aucun résultat positif ne peut être attendu. Il faut absolument que le Gouvernement entende le message que lui envoient les automobilistes et s’attèle à construire la sécurité routière de demain avec eux, et non contre eux.

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  • Hier, la Cour des Comptes publiait un rapport exposant le bilan de l’argent collecté au titre des amendes radars pour 2015. Le document établit notamment que les 4200 radars jalonnant le réseau routier français ont flashé quelques 20,24 millions de fois l’an passé (soit une légère baisse du nombre d’infractions constatées par rapport à 2014) et généré pas moins de 789 millions d’euros, soit une augmentation de 49 millions d’euros par rapport à l’année précédente. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce une course à la rentabilité, alors que le comportement des automobilistes français s’améliore.


    Les usagers de la route français commettent de moins en moins d’excès de vitesse, mais payent de plus en plus d’amendes. C’est la conclusion que l’on peut tirer de ce bilan réalisé par la Cour des Comptes. Chaque année, la révélation des derniers chiffres en matière d’argent généré par la répression routière fait polémique, mais les montants collectés n’avaient encore jamais atteints de tels sommets.


    Les radars n’ont jamais autant rapporté d’argent à l’État. Mais ce n’est pas étonnant, dans la mesure où ces sommes pharaoniques sont budgétées chaque année dans le Projet de Loi de Finances. De ce point de vue, on devrait féliciter Bercy, qui a pour une fois parfaitement tenu ses engagements. La route est devenue le tapis rouge du Festival de Cannes ! Mais cette course à la rentabilité est inacceptable pour les automobilistes, qui se comportent de mieux en mieux, ainsi que le prouve le nombre de flashs comptabilisés pour 2015.


    Et la situation n’est pas appelée à se réguler dans les années à venir : au cours des trois prochaines années, la Sécurité routière prévoit d’implanter 500 nouveaux radars sur le bord des routes et de confier l’usage des radars mobiles embarqués à des sociétés privées : comment peut-on encore parler de sécurité routière lorsque les seules mesures que l’on prend – prétendument pour améliorer les conditions de sécurité des usagers – concernent la rentabilité du système ? Il n’est toujours question que d’argent et cet argent ne sert même pas aux infrastructures routières : il comble entre autres le déficit de l’État ou finance le réseau ferroviaire.


    L’association "40 millions d’automobilistes" s’oppose fermement au projet de privatisation des radars embarqués, destiné à augmenter encore la rentabilité de ces outils. Elle appelle tous les automobilistes à se mobiliser en signant la pétition en ligne sur le site Internet www.souriezvousetesflashes.com, qui enregistre déjà à ce jour plus de 192000 signatures.

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  • La répression routière en France en 2015, ce sont 1,671 milliards d’euros issus des amendes routières, soient environ 26 millions de contraventions dressées pour des infractions au Code de la route. L’État français légitime la répression massive des infractions au Code de la route (et en particulier des petits excès de vitesse) par le fait que les sommes constituées par le produit des amendes qui émanent des contraventions servent à améliorer la sécurité des routes. Mais qu'en est-il réellement ? " 40 millions d'automobilistes " lève le voile sur la véritable utilisation de ces sommes colossales.

    Dans un premier temps, cet argent est collecté par l’État, avant d’être reversé à différents organismes et services pour être utilisé dans un cadre défini par le Compte d’affectation spéciale « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers » du projet annuel de performances, annexé au projet de loi de finances pour 2015.

    Après réversion des sommes allouées à l’AFITF et au FIPD, le produit des amendes restant est versé au Compte d’affectation spécial :

    En réalité, seule une faible partie de ces sommes colossales est effectivement utilisée dans le cadre d’actions favorisant la sécurité routière : une partie des montants reversés à l’AFITF, d’abord, qui participe à la rénovation et à l’aménagement des réseaux routiers. Les collectivités, ensuite, qui – conformément à l’article R.2334 du Code général des Collectivités territoriales – utilisent l’argent qui leur est reversé notamment pour renforcer la signalisation routière, aménager les carrefours et réaliser des travaux ponctuels pour favoriser la sécurité routière.

    Tout compte fait, ce ne sont en réalité pas plus de 30 % du produit total de la répression routière qui sont véritablement utilisés à des fins d’amélioration des conditions de sécurité sur les routes françaises.

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Activité

"OUI, plus de 75 euros/mois pour nos 2 véhicules et impossible de faire autrement, je ne parle que du trajet travail, maison."
"B"
"b, c’est ce qu’on appelle Parking zone bleue, gratuit d’une durée généralement de 1h30, malheureusement assez rare, le payant se généralise un peu partout un impôt caché en quelques sorte"
"La réponse est "B""
"Bonsoir,
Oui, tout à fait !
L'automobiliste est devenu la poule aux œufs d'or, les différentes taxations en tous genres le prouve de jours en jours et, cela n'est pas prêt de s'arrêter.
Sauf si nous le voulons tous, mais là le rêve est permis...
Une…"
"Attention les disques des années 60 ne sont plus valables, aujourd’hui les disques n’indiquent que l’heure d’arrivée, et le temps est indiqué au sol ou sur panneau."
"B
Parfois, le panneau n'y est pas, et seules restes les marques au sol. C'est à dire les places de stationnement peintes en bleu (d'où le surnom de "zone bleue")."
"B

N'oubliez pas les zones rurales ;-)"
"B mais il ne doit plus rester beaucoup de disques de stationnement en service
le mien doit dater des années soixante , j'en prends bien soin"
"b) si on a le permis et que l’on ne sait pas ça c’est grave. Par contre c’est une espèce en voie de disparition, car le gratuit est de plus en plus rare. Ça aussi ça fait partie des nombreuses augmentations d’impôts cachées."
Qu'indique le panneau ci-dessus ?
a) Une zone de stationnement payant réglementé par horodateur
b) Une zone de stationnement gratuit réglementé par disque
c) Un parking en sous-terrain
Réponse au quiz du 13/09/2018 : réponse C. Le Préfet de la Haute…
"je vais vous renvoyer tous à vos chères études, diesel ou essence, c'est surtout une manne de taxes pour le fisc, et ils polluent tous, la solution, je radote, c'est l'hydrogène, çà ne rejète que de l'eau et çà peut se produire par électrolyse avec…"
Plus...
« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON