expérimentation (4)

  •  

    "40 millions d'automobilistes" révèle le bilan de l'expérimentation des 80km/h

    Le projet a nourri les débats pendant des années et le bilan de l’expérimentation de la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h devait permettre de statuer objectivement sur la légitimité et l’efficacité de cette mesure ; pourtant, malgré les demandes multiples formulées à la fois par les associations impliquées dans la sécurité des routes et les élus locaux, le Gouvernement a toujours refusé de communiquer les données d’accidentalité recueillies au cours de l’expérimentation, d’abord en observant un mutisme suspect, puis en prétendant que l’expérimentation était "non-concluante" sans en apporter les preuves chiffrées, et enfin en formulant des promesses à ce jour non-tenues.

    Face au refus persistant du Gouvernement d’Édouard Philippe de fournir ces données, l’association "40 millions d’automobilistes" a entrepris de réaliser elle-même le recensement des accidents survenus sur les routes de l’expérimentation et publie le premier bilan de l'expérimentation des 80km/h : l’accidentalité relevée grâce aux Bulletins d’Analyse des Accidents corporels de la circulation des années 2015 et 2016 révèle que la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h n’a pas permis de réduire le nombre d’accidents – et plus particulièrement le nombre d’accidents mortels – sur les tronçons concernés au cours des 18 premiers mois de l’expérimentation. Sur certaines portions, l’accidentalité est même repartie à la hausse avec la mise en œuvre de l’expérimentation.

    40 millions d'électeurs contre les 80km/h !

    À l’aune de ces nouveaux éléments, "40 millions d’automobilistes" demande au Gouvernement de renoncer à la mesure de généralisation des 80km/h et lance la manifestation démocratique "40 millions d’automobilistes, 40 millions d’électeurs".

    L’association appelle donc tous les usagers de la route opposés aux 80km/h à se mobiliser, avec l’opération « 40 millions d’automobilistes, 40 millions d’électeurs ».

    L’association demande donc aux usagers de télécharger sur le site Internet www.40millionsdelecteurs.com la carte d’électeur factice qu’elle a créée et de l’envoyer symboliquement au Président de la République pour marquer leur désaccord avec sa politique de sécurité et, plus largement, pour refuser un système où l’opinion des citoyens n’est pas prise en compte.

    Guide de participation à la manifestation démocratique

    1. Télécharger gratuitement la carte d’électeur factice sur www.40millionsdelecteurs.com ;
    2. Imprimer les deux côtés de la carte d’électeur ;
    3. Adresser le courrier sans l’affranchir à :

    Emmanuel MACRON, Président de la République (personnel), Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 PARIS

    Lire la suite...
  • Après un lourd " débat " sur l'éventuel abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h de manière généralisée sur l'ensemble du réseau secondaire contre lequel s'étaient opposés près de 8 Français sur 10, c'est finalement une expérimentation concernant 81 kilomètres à peine qui a été annoncée le 11 mai dernier. Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7, la RN 151 et la RN 57. Les Français sont majoritairement contre une telle mesure, c'est un fait. Mais l'expérimentation qui s'apprête à être mise en application ne fait également pas l'unanimité chez les élus des zones concernées !

    " 40 millions d'automobilistes " revient sur les raisons de ce rejet de l'expérimentation du 80 km/h chez certains élus.

    Du côté de la RN 57

    Alain Chrétien, le député-maire de Vesoul, s'oppose " farouchement " à l'expérimentation qui va être menée sur la RN 57. Interrogé par Pierre Chasseray, délégué général de " 40 millions d'automobilistes ", dans l'émission " Ça Roule " sur Sud Radio, il explique la typologie des accidents qui ont lieu sur la RN 57 : cette route voit sa limitation de vitesse varier constamment, de 90 à 110 km/h (et donc bientôt de 80 à 110 km/h !), avec l'alternance des portions en 2 fois 1 voie puis en 2 fois 2 voies. Le député-maire de Vesoul met en cause les disparités de limitations de vitesse importantes qui engendreraient des manœuvres de dépassement dangereuses, notamment avec la présence importante des poids-lourds (estimée à 15 % du trafic sur cette route). Ainsi, Alain Chrétien juge que des " limitations de vitesse homogènes " seraient bien plus souhaitables pour limiter l'accidentalité sur cet axe.

    Dans un reportage diffusé sur TF1, il va plus loin en dénonçant le " matraquage des automobilistes ". Sur les réseaux sociaux, il ajoute que cette mesure " ne résoudra pas les problématiques de sécurité routière pourtant bien réelles ", mais " pénalisera tous les automobilistes qui dépassent de quelques kilomètres-heure la vitesse autorisée ". Et pour cause : un radar est implanté dans la zone où aura lieu l'expérimentation.

    Même son de cloche du côté de Jean-Michel Villaumé. Par le biais d'un communiqué de presse, le député de la 2ème circonscription de Haute-Saône annonce qu'il regrette tout d'abord " de ne pas avoir été consulté pour le choix de ce tronçon ". En " total désaccord avec l'expérimentation de l'abaissement de la vitesse maximale autorisée (de 90 à 80 km/h) qui doit être testée lors des deux prochaines années ", il rappelle que la première cause de mortalité sur les routes reste l'alcool. Le député estime qu'une telle mesure " ne résiste pas à l’épreuve de la comparaison avec les situations de nos voisins européens ", en prenant pour exemple le Danemark, qui vient de décider l’expérimentation d’une vitesse maximale à 90 km/h au lieu de 80 km/h.

    Jean-Michel Villaumé dénonce l'état du réseau haut-saônois, sur lequel les infrastructures ne sont pas adaptées. Selon lui, si l'État investissait pour rénover ce réseau, il y aurait sans doute bien moins d'accidents.

    Du côté de la RN 151

    L'expérimentation du 80 km/h fait également parler d'elle du côté de la RN 151 : les élus La Nièvre s'Engage parlent d'une décision " arbitraire " qui " ne constitue en  aucun cas une réponse appropriée " à la nécessite de combattre la violence routière. Selon, eux, cet axe a une importance majeure concernant le développement économique de la région et " renforcer les contraintes qui pèsent sur les utilisateurs de cette voie " n'aiderait pas à encourager son renforcement, bien au contraire. Ainsi, lés élus s'inquiètent des conséquences économiques d'une telle mesure.
     
    Par ailleurs, ils s'étonnent " du défaut d'entretien de cet axe depuis 3 ans "...

    *Si vous avez eu connaissance d'autres témoignages d'élus s'opposant à l’expérimentation dans 80 km/h sur les tronçons concernés, merci de nous les signaler en commentaire et d'indiquer la source.

    Lire la suite...
  • Lundi 11 mai, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé les axes sur lesquels l'expérimentation de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h va être appliquée. Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7 (18 km dans la Drôme), la RN 151 (17 km dans la Nièvre et 32 km dans l'Yonne) et la RN 57 (14 km en Haute-Saône). Au total, 81 kilomètres à peine sont concernés.

    Pourquoi une expérimentation ?

    L'expérimentation de la mesure d'abaissement de la limite de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire est en train de se concrétiser et certains y voient déjà les prémices d'une généralisation à toute la France. Pourtant, en juin 2014, le ministre s'est clairement opposé à la baisse généralisée des limitations de vitesse. Position qu'il n'a cessé de réaffirmer depuis. 

    Mais alors, pourquoi cette expérimentation ? Bernard Cazeneuve fait preuve de pragmatisme. À l'heure où une grande majorité des Français ne croit pas au bienfondé d'une telle mesure, il serait illusoire de faire croire qu’une seule mesure " miracle " peut faire baisser d’un coup la mortalité. Monsieur Cazeneuve pense à juste titre que la baisse de la mortalité ne se fera qu'avec une politique globale de sécurité routière, qui n'est pas basée uniquement sur la vitesse.

    Nous avons la satisfaction d'avoir enfin un ministre de l'Intérieur en phase avec les propositions de sécurité routière faites par " 40 millions d'automobilistes " depuis des années.

    Une tentative de " putsch " pour obtenir gain de cause

    Face au refus catégorique du ministre de l'Intérieur de céder à leurs exigences, les partisans du 80 km/h au sein de Conseil National de Sécurité Routière tentent maintenant d'écarter Bernard Cazeneuve du CNSR (dont il a actuellement la responsabilité), au profit du premier ministre Manuel Valls, qui serait plus enclin à valider leurs sollicitations.

    Si certains média osent maintenant parler de la manœuvre visant à enterrer la mesure (notamment l'article du Point), certains intervenants se plaisent encore à faire planer un vent de psychose en faisant croire qu'une généralisation de la baisse des limitations de vitesse nous pend au nez, alors que celle-ci est clairement en péril.

    Le sujet doit être clos une bonne fois pour toutes. Dans l'état actuel des choses, relancer cette polémique revient à l'accréditer : s'il était encore question d'abaisser la vitesse à 80 km/h en France, les lobbies anti-voitures ne seraient pas en train de se déchaîner contre le Ministre en média.

    Lire la suite...
  • Le 28 août dernier, le délégué interministériel à la Sécurité routière Jean-Robert LOPEZ annonçait l’expérimentation de nouveaux tests de dépistage salivaire pour renforcer la lutte contre la conduite sous l’influence de stupéfiants. La Sécurité routière a aujourd'hui précisé les dix départements qui expérimenteront ces nouveaux tests pendant six mois à partir du 1er décembre 2014.

    Dix départements ont été retenus pour expérimenter ce deuxième test salivaire :

    • Alpes Maritimes (06)
    • Dordogne (24)
    • Gironde (33)
    • Ille-et-Vilaine (35)
    • Loire-Atlantique (44)
    • Moselle (57)
    • Nord (59)
    • Haute-Savoie (74)
    • Yvelines (78)
    • Paris (75)

    Nous rappelons que l'expérimentation de ce test vise à remplacer l'actuel prélèvement sanguin par un second prélèvement salivaire de contrôle, afin de faciliter le travail de prévention de la police et de la gendarmerie, puis de leur permettre de pratiquer davantage de dépistages.

    Publications sur le même thème :

    Lire la suite...

Activité

TopEssay Services est désormais membre de Fil-conducteurs
Ce jeudi 18 juillet se tient la première édition de la Journée nationale du Partage de la route, initiée par « 40 millions d’automobilistes », Mon Vélo est une Vie et la Fédération française des Motards en Colère.

À cette occasion, les trois associ…
"Bonjour Flash McQueen,
Je plussoie votre réponse.
C'est bien pour conter le laxisme que vous évoquez que les sanctions seront endurcies, ceci, dès l'an prochain !
Déjà les radars tourelles et les caméras vidéos devraient faire réfléchir...
C'est su…"
"C'est en parti vrai ,le problème est qu'il faudrait un gendarme derrière chaque conducteur .Quand ils voient ces infractions ils sanctionnent malheureusement pas assez souvent ."
"Pour que ça rapporte il faudrait que ce soit sanctionné. Le stationnement gênant n'est jamais sanctionné (il ne faut pas froisser les électeurs), le non respect des passages piétons n'est pas sanctionné non plus malgré le durcissement des règles l'a…"
"Si ce ne serait pas si excessif, tout le monde s'en ficherait, quand on touche au portefeuille, on réagit en conséquence.
Les amende rapporte gros à l'État sans quoi, un nouveau impôt serait inventé, autrement dit ; les amendes sont un impôt indirec…"
"Que l'ont sanctionne cette infraction je suis pour, mais la elle est clairement exessive, une fois de plus l'état s'attaque a ce qui va rapporter le plus."
"+1
Idem pour l'autoradio /recherche de station"
"Pourtant à l'inverse de ça, nous sommes autorisés à toucher l'écran tactile de notre voiture qui est comme un smartphone (surtout avec le miror-link !!)"
"Je suis totalement d'accord, malgré que cela paraisse sévère.
Des systèmes mains libres existent. Un appel téléphonique est-il vraiment si urgent ? ( a 99% non) en général cela peut attendre quelques minutes. Sans réponse l'interlocuteur laissera…"
"'' s’il y en avait pas temps qui font n’Importe quoi au volant et qui ont des accidents, on ne nous emm...derait pas avec la vitesse et toute autre formes de sanctions. .''

Bien sûr que non, ça rapporte trop d'argent..."
Plus...
« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON