Publications de 40 millions d'automobilistes (492)

  • Cela fait désormais 6 mois que l’expérimentation des 80 km/h a débuté. Mais alors que, jusqu’à ce jour, le Délégué interministériel à la Sécurité routière (DISR) Emmanuel Barbe recommandait de ne pas tirer de conclusions trop rapides concernant l’efficacité supposée de la mesure, il écume aujourd’hui les média en décrétant, sans donnée ni analyse supplémentaire, que "sans aucun doute, les 80 km/h fonctionnent" et qu’une remontée de la mortalité routière au mois de décembre 2018 doit être imputée aux dégradations commises sur les radars ces dernières semaines. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce l’hypocrisie de la Sécurité routière et une parodie de communication visant à sauver le soldat radar et les 80 km/h, dont la pertinence semble mise à mal par les – semble-t-il – piètres résultats du mois de décembre.

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  • Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire dépourvues de séparateur central. Pour ce faire, le Comité étudiera notamment l’évolution de l’accidentalité et de la mortalité au cours des deux années que durera l’expérimentation, mais aussi d’autres questions, telles que les répercussions économiques et sociales sur les territoires et les populations concernés.

    La crise profonde dite des "gilets jaunes" a en effet révélé combien la mesure des 80 km/h avait pu, en se surajoutant à la répression-ponction par le "tout-radar" et à la dangereuse dégradation de notre réseau routier, conduire à l’exaspération de l’immense majorité des Français, qui a explosé sous l’effet d’un choc fiscal sans précédent.

    Une étude indépendante pour déterminer si les 80km/h sont opportuns du point de vue de l’intérêt général

    Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux.

    À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

    Depuis 2009, la loi française impose en effet que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes (exprimés par convention en valeur monétaire) induits par leur mise en œuvre. Cette évaluation doit déterminer si le projet est opportun du point de vue de l’intérêt général.

    L’étude indépendante du CIE porte essentiellement sur les deux principaux impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h : la réduction escomptée du nombre d’accidents de la route dus à des vitesses excessives ou inadaptées et la perte de temps imputable mécaniquement à la diminution de la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau routier effectivement concerné par la nouvelle limitation.

    Les 80km/h ne sauveront pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement

    Pour Jean-Luc Michaud, président du CIE, une première conclusion s’impose selon les données actuellement disponibles : "L’abaissement de la vitesse à 80 km/h ne permettra malheureusement pas la réalisation de l’objectif gouvernemental d’une baisse de 400 tués sur les routes concernées. De plus, l’étude montre que cet échec prévisible sera aggravé par 200 000 années perdues sur les routes, ce qui représente un coût final net de 3,8 milliards d’euros par an, qui pénalisera principalement les habitants et l’économie des régions les plus fragiles ».

    L’étude estime en effet le temps perdu induit par la baisse de la vitesse moyenne de -4 km/h sur ces routes à 300 millions d’heures (l’équivalent de 200 000 années de travail ou de loisirs), soit un coût conventionnel de 4,4 milliards d’euros par an. D’autre part, les calculs montrent que, sur les 530 personnes au total décédées en 2017 dans des accidents de la route dus partiellement ou principalement à la vitesse, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être "évités" sur le réseau à 80 km/h, équivalant par convention à 600 millions d’euros épargnés. Le coût final net de la mesure des 80 km/h avoisinerait ainsi les 3,8 milliards d’euros par an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

    Cette analyse est provisoire et fera l’objet de précisions et d’améliorations au cours des prochains mois et en fonction des données complémentaires auxquelles le Comité, qui attend des pouvoirs publics la plus grande transparence sur ce sujet sensible, pourra accéder à l’avenir (linéaire et trafic des routes concernées, relevés des vitesses pratiquées sur ce réseau, accidentalité routière constatée, part du facteur ‘vitesse’ dans la survenue des accidents de la route…).

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  • Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux. À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc aujourd’hui, jeudi 20 décembre 2018, une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

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  • Alors que les sociétés concessionnaires d’autoroutes Vinci et APRR annonçaient publiquement ce matin du mardi 18 décembre 2018 vouloir demander aux automobilistes ayant profité des opérations "péages gratuits" menées par les "Gilets jaunes" au cours des dernières semaines de rembourser la note, celles-ci déclarent ce soir renoncer à poursuivre les usagers ne s’étant pas acquittés des péages dus ; un soulagement et une victoire pour l’association "40 millions d’automobilistes", qui reste cependant mobilisée contre la hausse des tarifs de péage prévue en février 2019.

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

    Une mesure, en particulier, avait cristallisé la colère des usagers de la route dès le mois de janvier 2018 : l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, défendue bec et ongles par le Premier ministre Édouard Philippe, malgré les réticences exprimées à la fois par les élus parlementaires, départementaux et municipaux et l’hostilité franche d’une large majorité des Français.

    Depuis, la rupture est consommée entre le Gouvernement et les automobilistes. Et alors que ceux-ci attendaient un geste fort d’Emmanuel Macron concernant les dernières mesures dites "de sécurité routière", le Chef de l’État n’a pas même eu un mot à leur égard. Si un début de réponse aura pu être apportée à certaines revendications, celles des usagers de la route français n’ont pas été entendues. L’association "40 millions d’automobilistes" renouvelle donc aujourd’hui, mardi 11 décembre 2018, son appel au Président de la République à renoncer aux 80 km/h.

    Les manifestations contre la mise en oeuvre des 80 km/h ont rassemblé des dizaines de milliers d’automobilistes et de motards au printemps dernier ; les pétitions continuent à recueillir des centaines de milliers de signatures ; Les Français sont des millions à s’opposer à la mesure. Mais rien n’y a fait.

    L'association "40 millions d'automobilistes" estime qu'il s'agit d'une preuve de plus, s’il en fallait, qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de gouverner et de réformer sans tenir compte de l’avis des Français. Mais à force d’empiler les mesures hostiles aux automobilistes, il ne peut pas s’étonner du ras-le-bol qui s’exprime aujourd’hui. Il a mis lui-même le feu aux poudres, et en persistant dans son refus d’apporter les réponses qui s’imposent, il continue à attiser la flamme.

    Car ce mouvement de contestation sociale, s’il porte aujourd’hui des revendications essentiellement liées au pouvoir d‘achat, est bel et bien né de la surenchère répressive et fiscale qui pèse sur les automobilistes.

    Les nombreuses destructions de radars automatiques (la moitié d’entre eux, à l’échelle nationale, serait aujourd’hui hors d’usage) depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h sont l’expression du divorce entre l’État et les Français. Et si toute dégradation de biens publics est condamnable, elle traduit le fait que les radars sont devenus pour les usagers français le symbole de la taxe et de l’injustice fiscale.

    Pour éteindre l’incendie, le Président de la République doit revenir sur la première étincelle, l’origine de la colère. Typiquement, la mesure des 80 km/h est le symbole du mépris des énarques dirigeants pour le peuple qu’ils gouvernent. Emmanuel Macron a déjà reconnu publiquement que "les 80 km/h étaient une connerie" ; il doit désormais aller au bout de cette déclaration en revenant purement et simplement sur leur application. Tant que l’abandon de cette mesure n’aura pas été prononcé, il n’y a pas de réconciliation possible entre Emmanuel Macron et les automobilistes français.

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

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  • Monsieur le Président,

    Le 12 avril dernier, toute la France restait suspendue à votre discours lors d’une interview réalisée par Jean-Pierre Pernaut, en direct de Berd’huis, petit village de l’Orne. Toute la France qui roule, qui circule, toute cette France pour qui la mobilité est un enjeu majeur attendait de vous le renoncement à une mesure symbolique du déracinement avec les Français. Et pourtant, vous avez choisi ce petit village de l’Orne pour confirmer le décret de baisse de la limitation de la limitation de vitesse à 80km/h. Malgré l’engagement pris durant votre campagne présidentielle, vous avez fait le choix de confirmer cette mesure, premier marqueur incontestable de rupture avec les Français. Ce n’est plus une interprétation, c’est un fait.

    Ni les manifestations conjointes de l’association "40 millions d’automobilistes" et de la FFMC, ni les innombrables sondages réalisés en France, ni la litanie de courriers envoyés à l’Élysée et à Matignon ne trouveront d’abonné au numéro que nous avions composé. Message d’alerte envoyé jamais reçu, les automobilistes ont eu le sentiment d’être méprisés par une élite politique coupée du monde, en rupture de contact avec eux. 

    L’association "40 millions d’automobilistes" n’a pourtant eu de cesse de vous alerter sur ce dossier inspiré par une pseudo élite de défenseurs auto-proclamés d’une sécurité routière dépassée, déconnectée de la réalité des Français et totalement minoritaire. Ces bienpensants vous ont conduit droit dans le mur à 80km/h.

    Aujourd’hui, le constat d’échec est terrible. Parler de sécurité routière, c’est avoir la garantie de l’impopularité. Comment est-il possible d’en être arrivés là ? Alors que tous les combats menés pour sauver des vies génèrent une unanimité d’adhésion aux projets engagés, la Sécurité routière est en faillite. Une faillite morale, une faillite de soutien, un combat sans soldat. Cette mesure du 80km/h mêlée à l’annonce de la privatisation des radars n’a eu qu’un seul effet. Les 40 millions d’automobilistes que nous sommes ne veulent plus être les soldats de cette lutte.

    Doit-on en déduire que les automobilistes français soutiennent l’anarchie routière, l’absence de règle ? Bien évidemment, non ! Si la sécurité routière ne remporte plus l’adhésion des Français, c’est parce qu’elle reste campée sur une vision passéiste. C’est parce qu’elle est prisonnière d’un modèle répressif d’augmentation de la répression sans prise en considération du ressenti de ceux qui la subisse. 

    Le mouvement auquel vous devez faire face aujourd’hui est incontestablement né de l’automobiliste, né de la colère d’un matraquage de mesures de sécurité routière ou de sanctions financières sans cesse augmentées, d’augmentation de la fiscalité des déplacements. Pourtant, l’association "40 millions d’automobilistes" a toujours été lanceur d’alerte de la colère du terrain. 

    Lorsqu’en septembre dernier, nous lancions l’opération "Coût de pompe" afin de dénoncer la surenchère fiscale sur les carburants, nous appelions les Français à vous envoyer leurs tickets de carburant. Notre opération n’était pas un défi, c’était une solution. Il nous fallait vous alerter contre ceux qui vous poussaient à la faute. Malheureusement, cette goutte d’essence a fait déborder le réservoir et les gilets ont ensuite jauni de colère...

    Ce soir, à l’occasion de votre allocution télévisée, s’offre à vous la possibilité de rompre avec les élites pour vous rapprocher à nouveaux des Français. Ce soir, s’offre à vous la possibilité de renouer le contact avec les automobilistes. 

    Au nom d’un discours apaisé essentiel à la reconstruction morale de notre pays à quelques jours de Noël, nous vous demandons aujourd’hui, Monsieur le Président, d’entendre le message envoyé depuis des mois par des Français qui seront attentifs à la portée tant concrète que symbolique de votre discours. Vous comme nous sommes persuadés de l’erreur de cette mesure du 80km/h ; il vous est donné l’opportunité ce soir de la corriger pour reconstruire ensemble, dans les mois à venir, un modèle de mobilité et de sécurité routière plus juste. 

    Ce soir, comme à Berd’huis dans cette école de ce petit village de l'Orne auprès de Jean-Pierre Pernaut, nous serons suspendus à votre discours. Toute la France qui roule, qui circule, toute cette France pour qui la mobilité est un enjeu majeur attendra de vous le renoncement à une mesure symbolique du déracinement avec les Français. 

    Nous comptons sur vous.

    Daniel Quéro, président
    Pierre Chasseray, délégué général

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  • L’association "40 millions d’automobilistes" annonce aujourd’hui, vendredi 07 décembre 2018, que la réunion du Comité des Usagers du réseau routier national qui devait se tenir mardi 11 décembre a été annulée.

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  • Mardi 4 décembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suspension pour 6 mois des hausses prévues sur la fiscalité des carburants (celles de la taxe carbone et celles visant la convergence des prix de l’essence et du diesel à la pompe). Un moratoire doit se tenir du 15 décembre 2018 au 1er mars 2019 pour débattre de la future politique fiscale du Gouvernement.

    Si ces mesures faisaient bien évidemment partie des revendications exprimées ces dernières semaines par les "gilets jaunes", le report de l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique automobile prononcé par le Premier ministre n’a en revanche rien à voir avec les mouvements contestataires actuels, qui dénonçaient la version du contrôle technique en vigueur depuis le 20 mai dernier. L’association "40 millions d’automobilistes" révèle les véritables raisons du report de cette mesure qui, au-delà de la problématique du pouvoir d’achat, vise en réalité à éviter l’explosion d’un nouveau scandale automobile.

    Les véhicules diesel EURO 5 ou EURO 6 bénéficiant de la prime à la conversion risquent d'être recalés au contrôle technique

    En réponse au mécontentement lié à la hausse de la fiscalité sur les carburants, le Président de la République Emmanuel Macron avait annoncé le 14 novembre dernier le renforcement du dispositif de prime à la conversion. Autrefois plafonnée à 2000 €, cette aide financière sera portée à 5000 € pour l’achat d’un véhicule électrique neuf et 4000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion répondant à la norme EURO 5 ou EURO 6.

    Mais parallèlement à cette mesure censée réduire l’impact de la hausse de la taxe carbone sur le pouvoir d’achat des Français, la loi de Transition énergétique pour la Croissance verte prévoyait une nouvelle évolution du contrôle technique automobile à compter du 1er janvier 2019, concernant cette fois son volet "pollution".

    Plus précisément, c’est le contrôle des émissions polluantes des véhicules diesel qui devait être renforcé. Pour faire simple, il s’agissait de mesurer l’opacité des fumées sortant du pot d’échappement des véhicules diesel : en cas de dépassement d’un certain seuil, le véhicule aurait été automatiquement recalé au contrôle technique.

    Mais là où la mesure est scandaleuse, c’est que les véhicules les plus impactés par cette évolution sont les diesel les plus récents (homologués avec la norme Euro 5 ou Euro 6), donc précisément ceux bénéficiant de la prime à la conversion !

    Les véhicules immatriculés pour la première fois à partir du 1er janvier 2011 auraient en effet été contrôlés en fonction non pas d’une valeur européenne standard comme les véhicules Euro 4 et antérieurs, mais d’une valeur mesurée en conditions optimisées de circulation lors de l’homologation (lorsque cette valeur a été fournie par le constructeur). Or, cette valeur répertoriée par l’Organisme technique central (OTC) est évidemment nettement plus faible que la valeur standard, et aurait été largement inatteignable lors du test "pollution" du nouveau contrôle technique.

    Report d'une mesure scandaleuse

    Les professionnels du secteur estiment que si la réforme du contrôle technique qui devait initialement entrer en vigueur au 1er janvier 2019 était appliquée selon les termes actuels, le taux de contre-visite des véhicules Euro 5 augmenterait de +4,1% et celui des véhicules Euro 6 de +2,6%.

    Le Président de la République inciterait alors financièrement les Français à faire détruire leur ancien véhicule (souvent encore en bon état de fonctionnement et répondant aux exigences du contrôle technique) et à le remplacer par un véhicule plus récent qui – bien que neuf ou âgé de 4 ou 5 ans seulement – ne serait pas admissible à la nouvelle version du contrôle technique, parce que la France a voulu mettre en œuvre ses propres critères environnementaux – plus sévères que ceux de l’Union européenne – pour le contrôle pollution des véhicules.

    Pour "40 millions d’automobilistes", le Gouvernement a donc clairement profité des annonces visant à apaiser la colère des "gilets jaunes" pour reporter cette mesure simplement scandaleuse. Il faudra donc être particulièrement vigilant au contenu des débats sur cette réforme au cours des prochains mois, car l’entrée en vigueur de la mesure n’est pour l’heure que repoussée.

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  • Mardi 4 décembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suspension pour 6 mois des hausses prévues sur la fiscalité des carburants (celles de la taxe carbone et celles visant la convergence des prix de l’essence et du diesel à la pompe). Un moratoire doit se tenir du 15 décembre 2018 au 1er mars 2019 pour débattre de la future politique fiscale du Gouvernement.

    Si ces mesures faisaient bien évidemment partie des revendications exprimées ces dernières semaines par les "gilets jaunes", le report de l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique automobile prononcé par le Premier ministre n’a en revanche rien à voir avec les mouvements contestataires actuels, qui dénonçaient la version du contrôle technique en vigueur depuis le 20 mai dernier. L’association "40 millions d’automobilistes" révèle les véritables raisons du report de cette mesure qui, au-delà de la problématique du pouvoir d’achat, vise en réalité à éviter l’explosion d’un nouveau scandale automobile.

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  • Lundi 26 novembre 2018, le ministre de la Transition écologique et solidaire François De Rugy et la ministre des Transports Élisabeth Borne ont présenté officiellement le projet de loi d’orientation des mobilités (dite "LOM"), dans un contexte politique et social particulièrement tendu.

    Mais alors que l’avant-projet de loi publié en août dernier prévoyait notamment d’interdire aux outils d’aide à la conduite de signaler certains contrôles routiers, cette disposition a disparu du texte de loi qui sera finalement présenté au Conseil des ministres. Pour l’association "40 millions d’automobilistes" qui avait la première dénoncé cette nouvelle attaque contre les automobilistes, l’abandon de cette mesure est une grande victoire.

    Une mesure qui présentait des dérives

    L’article 24 de l’avant-projet de loi révélé par le site Internet Contexte le 17 octobre dernier prévoyait l’interdiction pour les outils d’aide à la conduite communicants (parmi lesquels Coyote ou Waze) de rediffuser des messages de leurs utilisateurs signalant la présence de contrôles routiers, lorsque ces contrôles concernent le dépistage de l’alcoolémie au volant, de la conduite sous l’emprise de stupéfiants ou lorsqu’ils sont réalisés dans le cadre de la lutte contre des actes de terrorisme, d’infractions liées au trafic d’armes ou de stupéfiants, ou encore le vol et le recel.

    L'association "40 millions d'automobilistes" rappelles que si, en l’état, cet article de loi n’était pas contestable – personne ne peut légitimement s’opposer à la lutte contre des infractions aussi graves, qui mettent en péril la sécurité des citoyens – il ouvrait la porte à des mesures plus étendues d’interdiction des signalements routiers, qui auraient finalement abouti à une traque excessive des automobilistes français en n’incitant pas les automobilistes à ralentir à l’abord de zones de dangers, multipliant ainsi la verbalisation des petits excès de vitesse. C’est cette dérive que l'association a dénoncé dès le mois d’avril 2017.

    L’association avait en effet révélé dans une vidéo rapidement devenue virale sur Internet lors de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle ce projet gouvernemental, qui semblait alors davantage s’inscrire dans le cadre des mesures anti-automobilistes prises à tour de bras depuis plusieurs années, plutôt que dans la lutte contre le terrorisme : le décret avait en effet été présenté par la Sécurité routière à la Commission européenne en pleine période électorale, alors que l’attention des Français était captée par les débats des deux derniers candidats à l’investiture.

    Les automobilistes entendus

    L’État a compris qu’interdire la diffusion ponctuelle des signalements routiers revenait non seulement à mettre sur pieds une usine à gaz, mais aussi à formuler une véritable déclaration de guerre contre les usagers de la route, déjà pris à la gorge par une quantité astronomique de mesures les mettant en difficulté au quotidien et impactant directement leur mobilité et leur pouvoir d’achat.

    L'association "40 millions d'automobilistes" avait dénoncé la première cette nouvelle disposition, le Gouvernement l’a abandonné. C’est une victoire pour les 40 millions d’automobilistes.

    Il serait d’ailleurs de bon ton que l’État recule aussi sur la privatisation des radars embarqués. Il est temps d’écouter enfin les automobilistes !

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  • Alors que l’avant-projet de loi publié en août dernier prévoyait notamment d’interdire aux outils d’aide à la conduite de signaler certains contrôles routiers, cette disposition a disparu du texte de loi qui sera finalement présenté au Conseil des ministres. Pour l’association "40 millions d’automobilistes" qui avait la première dénoncé cette nouvelle attaque contre les automobilistes, l’abandon de cette mesure est une grande victoire.

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  • Non aux péages urbains !

    Selon Franceinfo, le Gouvernement aurait renoncé au projet consistant à faciliter la création de péages urbains aux portes des grandes agglomérations, qui avait été envisagé dans le cadre de la Loi d’orientation des mobilités (dite LOM) à l’initiative de la ministre des Transports Élisabeth Borne.

    D'une part, les agglomérations concernées n'auraient pas manifesté d'intérêt pour le dispositif et, d'autre part, le ministère des Transports estime qu'il ne faut pas "accentuer les fractures entre territoires".

    [Article publié le 19 octobre 2018]

    Le site Internet Contexte a publié le 17 octobre dernier l’avant-projet de la Loi d’orientation des mobilités (dite LOM) à l’initiative de la ministre des Transports Élisabeth Borne. Celui-ci prévoit notamment de donner la possibilité aux grandes agglomérations d’imposer un péage urbain aux usagers motorisés souhaitant entrer en ville, ou encore la création d’une "carte grise" pour les vélos. Aujourd’hui, vendredi 19 octobre 2018, l’association "40 millions d’automobilistes" dénonce un florilège de mesures pénalisantes pour tous et lance une pétition contre la création de péages urbains : www.nonauxpeagesurbains.com.

    L’automobiliste, variable d’ajustement fiscal d’un État en quête d’argent

    Il y a eu la privatisation des radars embarqués, la hausse du prix des carburants, l’augmentation du prix des péages d’autoroute, la baisse de la limitation de vitesse… Et voilà que maintenant, on veut faire payer aux usagers de la route le droit de circuler en ville. On ne peut même plus parler de mesures favorables à l’environnement ou à la sécurité routière ; l’automobiliste est tout simplement devenu la variable d’ajustement fiscal d’un État en quête d’argent !

    Le projet de loi prévoit en effet que chaque automobiliste souhaitant entrer dans une agglomération de plus de 100 000 habitants pourrait, à l’avenir, devoir s’acquitter d’un "tarif de congestion" à hauteur de 2,5 €, et jusqu’à 5 € dans les plus grandes villes de France. Il s’agit, d’après ce même document, de "lutter contre la pollution et les nuisances environnementales".

    Le projet de loi impose également la création d’un "certificat de propriété" pour les vélos et d’un "fichier national des propriétaires de cycles", prétendument pour "lutter contre le vol des cycles".

    Une pétition pour dire non aux péages urbains

    L’association "40 millions d’automobilistes" lance une pétition en ligne sur le site Internet www.nonauxpeagesurbains.com pour s’opposer à la mise en oeuvre d’une taxe à l’entrée des agglomérations.

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  • Aujourd’hui, jeudi 15 novembre 2018, la Sécurité routière a annoncé une baisse de 13,8% de la mortalité routière au mois d’octobre 2018 par rapport au mois d’octobre 2017 (chiffre provisoire, hors DOM TOM). Dans le même temps, le nombre total d’accidents de la route et de victimes est de façon surprenante en hausse, respectivement de +5,5% et +5,7%.

    Pour le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h – qui a récemment questionné le ministre de l’Intérieur pour obtenir des statistiques fiables et exploitables– il est impossible de tirer des conclusions sérieuses des statistiques fournies par l’Administration pour plusieurs raisons : elles concernent l’ensemble du réseau, et non les seules voies auxquelles s’applique la mesure des 80 km/h, et ces résultats sont de surcroît globaux, provisoires et excessivement variables d’un mois à l’autre.

    Le Comité indépendant d’évaluation note avec satisfaction la baisse de la mortalité routière relevée le mois d’octobre dernier, tout en relevant que ces indications provisoires portent non pas sur les voies où la vitesse a été réduite, mais sur l’ensemble du réseau métropolitain, autoroutes et agglomérations incluses, et que la mortalité a augmenté outre-mer. La baisse présentée peut en effet s’expliquer par une baisse des tués sur les autoroutes, les voies rapides ou en agglomérations aussi bien que par une variation sur le réseau concerné par la nouvelle limitation. Il rappelle que les données fournies par l’Administration pour le mois écoulé, après l’augmentation de la mortalité observée le mois précédent, ont un caractère provisoire et demandent à être éclairées par les résultats des mois à venir avant de pouvoir faire l’objet de commentaires étayés et objectifs.

    Soucieux d’obtenir au plus tôt ces données pour mener à bien en toute transparence son travail d’analyse des chiffres de la sécurité routière, le Comité a adressé le mois dernier au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner un courrier demandant notamment l’accès au fichier BAAC (Bulletin d’analyse des Accidents corporels) et la description précise du réseau routier soumis à la limitation de vitesse à 80 km/h (longueur, trafic, accidentalité globale…), de façon à disposer de tous les éléments permettant de définir objectivement l’impact réel de cette nouvelle limitation de vitesse sur l’accidentalité de ce réseau.

    "Nous sommes dans l’attente de la réponse du Ministre, car nous estimons qu’il ne serait pas responsable, tant que nous ne disposons pas de données précises et incontestables, de tirer la moindre conclusion des statistiques provisoires portant sur l’ensemble du réseau routier français et non sur les seules routes concernées par les 80 km/h" déclare Jean-Luc Michaud, président du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h. Il précise qu’ "avant la fin de cette année, nous serons en tout état de cause en mesure de produire une première étude scientifique chiffrée sur l’impact de l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h, tant en termes de bénéfices attendus pour la sécurité des usagers (notamment sur l’accidentalité) et de conséquences sur la consommation d’énergie que de coûts économiques et sociaux pour les populations et les territoires concernés".

    La prochaine réunion du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h aura lieu le 20 décembre 2018. Les résultats de cette étude, qui comporteront bien des surprises, seront rendus publics et présentés à la presse à cette occasion par le Conseiller scientifique du Comité, le Professeur Rémy Prud’homme, expert en économie des transports reconnu au plan international.

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  • Aujourd’hui, jeudi 15 novembre 2018, la Sécurité routière a annoncé une baisse de 13,8% de la mortalité routière au mois d’octobre 2018 par rapport au mois d’octobre 2017 (chiffre provisoire, hors DOM TOM). Dans le même temps, le nombre total d’accidents de la route et de victimes est de façon surprenante en hausse, respectivement de +5,5% et +5,7%.

    Pour le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h – qui a récemment questionné le ministre de l’Intérieur pour obtenir des statistiques fiables et exploitables– il est impossible de tirer des conclusions sérieuses des statistiques fournies par l’Administration pour plusieurs raisons : elles concernent l’ensemble du réseau, et non les seules voies auxquelles s’applique la mesure des 80 km/h, et ces résultats sont de surcroît globaux, provisoires et excessivement variables d’un mois à l’autre.

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  • Hier, mercredi 14 novembre 2018, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a révélé son souhait de faire des quatre premiers arrondissements de la capitale une "zone de circulation extrêmement restreinte". Autrement dit, il s’agit pour l’édile de rendre piéton le centre de Paris. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", en repoussant toujours plus loin les interdictions de circulation des véhicules motorisés, Anne Hidalgo va faire de Paris une ville-musée réservée aux élites écologistes fortunées.

    Si la Maire prévoit la réalisation de ce projet "dans une prochaine mandature", les voeux des arrondissements concernés devraient être présentés "lors des prochains conseils municipaux".

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", il y a une différence entre rendre piéton le centre-ville un dimanche par mois et éradiquer toute circulation motorisée des arrondissements centraux de Paris ! Anne Hidalgo explique que les maires de ces arrondissements particulièrement touristiques sont demandeurs de telles dispositions, mais il ne faut pas oublier que Paris n’est pas qu’un musée. C’est aussi un coeur économique, où des millions de personnes viennent, parfois de loin, pour travailler chaque jour et ont besoin de se déplacer aisément. Les Parisiens n’ont pas élu Anne Hidalgo pour qu’elle mette Paris sous cloche !

    Piétonisation des voies sur berge, interdiction des véhicules thermiques à la circulation, et maintenant exclusion de tous les véhicules des 4 premiers arrondissements… Mais jusqu’où ira la Maire dans son obsession d’éradication de la voiture ? Tout cela n’est qu’idéologie, et ne participe en aucun cas à l’amélioration de la qualité de l’air. Pire : ces mesures discriminatoires ne font que déplacer la pollution qu’elle prétend réduire, car les véhicules ne disparaissent pas comme par magie. Ils se reportent sur d’autres axes, viennent les encombrer davantage et génèrent finalement encore plus d’émissions polluantes.

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  • Hier, mercredi 14 novembre 2018, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a révélé son souhait de faire des quatre premiers arrondissements de la capitale une "zone de circulation extrêmement restreinte". Autrement dit, il s’agit pour l’édile de rendre piéton le centre de Paris. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", en repoussant toujours plus loin les interdictions de circulation des véhicules motorisés, Anne Hidalgo va faire de Paris une ville-musée réservée aux élites écologistes fortunées.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

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  • Mercredi 14 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé sur la radio RTL un éventail de dispositifs pour soulager les Français du prix élevé des carburants, parmi lesquels l’élargissement du chèque-énergie et l’augmentation de la prime à la conversion. Mais pour l’association "40 millions d’automobilistes", ces mesurettes ne calmeront pas la colère des automobilistes acculés par la politique fiscale menée par Emmanuel Macron, car ceux-ci ne demandent qu’une chose : la baisse des taxes.

    Depuis plusieurs semaines, la grogne gronde parmi les automobilistes en raison de la hausse démesurée du prix des carburants directement liée à l’alourdissement de la fiscalité sur ces produits.

    Pour faire entendre leur colère, le mouvement des "gilets jaunes" prévoit un "blocage " des routes françaises le 17 novembre. À 3 jours de ces rassemblements, le Premier ministre a tenté de désamorcer l’ire des automobilistes en annonçant des aides financières pour les foyers les plus modestes et les gros rouleurs. Mais pour l’association "40 millions d’automobilistes", le compte n’y est pas.

    D’une main, on a pris plus de 3 milliards d’euros dans la poche des automobilistes cette année, rien qu’avec la hausse de la TICPE sur les carburants. Et aujourd’hui, le Premier ministre, magnanime, espère éteindre l’incendie allumé par le Gouvernement en rendant quelque 500 millions d’euros à travers une série de mesurettes qui ne répondent en aucun cas aux besoins et aux attentes des Français. Pour les automobilistes, la seule issue possible est la baisse des taxes. Tant que le Gouvernement n’aura pas accédé à cette requête, il a tout à craindre de leur colère !

    Arrêtons les absurdités, écoutons les Français : baissons les taxes !

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  • Aujourd’hui, mercredi 14 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé sur la radio RTL un éventail de dispositifs pour soulager les Français du prix élevé des carburants, parmi lesquels l’élargissement du chèque-énergie et l’augmentation de la prime à la conversion. Mais pour l’association "40 millions d’automobilistes", ces mesurettes ne calmeront pas la colère des automobilistes acculés par la politique fiscale menée par Emmanuel Macron, car ceux-ci ne demandent qu’une chose : la baisse des taxes.

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  • Aujourd’hui, lundi 12 novembre 2018, le Conseil métropolitain du Grand Paris a voté l’interdiction à la circulation des véhicules diesel immatriculés avant 2001 au sein du périmètre de l’A86, à partir du 1er juillet 2019. Le Grand Paris sera ainsi la troisième métropole à mettre en oeuvre une "Zone à faibles émissions" (ZFE) en France (après Paris et Grenoble), ainsi qu’elle s’y était engagée le 08 octobre dernier avec 14 autres collectivités. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce une décision discriminatoire pour les automobilistes les plus modestes et l’absence de mesures d’accompagnement adaptées.

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« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON