Publications de 40 millions d'automobilistes (506)

  • Crédits photo : WavebreakmediaMicro sur fotolia.com

    Mercredi 24 avril 2019, l'Organisme Technique Central (UTAC OTC) a publié le bilan des contrôles techniques pour l'année 2018. Rappelons que le 20 mai 2018 avait été marqué par l'entrée en vigueur de la réforme du contrôle technique, en application d’une directive européenne votée 4 ans auparavant.

    Rappel de principaux changements de la réforme

    Le nouveau contrôle technique est basé sur un référentiel plus précis, qui passe en revue 133 points de contrôle – contre 124 auparavant – et détaille 610 défauts potentiels, dont 467 entrainant une contre-visite (contre 178 sur 411 auparavant). Depuis le 20 mai 2018, une nouvelle défaillance dite "critique" est en place : elle limite le droit de l’automobiliste à rouler le jour-même, pour amener son véhicule en réparation.

    Les chiffres

    Le bilan de l'UTAC OTC présente les résultats de l'année 2018 pour la période du 1er janvier au 19 mai 2018 (avant l'entrée en vigueur de la réforme du contrôle technique) et du 20 mai 2018 à la fin de l'année.

    En 2018, 25466916 contrôles techniques ont été réalisés en France, dont 20700036 contrôles pour les véhicules légers : parmi eux, 12,95% ne présentaient aucune des défaillances élémentaires à partir du 20 mai, contre 14,01% en 2017.

    Aussi, plus d'un véhicule (particuliers et utilitaires légers) du parc automobile contrôlé sur 5 (21,51%) a été déclaré non conforme à partir du 20 mai, soit 4,15 points de plus que pour la période précédente (17,36%) : 20,24% l'étaient pour des défaillances majeures et 1,27% pour des défaillances critiques. Ce dernier chiffre se veut finalement moins important que la prévision faite en 2018 selon laquelle la défaillance critique ne devait toucher que 2 à 3% du parc roulant.

    Les motifs de contre-visite les plus récurrents depuis la réforme

    À partir de l'entrée en vigueur de la réforme du contrôle technique, le top 3 des défaillances majeures et critiques motivant la prescription d'une contre-visite était :

    1. Pour 10,88% des cas : la fonction "Essieux, roues, pneus, suspension". L'usure et l'endommagement grave des pneumatiques sont particulièrement concernés.
    2. Pour 10,62% des cas : la fonction "Feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques"
    3. Pour 6,88% des cas : la fonction "Nuisances", qui contrôle le dépassement des niveaux réglementaires des émissions gazeuses, la présence de fuite susceptible de porter atteinte à l'environnement, ou encore le relevé du système OBD indiquant un dysfonctionnement important des émissions gazeuses.
    Lire la suite...
  • C’est un euphémisme que de dire que le climat actuel est plutôt tendu autour des sanctions aux infractions routières… Avec l’avènement du système de "contrôle-sanction automatisé", tout usager qui emprunte la route encourt le risque de perdre des points sur son permis de conduire. Et lorsque l’on est un gros rouleur, le stage de sensibilisation à la sécurité routière – qui permet notamment de récupérer 4 points – devient inévitable.

    Or, ces stages sont souvent décriés. En 2014, dans son film documentaire Tout est permis, la réalisatrice Coline Serreau dépeignait les stagiaires comme de grands délinquants de la route, des irresponsables finis, des tueurs en puissance.

    "40 millions d’automobilistes" a donc décidé d’enquêter à son tour sur ces stages : qui sont les personnes qui y assistent ? Qu’y apprend-on ? Quel est leur intérêt pour la sécurité routière ? L’association livre une toute autre vision des stages de sensibilisation à la sécurité routière dans son nouveau court-métrage documentaire et appelle à la mise en œuvre de stages en alternative à la sanction, pour renforcer la compréhension des règles et la prévention des infractions au Code de la route.

    La politique du tout-radar à l’origine de l’explosion de la demande de stages

    Les stages de sensibilisation à la sécurité routière ont été instaurés en 1992, 1 an après la naissance du permis à points.

    En 2002, avec la mise en place des radars automatiques, le marché a explosé : on a ainsi dénombré jusqu’à 13000 centres de stages agréés en France. Environ 20000 stages sont organisés chaque année, accueillant annuellement plus de 300000 stagiaires. C’est 5 fois plus aujourd’hui qu’il y a 15 ans.

    Mais depuis quelques années, ces stages ont mauvaise réputation : les automobilistes sont méfiants à l’égard de ces entreprises qui se font de l’argent à leurs dépens, et ils trainent une image de "chauffards" qui s’affranchissent de toutes les règles.

    De juin 2015 à juillet 2016, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est rendue dans différents centres et a enquêté sur les entreprises qui organisent les stages de sensibilisation à la sécurité routière et sur les automobilistes qui y assistent.

    Le stagiaire n’est plus un chauffard, mais un gros rouleur qui a impérativement besoin de son permis pour travailler

    Le stage est le seul moyen de préserver son permis de conduire face à l’intensification de la répression routière. Un stage par an permet en effet à l’automobiliste de récupérer 4 points sur son permis, mais surtout de rester dans le système, dans la légalité et de sensibiliser à la sécurité. L'association "40 millions d'automobilistes" rappelle qu’environ 700000 automobilistes roulent sans permis, souvent faute de point.

    Un stage de sensibilisation se déroule sur deux jours, pour une durée totale de 14 heures. Le programme est défini par la Sécurité routière et basé sur l’échange et l’interaction entre les stagiaires, l’animateur diplômé et le psychologue qui dispensent le stage. Lors du tour de table qui a lieu au début de chaque stage, les participants exposent les motifs de leur perte de points.

    "40 millions d'automobilistes" analyse que le portrait-type de celui qui vient faire un stage de sensibilisation a beaucoup changé : aujourd’hui, on n’a plus à faire à des chauffards qui ont décidé de faire fi de toutes les règles du Code de la route, mais d’usagers dont le permis de conduire a été mis en danger parce qu’ils ont le tort de rouler plus que les autres. Un commercial qui fait 100000 km en quelques semaines n'a pas la même probabilité de perte de points que ceux qui font un simple trajet domicile-travail tous les jours.

    Plateformes en ligne : attention aux prix trop attractifs

    Le prix du stage est fixé librement par chaque centre et varie généralement entre 115 et 230 €.

    Les organismes qui dispensent des stages doivent obtenir un agrément préfectoral, qui est délivré automatiquement dès lors que toutes les pièces demandées sont fournies. Mais à force d’octroyer des agréments sans plus de contrôle ni de garantie, on s’est rendu compte que beaucoup de centres avaient en réalité des difficultés à vivre de cette activité et que cela les entrainait à pratiquer des méthodes à la limite de la légalité, au détriment du stagiaire.

    C’est le cas typiquement des plateformes en ligne, qui cherchent à vendre des stages à prix cassés. Elles n’ont en réalité qu’un seul but : la rentabilité. Ainsi, si le nombre de participants inscrits à un stage est insuffisant, le stage peut tout simplement être annulé 24 ou 48 heures avant, avec toutes les conséquences néfastes que cela implique pour l’usager qui a pris des congés, qui a besoin de suivre un stage en urgence pour ne pas perdre son permis…

    Or, pour qu’il y ait un véritable impact sur la sécurité routière, les centres doivent être transparents et délivrer des stages d’une qualité irréprochable.

    Le stage en alternative à la sanction pour mieux cibler les besoins en prévention des usagers

    Pour l’association "40 millions d’automobilistes", les stages de sensibilisation à la sécurité routière doivent aussi évoluer : dispenser le même stage à 20 ou 25 stagiaires sans prendre en compte leurs différentes problématiques n’est pas efficace.

    Il faut ainsi imaginer un système qui permette à l’automobiliste, plutôt que de perdre des points à la suite d’une infraction au Code de la route, de suivre un stage en alternative à la sanction spécifiquement axé sur le risque qui le concerne : pour l’un le téléphone au volant, pour l’autre la ceinture de sécurité, etc.

    Lire la suite...
  • "40 millions d’automobilistes" a décidé d’enquêter sur les stages de sensibilisation à la sécurité routière : qui sont les personnes qui y assistent ? Qu’y apprend-on ? Quel est leur intérêt pour la sécurité routière ? L’association livre aujourd’hui, mercredi 24 avril 2019, une toute autre vision des stages de sensibilisation à la sécurité routière dans son nouveau court-métrage documentaire et appelle à la mise en oeuvre de stages en alternative à la sanction, pour renforcer la compréhension des règles et la prévention des infractions au Code de la route.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • La Sécurité routière a publié le baromètre du mois de mars 2019, qui fait état d’une hausse de la mortalité routière de +7,3 % sur les routes de France métropolitaine par rapport à mars 2018, soit 3 mois de hausse consécutive... Pour « 40 millions d’automobilistes », c’est la preuve que les 80 km/h imposés le 1er juillet dernier sur les routes secondaires ne fonctionnent pas et qu’il est temps de revenir sur cette décision nuisible.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • La Commission européenne vient de révéler les données de l’accidentalité routière en Europe. Si globalement, au sein des 28 pays membres de l’Union européenne, on constate une forte baisse de la mortalité sur les routes entre 2010 et 2018, il existe de grandes disparités selon les États.

    On apprend ainsi que le classement des meilleurs pays européens en termes de sécurité routière est dominé par le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande, tandis que la France ne se classe encore qu’en milieu de tableau, loin derrière le trio de tête.

    L’association "40 millions d’automobilistes" rappelle qu’elle a été la première en France à mettre en avant les modèles britanniques et danois de sécurité routière, basés sur l’adaptation de la règle aux comportements de la majorité des automobilistes raisonnables et responsables, par opposition aux décisions françaises qui ne font qu’empiler les mesures coercitives à l’égard des usagers de la route. Pour "40 millions d’automobilistes", le bilan publié par la Commission européenne est la preuve que la répression à outrance en matière de sécurité routière ne permet pas de réduire la mortalité routière, alors que le pragmatisme est garant de la compréhension et du respect des règles, et donc de l’efficacité d’une politique de sécurité routière.

    Le Royaume-Uni et le Danemark, champions européens de la sécurité routière

    Dès 2014, alors que la politique française de sécurité routière ne misait que sur le développement du système de contrôle-sanction automatisé (les radars) et envisageait, déjà, l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse sur le réseau secondaire, l’association "40 millions d’automobilistes" s’est intéressée aux autres modèles européens de sécurité routière, au premier rang desquels le Royaume-Uni et le Danemark.

    Le point commun de ces deux états résidait dans le fait qu’ils connaissaient une réduction importante et constante de leur accidentalité routière, sans pour autant avoir recours aux mesures outrageusement répressives que la Sécurité routière nous vendait comme indispensables en France.

    En Angleterre, par exemple, la lutte acharnée contre la conduite sous l’emprise de l’alcool est compensée par une grande tolérance envers les petits excès de vitesse, tandis que le Danemark expérimente avec succès la hausse de la limitation de vitesse de 80 à 90 km/h sur ses routes rurales en même temps qu’il travaille à l’amélioration de la qualité de ses infrastructures routières. Et l’on constate aujourd’hui avec bonheur que ces décisions portent leurs fruits, puisqu’elles ont permis à l’un comme à l’autre d’orienter très nettement leur courbe de mortalité à la baisse.

    Et la France dans tout cela ?

    Malheureusement, les publications de l’association sur le sujet (L’Angleterre : un autre modèle de sécurité routière et Le Danemark : en route vers le bon sens) n’ont jusqu’alors pas incité le gouvernement français à s’inspirer de ces deux systèmes. Celui-ci leur préfère encore le modèle suédois – en particulier à travers les études (surannées) de G. Nielson, à l’origine de la mesure des 80 km/h en France – qui a pourtant quitté cette année le podium des meilleurs pays européens de sécurité routière.

    L'association "40 millions d'automobilistes" constate qu'à force de ne prêter l’oreille qu’aux modèles les plus sévères, dont les mesures mises en œuvre ne reposent que sur des théories dépassées et plus que contestables, il ne faut pas s’étonner de ne pas parvenir à atteindre les objectifs ambitieux que l’on se fixe.

    Si la France est aujourd’hui si mauvaise en sécurité routière, c’est qu’elle manque de pragmatisme : faire de la sécurité routière contre les automobilistes n’a jamais permis de les faire adhérer à une politique, et encore moins de rendre cette politique efficace. Les 80 km/h en sont le parfait exemple… Il est donc plus que temps de changer de logiciel pour sécuriser nos routes à des vitesses acceptables, donc acceptées.

    Lire la suite...
  • La Commission européenne vient de révéler les données de l’accidentalité routière en Europe. Si globalement, au sein des 28 pays membres de l’Union européenne, on constate une forte baisse de la mortalité sur les routes entre 2010 et 2018, il existe de grandes disparités selon les États.

    On apprend ainsi que le classement des meilleurs pays européens en termes de sécurité routière est dominé par le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande, tandis que la France ne se classe encore qu’en milieu de tableau, loin derrière le trio de tête.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Lundi 08 avril 2019, le député (LREM) de l’Hérault Patrick Vignal s’est exprimé sur la radio France Info pour commenter la restitution du Grand Débat national réalisée ce midi par le Premier ministre Édouard Philippe. Il a notamment rappelé son étonnement quant à la prise de décision centralisée de la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h sur le réseau secondaire et a appelé le Gouvernement à travailler dorénavant en concertation avec l’association "40 millions d’automobilistes", premier porte-parole et représentant des automobilistes en France.

    L’association "40 millions d’automobilistes" s’oppose depuis des années à une baisse généralisée des limitations de vitesse et prône une meilleure prise en compte des problématiques telles que l’alcoolémie au volant, la conduite sous l’emprise de stupéfiants ou encore le téléphone tenu en main, qui sont les principales causes de la mortalité routière ces dernières années.

    Le travail de l’association commence à porter ses fruits, puisque les responsables politiques et les élus parlementaires sont de plus en plus nombreux à prêter l’oreille à ses arguments. Le député Patrick Vignal, membre de la majorité parlementaire, souhaite ainsi travailler de concert avec "40 millions d’automobilistes" pour aménager la mesure des 80km/h.

    L'association salue cette prise de position courageuse de la part de Monsieur Vignal, qui démontre ainsi qu’il est toujours possible de trouver une issue sur ce sujet hautement rejeté par les automobilistes.

    Pour "40 millions d’automobilistes", c’est un premier pas vers une écoute plus attentive des attentes et opinions des automobilistes par les membres du Gouvernement.

    Lire la suite...
  • Aujourd’hui, lundi 08 avril 2019, le député (LREM) de l’Hérault Patrick Vignal s’est exprimé sur la radio France Info pour commenter la restitution du Grand Débat national réalisée ce midi par le Premier ministre Édouard Philippe. Il a notamment rappelé son étonnement quant à la prise de décision centralisée de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire et a appelé le Gouvernement à travailler dorénavant en concertation avec l’association "40 millions d’automobilistes", premier porte-parole et représentant des automobilistes en France.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Dans quelques heures, le Premier ministre Édouard Philippe dévoilera les premières tendances des attentes des Français recueillies lors du Grand Débat. Il ne fait aucun doute que les questions de mobilité des automobilistes français seront les grandes oubliées des annonces de la mi-journée. Pourtant, le Grand Débat national mis en place par le Président de la République est la conséquence directe d’un détonateur avec la mise en place du 80km/h cumulée à la hausse des prix des carburants et la potentielle augmentation de la "taxe carbone".

    La question de la mobilité, grande absente volontaire du Grand Débat national

    Dès la mise en place du Grand Débat national, l’association "40 millions d’automobilistes" alertait sur le fait que les 4 thèmes choisis par le Gouvernement ne permettaient en aucun cas de faire émerger les thématiques de mobilité sous l’angle des attentes des usagers de la route (la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’État et des services publics).

    Face à l’absence de place donnée à ces thématiques et en sa qualité de premier porte-parole des automobilistes, l’association "40 millions d’automobilistes" avait donc pris l’initiative, dès le 21 janvier dernier, de créer "le Grand Débat national des Automobilistes", une plateforme participative en ligne. Les résultats de cette consultation étaient publiés le 21 mars dernier dans un document de 28 pages.

    Un discours du Premier ministre face à des représentants d’association mais… sans "40 millions d’automobilistes"

    Si la première restitution des discussions du Grand Débat sera faite par Édouard Philippe devant plusieurs ministres, "garants", citoyens, représentants d'associations, partenaires sociaux et maires, sous la verrière du Grand Palais à Paris, il semblerait qu’une fois de plus la représentation des 40 millions d’automobilistes français ne soit pas assurée. L’association "40 millions d’automobilistes", seule association de défense des intérêts des automobilistes reconnue d’intérêt général, n’a en effet pas été conviée…

    L'absence de l'association est symbolique, mais lourde de sens. Une fois de plus, c’est la preuve que le Gouvernement souhaite faire oublier les mesures qui ont pourtant créé la gigantesque colère de novembre dernier. Le Gouvernement doit impérativement répondre aux automobilistes qui attendent aussi des mesures très claires à leurs attentes justifiées.

     {Article publié le 21 mars 2019}

    L’association "40 millions d’automobilistes" publie les résultats de la consultation menée dans le cadre du "Grand Débat national des Automobilistes". Les contributions déposées par les usagers sur le site Internet dédié ont été étudiées et analysées par l’association, puis synthétisées dans un document de 28 pages, adressé au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres d’État ainsi qu’aux élus parlementaires. "40 millions d’automobilistes" espère ainsi que l’opinion et les attentes des usagers de la route seront prises en compte par le Président de la République pour bâtir, selon les propres termes du Chef de l’État, "le nouveau contrat pour la Nation".

    8 grands thèmes et des dizaines de milliers de contributions

    Afin d’organiser les contributions des Français sur la plateforme, "40 millions d’automobilistes" avait sélectionné 8 thèmes principaux parmi ceux les plus couramment abordés ces derniers temps auprès de l’association par les usagers de la route : les 80km/h, les radars, les sanctions aux infractions routières, l’entretien des routes, les carburants, les autoroutes, les restrictions de circulation et la prime à la conversion. Les participants avaient également la possibilité d’évoquer tout autre sujet de leur choix dans la catégorie "autre".

    Les contributions, très nombreuses, sont venues de toute la France. C’est la preuve que les questions relatives à la mobilité et à la sécurité – qui avaient été négligées par le gouvernement – revêtent une importance toute particulière pour les Français.

    Ce sont ainsi quelque 37619 contributions qui ont été déposées sur www.legranddebatnational.com. Proportionnellement, les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes sont celles qui ont le plus pris part au "Grand Débat national des Automobilistes".

    Les 80km/h et la répression routière au coeur des préoccupations des automobilistes

    La catégorie ayant reçu le plus de témoignages est, sans grande surprise, la limitation de vitesse à 80km/h (7501 contributions, soit 19,9% du total des contributions). Le décret a été pris sans aucun débat préalable et sans tenir compte de l’hostilité des Français, qui y restent opposés, plus d’un an après l’annonce, à plus de 76%. Rappelons que cette mesure méconnaît et aggrave dangereusement les problématiques locales des territoires, notamment en termes d’économie et d’attractivité des territoires. Aujourd’hui, les usagers n’entendent plus subir cette décision parisianiste et attendent du gouvernement un retour pur et simple à l’ancienne législation.

    Les radars sont le deuxième sujet le plus commenté  : 5812 contributions ont été déposées, dont 759 au sujet de la privatisation des voitures-radars, ce qui a incité l’association à consacrer un focus à cette thématique particulière. Le fait de confier la gestion et la conduite des voitures équipées de radars embarqués à des sociétés privées est particulièrement mal perçu par les automobilistes, qui ne manquent pas de souligner que la répression des infractions routières doit demeurer dans le giron des forces de l’ordre assermentées et ne peut en aucun cas poursuivre des objectifs liés à la rentabilité économique du système.

    La catégorie "entretien des routes" a également reçu de très nombreux témoignages (5249 contributions, soit 14% du total des contributions), attestant ainsi de la dégradation progressive et dangereuse du réseau routier français.

    Le document qui est remis aujourd’hui aux pouvoirs publics se veut une synthèse des résultats de la consultation réalisée par "40 millions d’automobilistes" ; les contributions sélectionnées et reproduites dans le livret ont été jugées représentatives de l’opinion générale des usagers ayant participé à l’opération.

    Pour consulter le livret, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Dans quelques heures, le Premier ministre Édouard Philippe dévoilera les premières tendances des attentes des Français recueillies lors du Grand Débat. Pourtant, il ne fait aucun doute que les questions de mobilité des automobilistes français seront les grandes oubliées des annonces de la mi-journée. Pourtant, le Grand Débat national mis en place par le Président de la République est la conséquence directe d’un détonateur avec la mise en place du 80km/h cumulée à la hausse des prix des carburants et la potentielle augmentation de la "taxe carbone".

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Ce matin, jeudi 28 mars 2019, en direct sur BFM TV à 8h30, Pierre Chasseray, délégué général de l’association "40 millions d’automobilistes", demandait que les chiffres mensuels de la sécurité routière – habituellement communiqués autour du 15 de chaque mois – soient enfin publiés. Le retard de diffusion de ces données, pourtant très attendues par les usagers de la route, relevait en effet de la rétention d’informations…

    Et pour cause, 20 minutes plus tard, la Sécurité routière publiait enfin le baromètre du mois de février 2019, qui fait état d’une hausse de la mortalité routière de +17,1% sur les routes de France métropolitaine par rapport à février 2018. Pour "40 millions d’automobilistes", c’est la preuve que les 80km/h imposés le 1er juillet dernier sur les routes secondaires ne fonctionnent pas et qu’il est temps de revenir sur cette décision nuisible.

    Le communiqué de presse de la Sécurité routière précise que "les piétons, les cyclistes, les jeunes de 18-24 ans et les séniors de 65 ans et plus" sont les plus fortement concernés par cette augmentation.

    Le délégué interministériel à la Sécurité routière attribue cette hausse à la dégradation massive des radars à la fin de l’année 2018.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", cette interprétation des causes des mauvais chiffres de février est plus que douteuse, car on sait très bien que les dégradations des radars ont débuté en juin 2018 avant la mise en œuvre de la mesure des 80km/h et se sont intensifiées en juillet, lors de l’application de la mesure, mais aussi que leur remise en état a débuté dès la fin du mois de janvier.

    Il est donc temps que le Premier ministre admette qu’il a fait fausse route, que l’abaissement généralisé de la limitation de vitesse ne permet pas d’améliorer la sécurité des usagers, et qu’il revienne sur sa décision pour revenir à un système plus pragmatique, adapté aux besoins de mobilité des territoires.

    Lire la suite...
  • Ce matin, jeudi 28 mars 2019, en direct sur BFM TV à 8h30, Pierre Chasseray, délégué général de l’association "40 millions d’automobilistes", demandait que les chiffres mensuels de la sécurité routière – habituellement communiqués autour du 15 de chaque mois – soient enfin publiés. Le retard de diffusion de ces données, pourtant très attendues par les usagers de la route, relevait en effet de la rétention d’informations…

    Et pour cause, 20 minutes plus tard, la Sécurité routière publiait enfin le baromètre du mois de février 2019, qui fait état d’une hausse de la mortalité routière de +17,1% sur les routes de France métropolitaine par rapport à février 2018. Pour "40 millions d’automobilistes", c’est la preuve que les 80km/h imposés le 1er juillet dernier sur les routes secondaires ne fonctionnent pas et qu’il est temps de revenir sur cette décision nuisible.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités, les sénateurs ont adopté, en première lecture, un amendement cosigné par MM. Michel Raison, Jean-Pierre Corbizet, Jean-Luc Fichet et Mme Michèle Vullien. Celui-ci vise à donner aux présidents des Conseils départementaux et aux préfets le pouvoir de fixer une limitation de vitesse supérieure à celle prévue par le Code de la route sur les routes départementales et nationales.

    L’association "40 millions d’automobilistes", qui avait été auditionnée par le groupe de travail du Sénat sur la sécurité routière – et plus particulièrement sur la mesure des 80km/h – et soutenait l’amendement présenté par le Sénateur Raison, est très satisfaite de ce vote et appelle les députés à le confirmer lorsque le projet de loi leur sera soumis.

    À l’occasion de ce vote, l’association lance une vaste consultation auprès de l’ensemble des présidents des Conseils départementaux : elle souhaite recueillir leur avis en tant que gestionnaires et responsables du réseau secondaire sur la nécessité d’aménager la limitation de vitesse sur les routes départementales et nationales.

    Lire la suite...
  • Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités, les sénateurs ont adopté aujourd’hui, mardi 26 mars 2019, en première lecture, un amendement cosigné par MM. Michel Raison, Jean-Pierre Corbizet, Jean-Luc Fichet et Mme Michèle Vullien. Celui-ci vise à donner aux présidents des Conseils départementaux et aux préfets le pouvoir de fixer une limitation de vitesse supérieure à celle prévue par le Code de la route sur les routes départementales et nationales.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Crédits photo : Photographee.eu sur fotolia.com

    La souscription d’un contrat d’assurance automobile est obligatoire pour tout propriétaire d’un véhicule à moteur, selon les termes de l’article L211-1 du Code des assurances. Malheureusement, certains automobilistes font abstraction de cette règle. Le Fonds de Garantie des Assurances obligatoires de Dommage (FGAO) a publié son Baromètre 2018, dans lequel figurent les données liées à la conduite sans assurance en France en 2018 : 30873 personnes ont eu un accident avec un conducteur non assuré ou s'étant enfui l'an dernier, ce qui a coûté 119 millions d'euros à la collectivité.

    Défaut d'assurance auto : des chiffres inquiétants

    Le FGAO a entre autres pour rôle d'indemniser, au nom de la solidarité nationale, les victimes d’accidents de la circulation provoqués par des personnes non assurées ou non identifiées. Ainsi, près de 31000 victimes de la circulation automobile ont été prises en charge en 2018 : c'est 12% de plus depuis 2013. Parmi elles, 9518 ont été blessées et 109 sont décédées. Plus précisément, près de 26000 étaient victimes d'un conducteur non assuré.

    Près de la moitié des auteurs non assurés ont moins de 30 ans et le phénomène concerne majoritairement des hommes, dans 3/4 des cas. Le FGAO observe également une corrélation entre la non-assurance et la situation économique des auteurs, puisque près d'un tiers sont au chômage. Enfin, plus de la moitié des accidents corporels impliquant des auteurs non assurés ont eu lieu sur des routes communales.

    La facture explose

    En l'absence d'assurance souscrite par l'auteur de l'accident ou faute de pouvoir l'identifier, c'est donc le FGAO qui est chargé d'indemniser les victimes : 119 millions d'euros ont ainsi été versés en 2018. C'est 32% de plus sur les 5 dernières années. La plus grosse partie de cette somme, 100 millions d'euros, a été versée pour indemniser les victimes de dommages corporels.

    Ensuite, et si l'auteur de l'accident a pu être identifié, le FGAO se retourne en justice contre lui : si l’automobiliste non-assuré se rend responsable d’un accident de la route, il devra en assumer les conséquences financières. Que ce soit par inconscience, par négligence, ou par volonté de réduire son budget auto, rouler sans assurance expose donc le conducteur à devoir payer toute sa vie en cas d'accident. Aussi, si la dette n’est pas écoulée à son décès, les sommes dues restantes peuvent être prélevées sur la succession. Au-delà du fautif, c’est donc toute sa famille, sur plusieurs générations, qui peut être impactée.

    Un risque accru pour la sécurité

    On estime qu'1 à 2% des usagers de la route circuleraient sans être assurés. Avec 109 décès occasionnés par des conducteurs non assurés, cela signifie que 3,3% des 3259 accidents mortels de la route survenus en France métropolitaine en 2018 sont le fait de moins de 2 % des usagers.

    Outre les conséquences financières, les automobilistes non-assurés représentent donc un vrai risque pour la sécurité des autres usagers, d'autant qu'ils cumulent souvent les infractions au Code de la route : 26% des conducteurs non assurés impliqués dans un accident en 2018 n'avaient pas non plus de permis de conduire valide, tandis que 18% étaient positifs au contrôle d'alcoolémie.

    Des mesures pour renforcer la lutte contre le défaut d'assurance

    La conduite sans assurance est un délit puni d’une amende pouvant aller jusqu'à 3750 €, assortie d’une suspension de permis de 3 ans ou de la confiscation du véhicule.

    Pour palier ce fléau, un projet permettant aux forces de l’ordre d'accéder au Fichier des véhicules assurés est prévu par la loi du 18 novembre 2016 : les assureurs auront l’obligation d’alimenter ce fichier qui recensera l’ensemble des véhicules assurés et devront déclarer les souscriptions et les résiliations de chaque véhicule en communiquant notamment l’immatriculation. En cas de contrôle ou d’infraction, les forces de l'ordre pourront vérifier si un véhicule est bien assuré et, le cas échéant, le verbaliser.

    Une proposition que soutient l'association "40 millions d'automobilistes" dans son Livre Blanc pour la Sécurité routière 2017-2022. En complément, l'association propose que la vignette d'assurance soit contrôlée lors du contrôle technique.

    Lire la suite...
  • Aujourd’hui, jeudi 21 mars 2019, l’association "40 millions d’automobilistes" publie les résultats de la consultation menée dans le cadre du "Grand Débat national des Automobilistes". Les contributions déposées par les usagers sur le site Internet dédié ont été étudiées et analysées par l’association, puis synthétisées dans un document de 28 pages, que l’association adresse aujourd’hui au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres d’État ainsi qu’aux élus parlementaires. "40 millions d’automobilistes" espère ainsi que l’opinion et les attentes des usagers de la route seront prises en compte par le Président de la République pour bâtir, selon les propres termes du Chef de l’État, "le nouveau contrat pour la Nation".

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Crédits photo : emanelda sur fotolia.com

    En 2017, 25300 personnes ont perdu la vie sur les routes de l'Union européenne : un chiffre encore loin des objectifs que s'est fixée l'UE pour 2020, qui prévoyait de diviser par 2 le nombre de personnes tuées sur les routes par rapport à 2010. C'est la raison pour laquelle le Parlement européen a voté en faveur d'une nouvelle série de mesures "décisives" visant à améliorer la sécurité sur les routes et à réduire le nombre d'accidents routiers.

    Des changements technologiques dans les véhicules

    Entre 2001 et 2017, le nombre de décès a diminué de 57,5% sur les routes européennes. Pour l'Union européenne, des efforts supplémentaires doivent être faits pour améliorer la sécurité routière, d'autant que les taux de réduction stagnent depuis 2013, avec une baisse de seulement 3%. Souhaitant mettre l'accent sur la sécurité des piétons, des cyclistes et des autres usagers vulnérables, le Parlement propose ainsi une révision de la réglementation en vigueur, de manière à l’adapter aux "mutations de la mobilité qui résultent d’évolutions sociétales" et "d’évolutions technologiques". De nouvelles mesures ont ainsi été votées. Les changements portent notamment sur les technologies qui devront être intégrées dans tous les nouveaux véhicules :

    • un système d’adaptation intelligent de la vitesse prévenant le conducteur de l’excès de vitesse en envoyant des vibrations dans la pédale d’accélérateur ;
    • un système de surveillance de la somnolence et de l’attention du conducteur si la réactivité du conducteur est faible ;
    • un avertissement de distraction avancé pour alerter le conducteur si son niveau d'attention visuelle est faible ;
    • un signal d’arrêt d’urgence sous forme de clignotants pour indiquer aux usagers derrière le véhicule que le conducteur freine brusquement ;
    • un système de détection de marche arrière avec une caméra pour éviter les collisions avec les personnes et les objets derrière le véhicule ;
    • un système de surveillance de la pression des pneus avertissant le conducteur en cas de perte de pression ;
    • la facilitation de l’installation d’un éthylotest antidémarrage pour empêcher la conduite en état d’ivresse ;
    • un enregistreur de données d'accident pour enregistrer les données pertinentes avant, pendant et après un accident de la route ;
    • l'obligation d'avoir des systèmes de freinage d'urgence et des systèmes d'alerte de changement de voie (déjà obligatoires pour les camions).

    Un pas vers le véhicule autonome ?

    Le Parlement européen estime par ailleurs que ces mesures devraient mener à davantage d'acceptation des usagers de la route envers les véhicules autonomes : selon lui, en habituant les automobilistes aux technologies autonomes dans les véhicules, la confiance qu'ils portent aux voitures sans conducteur devrait être renforcée.

    Les propositions doivent maintenant être négociées avec le Conseil européen avant d'entrer en vigueur.

    Lire la suite...
  • Crédits photo : il-fede sur fotolia.com

    En septembre 2018, avec son opération "Coût de pompe", l’association "40 millions d’automobilistes" était la première à alerter le Gouvernement sur l’augmentation considérable du prix des carburants routiers et sa conséquence sur le pouvoir d’achat des automobilistes. Quelques semaines plus tard, les Français descendaient par milliers dans la rue pour crier leur ras-le-bol.

    "40 millions d’automobilistes" tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le prix des carburants

    Après la légère baisse constatée en fin d’année dernière, le montant du litre de carburant à la pompe atteint à nouveau des sommets. De quoi raviver peut-être la colère et la mobilisation des automobilistes qui se battent encore et toujours pour défendre leur droit à la mobilité.

    L’association "40 millions d'automobilistes" demande au Gouvernement de prendre les décisions qui s’imposent pour rendre les carburants routiers plus accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

    Cette semaine, le prix du litre de gazole à la pompe s’affiche en moyenne à 1,46 € et l’essence Sans Plomb 95 à 1,47 €. C’était 1,47 € pour chacun des deux carburants en novembre 2018, lorsque la France a commencé à se parer de jaune.

    Une augmentation du prix à la pompe

    Le Premier ministre avait alors tenté d’éteindre l’incendie en annonçant un gel de la Contribution Climat-Énergie (ou "taxe carbone") pour l’année 2019. Et en effet, le montant de cette taxe n’a pas évolué au 1er janvier dernier… ni à la hausse, ni à la baisse ! Ce qui a pour conséquence, avec le renchérissement actuel du prix du baril de pétrole (65,30 $ aujourd’hui, contre 58,80 $ en novembre dernier) une augmentation du prix à la pompe pour le consommateur.

    Le gel de la taxe est donc une fausse bonne mesure : pour réellement redonner du pouvoir d’achat aux usagers de la route, il faut d’abord avoir conscience que les carburants routiers sont des produits de première nécessité. À ce titre, une fiscalité adaptée doit être appliquée, et cela passe nécessairement par une baisse de la TICPE, de la taxe carbone et l’annulation de la double peine que constitue la TVA pesant sur le prix TTC du produit.

    Lire la suite...
  • Aujourd’hui, mercredi 06 mars 2019, "40 millions d’automobilistes" tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le prix des carburants. Après la légère baisse constatée en fin d’année dernière, le montant du litre de carburant à la pompe atteint à nouveau des sommets. De quoi raviver peut-être la colère et la mobilisation des automobilistes qui se battent encore et toujours pour défendre leur droit à la mobilité. L’association demande au Gouvernement de prendre les décisions qui s’imposent pour rendre les carburants routiers plus accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

    Lire la suite...
  • Mercredi 27 février 2019, la Sécurité routière a annoncé une hausse de la mortalité routière de +3,9% pour le mois de janvier 2019 en France métropolitaine. Pour l’association "40 millions d’automobilistes", la généralisation des 80 km/h sur tout le réseau secondaire n’a pas eu d’effet sur l’accidentalité routière.

    "40 millions d'automobilistes" réaffirme son opposition aux 80km/h

    Depuis la mise en application des 80 km/h le 1er juillet 2018, la France a connu une augmentation immédiate de plus de 400% des dégradations des radars fin juillet 2018 et pourtant sans la moindre recrudescence du nombre d’accidents.

    En généralisant la limitation de vitesse maximale à 80 km/h au lieu de 90 km/h, le Gouvernement avait annoncé une mesure de rupture, qu’il y aurait une baisse significative des décès sur la route. Or, à ce jour on en est très loin.

    C’est pourquoi l’association "40 millions d’automobilistes" réaffirme son opposition à la généralisation des 80 km/h sur le réseau secondaire sans séparateur central et l’a rappelé au Président de la République à travers son président Daniel Quéro lors du Salon international de l’Agriculture 2019, le 23 février 2019,

    80 km/h : le débat s'invite au Salon de l'Agriculture

    L’un des principaux sujets de préoccupation des Français résidant dans les territoires ruraux est en effet l’accès à la mobilité : la décision d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur toutes les routes secondaires constitue un obstacle majeur à leurs déplacements quotidiens et un frein considérable à l’économie et à l’attractivité des régions les plus enclavées.

    "Vous savez que les 80 km/h ont pourri la vie de l’ensemble des territoires ruraux, la nôtre. Essayez de convaincre votre Premier ministre que ce n’est pas une bonne mesure parce qu’elle n’est pas acceptée, parce que pas comprise".

    Emmanuel Macron a, pour sa part, assuré à "40 millions d’automobilistes" que ses ministres et lui-même "n’[étaient] pas obtus" et qu’ils "regard[aient] la situation de près".

    De leur côté, certains départements, à l’instar du Loir-et-Cher, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils étaient prêts à réinstaller les panneaux à 90 km/h…

    Lire la suite...
« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON