Publications de 40 millions d'automobilistes (486)

  • Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) a pris connaissance des éléments publiés et les a analysés attentivement, dans l’esprit d’objectivité et de transparence auquel il se tient. Il a donc, vendredi 08 février 2019, résumé en 10 points les principales interrogations ou incohérences observées. Le CIE tient le détail de ces questions à la disposition des services de la Sécurité routière et espère vivement que les réponses et les éclaircissements nécessaires seront apportés prochainement.

    Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici.

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  • Lundi 28 janvier 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté le bilan de la Sécurité routière de l’année 2018 et celui des six premiers mois de mise en oeuvre de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h.

    Le Premier ministre a rendu compte des chiffres de la sécurité routière, avec 3259 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2018. Il a conclu à "des effets immédiats" du passage à 80 km/h sur les routes secondaires, qui aurait – d’après la Délégation à la Sécurité routière – permis d’épargner 116 vies sur ce seul réseau au cours du second semestre 2018.

    Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) a pris connaissance des éléments publiés et les a analysés attentivement, dans l’esprit d’objectivité et de transparence auquel il se tient. Il a donc, vendredi 08 février 2019, résumé en 10 points les principales interrogations ou incohérences observées. Le CIE tient le détail de ces questions à la disposition des services de la Sécurité routière et espère vivement que les réponses et les éclaircissements nécessaires seront apportés prochainement.

    Un bilan fondé sur des chiffres provisoires et non confirmés

    Le premier motif d’étonnement est le fait que la Sécurité routière, après avoir largement insisté sur la nécessité d’établir un bilan de la mesure après deux années au moins, et ce à partir de données consolidées de la mortalité routière – non disponibles à ce jour pour 2018 – a néanmoins présenté une estimation fondée sur des "remontées provisoires" appelées à être corrigées au printemps 2019 lors du bilan de l’accidentalité routière pour l’année écoulée.

    Chacun peut dès lors se poser la question de la fiabilité des éléments provisoires, voire purement estimatifs communiqués le 28 janvier dernier, ainsi que du sens d’une telle évaluation prématurée de la mesure des 80 km/h : "S’agit-il d’une étude rigoureuse pour évaluer l’efficacité réelle de la mesure, ou bien de communiquer sur l’hypothèse non démontrée d’un impact positif des 80 km/h, afin de légitimer une mesure qui reste largement impopulaire auprès des Français et de leurs élus, comme l’a lui-même relevé le Président de la République ?" s’interroge Jean-Luc Michaud, président du CIE.

    Une méthode d’évaluation pour le moins surprenante

    En se fondant exclusivement sur les données de la DSR, le nombre de morts sur l’ensemble des routes françaises était en 2018 inférieur de 189 à celui de 2017, dont 108 au premier semestre.

    La baisse du nombre de morts sur la totalité des routes était de 81 morts au 2ème semestre 2018 par rapport au 2ème semestre 2017. Au 2ème semestre 2017, cette même baisse avait déjà été de 81 morts par rapport au 2ème semestre 2016.

    Les routes concernées par les 80 km/h totalisant environ la moitié des décès totaux, nous sommes très éloignés des 116 morts de moins estimés par les pouvoirs publics sur ce seul réseau secondaire, qui représenteraient, en l’absence des informations détaillées issues des BAAC (Bulletins d’analyse des Accidents corporels) réclamées par le CIE aux services en charge, environ le triple de la diminution imputable à ce réseau.

    Dans son communiqué de presse daté du 28 janvier, la Sécurité routière affirme pourtant, sans que quiconque ne dispose des indispensables données détaillées pour 2018 relatives au réseau spécifiquement concerné, que "116 vies ont été épargnées au second semestre 2018 sur le réseau concerné par la baisse de la vitesse maximale autorisée".

    C’est cette étonnante estimation, reprise par tous les médias de France, qui devait, selon les pouvoirs publics, démontrer l’efficacité de la mesure des 80 km/h pour réduire la mortalité routière.

    Sait-on comment ce chiffre a été élaboré ? Nouvelle surprise, puisqu’il s’agit en fait de la différence entre le nombre moyen de tués sur les routes secondaires au cours des 5 années 2013 à 2017 – parmi lesquelles 3 années atypiques précisément marquées par une hausse exceptionnelle du nombre des tués – et l’estimation provisoire du nombre de tués au second semestre 2018, soit 1188 – 1072 = 116.

    Cette estimation consiste en outre à attribuer arbitrairement à la seule mesure des 80 km/h la totalité de la baisse de mortalité estimée sur le réseau secondaire au 2ème semestre 2018. Ceci revient de plus à occulter la multiplicité des facteurs de l’accidentalité ainsi que la baisse tendancielle du nombre des décès observée dès la mi-2017, soit un an avant l’entrée en vigueur de la mesure.

    Une baisse située dans la continuité de la tendance longue observée dans toute l’Europe depuis des décennies

    La rigueur statistique impose en effet de tenir compte de l’évolution tendancielle de la mortalité routière (appelée trend et calculée sur une période antérieure définie), qui n’a cessé de diminuer depuis un demi-siècle en France comme dans l’ensemble de l’Europe, et qui permet de déterminer quelle aurait été l’évolution de la mortalité routière en 2018 si la décision d’abaisser la vitesse n’avait pas été prise. C’est cette différence entre l’évolution constatée et la tendance qui, selon le Professeur Rémy Prud’homme, conseiller scientifique du CIE, donne l’effet réel – et peu perceptible à ce jour – de la mesure.

    Autre exemple d’incongruité : alors que depuis une quinzaine d’années l’Observatoire des vitesses de l’ONISR estime à 82 km/h la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau secondaire par les véhicules légers, le bilan de la Sécurité routière affirme lui que les vitesses moyennes pratiquées par les véhicules légers ont chuté (…) de -3,9 km/h, passant de 87 à 83 km/h au 1er juillet 2018, selon le graphique illustrant l’étude du CEREMA.

    Le CIE expose ainsi les interrogations et incohérences qui, dans la communication de la Sécurité routière du 28 janvier dernier, apparaissent particulièrement troublantes. Le CIE tient aujourd’hui le détail de ces questions à la disposition des services de la Sécurité routière et espère vivement que les réponses et les éclaircissements nécessaires seront apportés prochainement, afin de renouer avec l’indispensable crédibilité de la parole publique.

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  • Capture d'écran vidéo : http://www.scienceinfo.fr/

    Décidément, la création et la propagation de canulars ne connaissent pas de répit quand il s'agit des sujets touchant les automobilistes. Mais cette fois-ci, c'est l'actualité particulièrement tendue liée aux 80 km/h et aux prix des carburants qui a été propice à l'apparition de nouvelles folles rumeurs.

    L'association "40 millions d'automobilistes" décrypte 4 d'entre elles et rappelle la nécessité de rester vigilant face aux informations circulant sur Internet.

    Les radars miniatures envahissent nos routes

    C'est une vidéo qui a interpellé un grand nombre d'automobilistes au lendemain de l'entrée en vigueur des 80 km/h sur les routes françaises. Un reportage signé "Science Info" révélait que le ministère de l'Intérieur avait décidé de frapper fort en dissimulant des radars miniatures, accrochés discrètement le long des panneaux au bord des routes.

    Très bien réalisé et diffusé lors d'une période propice, le reportage de 3 minutes avait tout pour alerter les automobilistes, d'autant que certains usagers ont pu constater de leurs propres yeux l'existence de ces petits dispositifs au bord des routes.

    Sauf que ces "radars miniatures" sont en réalité des systèmes d'analyse de trafic, et non des appareils de contrôle-sanction automatisé.

    Le site www.scienceinfo.fr à l'origine de la vidéo est en fait "un site parodique, satirique, anxiogène et sans gêne. Toutes les informations exposées sont, malheureusement pour certaines et heureusement pour d’autres, inventées de toutes pièces".

    Le Gouvernement va faire passer les ronds-points à double-sens

    Passer les ronds-points à double-sens, "une mesure phare" du Gouvernement pour faire "économiser du carburant aux automobilistes français" ?

    C'est ce que révélait l'article publié par www.nordpresse.be, précisant que la mesure ne devrait rien coûter aux Français car "l’ensemble des panneaux indiquant le sens unique dans les ronds-points seront tout simplement retirés et revendus aux pays voisins."

    Une idée pour le moins loufoque qui pouvait mettre la puce à l'oreille ; en effet, le site www.nordpresse.be présente, comme son homologue www.scienceinfo.fr, des informations "satiriques et/ou parodiques".

    Le montant des amendes a changé depuis les 80 km/h

    Le changement de la grille de sanctions pour les infractions au Code de la route reste un grand classique des canulars visant les automobilistes.

    Cette année, une nouvelle rumeur liée à l'actualité concernant les 80 km/h est née, appuyée par le fait que l'article issu du site de la Sécurité routière exposant les sanctions pour les excès de vitesse avait été mis à jour en juillet, mois de l'entrée en vigueur de la nouvelle limitation sur le réseau secondaire.

    En effet, il existe 6 sanctions différentes (hors récidive) liées aux excès de vitesse, selon l'importance du dépassement et la limitation de vitesse en vigueur à l'endroit où a eu lieu l'infraction :

    • Excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec limitation supérieure à 50 km/h (amende de 68€, retrait d'1 point)
    • Excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec limitation inférieure ou égale à 50 km/h (amende de 135€, retrait d'1 point)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 20 km/h et inférieur à 30 km/h  (amende de 135€, retrait de 2 points)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 30 km/h et inférieur à 40 km/h (amende de 135€, retrait de 3 points)
    • Excès de vitesse égal ou supérieur à 40 km/h et inférieur à 50 km/h (amende de 135€, retrait de 4 points)
    • Excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h (amende de 1500€, retrait de 6 points)

    Cette grille est toujours valable depuis l'entrée en vigueur des 80 km/h. Sauf que, logiquement, la limitation de vitesse ayant été abaissée à 80 km/h sur le réseau secondaire, un dépassement retenu à vitesse équivalente peut dorénavant entraîner une sanction de la tranche supérieure.

    Par exemple, avant le 1er juillet 2018, être flashé à 103 km/h (vitesse retenue) sur une route limitée à 90 km/h entraînait une amende de 68€ et le retrait d'1 point sur le permis de conduire, car il s'agissait d'un excès de vitesse inférieur à 20 km/h pour une limitation supérieure à 50 km/h. Aujourd'hui, être flashé sur cette même route dorénavant limitée à 80 km/h, en ayant roulé à la même vitesse (103 km/h), relève de l'excès de vitesse égal ou supérieur à 20 km/h et inférieur à 30 km/h et sera sanctionné par une amende de 135€ et le retrait de 2 points sur le permis de conduire.

    Les Allemands abandonnent leur voiture sur la route pour protester contre les prix des carburants

    Plus d'un million trois cent mille partages sur Facebook pour cette publication virale selon laquelle les Allemands auraient abandonné leur véhicule dans les rues en à peine une heure pour protester contre la flambée des prix des carburants dans leur pays.

    "Plus d'un million de voitures abandonnées" - en témoignait l'image accompagnant le message - qui auraient obligé le Gouvernement à baisser les prix. De quoi donner des idées aux Français…

    Sauf que cette mobilisation n'a jamais eu lieu et que la photo qui accompagnait le message était en réalité celle d'un gigantesque embouteillage qui s'est produit en Chine, en 2010.

    Attention aux sites parodiques !

    Depuis quelques années, de nouveaux sites d'informations un peu particuliers font parler d'eux. Et pour cause : ils se spécialisent dans l'écriture d'informations inventées de toutes pièces, à des fins parodiques, satiriques, ou tout simplement de divertissement.

    Parmi ces sites, nous pouvons retrouver www.scienceinfo.fr et www.nordpresse.be que nous avons découverts dans cet article, lechodelaboucle.fr (qui était à l'origine de la folle rumeur sur les radars cachés dans des vaches), 21 minutes, Agence France Presque, ou encore le célèbre www.legorafi.fr.

    Si ces articles peuvent porter à confusion lorsqu'ils sont sortis de leur contexte, l'intention de leurs auteurs n'est pas de tromper le lecteur : c'est pourquoi vous pourrez retrouver, sur chacun de ces sites, un texte précisant le caractère parodique des informations publiées (notamment via leur rubrique "À propos").

    Des informations donc plutôt simples à vérifier, à condition de rester vigilant !

     

    Retrouvez les premières parties de l'article :

    Ces canulars qui perdurent sur le web - Partie 1

    Ces canulars qui perdurent sur le web - Partie 2

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  • Lundi 28 janvier, le Premier ministre Édouard Philippe présentait les chiffres "historiques" de la sécurité routière pour l'année 2018. Mais il semblerait que la manipulation des chiffres perdure du côté du Gouvernement puisque, si les chiffres métropolitains de 2018 sont sensiblement les mêmes que ceux de 2013, année record en matière de sécurité routière, la prise en considération des données des DOM-TOM fait état, au contraire, d’une augmentation de la mortalité routière.

    L'échec incontestable des 80km/h

    En 2013, alors que les routes secondaires étaient limitées à 90 km/h, la France dénombrait 3268 tués sur les routes métropolitaines, selon le Bilan de l'accidentalité de l'année 2013.

    Tableaux issus du Bilan 2013 de la Sécurité routière

    La baisse à 80km/h était censée sauver "300 à 400 vies".

    Pourtant, 5 ans plus tard, on dénombre 3259 tués en métropole d’après le bilan provisoire de la Sécurité routière présenté ce matin par le Premier ministre Édouard Philippe.

    Malgré les déclarations du Gouvernement ce matin, avec des chiffres similaires à ceux d’il y a 5 ans, il est donc incontestable que la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h n’a absolument rien apporté en termes de sécurité routière.

    La Sécurité routière en flagrant délit de mensonge

    Mais c'était sans compter la vigilance de l'association "40 millions d'automobilistes", qui a relevé que les données relatives aux DOM-TOM n'avaient pas été comptabilisées, bien que la baisse de la limitation de vitesse à 80km/h concerne les routes de la France entière.

    Au total, 3503 personnes tuées sont à déplorer en 2018 sur les routes françaises (de la France entière), et non 3259 à mettre en regard avec les 3427 tués sur la France entière en 2013.

    En effet, si les chiffres métropolitains de 2018 sont sensiblement les mêmes que ceux de 2013, la prise en considération de ces données pour les DOM-TOM fait en revanche état d’une augmentation de la mortalité routière de +2,2% (+76 tués) par rapport à 2013.

      2013 2018 Évolution
    Métropole 3268 3259 -0,3%
    France entière 3427 3503 +2,2%

     

    Fort de cette donnée décrédibilisant l’impartialité de la Sécurité routière, l’association "40 millions d’automobilistes" réitère sa demande de suppression pure et simple des 80km/h.

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  • Il semblerait que la manipulation des chiffres perdure du côté du Gouvernement puisque ce matin, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait des "chiffres historiques" de sécurité routière.

    Si les chiffres métropolitains de 2018 sont sensiblement les mêmes que ceux de 2013, la prise en considération des données des DOM-TOM fait état d’une augmentation de la mortalité routière de +2,2% (+76 tués) par rapport à 2013.

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  • L’échec incontestable des 80km/h

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  • Alors que la Sécurité routière envisage de présenter à la fin du mois de janvier son bilan de la mesure des 80km/h après 6 mois de mise en œuvre, le Comité indépendant d’évaluation des 80km/h (CIE) publie aujourd’hui, vendredi 25 janvier 2019, les premiers éléments de ses travaux sur l’évolution de la mortalité routière depuis le 1er juillet 2017 et considère qu’un bilan scientifiquement fondé n’est pas envisageable à ce jour.

    Le CIE a d’abord constaté que la baisse de la mortalité sur l’ensemble des routes françaises – observée depuis le second semestre 2017, c’est à-dire bien avant l’annonce de la mesure – s’est poursuivie après cette annonce en janvier 2018, alors que la vitesse était encore autorisée à 90km/h sur les routes secondaires.

    La mortalité routière déjà largement orientée à la baisse avant l’entrée en vigueur des 80km/h

    Jean-Luc Michaud, président du CIE, détaille les conclusions du Comité d’évaluation : "Nous avons constaté une baisse continue de la mortalité routière sur les 3 derniers semestres : -4,3% entre juillet et décembre 2017 par rapport au second semestre de 2016, -6,9% entre janvier et juin 2018, et-5,7% entre juillet et novembre 2018 (cf graphique ci-dessous). Les chiffres de décembre 2018 ne sont pas encore publiés, mais la baisse de -9,1% de la consommation des carburants routiers au mois de décembre 2018 (selon l’UFIP) laisserait supposer une baisse significative du trafic routier à cette période, qui pourrait s’accompagner d’une baisse de la mortalité routière, qui serait évidemment sans rapport avec les 80km/h…".

    La mortalité routière était donc déjà largement orientée à la baisse une année avant l’entrée en vigueur – et donc bien avant l’annonce – des 80km/h. Comme le démontre le graphique ci-dessus, la mise en œuvre de cette nouvelle limitation n’a eu aucun impact sur la réduction du nombre de morts sur nos routes, que celles-ci soient ou non concernées par les 80km/h.

    Le CIE relève en outre que la baisse du nombre de tués enregistrée aux mois de juillet et août 2018 coïncide avec la diminution de moitié du nombre des radars actifs en France, ce qui conduit à douter sérieusement de l’efficacité de leur multiplication, qui coûte cher à la fois au contribuable et à l’usager de la route.

    Ces analyses ont été réalisées sur la base des baromètres mensuels de la Sécurité routière, les services du ministère de l’Intérieur refusant toujours de transmettre les éléments détaillés et objectifs demandés par le Comité depuis septembre 2018. Il s’avère que seule une connaissance précise de l’évolution et des circonstances des décès sur les routes secondaires, qui se conformerait à la démarche de transparence annoncée par le Président de la République et le ministre de l’Intérieur, permettrait au Comité indépendant comme d’ailleurs aux services de l’État de tirer des conclusions crédibles quant à l’efficacité de la mesure en cause.

    La surprenante présentation des chiffres de la Sécurité routière

    En outre, le CIE s’étonne de la présentation de certains chiffres par la Sécurité routière : pour le mois de novembre 2018, celle-ci a communiqué sur une baisse de -1,8% (-5 tués) de la mortalité routière en France. Or, ces chiffres ne concernent que la métropole : dans les outre-mer, c’est au contraire une hausse de +56,3% (+9 tués) qui est intervenue sur le même mois. Au total, c’est donc une augmentation globale de +1,4% (+4 tués) qui est à déplorer sur l’ensemble des routes de France en novembre.

    Il apparaît donc à ce stade que les modestes baisses et hausses enregistrées depuis l’entrée en vigueur des 80km/h se situent dans le droit fil de l’évolution observée depuis une cinquantaine d’années en France comme dans la plupart des autres pays européens et apparaissent sans rapport avec la décision récente d’abaisser à 80km/h la limitation de vitesse sur les routes secondaires, que nos grands voisins tels que l’Allemagne (100km/h) et la Grande-Bretagne (97km/h), ne pratiquent ni l’un ni l’autre, tout en affichant une mortalité routière très inférieure à la nôtre.

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  • Alors que la Sécurité routière envisage de présenter à la fin du mois de janvier son bilan de la mesure des 80 km/h après 6 mois de mise en oeuvre, le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) publie aujourd’hui, vendredi 25 janvier 2019, les premiers éléments de ses travaux sur l’évolution de la mortalité routière depuis le 1er juillet 2017 et considère qu’un bilan scientifiquement fondé n’est pas envisageable à ce jour.

    Le CIE a d’abord constaté que la baisse de la mortalité sur l’ensemble des routes françaises – observée depuis le second semestre 2017, c’est à-dire bien avant l’annonce de la mesure – s’est poursuivie après cette annonce en janvier 2018, alors que la vitesse était encore autorisée à 90 km/h sur les routes secondaires.

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  • Hier, mercredi 23 janvier 2019, Le Parisien / Aujourd’hui en France révélait que les dégradations commises sur les radars au second semestre 2018 (depuis la mise en oeuvre des 80 km/h le 1er juillet, puis au cours de la crise sociale que traverse le pays depuis octobre dernier) atteignaient le coût faramineux de près de 513 millions d’euros (manque à gagner pour l’État et coût des réparations).

    Si l’association "40 millions d’automobilistes" ne cautionne en aucun cas la détérioration de ces machines, elle considère que ces actes de vandalisme traduisent le rejet profond de la politique générale de sécurité routière menée par le Gouvernement depuis des années. Si l’on ajoute à cela le fait que, malgré les 60% de radars inactifs ces 3 derniers mois, la mortalité routière était en recul de - 5,8% en octobre-novembre 2018, il semble que la politique du tout-radar arrive à bout et qu’il est temps de penser autrement la sécurité routière en France.

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  • Le 15 janvier dernier, devant plus de 600 maires normands, Emmanuel Macron a inauguré Le Grand Débat national, une initiative inédite en France visant à sortir de la crise sociale majeure que traverse le pays depuis le mois d’octobre 2018. À cette occasion, il a notamment réaffirmé à deux reprises la nécessité, selon lui, d’aménager la mesure des 80 km/h.

    Mais si le Président de la République a souhaité que les débats qui se tiendront un peu partout en France jusqu’au 15 mars 2019 portent sur 4 grands thèmes identifiés comme prioritaires par le Gouvernement, il a négligé d’interroger les Français sur leur vision de la mobilité et de la sécurité routière, 2 problématiques pourtant essentielles dans leur quotidien, comme l’ont confirmé les maires présents à la rencontre de Grand Bourgtheroulde.

    Sur la route, votre voix a de l'importance

    Aussi, l’association "40 millions d’automobilistes", premier porte-parole des automobilistes en France, lance aujourd’hui, jeudi 24 janvier 2019, "Le Grand Débat national des automobilistes". Elle invite tous les usagers de la route à venir exposer leurs inquiétudes, exprimer leurs avis et proposer leurs solutions sur un ensemble de thématiques liées à la sécurité routière et à la mobilité sur la plateforme participative dédiée.

    Ainsi, la plateforme numérique www.legranddebatnational.com propose à partir d’aujourd’hui à tous les automobilistes qui le souhaitent de s’exprimer sur 8 thèmes principaux – ceux qui reviennent le plus couramment ces derniers mois dans les messages adressés à "40 millions d’automobilistes" : les 80 km/h, les radars, les carburants, la prime à la conversion, les restrictions de circulation, les autoroutes, les sanctions aux infractions routières et l’entretien des routes – et sur tout autre sujet qui les interpelle.

    Les automobilistes ont des inquiétudes légitimes, des choses à dire et des idées à proposer ! C’est ce que l'association veut faire savoir à Emmanuel Macron et au Gouvernement.

    Les contributions publiées par les usagers de la route dans le cadre du "Grand Débat national des automobilistes" seront analysées par l’association "40 millions d’automobilistes" qui en réalisera une synthèse ; celle-ci sera adressée en mars prochain au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres d’État et à l’ensemble des élus parlementaires, en vue des mesures concrètes qu’Emmanuel Macron a promis de présenter dès le mois d’avril en réponse aux doléances exprimées par les Français. La synthèse sera également accessible à tous les contributeurs du "Grand Débat national des automobilistes".

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  • L’association "40 millions d’automobilistes", premier porte-parole des automobilistes en France, lance aujourd’hui, mercredi 23 janvier 2019, "Le Grand Débat national des automobilistes". Elle invite tous les usagers de la route à venir exposer leurs inquiétudes, exprimer leurs avis et PROPOSER leurs solutions sur un ensemble de thématiques liées à la sécurité routière et à la mobilité sur la plateforme participative dédiée.

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  • Au 1er janvier 2018, lors de l’entrée en vigueur du FPS, 43 municipalités s’étaient engagées à ne pas augmenter l’amende de stationnement ; la liste complète est disponible sur le site Internet www.monmairesengage.com. Mais un an plus tard, "40 millions d’automobilistes" a constaté avec amertume que 15 de ces communes n’avaient en réalité pas respecté leur engagement auprès de l’association et des automobilistes, tandis que d’autres, au contraire et fort heureusement, ont fait le choix de diminuer le montant de l’amende. En pleine crise sociale, "40 millions d’automobilistes" rappelle que les communes ont aussi un rôle primordial à jouer pour améliorer le pouvoir d’achat des Français.

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  • Craignant que certaines municipalités ne profitent de l’entrée en vigueur de la dépénalisation du stationnement et du forfait post-stationnement (FPS) pour augmenter fortement le montant de la sanction financière à l’encontre des automobilistes ne s’étant pas acquittés du paiement dû pour stationner leur véhicule, l’association "40 millions d’automobilistes" avait, dès décembre 2013, demandé à tous les maires de France de ne pas prononcer de hausse du montant de l’amende via l'opération "Mon maire s’engage".

    Au 1er janvier 2018, lors de l’entrée en vigueur du FPS, 43 municipalités s’étaient engagées à ne pas augmenter l’amende de stationnement ; la liste complète est disponible sur le site Internet www.monmairesengage.com. Mais un an plus tard, "40 millions d’automobilistes" a constaté avec amertume que 15 de ces communes n’avaient en réalité pas respecté leur engagement auprès de l’association et des automobilistes, tandis que d’autres, au contraire et fort heureusement, ont fait le choix de diminuer le montant de l’amende. En pleine crise sociale, "40 millions d’automobilistes" rappelle que les communes ont aussi un rôle primordial à jouer pour améliorer le pouvoir d’achat des Français.

    Les communes qui n’ont pas respecté leur engagement auprès des automobilistes

    Si 43 communes avaient répondu positivement à l’appel de "40 millions d’automobilistes" à ne pas augmenter le montant de l’amende de stationnement, l’association fait l’amer constat, à la date anniversaire de l’entrée en vigueur de la disposition, que 15 d’entre elles ont finalement imposé un FPS forfaitaire plus onéreux à leurs administrés. Dans ces villes, les FPS dus vont ainsi désormais de 17,50€ à 35€, soit le double de l’ancienne amende forfaitaire de 17€ appliquée auparavant à l'échelle nationale !

    Il s'agit des communes d'Agen (47), Alès (30), Antony (92), Beaune (21), Boulogne-Billancourt (92), Bourg-en-Bresse (01), Caen (14), Cherbourg-Octeville (50), Colmar (68), Courbevoie (92), Lons-le-Saunier (39), Manosque (04), Orange (84), Perpignan (66) et Pontoise (95). 

    Parmi ces communes, Caen et Perpignan soulignent le fait qu’elles ont choisi de garder le montant minoré du FPS à 17€ (voire même de diminuer celui-ci) et que seul le montant forfaitaire a été augmenté.

    La politique de stationnement, un outil d’amélioration du pouvoir d’achat des usagers

    La politique de stationnement d’une commune est un outil majeur pour le développement économique d’une ville – en termes à la fois d’emploi, de vie commerçante et de mobilité – et l’amélioration du pouvoir d’achat de ses administrés.

    Certaines municipalités l’ont bien compris, et ont profité de la dépénalisation du stationnement pour réduire l’impact financier du stationnement qui pesait de plus en plus lourd dans le porte-monnaie des automobilistes.

    C’est le cas, par exemple, des villes de Calais (62), Castres (81) et Nice (06) qui ont abaissé le montant de leur FPS respectivement à 11, 10 et 16€ à la suite de leur engagement auprès de l’association "40 millions d’automobilistes".

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  • Le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France consacre son fait du jour du vendredi 11 janvier 2019 aux 80 km/h, et plus particulièrement aux "anti-80 km/h", toujours aussi nombreux depuis l’annonce de la mise en œuvre de la mesure. Pire, les discours de contestation ne cessent de s’intensifier et le ras-le-bol généré par la mesure a nourri la colère des Français jusqu’à les faire descendre dans la rue et occuper les ronds-points lorsque l’étincelle des prix des carburants est venue enflammer la situation déjà hautement inflammable.

    Cela fait désormais 6 mois que l’expérimentation des 80 km/h a débuté. Mais alors que, jusqu’à ce jour, le Délégué interministériel à la Sécurité routière (DISR) Emmanuel Barbe recommandait de ne pas tirer de conclusions trop rapides concernant l’efficacité supposée de la mesure, il écume aujourd’hui les média en décrétant, sans donnée ni analyse supplémentaire, que "sans aucun doute, les 80 km/h fonctionnent" et qu’une remontée de la mortalité routière au mois de décembre 2018 doit être imputée aux dégradations commises sur les radars ces dernières semaines. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce l’hypocrisie de la Sécurité routière et une parodie de communication visant à sauver le soldat radar et les 80 km/h, dont la pertinence semble mise à mal par les – semble-t-il – piètres résultats du mois de décembre.

    La parade malhonnête de la Sécurité routière

    "Sauver 300 à 400 vies", c’est le but affiché du Gouvernement – et plus particulièrement du Premier ministre Edouard Philippe – avec les 80 km/h. La mise en œuvre d’une expérimentation de 2 ans doit permettre d’évaluer la pertinence de la mesure relativement à l’objectif défini, ce qui requiert à la fois honnêteté et objectivité.

    Or, si le DISR semblait jusqu’alors jouer le jeu de la prudence, affirmant encore le mois dernier qu’il était trop tôt pour déduire quoi que ce soit des chiffres de la mortalité routière, les nouvelles données dont il dispose en ce début d’année semblent ternir sa confiance. Et bien qu’il n’ait pas cherché à analyser la reprise à la hausse de la mortalité routière en septembre 2018 après 4 mois successifs de baisse et seulement 3 mois de mise en œuvre des 80 km/h, les mauvais chiffres du mois de décembre 2018 le font sortir de ses gonds.

    Pour l'association "40 millions d'automobilistes", Emmanuel Barbe ne peut pas admettre que la mesure qu’il a lui-même portée jusqu’au plus haut de l’État ne soit pas aussi efficace qu’il le prétend. On a certes constaté un recul global de la mortalité et de l’accidentalité routière sur les 6 derniers mois de l’année 2018, mais c’était déjà le cas – et même de façon encore plus soutenue – au premier semestre, alors que la France roulait encore à 90 km/h. Il lui fallait donc trouver une excuse. En pointant la dégradation des radars, il met en œuvre une parade malhonnête pour faire porter la responsabilité de son échec aux usagers qui ont exprimé leur ras-le-bol.

    Tout cela sans rappeler le fait que, déjà en juillet 2018, une augmentation de 400% des dégradations de radars avait été constatée (ce même mois, la mortalité routière avait pourtant baissée de -5,2%) et en octobre, 1 radars sur 2 était désactivé, tandis que la mortalité routière chutait de -13,8%.

    Deux poids, deux mesures avec le DISR !

    Le DISR prouve aujourd’hui qu’il a l’art de manipuler les chiffres comme cela l’arrange, au gré des événements. Lorsque ceux-ci tournent en sa défaveur, il n’hésite pas à mettre en rapport des facteurs qui n’en ont en réalité aucun. En revanche, ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que, d’une part, les radars sont en bout de course et ne jouent plus leur rôle dans la prévention des accidents et, d’autre part, que la dégradation massive des radars – que nous ne cautionnons pas – est bien la conséquence directe des 80 km/h, mis en œuvre contre l’opinion des Français, qui y sont très majoritairement opposés encore aujourd’hui et entendent bien le faire savoir.

    L’association souligne qu’elle condamne fermement tout acte de vandalisme commis sur des biens publics.

    Elle rappelle aussi que le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h dont elle est membre espère publier prochainement son premier rapport sur la mise en œuvre de la mesure et son bilan à 6 mois. Celui-ci est cependant conditionné à l’obtention des données brutes de l’accidentalité et de la mortalité routières dont il a fait la demande il y a maintenant plus de 3 mois, mais dont l’accès lui est toujours refusé à ce jour…

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  • Cela fait désormais 6 mois que l’expérimentation des 80 km/h a débuté. Mais alors que, jusqu’à ce jour, le Délégué interministériel à la Sécurité routière (DISR) Emmanuel Barbe recommandait de ne pas tirer de conclusions trop rapides concernant l’efficacité supposée de la mesure, il écume aujourd’hui les média en décrétant, sans donnée ni analyse supplémentaire, que "sans aucun doute, les 80 km/h fonctionnent" et qu’une remontée de la mortalité routière au mois de décembre 2018 doit être imputée aux dégradations commises sur les radars ces dernières semaines. L’association "40 millions d’automobilistes" dénonce l’hypocrisie de la Sécurité routière et une parodie de communication visant à sauver le soldat radar et les 80 km/h, dont la pertinence semble mise à mal par les – semble-t-il – piètres résultats du mois de décembre.

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  • Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence de la mesure d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire dépourvues de séparateur central. Pour ce faire, le Comité étudiera notamment l’évolution de l’accidentalité et de la mortalité au cours des deux années que durera l’expérimentation, mais aussi d’autres questions, telles que les répercussions économiques et sociales sur les territoires et les populations concernés.

    La crise profonde dite des "gilets jaunes" a en effet révélé combien la mesure des 80 km/h avait pu, en se surajoutant à la répression-ponction par le "tout-radar" et à la dangereuse dégradation de notre réseau routier, conduire à l’exaspération de l’immense majorité des Français, qui a explosé sous l’effet d’un choc fiscal sans précédent.

    Une étude indépendante pour déterminer si les 80km/h sont opportuns du point de vue de l’intérêt général

    Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux.

    À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

    Depuis 2009, la loi française impose en effet que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes (exprimés par convention en valeur monétaire) induits par leur mise en œuvre. Cette évaluation doit déterminer si le projet est opportun du point de vue de l’intérêt général.

    L’étude indépendante du CIE porte essentiellement sur les deux principaux impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h : la réduction escomptée du nombre d’accidents de la route dus à des vitesses excessives ou inadaptées et la perte de temps imputable mécaniquement à la diminution de la vitesse moyenne pratiquée sur le réseau routier effectivement concerné par la nouvelle limitation.

    Les 80km/h ne sauveront pas les 400 vies annoncées par le Gouvernement

    Pour Jean-Luc Michaud, président du CIE, une première conclusion s’impose selon les données actuellement disponibles : "L’abaissement de la vitesse à 80 km/h ne permettra malheureusement pas la réalisation de l’objectif gouvernemental d’une baisse de 400 tués sur les routes concernées. De plus, l’étude montre que cet échec prévisible sera aggravé par 200 000 années perdues sur les routes, ce qui représente un coût final net de 3,8 milliards d’euros par an, qui pénalisera principalement les habitants et l’économie des régions les plus fragiles ».

    L’étude estime en effet le temps perdu induit par la baisse de la vitesse moyenne de -4 km/h sur ces routes à 300 millions d’heures (l’équivalent de 200 000 années de travail ou de loisirs), soit un coût conventionnel de 4,4 milliards d’euros par an. D’autre part, les calculs montrent que, sur les 530 personnes au total décédées en 2017 dans des accidents de la route dus partiellement ou principalement à la vitesse, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être "évités" sur le réseau à 80 km/h, équivalant par convention à 600 millions d’euros épargnés. Le coût final net de la mesure des 80 km/h avoisinerait ainsi les 3,8 milliards d’euros par an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

    Cette analyse est provisoire et fera l’objet de précisions et d’améliorations au cours des prochains mois et en fonction des données complémentaires auxquelles le Comité, qui attend des pouvoirs publics la plus grande transparence sur ce sujet sensible, pourra accéder à l’avenir (linéaire et trafic des routes concernées, relevés des vitesses pratiquées sur ce réseau, accidentalité routière constatée, part du facteur ‘vitesse’ dans la survenue des accidents de la route…).

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  • Si le CIE regrette de ne pas avoir encore pu accéder aux bases de données de l’accidentalité routière malgré la demande officielle adressée voici deux mois par son président Jean- Luc Michaud au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les experts du Comité ont cependant commencé leurs travaux. À l’occasion de sa deuxième réunion, le CIE publie donc aujourd’hui, jeudi 20 décembre 2018, une analyse prévisionnelle "coûts/avantages" de la mesure, conduite par le Pr Rémy Prud'Homme, conseiller scientifique du CIE et expert en économie des transports reconnu sur le plan international.

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  • Alors que les sociétés concessionnaires d’autoroutes Vinci et APRR annonçaient publiquement ce matin du mardi 18 décembre 2018 vouloir demander aux automobilistes ayant profité des opérations "péages gratuits" menées par les "Gilets jaunes" au cours des dernières semaines de rembourser la note, celles-ci déclarent ce soir renoncer à poursuivre les usagers ne s’étant pas acquittés des péages dus ; un soulagement et une victoire pour l’association "40 millions d’automobilistes", qui reste cependant mobilisée contre la hausse des tarifs de péage prévue en février 2019.

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

    Une mesure, en particulier, avait cristallisé la colère des usagers de la route dès le mois de janvier 2018 : l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, défendue bec et ongles par le Premier ministre Édouard Philippe, malgré les réticences exprimées à la fois par les élus parlementaires, départementaux et municipaux et l’hostilité franche d’une large majorité des Français.

    Depuis, la rupture est consommée entre le Gouvernement et les automobilistes. Et alors que ceux-ci attendaient un geste fort d’Emmanuel Macron concernant les dernières mesures dites "de sécurité routière", le Chef de l’État n’a pas même eu un mot à leur égard. Si un début de réponse aura pu être apportée à certaines revendications, celles des usagers de la route français n’ont pas été entendues. L’association "40 millions d’automobilistes" renouvelle donc aujourd’hui, mardi 11 décembre 2018, son appel au Président de la République à renoncer aux 80 km/h.

    Les manifestations contre la mise en oeuvre des 80 km/h ont rassemblé des dizaines de milliers d’automobilistes et de motards au printemps dernier ; les pétitions continuent à recueillir des centaines de milliers de signatures ; Les Français sont des millions à s’opposer à la mesure. Mais rien n’y a fait.

    L'association "40 millions d'automobilistes" estime qu'il s'agit d'une preuve de plus, s’il en fallait, qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de gouverner et de réformer sans tenir compte de l’avis des Français. Mais à force d’empiler les mesures hostiles aux automobilistes, il ne peut pas s’étonner du ras-le-bol qui s’exprime aujourd’hui. Il a mis lui-même le feu aux poudres, et en persistant dans son refus d’apporter les réponses qui s’imposent, il continue à attiser la flamme.

    Car ce mouvement de contestation sociale, s’il porte aujourd’hui des revendications essentiellement liées au pouvoir d‘achat, est bel et bien né de la surenchère répressive et fiscale qui pèse sur les automobilistes.

    Les nombreuses destructions de radars automatiques (la moitié d’entre eux, à l’échelle nationale, serait aujourd’hui hors d’usage) depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h sont l’expression du divorce entre l’État et les Français. Et si toute dégradation de biens publics est condamnable, elle traduit le fait que les radars sont devenus pour les usagers français le symbole de la taxe et de l’injustice fiscale.

    Pour éteindre l’incendie, le Président de la République doit revenir sur la première étincelle, l’origine de la colère. Typiquement, la mesure des 80 km/h est le symbole du mépris des énarques dirigeants pour le peuple qu’ils gouvernent. Emmanuel Macron a déjà reconnu publiquement que "les 80 km/h étaient une connerie" ; il doit désormais aller au bout de cette déclaration en revenant purement et simplement sur leur application. Tant que l’abandon de cette mesure n’aura pas été prononcé, il n’y a pas de réconciliation possible entre Emmanuel Macron et les automobilistes français.

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  • L’allocution du Président de la République Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 était particulièrement attendue. Elle devait apporter des réponses concrètes aux revendications des "Gilets jaunes" et apaiser le mécontentement des Français, né d’un sentiment de mépris de la part des élites dirigeantes.

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« 40 millions d'automobilistes » est une association d’intérêt général régie par la loi de 1901, active tant sur le plan national qu’européen. L’association est aujourd’hui le premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route. www.40millionsdautomobilistes.com | Mentions légales | FAIRE UN DON